Télévision - Silence, ça pousse ! Vidéo & transcription écrite des sous-titres des émissions. Stéphane Marie propose une immersion dans le monde du jardinage. Il dévoile, de manière concrète et toujours avec humour, les petits secrets des pros.
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TV - Silence, ça pousse !

PRÉSENTATION DES EMISSIONS "Silence ça pousse !"

- 15.04.2016 sur France 5 Vidéo VOSTF au lien http://www.dailymotion.com/video/x450vk7 (50'21)
Au sommaire : Rencontre : les plantes doudous. Ces plantes pourraient prodiguer sérénité et bien-être. - Dossier : réintroduction des plantes marines. Des plantes en voie de disparition réintroduites. - Visite : le jardin de Monserrate. Un jardin portugais qui retrouve son faste d'antan. - Pas de panique : retour chez Estelle et Laurent. Comment a évolué la terrasse de ce couple en deux ans ?
http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/videos/jardin_de_monserrate_15-04-2016_1118019?onglet=tous&page=1

- 8.04.2016 sur France 5 Vidéo VOSTF au lien http://www.dailymotion.com/video/x449ltv (50'16)
Au sommaire : Rencontre : les sculpteurs Simonnet. - Dossier : les invendus de Rungis. Focus sur deux initiatives, «Aladin» et «Le potager de Marianne» exploitant au mieux les invendus. - Visite : le jardin de Judith Quérée. - Pas de panique : chez Emilie. Elle souhaite aménager le jardin de sa maison et d'en faire un endroit où les enfants pourront jouer.
Ces artistes offrent une seconde vie aux herbes folles et au gazon en les incluant dans des sculptures dont ils ont mis au point le procédé.
Focus sur deux initiatives, «Aladin» et «Le potager de Marianne» qui exploitent au mieux les invendus.
Sur le coteau d'une vallée de la paroisse rurale de Saint-Ouen, à Jersey, Judith cultive un jardin bucolique.
http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/videos/replay_-_silence_ca_pousse__08-04-2016_1111127?onglet=tous&page=1

- 1.04.2016 sur France 5 Vidéo VOSTF au lien http://www.dailymotion.com/video/x43qed4 (49'43)
Au sommaire : Rencontre : la pomme de terre bonnotte. Spécialité de l'île de Noirmoutier, ce tubercule est une variété précoce. - Dossier : zéro phyto. - Pas de panique : chez Cédric. Son petit jardin cerné d'immeubles avec des palissades grises et un sol de graviers blancs a un grand besoin de verdure.
Aperçu des stragégies employées par les villes pour se passer des produits phyto sanitaires et des objectifs et nouvelles solutions pour l'agriculture de demain...
http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/videos/replay_-_silence_ca_pousse__01-04-2016_1103787?onglet=tous&page=1#disqus_thread

- 25.03.2016 sur France 5 Vidéo au lien http://www.dailymotion.com/video/x43zjbt (50'26)
Au sommaire : Rencontre : La grenade. Ce fruit est apprécié des consommateurs non seulement pour son goût mais aussi pour son grand pouvoir antioxydant et sa richesse en vitamines. - Dossier : Jus et détox. Les jus de fruits sont fréquemment utilisés dans des cures dites de détox. - Pas de panique.
Les jus de fruits sont fréquemment utilisés dans des cures dites de détox. Quels en sont les principes et les bénéfices pour le corps ? Enquête.
http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/videos/replay_-_silence_ca_pousse__25-03-2016_1098285?onglet=tous&page=1

- 22.01.2016 sur France 5 Vidéo VOSTF au lien http://www.dailymotion.com/video/x3o2fsz (50'02)
Au sommaire : Au sommaire : - Rencontre : Le sourceur. (Son travail consiste à sillonner le monde pour découvrir de nouvelles senteurs, afin d'enrichir l'éventail des odeurs utilisées par les «nez» pour créer les parfums.)
- Dossier : Les tendances au jardin.
- Visite : Le jardin Plume, à Auzoville-sur-Ry, en Normandie. (Ce bel endroit est connu de façon internationale comme l'une des plus jolies créations de jardin privé de ces vingt dernières années.)
- Pas de panique : Chez Aurélie et Kumar. (Un groupe de copropriétaires a entrepris d'aménager un terrain au pied de l'immeuble en jardin commun.)
Transcription écrite : http://telescoop.tv/browse/1329851/silence-ca-pousse.html
Sur France 5 : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/22-01-2016_452094

- 15.01.2016 sur France 5 Vidéo au lien http://www.dailymotion.com/video/x3mtdhi (49'17)
Au sommaire : Rencontre : La bouse. Un artiste en fait des sculptures. - Dossier : Villes et villages fleuris. - Visite : Le jardin de la Mansonnière. Conçu sur une ancienne prairie du bocage des Alpes Mancelles, ce jardin joue la symbolique des couleurs. - Pas de panique : Chez Corentine.
Transcription écrite : http://telescoop.tv/browse/1320200/silence-ca-pousse.html
Sur France 5 : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/15-01-2016_450520

- 8.01.2016 sur France 5 Vidéo au lien http://www.dailymotion.com/video/x3lyd76 (50'33)
Au sommaire : Rencontre : L'arbre et le fauteuil. En Grande-Bretagne, un artisan façonne des sièges dans les arbres sans les meurtrir. - Dossier : Ungersheim, village en transition. - Visite : Les jardins du château de la Chassaigne, à Thiers, en Auvergne. - Pas de panique : Retour chez Marika.
Transcription écrite : http://telescoop.tv/browse/1310632/silence-ca-pousse.html
Sur France 5 : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/videos/replay_-_silence_ca_pousse__08-01-2016_1026712

- 2.01.2016 sur France 5 Vidéo au lien http://www.dailymotion.com/video/x3kn6t7 (49'56)
Au sommaire : Rencontre : Magies végétales. - Dossier : Un grand magasin de Paris accueille un potager sur son toit. - Visite : Le jardin des Cimes. - Pas de panique : Chez Bertrand.
Transcription écrite : http://telescoop.tv/browse/1302264/silence-ca-pousse.html
Sur France 5 : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/02-01-2016_445032

- 26.12.2015 sur France 5 Vidéo au lien http://www.dailymotion.com/video/x3jlbdm (49'54)
Au sommaire :
Rencontre : Le jasmin
Découverte : Comment bien se nourrir tout en préservant l'environnement ?
Visite de jardin : Le Parc aux bambous
Pas de panique : Chez Rose

Transcription écrite : http://telescoop.tv/browse/1292644/silence-ca-pousse.html
Sur France 5 : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/videos/replay_-_silence_ca_pousse__26-12-2015_1018348

-16.12.2015 sur France 5 Vidéo au lien http://www.dailymotion.com/video/x3idw20 (50'08)
Au sommaire : - Rencontre : Le plasticien végétal. Duy Anh transcende le végétal dans ses oeuvres, les graines de pissenlit..
- Découverte : L'arbre de l'année. Comment le concours de l'arbre de l'année, créé il y a quatre ans, peut aider à prendre conscience de l'importance des arbres dans notre écosystème.
- Visite : Le petit Bordeaux. Près du Mans, une ancienne clairière est devenue un sous-bois précieux où se plaisent des érables du Japon et un labyrinthe de haies taillées.
- Conseils pratiques : Faire un bulbe Christmas cake.
- Pas de panique : Le jardin de Valérie. Habitant près de Nantes, Valérie souhaite redonner un coup de jeune à son jardin.
Transcription écrite : http://telescoop.tv/browse/1277472/1/silence-ca-pousse.html
Sur France 5 : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/16-12-2015_443459

-9.12.2015 sur France 5 Vidéo au lien http://www.dailymotion.com/video/x3hk86k (50'00)
Au sommaire : - Rencontre : La famille Bras. Dans la famille Bras, il y a Michel, le père qui cultive de beaux légumes, et Sébastien, le fils cuisinier mondialement connu qui les sublime en cuisine.
- Découverte : les déchets et le recyclage. Le recyclage des déchets ne touche pas que les particuliers. Aujourd'hui une collecte est faite auprès des restaurateurs.
- Visite : le parc de Procé. Fleuron de la ville de Nantes, le parc de Procé, après plus d'un siècle, cultive toujours le talent et les principes de plantation de son créateur, le paysagiste Antoine Noisette.
- Planter le Blechnum brasiliense ''volcano''. Une fougère qui vit jusqu'à moins 5°.
- Pas de panique : retour chez Stéphanie. Deux ans plus tard, comment sa remise peinte en violet et son jardin composé ont-ils évolué ?
Transcription écrite : http://telescoop.tv/browse/1267740/silence-ca-pousse.html
Sur France 5 : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/09-12-2015_440959
et http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/planter-le-blechnum-brasiliense-volcano_440907

- 2.12.2015 sur France 5 Vidéo au lien http://www.dailymotion.com/video/x3gmi8b (49'48)
Au sommaire : Rencontre : le sorgho. Une graminée d'origine africaine. Cette graminée d'origine africaine pourrait bien se révéler être une plante d'avenir. Explications. - Découverte : la submersion marine. Gros plan sur le phénomène de la montée des eaux. Le changement climatique influe sur le niveau des océans : comment est étudié et anticipé le phénomène de la montée des eaux ? - Visite : le jardin de Barberey. A Troyes, le château de Barberey reflète sa belle façade de pierres taillées et de briques dans les douves et les jardins à la Française qui ont été recréés intégralement par les propriétaires de manière inédite. - Pas de panique : chez Yseult et Antoine. Des conseils pour un jardin qui plaira à tous. A Toulouse, Antoine adore les plantes mais il ne parvient pas à les organiser pour avoir un joli jardin qui plaise aussi à Yseult.
Sur France 5 : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/videos/replay_-_silence_ca_pousse__02-12-2015_999761
Transcription écrite : http://pluzz.francetv.fr/videos/silence_ca_pousse__,131728877.html

- 25.11.2015 sur France 5 Vidéo au lien http://www.dailymotion.com/video/x3fkf54 (50'15)
Au sommaire : - Rencontre : Le bleuet. A la découverte de cette petite baie, source d'antioxydants. - Découverte : Influence du changement climatique sur les plantes et les arbres. Focus sur le changement de la carte de répartition des végétaux en France. - Visite : Le jardin de Ker Louis au Cap Fréhel. Ce bel endroit propose sur deux hectares une visite tout en sinuosité, au travers d'une collection de plantes et d'arbres souvent rares, évoquant le Japon. - Pas de panique : Chez Annie. Près de Toulouse, elle espère le coup de main qui rendra accueillant son petit jardin de ville.
Sur France 5 : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/videos/replay_-_silence_ca_pousse__25-11-2015_992670
Transcription écrite : http://telescoop.tv/reader/1248524/silence-ca-pousse.html

- 18.11.2015 sur France 5 Vidéo au lien http://www.dailymotion.com/video/x3ehz60 (49'45)
Au sommaire : - Rencontre : Les cornichons. Le seul producteur de cornichons en France, Florent Jeannequin, ouvre son jardin. - Découverte : Les forêts de demain. La forêt de demain doit être plantée aujourd'hui. L'ONF, Office National des Forêts, doit donc anticiper et planter des essences qui supporteront les changements climatiques en cours et à venir. - Visite : Le Centre botanique de la Presle. Situé sur la montagne de Reims, ce jardin pépinière réunit les plantes adaptées à la région. - Le magnolia sieboldi. - Pas de panique - Retour chez Marie. Quatre ans après, il est temps d'aller voir comment l'enrochement s'est végétalisé.
Sur France 5 : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/18-11-2015_434732
Transcription écrite : http://telescoop.tv/browse/1238453/silence-ca-pousse.html

- 11.11.2015 sur France 5 Vidéo VOSTFR au lien http://www.dailymotion.com/video/x3de9gb (49'59)
Au sommaire : - Rencontre : La camomille. Focus sur les différentes espèces de camomille dont certaines ont un usage culinaire, médicinal ou cosmétique. - Découverte : Les sentinelles du climat. Les plantes d'altitude sont de véritables indicateurs du changement climatique. Cédric Dentant, botaniste au Parc national des Ecrins, et Sébastien Lavergne, chercheur au Laboratoire d'écologie alpine, participent à une meilleure compréhension des évolutions en cours. - Visite : Le jardin d'Hauterive. A Issoire, le parc et les jardins d'Hauterive invitent à admirer les magnifiques paysages d'Auvergne. - Planter le rhododendron "Taunton Lace". - Pas de panique : Chez Céline. Elle souhaite végétaliser sa petite cour-jardin encaissée avec des plantes pouvant supporter le climat de Clermont-Ferrand.
Sur France 5 : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/11-11-2015_432902
Transcription écrite : http://telescoop.tv/browse/1228946/1/silence-ca-pousse.html?q=silence%20ca

- 4.11.2015 sur France 5 Vidéo VOSTFR au lien http://www.dailymotion.com/video/x3cguow (49'34)
Au sommaire : - Rencontre : Les ipomées. La conservatrice de la collection nationale des convolvulacées de Châtenay-Malabry présente cette famille de plantes. - Découverte : Les plantes face au climat. Comment les plantes réagissent-elles face aux changements climatiques et quel rôle d'indicateur peuvent-elles jouer ? Enquête. - Visite : Le potager des Princes. A Chantilly, ce parc propose un jardin pittoresque pour les petits et les grands. - Planter un malus sur tige en pot.- Pas de panique : Chez Carole. Habitant près de Clermont-Ferrand, Carole aimerait aménager une terrasse à l'ombre.
Sur France 5 : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/04-11-2015_430462
Transcription écrite : http://telescoop.tv/browse/1219518/silence-ca-pousse.html

- 28.10.2015 sur France 5 Vidéo VOSTFR au lien http://www.dailymotion.com/video/x3be9cq (50'10)
Au sommaire : - Rencontre : Gérard Brossette, collectionneur de pommes de terre. Ce passionné, qui a commencé dans les années 90, a réuni une collection comptant 450 variétés différentes. - Les sols en hiver. - Découverte : L'Observatoire des saisons. Comment la phénologie, étude de l'apparition d'événements périodiques dans le monde vivant, aide à voir plus clair dans les changements climatiques. - Visite : Le jardin de la Haute Vigne, au sud d'Etampes (91). - Pas de panique : Chez Nicolas. A Nantes, après plusieurs aménagements de la maison, le jardin en terrasse a besoin d'être réaménagé.
Sur France 5 : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/28-10-2015_428023
Transcription écrite : http://telescoop.tv/browse/1209879/silence-ca-pousse.html

- 21.10.2015 sur France 5 Vidéo VOSTFR au lien http://www.dailymotion.com/video/x3aiuc6 (50'16)
Au sommaire : - Rencontre : La reine des Alpes. Emblème du Vallon du Fournel, cette plante alpine a poussé dans les coulées d'avalanches. - Découverte : L'événement «Jardins, jardin». Chaque année, aux Tuileries, ce salon offre une vitrine aux écoles de design et d'horticulture. - Visite : Le jardin de William Christie. Le chef d'orchestre baroque ouvre les portes du jardin qu'il compose depuis vingt ans à Thiré, en Vendée. - Pas de panique : Retour chez Marie-Claude. Deux ans plus tard, comment la terrasse suspendue au-dessus du jardin a-t-elle évolué ?
Sur France 5 : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/21-10-2015_426763
Transcription écrite : http://telescoop.tv/browse/1200389/2/silence-ca-pousse.html

- 14.10.2015 sur France 5 Vidéo VOSTF au lien http://www.dailymotion.com/video/x39oygs (50'15)
Au sommaire : Rencontre : la bave d'escargot. Quels sont ses bienfaits ? Cette sécrétion, propre aux gastéropodes, est porteuse de nombreux bienfaits. - Découverte : la ville de Grasse. Retour sur l'histoire d'une des capitales mondiales du parfum. Comment et pourquoi cette cité provençale est-elle devenue une capitale mondiale du parfum ? - Visite : le jardin des martels, près de Toulouse. Balade dans les recoins d'un bel espace vert, situé près de Toulouse, au milieu des lotus, des nénuphars et des hibiscus géants, entre Europe et Asie. - Pas de panique : chez Flavie et Pierre-Baptiste. Stéphane entreprend de végétaliser une petite terrasse située en rez-de-jardin. Stéphane remonte ses manches pour relever le double défi que lui propose le couple : aménager un rangement pour les vélos de la famille et végétaliser une petite terrasse située en rez-de-jardin.
Sur France 5 : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/14-10-2015_424113
Transcription écrite : http://telescoop.tv/browse/1190874/2/silence-ca-pousse.html

- 07.10.2015 sur France 5 Vidéo VOSTF au lien http://www.dailymotion.com/video/x38wpxe (49'08)
Rencontre : la gentiane. - Découverte : la gemmothérapie. Gros plan sur la «médecine des bourgeons». - Visite de jardin : les jardins de Cheverny, en Sologne. - Pas de panique : chez Christelle et Guillaume. Une petite cour aménagée rêve de devenir un vrai jardin champêtre.
Sur France 5 : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/07-10-2015_421947
Transcription écrite : http://telescoop.tv/browse/1181338/silence-ca-pousse.html

- 30.09.2015 sur France 5 Vidéo VOSTF au lien http://www.dailymotion.com/video/x38iy6j (50'39)
Rencontre : les câpres. Gros plan sur un condiment qui apporte à la cuisine provençale une saveur caractéristique. - Découverte : Berlin, une ville toujours plus verte. - Visite de jardin : le jardin La Grenouillère, à côté de Rambouillet (Les Yvelines). - Pas de panique : chez Armel, une grotte troglodyte. 
Sur france 5 : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/30-09-2015_419855
Transcription écrite : http://telescoop.tv/browse/1171815/silence-ca-pousse.html

- 23 septembre 2015 sur France 5 Vidéo VOSTF au lien http://www.dailymotion.com/video/x37n0ws (50'14)
Soins à des pommiers greffés en mars. Planter le Rhus typhina 'Tiger Eyes' (à 7'52) - Rencontre : Les patates douces. (à 13'05) - Bouturer les gauras (à 18'12) - Découverte : Comment poussent les plantes. (à 22'11) - La "Capucine élégante" (à 28'24) - Visite de jardin : Le Festival International des jardins de Chaumont-sur-Loire. (à 29'57) - Conservatoire botanique de Brest (à 35'39)Pas de panique : Chez Hélène. Profiter de sa pelouse (à 2'51 & 39'58)
Sur France 5 : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/23-09-2015_418021
Transcription écrite : http://telescoop.tv/browse/1162294/2/silence-ca-pousse.html

- 16 septembre 2015 sur France 5 Vidéo VOSTF au lien http://www.dailymotion.com/video/x373m55 (49'37)
Planter un marronnier. - Rencontre : Le boeuf et le laboureur. - Semer les engrais verts. - Découverte : La paille et le chanvre. - Le bleuet Centaurea montana. - Visite de jardin : Le jardin de la Roche-Jagu. - Lille : île flottante végétalisée sur le lac du Héron. - Pas de panique : Retour chez Karine et Medhi (aménager).
Sur France 5 : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/16-09-2015_415388
Transcription écrite : http://telescoop.tv/browse/1152757/silence-ca-pousse.html

- 9 septembre 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien scp2015-09-09.html
SOMMAIRE : - Planter une Furcraea "Nuit étoilée mexicaine". - Rencontre : Les tonneaux en chêne. - Planter les choux - protéger des lapins. - Découverte : Fan d'un végétal. - Plante de la semaine : Verbascum thapsus (Molène Bouillon-blanc). - Visite : Le jardin de Malmaison. - Association Val'hor (label "Fleurs de France" - filère du végétal). - Pas de panique : La maison de Fanny.

- 26 août 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien scp2015-08-26.html
SOMMAIRE : - Pas de panique : Chez Véronique. (réaménager l'avant de sa maison...) - Pas de panique : Chez Enzo. (que faire pour sa cour ombragée...) - Pas de panique : Retour chez Sophie. (a transformé sa terrasse en un véritable salon de verdure...) - En Cotentin : Saint-Vaast-la-Hougue, une île : Tatihou

- 19 août 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien scp2015-08-19.html
SOMMAIRE : - Pas de panique : Chez Pauline. (aménager un salon d'extérieur) - Pas de panique : Chez Roland. ( réaménager une plate-bande dans son jardin) - Pas de panique : Retour chez Véronique. (la façade trop blanche...) - En Cotentin : La pointe de la Hague.

- 12 août 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien scp2015-08-12.html
SOMMAIRE : - Pas de panique : Chez Patrick. (Dans sa petite cour : envies de couleurs) - Pas de panique : Chez Laurence. (Un cube avec des murs en brique) - Pas de panique : Retour chez Nicole. (une haie variée à Nantes) - En Cotentin : La dune.

- 5 août 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien scp2015-08-05.html
SOMMAIRE : - Pas de panique : Chez Laurent. (un coup de jeune et de couleurs au rez-de-jardin) - Pas de panique : Chez Jeannette. (profiter plus encore des parfums et des couleurs) - Pas de panique : Retour chez Laurence. (voir si les bambous, la glycine et les graviers ont fait bon ménage) - En Cotentin : Le marais.

- 29 juillet 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien scp2015-07-29.html
SOMMAIRE : - Pas de panique : Chez Mathieu et Marion. (masquer un grillage) - Pas de panique : Chez Anne-Charlotte et Quentin. (long balcon) - Pas de panique : Retour chez Mauricette. (aménager une terrasse) - En Cotentin : Plages du Débarquement.

- 22 juillet 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien scp2015-07-22.html
SOMMAIRE : - Pas de panique : chez Annabelle. (un patio sur une dalle de béton attend d'être végétalisé) - Pas de panique : Chez Camille. (diversité végétale) - Pas de panique : Retour chez Florence. (Comment les plantes se sont-elles acclimatées sous ce climat doux tempéré ?) - En Cotentin : Le bocage.

- 15 juillet 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien scp2015-07-15.html
SOMMAIRE : - Pas de panique : Chez Rachid. (terrasse) - Pas de panique : Chez Lara et David. (cour) - Pas de panique : Retour chez David et Stéphanie. (plate-bande) - Pêche à pied... conseils.

-8 juillet 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien scp2015-07-08.html
SOMMAIRE : - Pas de panique : Chez Cyril. (à Bordeaux) - En Cotentin - En voiture... horoscope. - En Cotentin : Forêt de Saint-Sauveur. - Pas de panique : Chez Isabelle. (plein vent) - En Cotentin : une chanson "C'est un lapin..." - Pas de panique : Retour chez Jean-Marie. (près de Carteret) - En Cotentin : spiritisme...

- 1er juillet 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien scp2015-07-01.html
SOMMAIRE : - Pas de panique : A Bordeaux, chez Stéphanie.  - En Cotentin - Intermède : départ en Méhari. - En Cotentin - A la plage : opération nettoyage. - Pas de panique : à Bordeaux, chez Pili et Jean-Pierre. - En Cotentin - Chanson en patois. - En Cotentin - A la plage : l'érosion. - Pas de panique : Retour à Annecy Chez Laurent et LeTla.

- 24 juin 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien scp2015-06-24.html
SOMMAIRE : - Rencontre : Les meubles en châtaignier. - Semer des bisannuelles. - Découverte : Lyon, capitale des roses. - Plante de la semaine : Cerinthe major (Melinet). - Visite de jardin : Le parc Monceau à Paris. - "Jardiner au naturel". - Pas de panique : Retour chez Mauricette. (aménager une terrasse)

- 17 juin 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien scp2015-06-17.html
SOMMAIRE : - Planter l'Aralia elata. - Rencontre : L'amandier. - Récupérer des plantes dans les pots. - Découverte : La reconversion dans le végétal. - Plante de la semaine : Aquilegia vulgaris Black Barlow. - Visite de jardin : Le jardin de Dan dans la Somme. - Tuteurs de tomates pliables en couleur. - Pas de panique : chez Jeannette. (profiter plus encore des parfums et des couleurs)

- 10 juin 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien scp2015-06-10.html
SOMMAIRE : - Planter l'Enkianthus campanulatus "Victoria". - Les haricots « cocos » de Paimpol. - Culture de la Patate douce. - Découverte : La nature et les enfants. - Fleur de la semaine : L'Actinidia kolomikta. - Visite de jardin : Le jardin de Samarès Manor (Île de Jersey). - Le Conservatoire du littoral. - Pas de panique chez Laurence. (Un cube avec des murs en brique)

- 3 juin 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien scp2015-06-03.html
SOMMAIRE : - Planter un Staphylea colchica. - Les «Décorosiers », rosiers résistants. - Rempoter un palmier. - Découverte : Les « Gueules cassées », les légumes abîmés. - L'Orchidée terrestre : Dactylorhiza maculata. - Visite : Le Jardin d'Iris, près de Chambord. - Biotop, piscines biologiques. - Pas de panique : Retour chez Laurence. (entrée de son jardin peu engageante)

- 27 mai 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien scp2015-05-27.html
SOMMAIRE : - Planter un lilas à petites fleurs. - Rencontre : Le maraîcher bio de Marcoussis, sans pesticides. - Utiliser les sacs des courses pour faire des plantations. - Découverte : Les bancs de Versailles et d'ailleurs. - Plante de la semaine : Camassia leichtlinii "Caerulea". - Visite : Le jardin de Judith Quérée à Jersey. - Lyon, capitale mondiale des roses du 27 mai au 1er juin 2015. - Pas de panique : Chez Virginie. (cacher un mur)

- 20 mai 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien scp2015-05-20.html
SOMMAIRE : La famille France 5 s'initie au jardinage : Stéphane Marie reçoit dans son jardin du Cotentin un quatuor de femmes novices en matière de jardinage, avec la complicité de son acolyte Noëlle Bréham. - Le Jardin botanique de Vauville (Manche). - Un gâteau de Noël avec des bulbes dedans.

- 13 mai 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien scp2015-05-13.html
SOMMAIRE : - Planter l'halesia monticola 'Roséa'. - Rencontre : Créatrice de parchemin végétal. - Semer des haricots verts. - Découverte : La biodynamie. - Rhododendron pseudochrysantum 'Exbury'. - Visite : Le jardin de la Villa d'Este. - UICN - La Conservation de la Nature. - Pas de panique : Chez Patrick. (Dans sa petite cour : envies de couleurs).

- 13 mai 2015 : La biodynamie - extrait de "Silence, ça pousse !" sur France 5 Vidéo et transcription au lien scp2015-05-13.html

- 6 mai 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien scp2015-05-06.html
SOMMAIRE : - Replanter des narcisses. - Rencontre : La pédologie, science du sol pour le jardinier. - Cultiver des sapins nains en pot. - Découverte : Les bijoux floraux, en tissu et en joaillerie. - Un poirier à feuilles de saule pleureur. - Visite : Le jardin botanique de Naples, jardin musée. - Site internet : Comprendre/choisir : Réponses d'Experts. - Pas de panique : Chez Mathieu et Marion, masquer un grillage.

- 29 avril 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et la transcription au lien scp2015-04-29.html
SOMMAIRE : - Planter une clématite viticella. - Rencontre : Mertensia Maritima. Plante avec goût iodé - Planter un groseiller : Ribes gordonianum. - Découverte : Les plantes médiévales. A Landévennec (Finistère) et St-Antoine-l'Abbaye (Isère). - Primevère oreille d'ours, Primula auricula. - Visite : Le jardin della Minerva, à Salerne en Italie. Plantes thérapeutiques - Biotopia. Observatoire du littoral à Notre Dame de Monts (Vendée) - Pas de panique. Retour chez Florence. Terrasse à réinventer

- 22 avril 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien scp2015-04-22.html
SOMMAIRE : - Planter le prostanthera rotundifolia. - Rencontre : Les salsifis. - Culture : Citronelle de Madagascar. - Découverte : Les arts de la table. - Plante de la semaine : Iris bucharica. - Visite : Le jardin de la Ninfa. (Près de Rome) - Pas de panique : Chez Clara. (redonner de la lumière)

- 15 avril 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et la transcription au lien scp2015-04-15.html
SOMMAIRE : - Conseils : Planter à l'ouest de la cabane... - Rencontre : Les pommes de terre bonnotte. - Division des bulbes Iphéion. - Découverte : « Street Green Art ». (Street-art végétal) - Plante : Anémone Blanda caerulea. - Visite : Villa San Michele d'Axel Munthe à Capri (Italie). - "Graines de Troc". (échanger des semences) - Pas de panique : Chez Laurent.

- 8 avril 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et la transcription au lien scp2015-04-08.html
SOMMAIRE : - Conseils pratiques : La taille des arbustes à feurs. - Rencontre : Les orangers en pot. - Planter des carottes avec des radis. - Découverte : L'aquascaping : créer des paysages dans des aquariums. - Les narcisses et les jonquilles. - Visite : Le jardin du Luxembourg et ses collections. - Légumes extraordinaires : fruits et légumes bio géants. - Pas de panique : Chez Annabelle. Un patio sur une dalle de béton attend d'être végétalisé.

- 1er avril 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et la transcription au lien scp2015-04-01.html
SOMMAIRE : - Conseils pratiques : Greffage en fente. - Rencontre : Le gingembre. - Semer des plantes à forcer (poivrons). - Découverte : Designers - Ebénistes. - Plante de la semaine : Acanthus mollis " hollard's gold" - Visite : Le jardin du Bois Marquis (à Vernioz, Isère). - SNHF (Société Nationale d'Horticulture Française) : VigiJardin et HortiQuid - Pas de panique : Chez Anne-Charlotte et Quentin. (long balcon)

- 25 mars 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et la transcription au lien scp2015-03-25.html
SOMMAIRE : - Cabane : Planter une plate-bande au nord. - Rencontre : Le thé d'Aubrac. - Conseils pratiques : Planter des fraisiers. - Découverte : Les fleurs dans l'Art nouveau à Nancy. - Plante de la semaine : Erodium Corsicum. - Jardin : Le jardin du Luxembourg, à Paris. - Grimper un mur d'escalade végétal. - Pas de panique : Chez Rachid. (Transformer une toute petite terrasse en bois)

- 18 mars 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et la transcription au lien scp2015-03-18.html
SOMMAIRE : - Conseils pratiques : Illuminer son jardin. - Rencontre : L'osier. - Fleur de la semaine : Fatsia japonica spiders. - Découverte : La lumière pour nos plantes. - Plante de la semaine : Ipheion uniflorum 'Album'. - Visites des jardins : Le parc de Disneyland (près de Paris). - Alternatives aux pesticides. - Pas de panique : Retour chez David et Stéphanie. (terrasse)

- 11 mars 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et la transcription au lien scp2015-03-11.html
SOMMAIRE : - Conseils pratiques : Tailler un figuier. - Rencontre : Le kokedama. (balle de mousse) - Découverte : Terre à louer. (Agence A.E.V.) - Plante de la semaine : Daphnea bholua Jacqueline Postill. - Visite : Le parc Montsouris à Paris. - Vannerie buissonière.. - Pas de panique : Chez Camille. (diversité végétale)

- 4 mars 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et la transcription au lien scp2015-03-04.html
SOMMAIRE : - Conseils : Replanter un pin. - Rencontre : Le terrarium. - Les aeoniums. - Découverte : La féminisation du monde agricole. - Plante de la semaine : Le Perce-neige. - Visite : Le jardin des Grandes Moussières (Rhône). - Le Women's Garden Executive Club à Rambouillet. - Pas de panique chez Lara et David (réaménager un petit jardin).

- 25 février 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et la transcription au lien scp2015-02-25.html
SOMMAIRE : - Conseils : La taille des rosiers remontants. - Rencontre : Les arbres fruitiers anciens. - Planter des oignons. - Découverte : Le tatouage floral. - Plante de la semaine : Hamamélis intermedia (le noisetier des sorcières). - Visite : L'Ecole du Breuil (Bois de Vincennes à Paris). - Pas de panique : Chez Isabelle. (Terrasse à Paris, en plein vent)

- 18 février 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et la transcription au lien scp2015-02-18.html
SOMMAIRE : - Les topiaires en pot. - Opuntias (figuier de Barbarie) : faire des boutures. - Conseils : Petits pois : cultiver en poquets. - La santé des plantes : soigner les plantes. - Plante de la semaine : Acacia. - Visite : Le château de Mongenan (près de Bordeaux en Gironde). - Rencontre : "Arbre remarquable de l'année". - Pas de panique retour chez Jean-Marie.

- 11 février 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 au lien scp2015-02-11.html
SOMMAIRE : - Planter un if en pot et débuter une taupière. - Les nichoirs pour accueillir les oiseaux. - Conseils pratiques : Semer des salades. - Découverte : Le prêt-à-jardiner, pour jardiner sur son balcon. - Le Jardin du Hérisson (Vallée de Chevreuse) - L'outilthèque (Grenoble, Toulouse, Lyon, Paris). - Plante : Osmanthus Heterophyllum Aureomarginatus. - Chédigny, le village fleuri (en Indre-et-Loire). - "La Botte de pleurotes" à pousser chez soi. - Pas de panique : Chez Cécilie, son petit jardin urbain.

- 4 février 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et la transcription au lien scp2015-02-04.html
SOMMAIRE : - Planter le saule Salix caprea pendula. - Rencontre avec une plante : Le millet. - Conseils pratiques : Semer les légumes carottes/radis. - Le jardin 2.0 ça vous parle ?... Des robots. - Visite : Le jardin de Bizy à Vernon (Eure). - Plante de la semaine : La Clématite x Winter Beauty. - « L’herbier digital ». - Pas de panique : À Bordeaux, chez Cyril.

- 28 janvier 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et la transcription au lien scp2015-01-28.html
SOMMAIRE : - Rencontre avec une plante : Le raifort. - Conseils pratiques : Planter le rosier liane. - Construire une cabane - étape 7. - Découverte : L'agroforesterie à Meaux (Île de france). - Fleur de la semaine : La rose de Noël. - Visite : Le jardin botanique de Bordeaux. - L'écolonomie avec Emmanuel Druon. - Pas de panique : A Bordeaux, chez Stéphanie.

- 21 janvier 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et la transcription au lien scp2015-01-21.html
SOMMAIRE : - Construire une cabane - étape 6. - Rencontre : Sculpture sur bouse de vache. - Conseils pratiques : Les salsifis. - Découverte : Des hommes et des arbres. - Fleur de la semaine : Pseudowintera colorata. - Visite : Le jardin de Hunte's Gardens (ïle de la Barbade). - Marc Averly, Artiste sculpteur sur bois. - Pas de panique : à Bordeaux chez Pili et Jean-Pierre.

- 7 & 14 janvier 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et la transcription au lien scp-7-janvier-2015.html
SPECIAL GUYANNE 1/2 : SOMMAIRE : -Rencontre : Le jardin de Germaine, jeune femme hmong. -Au marché de Cayenne. - Découverte : La réserve naturelle d'Amana. - Cuisiner un gratin de légumes du pays. - Découverte : « Fou de palmiers ». - Le Zoo de Cayenne. - Visite : Saül et le Parc Amazonien de Guyane.
SPECIAL GUYANNE 2/2 : SOMMAIRE : - Rencontre avec un arbre : Le fromager. - Découverte : Des plantes médicinales inédites. - Visite : Le bagne de l'île du Salut. - Découverte : La réserve de Kaw. - Rencontre : Les Hmong, maraîchers de la Guyane française.

- 3 janvier 2015 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien scp2015-01-03.html
SOMMAIRE : - Reportage : Le rosier. - Rencontre : Les orchidées tropicales aux Barbades. - Conseils pratiques : Cultiver la poire de terre. - Découverte : Les légumes et la couleur. - Fleur de la semaine : Cryptomeria japonica vilmoriniana. - Visite : Le Cyclop à Milly-la-Forêt (Essonne). - Soigner les poules. - Pas de panique : Retour chez Laurent (dalle). - Infos pratiques.

- 27 décembre 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien scp-27-decembre-2014.html
Vidéo VOSTF : http://www.dailymotion.com/video/x3knboa (50'09)
SOMMAIRE : - Découverte : Le vin des Dunes à Capbreton (Landes). - Les petits êtres de la nature dans la forêt. - Visite : Le jardin des secrets (Haute-Savoie). - Bouquet fleuri pour les fêtes. - Conseils pratiques : Planter le Scléranthus uniflorus. - Plante de la semaine : Skimmia japonica rubella. - Pas de panique : Chez Quentin et Romain (Paris). - Infos pratiques. - Agenda.

- 17 décembre 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien scp-17-decembre-2014.html
SOMMAIRE : Les équipes de « La Maison France 5 » et de « Silence, ça pousse ! » conjuguent leurs talents. Près d’Autun en Saône et Loire : transformer une berge de la rivière de l'Arroux en un lieu convivial… Stéphane Pitaud, Sculpteur - Les chaises Tolix - Hisao Takahashi, maître dans l'art de la peinture murale…

- 10 décembre 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien scp-10-decembre-2014.html
SOMMAIRE : - Rencontre : La famille Bras (en Aubrac). - Découverte : Le cheval alternatif (en Ardennes). - Visite : Le jardin Plume (près de Rouen).  - Conseils pratiques : Des plantes comme cadeaux de Noël. - Plante de la semaine : Mahonia x media ''Charity''. - La Carlotte : Bar à soupes... à plantes... Scupltures végétales... - Pas de panique : Chez Christiane (talus). 

- 3 décembre 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien scp-3-decembre-2014.html
SOMMAIRE : -Rencontre avec une plante : Les graminées. - Découverte : Le changement climatique. - Visite : Le Jardin des Lianes. - Feuilles de noyer contre les mulots. - Conseils pratiques : Planter un crataegus laevigata greffé sur tige. - Plante de la semaine : "Euonymus alatus ciliatodentatus". - Les aliments fermentés. - Pas de panique : Chez Dominique et Christian.

- 26 novembre 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien : scp-26-novembre-2014.html
SOMMAIRE : - Rencontre : Le kiwi - Tuteurer les kiwis. - Découverte : Les mares. - Opération Fréquence grenouille. - Visite : Le jardin des Cîmes (Haute-Savoie). - Plante de la semaine : "Impatiens tinctoria" (famille des Balsaminaceae). - Construire une cabane - étape 5. - Pas de panique : Retour chez Sophie.

- 19 novembre 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien scp-19-novembre-2014.html
SOMMAIRE : - Rencontre avec une plante : Le jasmin. - Découverte : Le potager de Lyon. - Visite : Le jardin du Petit Bordeaux. - Conseils pratiques : Taille en forme. - Plante de la semaine : "Salvia uliginosa" (Sauge des marais). - Un livre : "Une histoire des fleurs". - Pas de panique : Chez Renaud.

- 12 novembre 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien scp-12-novembre-2014.html
SOMMAIRE : - Rencontre : Le collectionneur de pommes de terre. - Découverte : Les insectes et les parasites - le puceron. - Visite : "Les prés de Gittonville" chez Igor et Tamara (Essonne). - Conseils pratiques : Planter la salade d'hiver (la mâche). - Construire une cabane - étape 4. - Plante de la semaine : Tropaeolum tuberosum. - Les "Jardins de Noé" & "Noé conservation". - Pas de panique : Chez Loreline.

- 5 novembre 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien scp-5-novembre-2014.html
SOMMAIRE : - Rencontre : Le noisetier. - Découverte : Le paysage culturel. (Champagne) - Visite : Les jardins de Barberey-Saint-Sulpice. (Aube, près de Troyes) - Conseils pratiques : Planter en automne. - Le chou Kale. - Plante de la semaine : Trochodendron araloïdes. - Fleur : Saxigraga fortunei. - Pas de panique : Dans un hôpital psychiatrique.

- 29 octobre 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien scp-29-octobre-2014.html
SOMMAIRE : - Rencontre : Le bleuet. - Découverte : Les plantes des rues, à Nantes. - Visite : Le potager des Princes, à Chantilly (Oise). - Conseils pratiques : La fougère de Boston. - Plante de la semaine : Lespedeza thubergii. - Les chrysanthèmes. - Récolter les céleris-raves. - Pas de panique : Retour chez Véronique.

- 22 octobre 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien scp-22-octobre-2014.html
SOMMAIRE : - Rencontre avec une plante : La stévia. - Découverte : Les collectionneurs. - Visite : Le jardin du Pellinec, dans les Côtes d'Armor. - Conseils pratiques : Diviser et replanter les artichauts. - Plante de la semaine : L'heuchera villosa "Autumn Bride". La fiancée de l'automne. - Construire une cabane - étape 3. - Les collectionneurs. - Pas de panique : Chez Odile.

- 15 octobre 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien scp-15-octobre-2014.html
SOMMAIRE : - Rencontre avec une plante : Le polygonum. - Découverte : Ponti, de la BD au jardin botanique, à Nantes. - Visite : Le Centre botanique de la Presle (Marne). - Conseils pratiques : Ma plante est morte. - Plante de la semaine : La "Nerine bowdenii" - Artiste environnemental. - Construire une cabane - étape 2. - Pas de panique : Chez Enzo.

- 8 octobre 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien http://www.conscience33.fr/scp-8-octobre-2014.html
SOMMAIRE : - Rencontre : La camomille à Chemillé (Maine-et-Loire). - Découverte : La florithérapie - Fleurs de Bach. - Visite : Le jardin de William Christie, à Thiré (Vendée). - Conseils pratiques : Planter et soigner les framboisiers. - Plante de la semaine : Oxalis triangularis cultivar purpurea. Les Anglais "purple clover". "Clover", c'est le trèfle. - Construire une cabane - étape 1. - Pas de panique : Chez Vincent à Bastia.

- 1er octobre 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien http://www.conscience33.fr/scp-1-octobre-2014.html
SOMMAIRE : Le portrait : La spirée. - Découverte : Les livres de jardinage. - Visite : Kerdalo, en Bretagne (Cote d'Armor) - Conseils pratiques : Bouturer. - Sculptures de jardin. - Plante de la semaine : Amaryllis Belladona. - Crinum powellii. - Pas de panique : retour chez Nicole, à Nantes. (une haie variée à Nantes)

- 24 septembre 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien http://www.conscience33.fr/scp-24-septembre-2014.html
SOMMAIRE : - Rencontre : Le fuchsia. - Découverte : L'arnica. - Visite : Le jardin de la Grenouillère (Yvelines). -Conseils pratiques : Planter l'abutilon megapotanicum. - Plante de la semaine : Schima argentea. - J.-F. Feuillant, artiste nomade. - La ciboulette de Chine. - Pas de panique : Chez Roland. (au-dessus de Bastia, Roland voudrait réaménager une plate-bande dans son jardin)

- 17 septembre 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien http://www.conscience33.fr/scp-17-septembre-2014.html
SOMMAIRE : - Rencontre : La gentiane. - Découverte : Les cités-jardins. - Visite : Le parc Galéa (Haute-Corse). -Conseils pratiques : Plantation du calycanthus. - Plante de la semaine : Le "Dietes bicolor". -"Dans la peau d'une plante". - Pas de panique : Chez Anne et Florent. ... envie de volumes graphiques et de couleur.

- 10 septembre 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien : http://www.conscience33.fr/scp-10-septembre-2014.html
SOMMAIRE :  - Rencontre : L'échalote d'Anjou. - Découverte : La ferme aux papillons. - Visite : Le parc de Saleccia (Corse). - Cuisine : Les courgettes. - Les hydrangeas. - Plante de la semaine : Le romneya coulteri. - Farmili (la ferme en ville). - Pas de panique : Chez Véronique. la façade trop blanche...

- 3 septembre 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien : http://www.conscience33.fr/scp-3-septembre-2014.html
SOMMAIRE : - Rencontre : Le bœuf et le laboureur. - Découverte : La pouzzolane.  - Visite : Terra-Botanica, près d'Angers, Maine-et-Loire. - Conseils pratiques : Planter une plante de berge dans un bassin : la pontederia cordata. - Semer des oignons. - Plante de la semaine : Dierama pulcherrimum. - Enfance & Sons de la Nature. - Pas de panique : Chez Pauline. 

- 27 août 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien http://www.conscience33.fr/scp-27-aout-2014.html
SOMMAIRE : - Bruxelles... Dernière... - Pas de panique chez Ulrich. - Pas de panique chez Marielle. - Pas de panique chez Aline. - Retour chez Anne.

- 20 août 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 au lien : http://www.conscience33.fr/scp-20-aout-2014.html
- Jardins du Musée van Buuren à Bruxelles. - Brasseries à Bruxelles. - Pas de panique chez Karine et Christophe. Maison perchée en haut d'un talus... - Pas de panique chez Stéphanie. Un petit patio aux airs de jungle intérieure... - Pas de panique chez Elisabeth et Gérard. Un petit jardin à redéfinir... - Retour chez Véronique. Tansformation du jardin...

- 13 août 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 au lien : http://www.conscience33.fr/scp-13-aout-2014.html
-Le chocolat belge. -RTBF "jardins et loisirs". - Pas de panique chez Audrey et Sylvain. - Pas de panique chez Estelle et Laurent. - Pas de panique chez Martine. - Retour chez Eric.

- 6 août 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription http://www.conscience33.fr/scp-6-aout-2014.html
SOMMAIRE : - Bruxelles. - Pas de panique chez Stéphane. Focus sur un jardin d'inspiration asiatique, parcouru par une fausse rivière. - Pas de panique chez Odette. Odette cherche des plantes capables de supporter les embruns. - Pas de panique chez Fabienne et Hervé. Ils ont installé une caravane dans le jardin, mais il est maintenant nécessaire de tout réaménager. - Retour chez Armelle. Au bout de cinq ans, il est temps d'aller voir si les pots sur la terrasse et dans le jardin ont tenu leurs promesses.

- 30 juillet 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription http://www.conscience33.fr/scp-30-juillet-2014.html
SOMMAIRE : - Mine de Blégny (Belgique). - Chevaux de traits. - Pas de panique chez Emilie. Des enfants qui ont besoin d'espace. - Pas de panique chez Odile. Y voir entrer plus de couleur et de lumière. - Pas de panique chez Gervais. Un jardin d'ambiance zen dans une cour blanche bétonnée. - Retour chez Laure. Voir comment ont évolué les abords de la terrasse de la maison où Laure venait d'emménager.

- 23 juillet 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien http://www.conscience33.fr/scp-23-juillet-2014.html
SOMMAIRE : - Château-Fort de Bouillon (Belgique) - Pas de panique chez Clémence. un jardin coloré autour de la piscine. - Pas de panique chez Marie-Lucie. Du volume et de la couleur à son patio ombragé. - Pas de panique chez Maïté. Redessiner une partie du jardin autour d'une jolie cabane construite dans un arbre. - Retour chez Guillaume. Trois ans après, il est temps d'aller voir si le jardinet qui avait été replanté devant la maison de Guillaume a bien évolué et si la végétation s'est acclimatée.

- 16 juillet 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien http://www.conscience33.fr/scp-16-juillet-2014.html
SOMMAIRE : - Le musée dédié au circuit de SPA-Francorchamps. - Pas de panique chez Fabienne. ... une caravane... intégrer... dans son jardin. - Pas de panique chez Gilbert. ... installer des végétaux... dans un patio... - Pas de panique chez Julien et Aurélie. ... s'isoler du voisinage dans une ambiance de verdure... - Retour chez Bastien. ... si les végétaux sont parvenus à l'isoler des voisins.

- 9 juillet 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien http://www.conscience33.fr/scp-9-juillet-2014.html
SOMMAIRE : - Sculptures en buis. - Pas de panique chez Stéphanie. A Nantes... un petit jardin de ville... - Pas de panique chez Hélène. Hélène...dans son appartement... . - Pas de panique chez Antoine. L'appartement contemporain... ses deux terrasses exposées plein sud, en plein vent. - Pas de panique retour chez Florence. Comment les plantes se sont-elles acclimatées sous ce climat doux tempéré ?

- 2 juillet 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien : http://www.conscience33.fr/scp-2-juillet-2014.html
SOMMAIRE : - Pas de panique au golf.  - Pas de panique chez Stéphane.  - Pas de panique chez Hélène.  - Pas de panique chez Danielle et Bernard. 

- 25 juin 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Dossier avec vidéo et transcription au lien : http://www.conscience33.fr/scp-25-juin-2014.html
SOMMAIRE : - Planter un buddleja. - Rencontre : Le pruneau. - Conseils pratiques : Rempoter la primevère auricule. - Découverte : Ces bestioles venues d'ailleurs. 
- La bio du jour : La Libertia Grandifiora. - Visite : Le jardin de Malmaison. - Les invités de SCP ! : La pyrale du buis. - Pas de panique : Chez Odile - Informations pratiques.

- 18 juin 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 - Dossier avec vidéo et transcription au lien : http://www.conscience33.fr/scp-18-juin-2014.html
SOMMAIRE : - Rencontre : Les amandiers. - La bio du jour : Le coquelicot ou pavot d’orient. - Une plante incroyable : Pachystegia insignis. - Le jardin des salades. - La bio du jour : Le coquelicot ou pavot d’orient. - Découverte : La transmission du savoir. - Visite : Le cimetière de Versailles. - Les invités de SCP ! : Le Festival Lez’Art. - Pas de panique : Chez Stéphane. - Informations pratiques.- Agenda.

- 11 juin 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 - Dossier avec vidéo et transcription au lien http://www.conscience33.fr/scp-11-juin-2014.html
SOMMAIRE : - Rencontre : Le potager intérieur. - Découverte : Les surprenants végétaux. - Visite : La villa Gucetic, en Croatie.
- La Stewartia. - Les Victoires du Paysage. - Pas de panique : Retour chez Laure. - Informations pratiques. - Agenda.

- 4 juin 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 - Dossier avec vidéo et transcription au lien http://www.conscience33.fr/scp-4-juin-2014.html
SOMMAIRE : - Rencontre : Les cerises. - Découverte : Le conservatoire de tulipes. - Visite : Le parc Monceau.
- Le Magnolia. - Des mangas. - Pas de panique : Chez Julien et Aurélie. - Informations pratiques. - Agenda.

- 28 mai 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 VFSTF - Dossier avec vidéo et transcription écrite : http://www.conscience33.fr/tv-silence-ca-pousse.html#scp_28_05_2014
SOMMAIRE : - Rencontre : Les courgettes. - Découverte : Les Floralies de Nantes. - Visite : Le Jardin d'Iris près de Chambord.
- Conseils pratiques : Permaculture. - Pas de panique : Chez Odette. - Informations pratiques - Agenda

- 21.05.2014  Silence, ça pousse ! sur France 5 VFSTF - Dossier avec vidéo et transcription au lien : http://www.conscience33.fr/scp-21-mai-2014.html Avec transcription
SOMMAIRE : - Rencontre : La pépinière Châtelain. - Découverte : Les cosmétiques et le végétal. - Visite : Le jardin de Bagatelle, à Paris.
- La bio de la semaine : Scilla Peruviana ou Scille du pérou. - Les invités de SCP ! : L’association “Un toit pour les abeilles”. - Pas de panique - Informations pratiques : Chez Clémence. - Agenda.

- 14.05.2014 Silence, ça pousse ! sur France 5 VFSTF - Dossier avec vidéo et transcription au lien : http://www.conscience33.fr/scp-14-mai-2014.html Avec transcription
SOMMAIRE : - Visite des jardins : Le jardin de Ninfa, en Italie. - Conseils pratiques : Plantations pour les potées sèches. - La châtaigne d’eau - SCP! se tourne vers l’innovation en matière d’agriculture.
- La bio de la semaine : L’Olearia X Scilloniensis. - La Fédération des stations vertes. - Pas de panique : Chez Gilbert. - Informations pratiques. - Agenda.

- 07.05.2014 Silence, ça pousse ! sur France 5 VFSTF - Dossier avec vidéo au lien : http://www.conscience33.fr/scp-7-mai-2014.html
SOMMAIRE : - La Mertansia Maritima. - “Le Food Art”.  - La bio du jour : “l’Erythronium Pagoda”. - Visite : Le potager-verger de la Roche–Guyon. - “le potager en carré à la Française”. - Conseils pratiques : Planter les tomates, piments et poivrons. - Pas de Panique chez Emilie. - Informations pratiques. - Agenda.

- 30.04.2014 Silence, ça pousse ! sur France 5 - Pas sous-titrée - Dossier avec vidéo au lien : http://www.conscience33.fr/scp-30-avril-2014.html
SOMMAIRE : - Les Orangers en pot. - Découverte : Le Zoo de Vincennes. - La bio du jour : Le Rhododendron “Loderi King Georg”. - Visite : La Villa d’Este.
- Conseils pratiques : Planter les dahlias et bégonias. - La phénologie. - Pas de panique : Chez Marie-Lucie. - Informations pratiques. - Agenda.

- 23 avril 2014 : Silence ça pousse ! sur France 5 VFSTF Avec transcription écrite > http://www.conscience33.fr/tv-silence-ca-pousse.html#scp_23_04_2014 
SOMMAIRE : - Rencontre : Les cacahuètes. - Découverte : Les plantes et l'obscurité. - Visite : Le jardin des Antipodes à Menton.
- Les Olympiades des Métiers : Métier de jardinier paysagiste - Pas de panique : Retour chez Bastien.

- 16 avril 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 - http://www.conscience33.fr/tv-silence-ca-pousse.html#scp_16_04_2014
SOMMAIRE : - Pas de panique spécial à Champagne-sur-Oise : Améliorer les abords de la bibliothèque du village et créer un salon de lecture extérieur.

- 09 avril 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 - http://www.conscience33.fr/tv-silence-ca-pousse.html#scp_09_04_2014
SOMMAIRE : Rencontre : Le maraîcher de Marcoussis. - Planter l'akebia quinata (liane). - Découverte : Le clos-masure (Normandie). - Visite : Le jardin de Landriana (près de Rome).
- Recevoir : L'AJJH (Association des journalistes du Jardin et de l'Horticulture). - Pas de panique : Chez Hélène.

- 02 avril 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 - http://www.conscience33.fr/tv-silence-ca-pousse.html#scp_02_04_2014
SOMMAIRE : - Rencontre : Le charme. - Découverte : Le lichen. - Visite : Le jardin du Bois du Fay. - Planter une bouture obtenue par hydroculture - Pas de panique : Chez Guillaume.

- 26 mars 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 - http://www.conscience33.fr/tv-silence-ca-pousse.html#26_03_2014
SOMMAIRE : - Rencontre : Le riz. - Découverte : Les cerisiers japonais. - Visite : Le Cyclop, à Milly-La-Forêt, dans l'Essonne. - Pas de panique : Chez Antoine.

- 19 mars 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 - http://www.conscience33.fr/tv-silence-ca-pousse.html#19_03_2014
SOMMAIRE : - Rencontre : Le Kokedama. - Découverte : Le prix des légumes. - Visite : Le jardin du château de Chenonceau. - Pas de panique : Chez Elsa.

- 12 mars 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 - http://www.conscience33.fr/tv-silence-ca-pousse.html#12_03_2014
SOMMAIRE : - Rencontre : Le dahlia. - Découverte : La gastronomie végétale. - Visite : Le jardin du bois Marquis, dans le Rhône. - Pas de panique : Retour chez Florence.

- 05 mars 2014 : Silence, ça pousse ! sur France 5 - http://www.conscience33.fr/tv-silence-ca-pousse.html#05_03_2014
SOMMAIRE : - Rencontre : Le chêne vert. - Découverte : La galerie du Muséum d'Histoire naturelle. - Visite : Le jardin de Denis Pépin. - Pas de panique : Chez Stéphane.

- 26 février 2014 Silence, ça pousse ! sur France 5 - http://www.conscience33.fr/tv-silence-ca-pousse.html#26_02_2014
SOMMAIRE : - Rencontre : Les bonzaïs. - Découverte : Le sexe des plantes. - Visite : Le Plessis Sasnières. - Pas de panique : Chez Aline. 

- 19 février 2014 Silence, ça pousse ! sur France 5 - http://www.conscience33.fr/tv-silence-ca-pousse.html#19_02_2014
SOMMAIRE : - Rencontre : Les opuntias. - Découverte : Royal Horticultural Society. - Visite : Les Grandes Moussières. - Conseils : Remplacer les bordures par de la bruyère. - Les Amis des Tracteurs. - La pelouse. - Pas de panique : Chez Fabienne.

- 12 février 2014 Silence, ça pousse ! sur France 5 - http://www.conscience33.fr/tv-silence-ca-pousse.html#12_02_2014 avec une transcription écrite.
SOMMAIRE : - Rencontre : Le BRF. - Découverte : La dépoldérisation. - Visite : Chédigny, le village fleuri. - Pas de panique : Retour chez Danielle et Bernard.

- 05 février 2014 Silence, ça pousse ! sur France 5 - http://www.conscience33.fr/tv-silence-ca-pousse.html#5_02_2014 avec une transcription écrite.
SOMMMAIRE : - Rencontre : Le millet. - Découverte : Le premier village bio. - Visite : Le jardin de Roquelin. - Pas de panique : Chez Virginie.

- 29 janvier 2014 Silence, ça pousse ! sur France 5 - http://www.conscience33.fr/tv-silence-ca-pousse.html#29_01_2014 avec une transcription écrite.
SOMMAIRE : Le saule. - Planter les trachycarpus. - Le jardin d’Anne-Marie Grivaz (Essonne). - La mode au végétal (le bambou ou le chanvre). - La géobiologie. - Pas de panique : Chez Catherine. - Infos pratiques - Agenda

- 22 janvier 2014 Silence, ça pousse ! sur France 5 - http://www.conscience33.fr/tv-silence-ca-pousse.html#22_01_2014
SOMMAIRE : 1 Le jardin de Champs-sur-Marne - 2 Cuisiner les crosnes du Japon - 3 Pas de panique : Chez Marielle. - 4 Infos pratiques - 5 Agenda

 

- 18 décembre 2013 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription : http://www.conscience33.fr/scp-18-decembre-2013.html
SOMMAIRE : -Rencontre avec une plante/un vin : Le vin de sable. - Découverte : La pendule des floraisons. - Visite : Le parc des Oblates. (Nantes, Loire-Atlantique) - Conseils pratiques : Mettre en place un compost. - Pourquoi les fleurs sont-elles si belles ? - Plantes des sorcières. - Pas de panique : Chez Stéphanie, à Lyon. - Infos pratiques. - Agenda.

- 11 décembre 2013 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription : http://www.conscience33.fr/scp-11-decembre-2013.html
SOMMAIRE : - Rencontre avec une plante/un légume : Le cardon. - Découverte : Les écoquartiers. - Visite : Parc Terra-Botanica. (Maine-et-Loire) - Conseils pratiques : Planter des elegia ou des restio. - Les prêles. - Marcotter un arbre. - Sur Internet : "monpotager.com". - Pas de panique : Chez Martine. - Infos pratiques. - Agenda.

- 4 décembre 2013 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien http://www.conscience33.fr/scp-4-decembre-2013.html
SOMMAIRE : - Rencontre avec une plante : Le sarrasin. - Découverte : Blogs de jardinage. - Visite : La fondation Gianadda (Suisse). - Conseils pratiques : Traitements et soins de saison. - L’Hydroponie. Le hors-sol. - Oca du Pérou. - Pas de panique : Chez Estelle et Laurent. - Infos pratiques. - Agenda. scp-4-décembre-2013.html

- 27 novembre 2013 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien http://www.conscience33.fr/scp-27-novembre-2013.html
SOMMAIRE : - Rencontre avec un fruit : La figue. - Découverte : Incroyables comestibles. - Visite : Sculptures et jardin. - Pas de panique : Pas de panique au golf. - Conseils pratiques :Préparer les jardinières d'hiver. - Archéologue de jardins. - Infos pratiques. - Agenda.

- 20 novembre 2013 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien http://www.conscience33.fr/scp-20-novembre-2013.html
SOMMAIRE : - Rencontre avec un fruit : Le kiwi. - Découverte : L'aquaponie. - Visite : La pépinière Maymou. - Pas de panique : Chez Claire. - Conseils pratiques : Planter un sassafras. - Les nichoirs. - Maraîcher de légumes japonais : La ferme Yamashita - Infos pratiques. - Agenda.

- 13 novembre 2013 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien http://www.conscience33.fr/scp-13-novembre-2013.html
SOMMAIRE : - Rencontre avec une plante/un arbre : Le noisetier. - Découverte : Le labyrinthe végétal. - Visite : Le désert de Retz. - Pas de panique : Retour chez Armel et Myriam. - Conseils pratiques : Planter le saxifrage. - Soigner les plantes par la musique. - Faire de la choucroutre avec du chou. - Infos pratiques. - Agenda.

- 6 novembre 2013 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien http://www.conscience33.fr/scp-6-novembre-2013.html
SOMMAIRE : - Rencontre avec une plante : Le souci. - Découverte : Le Land Art. - Visite : Le Jardin Berthiz. - Conseils pratiques : Le nouveau potager. - Sculpteur sur arbre. - Pas de panique : Chez Gervais- Infos pratiques. - Agenda.

- 30 octobre 2013 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien http://www.conscience33.fr/scp-30-octobre-2013.html
SOMMAIRE : - Rencontre : Le thym. - Découverte : Les défenses des plantes. - Visite : Le jardin des Lianes. - Le filaria. - Biogranulats. - Cuisiner le maïs. - Pas de panique : Chez Stéphanie. - Infos pratiques. - Agenda.

- 23 octobre 2013 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien http://www.conscience33.fr/scp-23-octobre-2013.html
SOMMAIRE : - Rencontre avec une plante : Le polygonum. - Découverte : Les plantes invasives. - Visite : Le potager extraordinaire. - Les bulbes. - Disco Soupe. - Rempoter la primevère du Cap ou streptocarpus. - Pas de panique : Chez Maïté, à Biarritz. - Infos pratiques. - Agenda.

- 16 octobre 2013 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien http://www.conscience33.fr/scp-16-octobre-2013.html
SOMMAIRE : Rencontre avec une plante : Le quinoa. - Découverte : Le patrimoine vert. - Visite : Le jardin du Pellinec. - Préparation du sol du potager. - Cuisiner la tétragone. - Pas de panique : Retour chez Anne. - Infos pratiques. - Agenda.

- 9 octobre 2013 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien http://www.conscience33.fr/scp-9-octobre-2013.html
SOMMAIRE : - Rencontre avec une plante : Le bougainvillier. - Découverte : Les jardins sur l'eau. - Visite : Le jardin d'Igor et Tamara. - Conseils pratiques : Planter un schefflera. - Les graines. - Pas de panique : Chez Fabienne. - Infos pratiques. - Agenda.

- 2 octobre 2013 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien http://www.conscience33.fr/scp-2-octobre-2013.html
SOMMAIRE : - Rencontre avec une plante : Le fuchsia. - Découverte : Le théâtre et le jardin. - Visite : Le Jardin botanique de Genève. - Conseils pratiques : Bouturer les hydrangeas. - Arbre : Les Aronias. - Editions pour enfants. - Pas de panique : Chez Stéphanie - Infos pratiques. - Agenda.

- 25 septembre 2013 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien http://www.conscience33.fr/scp-25-septembre-2013.html
SOMMAIRE : - Rencontre avec une plante : La monarde. - Découverte : L'éco-pâturage. - Visite : Les terrasses du château de Saint-Germain-en-Laye. - Conseils pratiques : Semer des radis. - Fabrication du crayon de bois. - Pas de panique : Retour chez Eric- Infos pratiques. - Agenda.

- 18 septembre 2013 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo partielle et transcription au lien http://www.conscience33.fr/scp-18-septembre-2013.html
SOMMAIRE : - Rencontre avec une plante : L'échalote d'Anjou. - La co-culture. - Visite : Le jardin de Kerdalo. - Conseils pratiques : Fabriquer un abri à coccinelles. - Pas de panique : Chez Karine et Christophe. - Infos pratiques. - Agenda.

- 11 septembre 2013 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien : http://www.conscience33.fr/scp-11-septembre-2013.html
SOMMAIRE : - Rencontre avec un fruit : L'abricot. - Conseils pratiques : la clématite. Installer une grimpante en terre lourde. - Découverte : Le design végétal. - Visite : Le parc de Clères, en Haute-Normandie. - Application iHerbarium - Pas de panique : A Tréguier, dans les Côtes-d'Armor. - Pas de panique : Chez Marie-Claude. - Infos pratiques. - Agenda

- 4 septembre 2013 : Silence, ça pousse ! sur France 5 Vidéo et transcription au lien http://www.conscience33.fr/scp-4-septembre-2013.html
SOMMAIRE : - Rencontre : Le cassis. - Découverte : Nantes, la capitale verte. - Visite : Le bois de Boulogne. - Pas de panique : Chez Elisabeth.

 

AUTRES TRANSCRIPTIONS DE "Silence, ça pousse !" :

28 décembre 2013 (?) : http://telescoop.tv/browse/388938/silence-ca-pousse.html (13 pages)
27 novembre 2013 : http://telescoop.tv/browse/372075/silence-ca-pousse.html (13 pages)
13 novembre 2013 : http://telescoop.tv/browse/364349/silence-ca-pousse.html (14 pages)
16 octobre 2013 : http://telescoop.tv/browse/354293/silence-ca-pousse.html (14 pages)
16 août 2013 (?) : http://telescoop.tv/browse/318414/silence-ca-pousse.html (15 pages)
26 juin 2013 : http://telescoop.tv/browse/291563/silence-ca-pousse.html (14 pages)
2 mars 2013 : http://telescoop.tv/reader/236814/silence-ca-pousse.html (2 pages) et http://telescoop.tv/236814/silence-ca-pousse.html
23 février 2013 : http://telescoop.tv/reader/226465/silence-ca-pousse.html (4 pages) et http://telescoop.tv/226465/silence-ca-pousse.html
13 février 2013 : http://telescoop.tv/reader/219609/silence-ca-pousse.html (3 pages) et http://telescoop.tv/219609/silence-ca-pousse.html
6 février 2013 : http://telescoop.tv/reader/223922/silence-ca-pousse.html (3 pages) et http://telescoop.tv/223922/silence-ca-pousse.html
3 février 2013 : http://telescoop.tv/reader/215249/silence-ca-pousse.html (2 pages) et http://telescoop.tv/215249/silence-ca-pousse.html
D 27 janvier 2013 : http://telescoop.tv/reader/210342/silence-ca-pousse.html (2 pages) et http://telescoop.tv/210342/silence-ca-pousse.html
23 janvier 2013 : http://telescoop.tv/reader/208299/silence-ca-pousse.html (4 pages) et http://telescoop.tv/208299/silence-ca-pousse.html
25 novembre 2012 : http://telescoop.tv/reader/170981/silence-ca-pousse.html (4 pages) et http://telescoop.tv/170981/silence-ca-pousse.html

 

 

AUTRES VIDEOS DE "Silence, ça pousse !" :

11 décembre 2013 : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/videos/NI_5947?onglet=tous&page=3 (9') et http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/11-12-2013_158078 LE JARDIN DE TERRA BOTANICA - PLANTER DES ELEGIA OU DES RESTIO

6 novembre 2013 : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/videos/NI_5945?onglet=tous&page=3 (9') et http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/06-11-2013_148151 LA FORÊT DE BERTIZ (Navarre) - LE NOUVEAU POTAGER

18 septembre 2013 : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/videos/NI_5943?onglet=tous&page=3 (10') et http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/18-09-2013_128160 LES JARDINS DE KERDALO - FABRIQUER UN ABRI À COCCINELLES

29 juillet 2013 : http://www.youtube.com/watch?v=XJYuHGpfy_o (48'32) Sortie du livre "Silence, ça pousse !"

26 juin 2013 : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/videos/NI_5939?onglet=tous&page=3 (9') et http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/26-06-2013_67114 LE JARDIN DE BAGATELLE - EXTRAIRE LA TERRE DU BASSIN

5 juin 2013 : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/videos/NI_5941?onglet=tous&page=4 (9') et http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/05-06-2013_62093
6 mars 2013 : http://www.youtube.com/watch?v=253uF6YaWs0 (45'23)
20 février 2013 : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/videos/NI_5935?onglet=tous&page=4 (8')
28 novembre 2012 http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/videos/NI_5931?onglet=tous&page=4 (7')
21 novembre 2012 : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/videos/NI_5933?onglet=tous&page=4 (10')
13 février 2012 : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/videos/NI_5937?onglet=tous&page=4 (10')

 

Autre :
- 21.11.2014 Comment planter un arbre ? avec Alain Baraton sur France 5 - La Quotidienne - Dossier au lien arbre.html 

PRÉSENTATION :



Le premier bêche, plante, explique.
La seconde s'étonne, s'enthousiasme, apprend.
Stéphane Marie propose une immersion dans le monde du jardinage.
Il dévoile, de manière concrète et toujours avec humour, les petits secrets des pros.

 

Émissions "Silence, ça pousse !" sur France 5 :
Les vidéos des dernières semaines sont visibles sur internet au lien :
http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse

Sur Facebook : https://www.facebook.com/silencecapoussef5


Forum "Silence, ça pousse !" : http://forums.france5.fr/silencecapousse/liste_categorie.htm
Les reportages : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/reportages
Jeu : http://silence-ca-pousse.france5.fr/#xtatc=INT-101

 

Interview de Stéphane Marie dans l'émission "C à vous", au sujet du livre "Silence, ça pousse ! Du potager à l'assiette" (à 3'40) :
http://www.dailymotion.com/video/x1h5iqm

Retrouver les vidéos sur Facebook dans l'album "Silence, ça pousse !" au lien :
https://www.facebook.com/conscience.deletre/media_set?set=a.660189684041840.1073741834.100001524447567&type=3

Les transcriptions écrites sont faites avec l'aide des sous-titres.
- Site de Télé Scoop pour les scripts des sous-titres : http://telescoop.tv/

 

AUDIENCE : Lu au lien : http://auxinfosdunain.blogspot.fr/2013/07/records-daudience-pour-silence-ca-pousse.html
« Nous avons battu un record d'audience en mai 2013 et dépassé le million, pas mal pour un mercredi soir en deuxième partie de soirée ! », souligne Stéphane. Avec sa confortable moyenne de plus de 640 000 fidèles et ses passages au zapping du Grand journal, l'émission a fini par s'inviter là où on ne l'attendait pas.

 

SUR WIKIPÉDIA : http://fr.wikipedia.org/wiki/Silence,_%C3%A7a_pousse_!

 

Pour les amoureux de "Silence, ça pousse !" un hors série de l'Ami des Jardins est entièrement consacré à l' émission :
Feuilletez le numéro 3 du 18 avril 2014 :
http://www.journaux.fr/lami-des-jardins-et-de-la-maison-silence-ca-pousse-_jardins-exterieurs_maison-jardin_170100.html

 

Pour les fans de pas de panique retrouvez le décryptage de chaque création de Stéphane dans le blog :
http://pasdepanique.info/
avec un site partenaire pour un logiciel jardin : http://www.monjardin-materrasse.com/client/inscription/amenagement

 

EN BELGIQUE, émissions "Jardins et loisirs" : http://www.rtbf.be/video/recherche/tag?pattern=jardins+et+loisirs
Sur Facebook : https://www.facebook.com/JardinsEtLoisirs
Sur le Web : http://www.rtbf.be/jardinsetloisirs

 

Sommaire à http://www.telereplay.fr/ : http://www.telereplay.fr/emissions/382-Silence_ca_pousse_.html

 

"Silence, ça pousse !" émission du 28 mai 2014

France 5 - Mercredi 28 mai à 21h40

VIDÉO - PRÉSENTATION - INFORMATIONS PRATIQUES - TRANSCRIPTION ÉCRITE

SOMMAIRE :

- Rencontre : Les courgettes. - Découverte : Les Floralies de Nantes. - Visite : Le Jardin d'Iris près de Chambord.
- Conseils pratiques : Permaculture. - Pas de panique : Chez Odette. - Informations pratiques - Agenda


Photo de l'album de Facebook


Revoir l'émission avec Dailymotion (VFSTF sous-titrée en français) :
http://www.dailymotion.com/video/x1xdymu (49'51)

 

Informations/vidéos sur le site de France 5 :
http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/28-05-2014_243155
ou en replay :
http://pluzz.francetv.fr/videos/silence_ca_pousse__,102744865.html

 


PRÉSENTATION :

SOMMAIRE :

- Rencontre : Les courgettes.
Sur les étals des primeurs et dans les potagers, ce légume du soleil se décline dans de nombreuses variétés de formes et pour des cuissons différentes.

- Découverte : Les Floralies de Nantes.
Cet évènement attire tous les quatre ans de très nombreux visiteurs : gros plan sur les raisons d'un succès qui ne se dément pas.

- Visite : Le Jardin d'Iris.
Situé non loin de Chambord, ce bel endroit a été composé par deux passionnés qui en font la visite et racontent son histoire.

- Conseils pratiques : Permaculture.

- Pas de panique : Chez Odette.
Cette dernière habite à proximité de la mer et dispose d'une vue splendide depuis sa terrasse.
Odette cherche des plantes capables de supporter les embruns.

- Informations pratiques

- Agenda

 


INFORMATIONS PRATIQUES :
Lire au lien : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/28-05-2014_243155


ADRESSES UTILES

Le jardin d’Iris
Annie et Alain Soupiron
14 route de Bracieux - 41250 Bauzy
Tél. : 06 16 30 15 09 & Tél. : 02 54 46 44 65
alain.soupiron@orange.fr

La permaculture
La permaculture est une science de conception de cultures, de lieux de vie, et de systèmes agricoles humains utilisant des principes d'écologie et le savoir des sociétés traditionnelles pour reproduire la diversité, la stabilité et la résilience des écosystèmes naturels.
Rencontres permacoles
Du 22 au 24 août 2014
Camp du geai - Lieu dit Raviole - 47370 Courbiac
perma.antoine@gmail.com & petitpymousse@laposte.net
Association : 
http://terre-paille.fr/
http://asso.permaculture.fr/

TRANSCRIPTION ÉCRITE DE L'ÉMISSION :

Une transcription écrite des sous-titres de l'émission est présentée sur le site de Télé Scoop au lien :
http://telescoop.tv/browse/476757/silence-ca-pousse.html



-Holà !
-Ça enlève vraiment les piqûres d'orties ?
-Oui. Enfants, on faisait ça. Tu te fais piquer, à côté il y a l'antidote, le rumex crépu, cette espèce d'oseille qui n'en est pas vraiment. Une racine incroyable, impossible à arracher. On a donc inventé cet outil. On envoyait les gosses arracher ça. Si tu les laisses grainer, tu en as partout! Surtout dans les sols acides. On se frottait avec ces feuilles. Tu craches, tu frottes un coup. 5mn après tu as oublié l'ortie.
-C'est vrai, c'est fini. Pas mal !

-Bonjour !
-Vous connaissez la "Verte de Milan". Et la "Longue de Nice" ?
-Il s'agit de courgettes !
-Oui.
-Elles sont merveilleuses. Certains semenciers proposent des variétés incroyables et des jardiniers les présentent dans l'un de nos sujets.
-Incroyable, cette manifestation qui, à Nantes, draine presque autant de monde que le Salon de l'agriculture!
-Ça a lieu tous les 5 ans. A ne pas rater. 500 000 personnes ! Tout ça pour voir des montages floraux incroyables ! Pourquoi ce succès et pourquoi cela dure-t-il toujours ?
-Le Jardin d'Iris a un nom de fleur, mais l'intérêt, ce sont les arbres.
-Oui, parce que le paysage, autour, est relativement plat. C'est à côté de Chambord. C'est l'oeuvre d'un couple. Lui, il taille tout, tout ce qui se taille. Elle trouve des plantes. A eux 2, ils ont composé un univers ravissant.
-La permaculture, nom que je ne connais pas, mais que je veux découvrir.
-Notre invité va nous parler de la permanence dans la culture. Nous sommes curieux.

-"Pas de panique" chez Odette. Elle a la vue sur la mer, mais il y a du vent.
-Des embruns avec du sel!
-Stéphane est au bord de la mer. Au fond du port, il est au plus bas. Il ne s'agit pas de son moral! Il est d'excellente humeur! Le ciel est si bleu! A présent, grimpons...
-Coucou !
-Chez Odette et Jacques.
-Bonjour ! Vous allez bien ?
-Bienvenue dans mon triste jardin.
-Oh ! Ne dites pas ça!
-Ca, c'est le travail de madame.
-Alors, madame... Principalement.
-Depuis quand êtes-vous ici ?
-22 ans. J'ai fait plein d'essais. On a planté de la lavande et du romarin.
Ils étaient envahissants, cachaient la vue sur la mer. Ils étaient hauts comme ça, à peu près. Je les ai arrachés. J'ai essayé autre chose. Je ne sais plus quoi. Ca, c'est le dernier essai. Ça fait 3 ou 4 ans.
-On passe dans des trucs un peu "ras les pâquerettes" car il y a du vent.
-Oui. Ça a été joli pendant 6 mois et puis ça envahit partout, partout.
-Les graminées, les choses qui battent au vent, c'est bien, mais il ne faut pas que ça se ressème partout. Là, on a à nouveau du plat. Il y a des galets. C'est ravissant. A l'arrière, les aromates. Ensuite, il y a une planche.
-C'est la nostalgie. On a vécu en Polynésie. J'ai fait ce petit coin.
-Au pied, c'est quoi ?
-Des "griffes de sorcière".
-Ça a trop envahi. C'est triste, finalement. Ça ne fleurit pas.
-Il y a du plat, des bosses. Il y a des endroits où on peut créer des hauteurs. Il y a des vis-à-vis. Il faut préserver ces trouées-là. Paf, sur la mer ! Après, on peut s'amuser.
-D'accord. Paf, la mer ! Entre les 2, on s'amusera. Pour le vérifier, un dessin.
-Donc là, on va garder la lavande et le Sedum spectabile. On va enlever tout le reste. Ici, un espace méditerranéen. On enlève toutes ces graminées. On va venir avec des cistes de différentes sortes. Il y a des fleurs blanches, des roses. Là, on a les toits. On peut mettre quelques verticales. J'ai envie de m'amuser avec des tuteurs. Je vais faire pousser un jasmin étoilé. Ici, j'ai envie d'un Elegia. C'est comme une graminée. C'est complètement étonnant. Ça vient d'Afrique du Sud. C'est adapté à ce climat. Ici, on peut mettre des plantes à fleurs, des pavots.
-Il y en a un qui pousse tout seul, là.
-C'est de l'annuel. Je vais installer du vivace. un lit de santolines, derrière ce petit espace et qui vont revenir vers la Polynésie. Ça se taille. Et des santolines vertes, aussi, pour jouer, pour alterner. Là, on va jouer l'exotisme avec ce qui ressemble à une agave. Ce n'en est pas une et ça résiste à moins 10 degrés. Tout ça à la place des "griffes de sorcière". Et j'ai quelques pots pour compléter celui-là avec l'agapanthe.
A priori, ça vous convient?
-Oui.
-Si le dessin ressemble à la réalité, c'est très joli.
-Si Jacques dit: "C'est très joli..."
-Vous m'aiderez ?
-Evidemment.
-Jacques a dit.
-On n'a rien à ajouter.
-Jacques a dit que des plantes allaient disparaître. D'autres vont arriver. Il y aura des verticales et des curiosités très adaptées. Au final, beaucoup de satisfaction.
-Alors là, c'est les tropiques. Chanson en anglais.
-Est-ce que cet endroit commence à changer d'allure ?
-Et moi qui trouvais ce potager triste! Comme je regrette ! Je suis éblouie par tout ce qu'il y a là. Ça n'a pas toujours été comme ça. Regardez.
-Depuis l'automne, le potager sort peu a peu de l'abandon. Le sol a été labouré, semé d'engrais ou couvert de lasagnes. Les haies ont été reprises. La lumière peut entrer. Il est temps de faire le point sur la marche à suivre.
-C'est 3 parcelles. Tu te souviens de ce qu'on a fait dans la 3ème, pas dans celles-là. Tu n'étais pas là. C'est du blé.
-Tu m'as semé dans le dos.
-Il fallait occuper ces parcelles pour que durant l'hiver il n'y ait pas d'érosion, que l'eau ne lave pas le sol. Et empêcher les adventices de reprendre le terrain.
-Le dessus. Ça se sème début novembre. Là, c'était plutôt fin novembre. Il a eu du mal à démarrer, mais c'est pas si mal.
-Si je comprends bien, tu as semé du blé pour occuper le terrain et protéger la terre des intempéries.
-Un1er temps, oui. L'idée était de retourner ce blé lorsqu'il était haut comme ça pour l'incorporer au sol avant de faire une nouvelle culture.
-C'est joli de l'avoir laissé.
-Cette terre est si difficile a travailler en début de saison, elle est hyper lourde, que je n'ai pas voulu la labourer en l'état. Donc, le blé est monté. Je vais faucher après avoir moissonné. Je vais garder les grains de blé pour les ressemer, faire la même chose et garder la paille pour pailler les plantes. C'est la 1re option. Ici, c'est du trèfle incarnat.
-C'est joli !
-Et ça sent bon. C'est un engrais vert.
-Ça veut dire quoi ?
-C'est une légumineuse. A son pied, dans ses racines, des nodules captent l'azote, la concentrent.
Lorsqu'on le fauche, les racines pourrissent dans le sol et restituent l'azote au sol.
-Ça enrichit la terre.
-D'autant plus qu'après avoir fauché, je vais les laisser sécher et les incorporer dans le sol.
-Comme le blé, ça occupe le terrain.
-Oui. Cependant, je ferai ça dans 15 jours. Derrière, je pourrai éventuellement planter des pommes de terre, des haricots, des fèves. Ce que j'aurai envie de planter. Enfin, "last but not least", nous voilà devant cette chose qui était la plus inattendue, ces cartons répandus sur le sol.
-lls étaient là ?
-Oui.
-Il n'y a plus rien!
-Ça a été très vite. Pendant l'hiver, les vers de terre sont venus faire des choses comme ça. La pluie n'a pas lavé ce terrain. quelques plantes sont venues se greffer en superficie, mais rien n'est reparti, dessous.
-Est-ce que la terre, que tu trouves trop lourde, grâce aux cartons, te convient?
-Tu vois la différence avec ça ?
-Elle est plus légère.
-Touche avec tes mains!
-J'aime pas ça.
-Que répondre à ça ?
-Rien !
-C'est joli, ça! Regarde comme c'est souple, léger ! Comme il y a de l'humus, comme ça colle!
-J'aime bien le voir.
-Ne va pas casser tout ça!
-Je suis très légère!
-Donc là, je vais terminer. Je vais arracher ça. Tu vas m'aider. J'aime bien toucher les herbes.
-Ah oui? J'ai de la chance!
-Ne me critique pas! C'est comme ça!
-Je ne critique rien. Je vais ameublir cette parcelle avant que nous ne la plantions.
-Bravo. Chanson en anglais.
-J'ai labouré. Cette technique est merveilleuse. Cette terre lourde, toutes ces choses ont disparu en un hiver. Ça a poussé, là-dedans.
-C'est la 1re fois que tu utilisais la technique des cartons. C'est amusant d'expérimenter une méthode nouvelle. Du potager à la courgette, il n'y a qu'un pas.

Plutôt aux courgettes. Il y en a plusieurs.
-J'ai commencé tout petit, très jeune, à semer des graines de tomates. J'avais une dizaine d'années. J'ai découvert les courgettes et les cucurbitacées, dont les courgettes. Ce sont des légumes faciles à cultiver. Enfant, on commence toujours par la tomate ou la courgette.
Les légumes d'été. Celle-ci, c'est la "Verte de Milan", plantée le 15 mai dernier. Elle donne des fruits à partir du 15 juillet. c'est la "Longue de Nice". Contrairement aux autres qui étaient des variétés non coureuses, buissonnantes, c'est une variété Coureuse. Ces grandes tiges s'implantent au sol. Ça peut faire jusqu'à 6m de long. Toute la production du potager est dédiée à un restaurateur. Le goût est primordial dans le choix des variétés. On essaye de cultiver des légumes gustatifs. Là, on retrouve une autre courgette, le pâtisson. Il se récolte jeune, comme la courgette. On va en retrouver plusieurs. C'est la variété pâtisson blanc. Celle-ci a la forme d'une fleur. Ça n'a pas le même goût qu'une courgette. Ça se cuisine sans la peau. Celle-ci a la particularité d'être jaune. A chair jaune également. C'est original, dans les plats. Les fleurs se mangent également. On les mange en beignets dans le sud de la France. On peut farcir la fleur et manger la petite courgette en formation. Celle-ci, c'est la fleur mâle. Les abeilles vont la butiner pour polliniser la fleur femelle qui créera ensuite cette petite courgette. On la voit déjà. Les courgettes sont originaires d'Amérique centrale et du Sud. Elles ont besoin de chaleur. Pour avoir de belles courgettes, il faut faire son semis mi-mars et installer les pieds dans un terrain enrichi en fumier GÎ compost. On la cultive en plante annuelle, en France et dans cette région, à partir du mois de mai. Elle donnera des fruits jusqu'à mi-octobre. Là, on va récolter des courgettes chez Arnaud. Il a des variétés que je n'ai pas. Il y a des variétés qui m'intéressent. Salut, Arnaud.
-Salut, Julien.
-Ça va ?
-Impeccable.
-Je récolte ce que tu n'as pas au jardin, la "Verte du maraîcher"...
-La "Ronde de Nice".
-Il y a beaucoup de variétés de courgettes, 300 ou 400. C'est un légume que l'on trouve partout dans le monde. Ça se cultive partout. C'est quasi inratable. On en trouve très peu de différentes sur les marchés, pourtant, elles ont toutes un intérêt différent. Nous en proposons une dizaine de variétés.
Ce sont des variétés difficiles à produire en graines. Elles ont besoin de beaucoup de distance. On doit séparer 2 variétés de plus de 2km. Sinon, elles se croisent.
-A bientôt.
-Salut.
-On peut faire un jardin qu'avec des courgettes, avec toutes les variétés, toutes les formes. Et ça s'arrêtera quand il n'y aura plus de place dans le champ.
-Voici le grand moment du potager. C'est de semer cette parcelle que tu as préparée.
-Et pas semer n'importe quoi!
-Alors quoi ?
-Cette terre a été abandonnée 1 ou 2 ans. Plein d'adventices ont poussé, se sont ressemées, sont dans le sol. La 1re année, il est bien de replanter des choses qui vont couvrir le sol et nécessiter un peu de travail de façon à bouger le sol. Je m'explique. Nous allons planter des haricots. C'est formidable pour nettoyer la terre.
-Ah bon ?
-Ça fait plein de feuillage. Tu les buttes et ça finit par couvrir le sol. Rien ne pousse dessous.
-Il y a trop d'ombre.
-Oui. Pareil pour les pommes de terre. Les haricots, c'est tous les 70cm. 60cm pour les pommes de terre. Tes pommes de terre vont couvrir le sol. Tu va devoir les butter, donc retravailler le sol, déstabiliser ce qui voudrait pousser. Le sol est couvert, rien d'autre ne poussera. tu en as là-bas.
-Je parle dans l'absolu !
-Bien. J'entends.
-Là, il y a des ocas du Pérou. Je ne connais pas pire ! Enfin... Pas mieux! Ça se développe tellement que rien ne pousse dessous.
-En plus, c'est bon.
-Oui. Je vais semer mes haricots verts, mes pois beurre. Ce pourrait être aussi des haricots secs. Selon ses besoins. Tu vas planter les ocas du Pérou.
-Je les éloigne de la longueur de l'outil ?
-Non, c'est tous les 60cm.
-2 fois l'outil, alors.
-Oui. Ça devient grand. Et ce qui est formidable... Je t'ai expliqué qu'il fallait les butter. A nouveau, on va travailler la terre.
-Je les enfonce beaucoup ?
-Oui, c'est bien. En fait, c'est comme un faux semis.
-Qu'est-ce que ça veut dire ?
-Tu prépares ta terre comme si tu allais la semer, mais tu ne sèmes rien.
-Quel est l'intérêt ?
-Toutes les graines qui sont dans le sol vont pousser.
Arrivées à cette hauteur, tu travailles ton sol, tu passes un coup de binette, tu l'ameublis. Les mauvaises herbes vont sécher. Plutôt, les adventices vont sécher et tu vas pouvoir semer. Ce qui a levé ne lèvera plus.
-Ça débarrasse des indésirables.
-Ça permet d'approprier une terre que tu veux cultiver. Ces techniques s'utilisent dans tous les jardins. En maraîchage, par exemple. Mais dans cet endroit où il est question de reprendre le sol pour le rendre à même d'être jardiné, ce sont des techniques plus intéressantes.
-J'entends.
-Des pommes de terre, des fèves, des haricots et les ocas du Pérou.
-Qui font de l'ombre sur les adventices.
-Et qu'il faudra butter.
-D'accord.
-Si tu ne buttes pas les ocas du Pérou, tu n'as pas de tubercules.
-J'ai compris, je vais le butter!
-Des le mois d'août, tu couvres les tiges pour qu'elles se développent sur le pétiole.

-Je vais te butter ! Aux Floralies de Nantes, vous verrez des plantes très rares.
-Tous les ans, au mois de mai, Nantes accueille ses Floralies, une manifestation dédiée au végétal avec plusieurs concours que les professionnels préparent avec assiduité.
-Avec mes collègues, on se prépare depuis 3 mois. Gagner les Floralies, c'est aussi un moyen pour moi, plus tard, de trouver un employeur, de montrer ce que je sais faire avec mes camarades. Cela peut vraiment booster mon avenir. Il va falloir sortir ça.
-15 jeunes créateurs concourent pour le plus beau tableau qui cette année a comme thème la peinture.
-Pour l'instant, on ne voit pas grand-chose. D'ici demain, le chantier sera fini. On n'a pas le choix. Il ne reste que la plantation, la mise en gazon, et l'esprit de la lumière et de l'eau.
-Une semaine entière est nécessaire pour réaliser ces jardins de 300m carrés.
-On va les dispatcher.
-Parmi tous les créateurs de cette 11e édition, certains pépiniéristes se donnent rendez-vous aux Floralies depuis plus de 30 ans pour confronter leur savoir-faire et admirer certaines raretés.
-C'est la plus belle pièce. Elle a 50 ans de travail. Plus d'une génération a travaillé sur cette plante.
Elle vient du Japon. On a chez nous le Taxus baccata. Au Japon, c'est le Taxus cuspidata. Les Floralies font découvrir ces pépites ramenées du monde. Nous présentons moins de végétaux, mais de belles pièces: 3 bonzaïs, une vingtaine d'érables du Japon tous différents. Après, des petites touches d'azalées, de fougères. Là, on est en train de mettre l'Helxine pour la finition au niveau du sol. Mon père a commencé il y a une trentaine d'années. Il avait un beau stand. Il a été primé. On est présents tous les 5 ans.
-On ne va pas les faire attendre. Tout le monde est prêt. Le personnel est prêt. On va ouvrir bientôt ? Bienvenue aux Floralies.
-Merci.
-Vous allez vous régaler les yeux. Les gens attendent les Floralies. Ça fait partie du patrimoine local, du patrimoine français. Les fleurs, c'est important. C'est la vie. Sans les fleurs, on ne serait pas là. Les gens vivent au milieu des fleurs dans leur tête. Ils attendent ça.
-J'arrive de la région parisienne pour voir les Floralies.
-Je suis ravie de découvrir ça avec ma famille qui vient de Bourgogne.
-C'est tous les 5 ans. On est venus 7 ou 8 fois.
-On trouve ça majestueux et on avait été impressionnés, la dernière fois. On vient voir la 2e session.
-Les Floralies ont commencé en 1956 avec un comité qui rassemblait tous les métiers d'horticulture. Beaucoup de maraîchers, le bassin nantais est très actif sur le plan du maraîchage. Les Floralies de Nantes restent une grosse manifestation, juste après le Salon de l'auto et le Salon de l'agriculture.
-D'un petit rassemblement en centre-vile, les fleurs sont devenues, depuis 1971, un rendez-vous international avec près de 400 000 visiteurs. Un succès rendu possible par la motivation dé bénévoles passionnés et une implantation dans un parc de 30 hectares qui permet à plus d'une centaine d'exposants de se distinguer.
-On est dans des designs plus modernes, dans la recherche du détail, de la mise en scène. On est moins dans les allées avec du bourrage de plantes, très colorées, mais plus traditionnelles. A la française. Les matériaux aident a cela.
Il y a de nouveaux matériaux, des coloris de graviers, de galets qui font que l'on peut faire des choses innovantes. Bonjour ! Ça va bien ?
-Oui. Merci.
-Bonjour. Voilà nos collaborateurs de TaTwan qui ont réalisé ce massif d'orchidées. Ce sont des Floralies internationales. Sur 120 exposants, on a 25 représentations étrangères, tous continents confondus. Combien d'orchidées, ici ?
-Sur ce massif, il y a 3 500 orchidées.
-Je pense que le côté éphémère des Floralies attire les gens. C'est comme un bouquet. On sait qu'il va durer 5 jours. Il en prend toute sa valeur. Les Floralies, on a conscience que ça ne dure que 15 jours.
-Une nouvelle fois, 2014 fut une réussite. Tous ces tableaux vont s'effacer. Rendez-vous à Nantes en 2019 pour la prochaine édition. Chanson en anglais.
-La plante de la semaine est une plante sans fleur.
-Tu as des yeux pourvoir? 'Oui !
-C'est un Arisaema et il est en fleur. La fleur est ici.
-Ah, c'est ça!
-Ça a la forme d'un arum. Sa spathe est là, qui tournicote et qui descend. Ici, la spathe est plutôt comme une massue. Ces plantes ont des teintes incroyables! Le nom de l'espèce, c'est compliqué. Je pense que celui-là s'appelle "speciosum". Arisaema speciosum. Il est originaire de l'Himalaya. Mais en Himalaya, parfois, il ne fait pas froid. Donc, ici, ces plantes sont cultivées en pot car j'ai peur de les laisser en pleine terre.
-Elles ne doivent pas aimer l'humidité.
-Non. Après avoir fleuri, en quelques mois, le système végétatif va sécher. Elles vont entrer en période de repos. L'hiver, je les rentre. Je ne les arrose pas. A la fin de l'hiver, les arrosages, la montée en température, vont provoquer la renaissance de la plante. Elles sont supposées résister à zéro degré seulement.
-Frileuse.
-Ce qui est sublime, c'est ce graphisme, là. Tu passes du noir pourpre foncé au blanc. Et tout cet aspect marbré comme du papier reliure.
-C'est très beau. Tu es sûr que ce n'est pas une plante carnivore ?
-Non, c'est comme les arums.
-Je peux mettre le doigt?
-Ne va pas me Pabîmer! Voilà comment transformer un coin d'ombre en cabinet de curiosité.
-Bien dit ! Nous partons pour le Jardin d'iris. Ça me fait vraiment plaisir, moi qui aime les fleurs, d'entendre parler de la jolie qualité du feuillage.
-Au sortir de la forêt du domaine de Chambord, la campagne se déroule souplement et nous conduit dans un jardin élaboré à 4 mains. Autour de la maison qu'il a construite, Alain cisèle et Annie cultive.
-Vous avez construit cette maison ?
-Oui.
-C'était quoi, avant ?
-Un champ, c'est tout. On a fait tout ça en fonction d'exemples vus sur des magazines, dans d'autres jardins.
-Votre particularité est d'avoir énormément d'arbres taillés. Au départ, c'était une volonté ou plutôt des vivaces ?
-Plus a l'anglaise, en arrondi. Et on a planté des buis, on a mis des bordures.
-Vous étiez tailleur de pierres et êtes devenu tailleur de buis.
-Exactement.
-Le coup d'oeil est le même.
-Quand vous voyez une pierre, vous voyez ce qu'il y a dedans. Pareil pour un buis.
-Et il taille sans gabarit.
-J'ai compris.
-A l'oeil.
-Il y en a 250 à tailler tous les ans.
-En fait, vous taillez tout.
-Oui. On laisse pousser...
-Vous taillez du charme. Là, c'est...
-De l'érable. Erable champêtre.
-Vous aimez travailler des essences locales.
-Vous ne trouverez pas ici ni palmier ni olivier.
-Ça crée quelque chose de cohérent, de rebondissant. C'est très animé.
-Et beau en toute saison, même en hiver.
-Vous me disiez que ce début de printemps est votre période préférée.
-J'aime ces camaïeux de verts. Et on voit le jardin, la structure du jardin. Après, avec les vivaces, c'est plus ou moins caché. Et en automne on a de belles couleurs.
-Au fil des années, le jardin s'est agrandi. Le vilain fossé repris sur la vieille ferme est devenu une allée de gazon. ce n'était qu'un passage. J'ai fait des massifs.
-Vous mettez des rhubarbes dans vos plates-bandes.
-Pour structurer les massifs. Je mets des rhubarbes et d'autres feuillages. J'aime les feuillages. Je les préfère aux fleurs. On obtient des teintes qui vont du jaune, du gris, au vert foncé.
-Pourquoi ce buis est en pot?
-L'hiver, il a les racines dans l'eau.
Quand il y a trop d'eau, je mets le pot à côté.
-J'aime bien l'idée. On a envie de buis. En pleine terre, il pourrit. Il est dans un pot et l'hiver on le met à côté. Il est sauvé. C'est bien. Vos bordures sont impeccables. Comment vous faites ?
-Je vais chercher mon outil.
-Vous savez vous en servir?
-Maintenant, oui. J'ai été longue. Ça fait bien mal au dos.
-Ah oui!
-Mais le résultat est magnifique. Mon mari ne tolère pas la moindre feuille qui dépasse de ses haies. Moi, c'est le moindre brin d'herbe hors des bordures.
-Plus loin, un bout de sauvage. En fait, il a fallu dégager la mare.
-Elle était enterrée.
-Ça a 15 ans, ça.
-Oui, les charmes ont déjà de gros troncs. C'est bien. C'est plus naturel. Ça inscrit la chose dans l'endroit.
-Le terrain du verger et du potager est créé depuis 10 ans. Annie cultive des simples qu'une autre vie passée dans une pharmacie lui a appris a utiliser.
-C'est Alain.
-C'est beau, Alain.
-C'est un modèle qu'Annie avait sorti d'un magazine. J'ai essayé d'en faire un. J'en ai fait 2, du coup.
-Et là,
-C'est le thé, là. J'ai une vue d'ensemble de mon jardin.
-Les pommiers sont jolis.
-Ils sont très pollinisés. On a beaucoup de bourdons.
-Qu'est-ce que le jardin a changé dans votre vie ?
-J'ai toujours jardiné. Quand je travaillais, le midi, je mangeais vite fait et je jardinais.
-Vous avez de la chance, votre époux ne rechigne pas à jouer avec vous dans le jardin.
-Oui, mais je ne fais plus ce que je veux.
-Benm
-Il y a quelques scènes, quelques disputes.
-Et vous ouvrez votre jardin au public.
-On aime faire partager aux gens passionnés de jardins. On a fait de belles rencontres.
-Trop, des fois.
-Ça devient une drogue. C'est agréable, le soir. A 20h00, 21h00, les oiseaux chantent. C'est reposant. C'est là que je savoure le plus mon jardin.
-C'est bien l'idée du paradis qui se conçoit ici. Un endroit qui s'invente chaque jour. Une partition qui, jouée à 4 mains, est encore plus incroyable.

-Bonjour, Pascal.
-Bonjour.
-Voudriez-vous bien nous expliquer ce qu'est la permaculture ?
-C'est un aménagement consciencieux du paysage qui imite la nature pour produire en abondance de la nourriture, des fibres et de l'énergie pour combler les besoins locaux.
Il s'agit aussi de réfléchir à la place de l'homme dans l'environnement. La permaculture propose un changement de paradigme. On parle aussi d'une science et d'un art du design. On re-designe les choses, l'agriculture, la construction, les énergies, pour respecter les principes éthiques de la permaculture. C'est prendre soin de l'environnement, l'aspect écologique, cette réconciliation avec la nature. Prendre soin de l'être humain et partager les surplus. Le partage équitable, en gros.
-Pratiquement, comment vivez-vous ?
-Ma maison est en paille et en terre. Mon jardin n'est jamais travaillé. On ne travaille plus le sol. Les fruitiers sont très peu taillés. Sauf quelques-uns parce que ça peut servir. Et on laisse une grosse place à une nature sauvage où on laissé la biodiversité se régénérer. Dans mon jardin, il y a aussi une éolienne, des panneaux solaires. On mélange un peu tout ça. Tout ce qui va faire que l'on va vivre sur ce terrain avec nos besoins comblés.
-Ce qui m'intéresse, c'est l'énergie humaine. C'est moins ou plus de travail ?
-De manière générale, il y a cette recherche de faire moins de travail, moins de travail humain. On laisse la nature travailler. Comme les vers de terre ou les micro-organismes. C'est cette idée de collaborer. Ce n'est plus comment exploiter la terre, mais plutôt ce que l'on peut faire ensemble pour répondre à mes besoins et à ceux des organismes du sol.
-Vous paillez beaucoup ?
-Le paillage, le bois raméal fragmenté, ce sont des techniques qui marchent bien, même si on utilise des broyeurs. On fait aussi buller du compost avec de l'oxygène pour développer les bactéries qui sont les bonnes, que l'on inocule dans le jardin. On essaye de stimuler cette vie. Un des principes de la permaculture est que plus il y a de diversité, moins il y a de domination. La diversité est garante de l'ensemble du système.
-Quand vous parlez de permaculture, vous parlez d'une sphère privée, quotidienne, et de vos recherches.
-C'est un mouvement international né en Australie et inspiré des travaux de l'agriculture naturelle d'un Japonais.
Ça s'est beaucoup développé dans les pays anglo-saxons, mais très peu en France. Tout n'est pas traduit en français, malheureusement. Du coup, depuis 2007, je suis vraiment entré dans ce mouvement. On a essayé de développer un support pour les gens acteurs de la permaculture. On peut être acteur de la permaculture sans le savoir. C'est du bon sens avec cette notion d'écologie. On essaye de rassembler ces gens-là pour rassembler toutes les expériences faites, pour qu'on échange et qu'on avance tous ensemble. En 2007, on a créé l'association "Brin de paille". On met en place des outils pour que les gens communiquent, se trouvent localement. Il y a des correspondants locaux, des annonces, des formations, et une rencontre annuelle des permaculteurs. Cette année, c'est le 23 et 24 août, à Courbiac, près d'Agen. Tout ça se met en place. Une université populaire de permaculture existe. Notre association organise des stages de 12 jours avec un diplôme, une formation diplômante, qui dure au moins 2 ans, où on apprend un peu dans tous les domaines, l'épuration, les énergies et le jardinage. Les solutions existent. On les connaît toutes. On connaît les problèmes, mais on connaît les solutions. Quand on le voit faire ailleurs, on le fait chez soi. Ça se partage très facilement. Ça fait boule de neige. Depuis 1 ou 2 ans, c'est assez exceptionnel ce qui arrive. On remplit nos stages très vite. Il y a une très forte demande, notamment au niveau des éco-villages qui se créent, des agriculteurs qui se tournent vers une solution systémique. La permaculture est systémique. S'il y a un problème là, on corrige tout en même temps pour passer d'un cercle vicieux à un cercle vertueux. Je ne suis pas écolo parce que je mange bio, mais parce que je vis dans une maison où je me sens bien, où mes enfants se sentent bien, avec des matériaux pour tous.
-Vous n'êtes pas des espèces de babas rêveurs doux dingues ?
-J'aime l'idée, mais non.
-Merci, Pascal.
-Comme dit Stéphane Marie, Il n'y a plus qu'à s'y mettre, à se former.
-Mettre les mains dans la terre.
-On vous retrouve sur le site de l'émission pour en savoir plus.
-Voilà.

-Nous partons pour le jardin d'Odette, au bord de la mer. Tu m'as dit qu'il y avait des embruns. Des plantes s'en arrangent. Lui aussi sait trouver les plantes qui vont bien.
-Stéphane est descendu dans le port avant de se rendre...
-Bienvenue dans mon triste jardin.
-Chez Odette et Jacques. Après un long conciliabule autour des vues à préserver et des souvenirs de Tahiti, le dessin devient autant de promesses qu'il serait bon de tenir.
-L'idée, c'est de virer tout ce qui doit être enlevé, les graminées, la lavande un peu vieillie, toutes ces choses-là, et de travailler le sol pour ensuite mettre les plantes, les disposer, et nous pourrons les planter.
-De nombreuses plantes sont arrachées. Les galets sont enlevés et mis de côté. Les "griffes de sorcière" qui ne fleurissaient pas disparaissent. De la fumure enrichit ce sol sableux, naturellement pauvre. Toutes sortes de plantes méditerranéennes font leur entrée.
-Odette ! Ici, le petit coin méditerranéen. On a notre lavande et d'autres lavandes. Et puis, typique du climat de la garrigue, voici des cistes.
-C'est superbe.
-Ils détestent l'eau. Ils poussent dans des caillasses, dans des sols très drainés. Ils vont apprécier cette situation sèche et poreuse. Tout le printemps, ils feront une fleur chaque jour. A Belle-Ile, il y a un jardin, le jardin La Boulaye, avec un escalier plein de cistes. Ça résiste aux embruns. Pour substituer nos "Cheveux d'ange", Stipa tenuifolia, voici un carex. Il ne fera pas de graines. Il va se tenir et ne se sèmera pas dans les dalles. Tu n'oses plus rien dire.
-Parfait !
-Oui, une planche afin de ne pas tasser le sol tout juste ameubli. Des lavandes, des carex, font la liaison vers les plantes de bord de mer, des Armeria, des Anthémis, toutes deux "maritima". Le jasmin étoilé est planté puis chapeauté d'un tuteur en forme de cône.
-Ca, c'est une Griselinia. Elle adore les bords de mer. Elle a une petite faiblesse au-delà de moins 10. C'est très facile. Elle ne coûte pas cher.
Elle sera facile à conduire et à tailler. Il faudra la garder en cône étroit. J'avais envie de la mettre ici pour avoir une verticale. On est en plein dans la forme du clocheton. C'était un petit rappel de cette image-là.
-La Griselinia, indifférente aux embruns, est taillée. Plus loin, un pavot est rejoint par des géraniums couvre-sol. 1re curiosité, un Elegia Capensis originaire d'Afrique du Sud. Les galets sont replacés. Une bande de santolines s'en vient cadrer le dallage. Le romarin est ébranché afin de faire place à... à...
-Voilà ! Hop là! Le nom est un peu difficile. Furcraea Iongaeva. C'est une agavacée. Elle est monocarpique, elle ne fleurit qu'une fois. On l'appelle "les1000 étoiles du Mexique". Elle va faire une grande hampe florale blanche, après plusieurs années, comme une agave. Ensuite, elle meurt. Sauf que sur sa hampe florale, des petites bulbilles, à l'endroit des fleurs, seront de petites plantes elles-mêmes. Il est donc possible d'en planter 1 ou 2 pour la remplacer. Je trouve que c'est une belle présence. Elle va résister au vent.
-Du sable autour des galets, comme des joints de carrelage. Autre paillis plus commun, de la coque de noix de coco. Les pots entrent en scène. Drainage puis terreau. Les voilà plantés d'un Beschorneria, curiosité mexicaine, d'agapanthes d'Afrique du Sud, d'un Aloe vera de la péninsule Arabique et une grise Astelia de Nouvelle-Zélande. Le tout est mis en place. 3 lanternes et voilà!
-Odette, Jacques!
-Oh là là !
-Splendide !
-Il y a plein de couleurs de fleurs déjà fleuries.
-On ne reconnaît plus notre jardin.
-La transformation est radicale.
-C'est beau ! C'est beau! Il y a de belles couleurs. Les petites plantes de hauteur, c'est pas mal. Ça rompt la monotonie du plat.
-C'était trop plat. Ça fait du bien aux yeux, au coeur. Ça fait du bien partout.
-Oh ! Vous êtes contents ? Merci, Jacques.
-C'est nous qui vous remercions.
-Pour le coup de main.
-C'était un plaisir.
-Entre les vues à préserver et les envies de voyages, ce sont 4 histoires de jardins qui se sont installées. Le jardin tahitien est devenu l'endroit de plantes exotiques adaptées au climat. D'autres végétaux surprenants nous emmènent vers des verticales qui enlèvent le jardin. A leurs pieds, des plantes de bord de mer installent le décor et apportent leurs flots de floraison. Enfin, le coin méditerranéen saura profiter du soleil...


 

"Silence, ça pousse !" émission du 23 avril 2014

France 5 - Mercredi 23 avril à 21h40
Rediffusée le 19 août 2014

VIDÉO - PRÉSENTATION - INFORMATIONS PRATIQUES - TRANSCRIPTION ÉCRITE

SOMMAIRE :

- Rencontre : Les cacahuètes. - Découverte : Les plantes et l'obscurité.
- Visite : Le jardin des Antipodes à Menton.
-
Les Olympiades des Métiers : Métier de jardinier paysagiste
- Pas de panique : Retour chez Bastien.


Photo de l'album de Facebook


Revoir l'émission avec Dailymotion (VFSTF sous-titrée en français) :
http://www.dailymotion.com/video/x1xdcxj (49'51)

 

Informations/vidéos sur l'émission :
http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/23-04-2014_232129

 


PRÉSENTATION :

SOMMAIRE :

- Rencontre : Les cacahuètes.
Gros plan sur l'arachide, plante originaire du Mexique et d'Afrique, et dont la Chine et l'Inde sont les plus grands producteurs.

- Découverte : Les plantes et l'obscurité.
Observation des mécanismes qui permettent à certains végétaux de se développer dans la pénombre.

- Visite : Le jardin des Antipodes à Menton.
Situé sur les terrasses de Menton, ce jardin créé par une Néo-zélandaise passionnée déploie plusieurs espaces consacrés, entre autres, aux plantes de l'hémisphère Sud.

- Les Olympiades des Métiers :
Le métier de jardinier paysagiste

- Pas de panique : Retour chez Bastien.
Deux ans après, il est temps d'aller voir comment Bastien s'est approprié son jardin et si les végétaux sont parvenus à l'isoler des voisins.

- Infos pratiques

- Agenda

 

TRANSCRIPTION ÉCRITE DE L'ÉMISSION :

Une transcription écrite des sous-titres de l'émission est présentée sur le site de Télé Scoop au lien :
http://telescoop.tv/browse/454486/silence-ca-pousse.html
ou
http://telescoop.tv/browse/609443/silence-ca-pousse.html

 


INFORMATIONS PRATIQUES :
Lire au lien : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/23-04-2014_232129

ADRESSES UTILES

L’olympiade des métiers

Tous se mobilisent pour qu'en reconnaissant le travail, le talent, le mérite, en suscitant une saine émulation qui amène les jeunes candidats à se dépasser, les Olympiades des Métiers participent d'une manière attractive et stimulante à une meilleure information des jeunes et de leurs familles sur la diversité des chemins qui peuvent conduire à la réussite et à la reconnaissance.
L’objectif permanent du COFOM, WorldSkills France est de promouvoir l’apprentissage, la formation professionnelle, les métiers et les jeunes qui s’engagent à participer au concours international, WorldSkills International et d’assurer la présence de la France en organisant la participation des jeunes français à cette compétition internationale.
Comité Français des Olympiades des Métiers - 7 rue d’Argout - 75002 Paris
Tél. : 01 40 28 18 58 - Fax : 01 40 28 18 65



LIVRE

Ma tondeuse est silencieuse MA TONDEUSE EST SILENCIEUSE
Patricia Beucher
Ed. Editions Alternatives (2014)
96 p. - 10 euros
Elle ne coûte rien ou pas grand chose.
Et surtout, elle ne fait pas de ce bruit insupportable de pétarade qui pollue les plus jolies campagnes !
À roulettes, elle muscle son jardinier pour moins cher qu’un abonnement à la gym.
À plumes ou à poils, elle le berce d’un « crunch-crunch » de métronome insatiable.


Micro jardins MICRO JARDINS
Emma Hardy
Ed. Editions Larousse (2014)
144 p. – 14,90 euros
Les contenants les plus originaux, souvent détournés de leur usage premier, sont utilisés : des coquilles d’œufs pour les « Jardins à la coque », un coffre pour y planter de la lavande, un vieil escabeau garni de pots de fleurs, des tiroirs à garnir de plantes grasses, une vieille cuve pour y planter une mini-roseraie…


 

"Silence, ça pousse !" émission du 16 avril 2014

France 5 - Mercredi 16 avril à 21h40
Rediffusée le 18 août 2014

VIDÉO - PRÉSENTATION - INFORMATIONS PRATIQUES - TRANSCRIPTION ÉCRITE

SOMMAIRE :

- Pas de panique spécial à Champagne-sur-Oise :
Améliorer les abords de la bibliothèque du village
et créer un salon de lecture extérieur.


Photo de l'album de Facebook


Revoir l'émission avec Dailymotion :
http://www.dailymotion.com/video/x1xd0r8 (50'50)

 

Informations sur l'émission :
http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/16-04-2014_229801

 


PRÉSENTATION :

SOMMAIRE :

- Pas de panique à Champagne-sur-Oise :
Améliorer les abords de la bibliothèque du village et créer un salon de lecture extérieur.

- Infos pratiques

_____________

Cela commence, comme chaque fois, par quelques pas de course, Stéphane a l’air de démarrer une matinée comme les autres, et bien pas du tout ! Deux jours complètement inhabituels l’attendent, et en excellente compagnie.
Stéphane et Noëlle traversent le village de Champagne-sur-Oise, longent les vieux murs, pénètrent dans le parc d’un château disparu, devenu propriété municipale. Premier repérage à l’intérieur de la bibliothèque et ce n’est pas tout, la mise au point va se poursuivre à l’extérieur.

Stéphane retrouve Renaud et son équipe dans une grande jardinerie. Ils vont choisir les végétaux nécessaires au projet, en dissociant chacun des espaces. Surtout, il ne faut rien oublier. Le projet doit être finalisé en deux jours et pas plus, mais Stéphane attend beaucoup d’amis de l’association. La terrasse est le chantier le plus important, le plus compliqué aussi, l’endroit où elle doit prendre place est loin d’être de niveau, sa forme n’est pas non plus des plus simples.

Ça y est c’est parti, le premier camion arrive avec le matériel et le chantier peut débuter.
Des sacs au contenu mystérieux, du géotextile et des lambourdes, le plancher arrivera plus tard. Le décamètre permet de visualiser l’emprise au sol de la terrasse et de la caler en fonction du dénivelé. Noëlle suit comme elle peut.
Stéphane commence par définir le centre du demi-cercle qui dessinera la base de la forme d’œuf voulue. Le tracé est visualisé avec de la poudre bleue.
Une terrasse rectangulaire aurait été plus simple à réaliser, mais Stéphane trouvait que dans cet environnement vallonné cela s’intégrerait moins bien.

C’est le plus gros, donc avant d’attaquer le terrassement une bâche est disposée sur l’herbe qui sera protégée. Des plaques de gazon sont découpées puis réservées dans un coin. À côté, la terre est entreposée provisoirement.
Trêve d’archéologie, le chantier tient ses promesses, l’équipe aussi importante soit-elle, parviendra-t-elle à terminer le terrassement avant le déjeuner ?

Stéphane rejoint Nathalie afin de lancer le chantier suivant. Celui consiste à faire disparaître les poubelles derrière une haie plantée sur une jolie plate-bande. Le sol complètement compacté, aura sans doute été souvent foulé. Nu et en pente, les pluies l’ont complètement lavé, ce labour va remédier en partie à tous ces inconvénients qui n’aidaient pas les plantes à se développer.

Stéphane est retourné déplaquer du gazon, qui servira à rapiécer des endroits endommagés, se gardant bien de s’attaquer au terrassement parce que ça, c’est la spécialité de Samuel.
Le volume de terre extraite commence à devenir impressionnant. Retour vers la plate-bande, les filles ont l’air de s’être très bien débrouillées.
Jusqu’à présent, tout s’est déroulé dans les temps. Allons tous ensemble prendre des forces à la cantine. Mais vite ! Un nouveau camion arrive et un autre chantier commence : voici venue la barrière de sécurité.

Même si cela commence par un cordeau tiré, afin de délimiter la distance que la barrière de sécurité doit couvrir, il faut tricher afin de suivre au plus près la courbe du fossé. La distance entre les poteaux doit être de 2m40. Elle est reportée au sol avec cette indispensable poudre bleue.
Les trous ne doivent pas faire moins de 60 cm de profondeur, ensuite les poteaux peuvent être disposés un à un. Lorsque les deux lisses sont coincées dans leur logement, le poteau suivant peut être installé, mais attention, l’ensemble doit être de niveau. L’aspect champêtre de cette barrière va adoucir la rigidité du gymnase.

Retour vers la terrasse : cela bouge ! Le plancher vient d’être livré, nous allons pouvoir découvrir le bois. Un voile géotextile a été étalé au sol afin d’empêcher l’herbe de pousser sous la terrasse.
Les sacs mystérieux révèlent leur contenu, une flopée de pièces de plastique que tous se mettent à assembler. Tout cela n’a rien à voir avec un quelconque jeu de construction, ce sont les plots sur lesquels les lambourdes vont être posées et très précisément calées.
Pour le coup, c’est un véritable jeu de construction entre les plots, les lambourdes, le niveau et la scie. Il ne faut pas s’y perdre, il ne faut pas lâcher car le temps passe et vite en plus.

L’équipe de Bruno arrive avec du ciment et du sable, afin de préparer un béton bâtard (où les proportions de sable sont plus importantes que pour une construction, afin de ne pas asphyxier le bois des poteaux de la barrière) pour bloquer les poteaux de la barrière.

Stéphane et Renaud mesurent le dénivelé entre le chemin et la terrasse, pour déterminer le parcours de l’allée. Et voilà un chantier supplémentaire alors que la fatigue commence à se faire sentir. Stéphane trace les limites de l’allée en courbe, bien entendu.
Il commence à décaisser mais il n’est pas seul, tous les amis de la bibliothèque l’on rejoint donc cela va plus vite que prévu.

L’équipe de Bruno a bien avancé sur la tranchée électrique, ils ont déjà trouvé le raccordement au pied du réverbère. Les fils électriques sont mis sous gaine par sécurité, puis conduits jusque sous la terrasse, où ils sont mis en attente.
Les planches commencent à être fixées sur les lambourdes, elles ne sont pas jointives, les deux millimètres qui les séparent laisseront passer l’eau de pluie.
Samuel reprend le centre du cercle, retrace le demi-cercle, avant de commencer à le découper : la terrasse commence à prendre forme.
Stéphane sourit jaune, au fond il est inquiet… La construction de la terrasse a bien avancé, mais il y encore beaucoup à faire. Demain, des difficultés pourraient bien venir compliquer les choses. Allons la nuit porte conseil, et surtout elle redonne force et lucidité.

L’équipe de Bruno est déjà à l’ouvrage, le ciment est pris, les trous au pied des poteaux peuvent être rebouchés. L’emplacement de l’arbre doit se trouver au centre d’un passage de lambourde. Le géotextile est découpé, la fosse est ensuite creusée, la motte de l’arbre dégagée du pot et les racines sont démêlées.
Du fertilisant et du terreau sont incorporés à la terre extraite, l’arbre peut être installé. Autour de son pied, des graminées de couleur bronze prennent place, elles s’harmoniseront avec la teinte du bois. Les planches sont découpées à 20 cm du tronc pour qu’il puisse grossir.

Stéphane rejoint Nathalie sur son chantier. Du fertilisant est répandu sur toute la plate-bande, il faut nourrir ces plantes !
Tous ces arbustes persistants constitueront à terme, une haie occultante et efficace toute l’année. Au pied de ce rideau végétal, c’est tout un camaïeu de teintes joyeuses qui prend place, grâce aux fleurs et aux feuillages de toutes ces plantes : des bruyères, des genêts, des heucherellas et des hellébores.
Bien dit Nathalie ! Ici c’est un paillis de fragments de coque de noix de coco, enrichi de fertilisant qui a été choisi. Un léger arrosage aidera les plantes à s’installer.

Les charmes en drapeau arrivent, c’est la première fois que Stéphane plante de tels arbres.
Autant de fosses que d’arbres, et pas des petites ! Elles doivent mesurer au moins 1m de côté pour 80 cm de profondeur. Bon courage mesdames messieurs, heureusement que tout le monde a répondu à l’appel, s’y colle et rigole.

Du côté de la terrasse, ce n’est pas la même ambiance, ça coince ! Noëlle voit juste, il faut renforcer l’équipe de Samuel.
L’électricité est raccordée, les boîtiers assemblés. À mesure que les planches sont vissées, elles sont percées et les fils passés. Pharaonique pas tout à fait, mais tout de même il y a du monde.
Sur les planches où ne figurent plus les limites du premier cercle, Samuel tente au cordeau de retrouver ses marques. La géométrie exige un minimum de repères et Stéphane s’inquiète de la perte du centre de la terrasse et du temps qui passe.

Sur le chantier de Nathalie, c’est la vieille vasque de béton qui est vidée. Les bulbes sont mis de côté et le contenant évacué plus loin avant d’être remplacé avantageusement.
Des tessons, des billes, des graviers et un drainage polymorphe doivent passer au-dessus de la réserve du pot. Par-dessus un voile géotextile empêchera la terre et les racines de s’y faufiler. Un peu de terreau et de fumure, le tout dans les règles de l’art.
Les chignons des racines sont soigneusement démêlés par toutes ces mains expertes !
Encore du terreau, puis ce sont quelques fleurs de saison qui prennent place au pied des arbres, avant d’être encadrées d’un épais paillis de coco.

Retrouvons Laurent et ses charmes, il est temps de les décharger et c’est une opération délicate. Ils sont très lourds, il ne faut pas les abîmer, et surtout il ne faut blesser personne.
Stéphane reprend le décamètre et ses talents en calcul mental.
Les charmes sont alignés de façon à ce que les drapeaux mis bout à bout deviennent une sorte de ruban. Pour cela, Bruno devra allonger les cannes de bambou qui guident les branches, tout en ne les laissant pas s’épaissir.

Au dos de la terrasse à présent dégagée, Stéphane dispose à blanc les arbustes qui formeront une double haie cylindrique, comme deux traversins à la tête d’un lit. Après marquage au sol, ils sont retirés afin que Bruno puisse labourer. C’est la même chanson, de la fumure avant la plantation.
Tous ces arbustes sont persistants mais de nature différente. Au premier rang sont plantés, de simples filaires et des ligustrums en fleurs et derrière, tout un assortiment de pittosporums. Sans plus attendre, Stéphane les taille afin de leur donner la forme voulue.

Bruno est revenu sur le chantier de l’allée, conduisant à la terrasse. Il fignole les bordures avant de les consolider avec des lames de métal fabriquées à cet effet. Un lit de sable de niveau, et le voile géotextile peut être étalé, découpé et agrafé. Voilà comment faire pleuvoir de noyaux de pêches !

Stéphane dispose tous les arbustes qu’il a choisis afin d’animer la balustrade, en composant des fragments de haie où domineront les fleurs et les fruits.
Les jonquilles, les fritillaires, les iris et tous ces bulbes seront au rendez-vous du printemps chaque année.

Du côté de la terrasse, il brille une lueur d’espoir, serions-nous au bout du tunnel ? La pression peut retomber, l’équipe de Samuel a fini dans les temps.
Le moment est venu de peaufiner les choses, le mobilier prend place sur la terrasse, totalement original, son dessin réveille l’atmosphère. Encore un coup de balai ! Des bougies par ci, des lumignons par là, pour fêter l’instant qui arrive.

Le pari n’était pas gagné d’avance, au combien non ! L’équipe de « Silence, ça pousse ! » ne s’était jamais attaquée à un tel projet. L’engagement des jardiniers et des membres de l’association a dépassé les espérances de Stéphane, enfin il s’en est fallu de peu qu’ils ne parviennent pas à finir dans les temps.
Le résultat est à la hauteur des espérances des amis de Nathalie et d’Isabelle, tous à présent prennent possession de leur nouveau salon de lecture extérieur.
Un pour tous, tous pour un, cela marche aussi au jardin !

Plantes utilisées : osmanthus burkwoodii, erica x darleyensis ‘Spring Surprise’, cytisus, spiraea japonica ‘Goldflame’, myosotis, pittosporum tenuifolium, viburnum tinus, osmanthus heterophyllus, cornus alba, taxus baccata, photinia fraseri, fritillaria meleagris, saxifraga x arendsii ‘Touran’, prunus ‘Okame’, phillyrea angustifolia, spiraea thunbergii, cornus sanguinea ‘Midwinter Fire’, kerria japonica ‘Pleniflora’, pittosporum tenuifolium ‘argyrophyllum’, cornus stolonifera ‘Flaviramea’, cytisus scoparius ‘Burkwoodii’, malus x ‘Red Sentinel’, pieris ‘Little Heath Variegata’, malus coccinella, campanule spring bell, saxifraga x arendsii ‘Alba’, malus ‘Perpetu Evereste’, arabis caucasica, cercis chinensis ‘Avondale’, heucherella ‘Sweet Tea’, viburnum x bodnantense ‘Charles Lamont’, photinia x fraseri ‘Red Robin’, helleborus ‘Gold’, cytisus x praecox ‘Zeelandia’, viola cornuta, narcissus cyclamineus, choisya ‘Sundance’, narcissus ‘Carlton’, carex bronzita, magnolia ‘Little Gem’, cytisus scoparius ‘Lena’, camelia ‘Crimson Candles’, ligustrum sinensis ‘Lemon and Lime’, magnolia grandiflora, bergenia cordifolia, viburnum tinus ‘Spirit Anvi’, erica australis ‘Trisha’, chaenomeles speciosa ‘Eximia’, drimys aromatica, lophomyrtus x ralphii ‘Little Star’, choisya ternata, pittosporum tenuifolium ‘Irene Paterson’, malus ‘Red Jewel’, cornus officinalis, prunus ‘Accolade’.

 


INFORMATIONS PRATIQUES :
Lire au lien http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/16-04-2014_229801

ADRESSES UTILES

Biogranulats
Fabriqués à partir de fragments de coques de noyaux de pêches et d'abricot, les graviers Biogranulats présentent des teintes chatoyantes qui réchauffent visuellement les sols et l'environnement.
Phyto-VALOR S.A.S. - Z.I. Les Grillottes - Le Paty - 07250 Le Pouzin – France
Tél. : 04 75 58 95 79 / 06 77 42 50 83 - Fax : 04 75 58 95 80
direction@biogranulats.com

PAPI
Fleurissement urbain, décoration design, nous vous invitons à découvrir nos catalogues qui vous proposeront des réponses séduisantes à vos problématiques de fleurissement d'espace public ou simplement pour prendre place chez vous, dans votre jardin.
PAPI - rue de la Libération - B.P. 4 60530 Le Mesnil en Thelle
Tél. : 03 44 26 62 00 - Fax : 03 44 26 91 90

Pépinière Châtelain
Depuis 1967, les Pépinières Châtelain sont devenues une référence incontournable de la région parisienne avec 95 hectares de production, une jardinerie de 5 000 m² et une vente en ligne. Spécialisées dans les arbres fruitiers et les arbres d'exception, elles offrent à chaque saison un large choix de végétaux et des conseils de qualité pour réussir votre jardin.
Pépinières Châtelain - 50 route de Roissy - 95500 Le Thillay
Tél. : 01 39 88 50 88
chatelain@lespepinieres.fr

Or Brun
Conçu de façon artisanale voici plus de 45 ans, l'authentique fertilisant Or Brun fait figure de pionnier dans le domaine des produits utilisables en agriculture biologique. Regorgeant d'azote, de phosphore, potasse, fer, calcium, magnésie, oligo-éléments, acides humiques et micro-organismes, il améliore les caractéristiques agronomiques du sol en nourrissant, régénérant et restructurant la terre.
Société Or Brun - 4 bis rue Georges Besse - 69740 Genas
Tél. : 0825 08 60 31
contact@or-brun.com

Jardin de La Charmeuse
3 Rue Lucien Mèche - 95190 Goussainville
Tél. : 01 39 88 84 81 - Fax : 01 39 88 55 22
jardinsdelacharmeuse@orange.fr

Jardineries Truffaut
Route Nationale 20 - 91620 La ville-du-Bois
Tél. : 01 69 63 32 32 & Tél. : 08 10 81 06 98

SM Bois
SM bois, fournisseur des professionnels du paysage, propose une gamme de produits pour aménager l'extérieur. Qu'il s'agisse de lames de terrasses, de claustras et palissades, ou encore de jardinières, tout ce qu'il faut pour aménager son jardin en bois est dans notre catalogue.
1 route de Lagny - 77410 Villevaude
Tél. : 01 60 26 03 44


LIVRE

Spécial Printemps de L’Ami des Jardins SPÉCIAL PRINTEMPS DE L’AMI DES JARDINS
Collectifs
Ed. Mondadori France (2014)
4,90 euros 
Après le succès rencontré en 2013, les deux marques s’associent à nouveau pour donner aux lectrices à la main verte tous les conseils pas à pas pour réaliser des jardinières, des clôtures, des bordures… ainsi que des solutions pratiques « pas de panique » !
Mais aussi : Montagne, Littoral, Méditerranée… des astuces et des conseils pour jardiner selon sa région.

 

TRANSCRIPTION ÉCRITE DE L'ÉMISSION :

Une transcription écrite des sous-titres de l'émission est présentée sur le site de Télé Scoop au lien :
http://telescoop.tv/browse/450160/silence-ca-pousse.html
ou
http://telescoop.tv/reader/450160/silence-ca-pousse.html
ou
http://telescoop.tv/browse/609412/silence-ca-pousse.html


 

"Silence, ça pousse !" émission du 9 avril 2014

France 5 - Mercredi 9 avril à 21h40
Rediffusée le 15 août 2014

VIDÉO - PRÉSENTATION - INFORMATIONS PRATIQUES - TRANSCRIPTION ÉCRITE

SOMMAIRE :
Rencontre : Le maraîcher de Marcoussis. - Planter l'akebia quinata (liane).
- Découverte : Le clos-masure (Normandie). - Visite : Le jardin de Landriana (près de Rome).
- Recevoir : L'AJJH (Association des journalistes du Jardin et de l'Horticulture).
- Pas de panique.


Photo de l'album de Facebook


Revoir l'émission avec Dailymotion (VFSTF sous-titrée en français) :
http://www.dailymotion.com/video/x1x7fcq (49'50)

 

Informations sur l'émission :
http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/09-04-2014_229087

 


PRÉSENTATION :

SOMMAIRE :

Rencontre : Le maraîcher de Marcoussis.
Soucieux de la préservation de l'environnement et de sa santé, Marc Mascetti pratique un maraîchage sans pesticides.
Il ne se préoccupe pas des rendements et noue un dialogue entre le sol et la nature.

- Planter l'akebia quinata (liane).
Voici une liane qui va en séduire plus d’un, tant elle est rustique et capable de tenir une bonne place sur la terrasse ou le balcon.

- Découverte : Le clos-masure (en Haute-Normandie).
En Haute-Normandie, dans le Pays de Caux, les clos-masures, ou cours-masures, sont des fermes closes de haies plantées, vestiges d'une organisation agricole séculaire.

- Visite : Le jardin de Landriana (près de Rome).
L'idée du jardin est née en 1967 quand, après avoir commencé à collectionner des plantes rares, Lavinia Taverna décida de créer un jardin.

- L'AJJH (Association des Journalistes du Jardin et de l'Horticulture).
... On n'est pas un organisme professionnel. On n'a pas vocation à modifier les choses.
On veut faciliter le travail de chacun etaméliorer la formation des amateurs...

- Pas de panique : Chez Hélène.
Hélène, qui vient d'emménager dans son appartement, a besoin de conseils pour planter son jardin et lui donner une ambiance qui lui ressemble.

- Infos pratiques

- Agenda

 


INFORMATIONS PRATIQUES :
Lire au lien http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/09-04-2014_229087

 

TRANSCRIPTION ÉCRITE DE L'ÉMISSION :

Une transcription écrite des sous-titres de l'émission est présentée sur le site de Télé Scoop au lien :
http://telescoop.tv/reader/446636/silence-ca-pousse.html
ou
http://telescoop.tv/browse/446636/silence-ca-pousse.html
ou
http://telescoop.tv/browse/604152/silence-ca-pousse.html

 

"Silence, ça pousse !" émission du 2 avril 2014

France 5 - Mercredi 2 avril à 21h40
Rediffusée le 14 août 2014

VIDÉO - PRÉSENTATION - INFOS PRATIQUES - TRANSCRIPTION

Sommaire :

- Rencontre : Le charme. - Découverte : Le lichen. - Visite : Le jardin du Bois du Fay.
- Planter une bouture obtenue par hydroculture - Pas de panique : Chez Guillaume.


Photo de l'album de Facebook



Revoir l'émission avec Dailymotion VFSTF :
http://www.dailymotion.com/video/x1tnflh (50'16)

 

Revoir l'émission en replay (avec ou sans sous-titrage) :
http://pluzz.francetv.fr/videos/silence_ca_pousse_.html (50'15)
ou
http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/02-04-2014_226219 (50'15)


 


PRÉSENTATION :

Au sommaire :

- Rencontre : Le charme.
Gros plan sur cet arbre ou arbuste, très répandu dans les parcs et les rues, et idéal pour former des haies ou des rideaux de verdure.

- Découverte : Le lichen.
Cette plante offre tout un univers de formes et de couleurs.

- Visite : Le jardin du Bois du Fay
Dans un vallon de la vallée de Chevreuse, l'artiste écrivain paysagiste Mark Rudkin compose depuis quarante ans un univers où se retrouve une architecture végétale rigoureuse, au milieu d'un bois fleuri.

- Planter : Planter une bouture obtenue par hydroculture

- Pas de panique : Chez Guillaume
Hélène, qui vient d'emménager dans son appartement, a besoin de conseils pour planter son jardin et lui donner une ambiance qui lui ressemble.

 


INFOS PRATIQUES : Vu au lien http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/02-04-2014_226219

VISITES DES JARDINS

LE JARDIN DU BOIS DE FAY

Un Américain amateur d’art, artiste et écrivain est devenu paysagiste presque malgré lui, après avoir jeté son dévolu sur un pan de colline dans l’est de la vallée de Chevreuse.

L’endroit est devenu un havre de poésie. Entrons dans le bois du Fay.

À l’automne, ce bois s’embrase, tous les arbres ont été choisis en pépinière au moment où leurs teintes s’illuminent. De cette manière, Mark Rudkin pouvait être certain qu’ils tiendraient leur promesse.

Dans le jardin formel, la rocaille est au diapason de la simplicité, un carré de pavés surélevés, creusé d’un puits en son centre et couvert de plantes alpines.

La colline boisée et les mille surprises qui l’enchantent, avec des nuages de fleurs, ou des ondées de feuillages flamboyants, nous conduisent vers un espace où une main rigoureuse a dessiné une architecture végétale.

Le bois du Fay n’est qu’une seule et même œuvre, où chaque mètre carré a été inventé, décidé et planté. La poésie s’écrit même au jardin.

 

CONSEILS PRATIQUES

Planter une bouture obtenue par hydroculture

Nous avons tenté des boutures par hydroculture avec des streptocarpus. Les plantes sont restées dans la serre froide à la lumière, et voilà le miracle s’est produit. Les deux feuilles sèchent peu à peu, cependant des racines se sont développées à leur extrémité, ainsi que quelques feuilles naissantes. C’est le moment de les replanter.

Premièrement la feuille initiale va se désagréger, les plants pourraient tomber à l’eau mais ce ne sont pas des plantes aquatiques. Ensuite il est préférable que le système végétatif de la jeune plante ne se soit pas trop développé, sans quoi elle demanderait trop aux racines qui n’ont pas encore connu la terre et qui vont devoir s’y adapter.

Mieux vaut un substrat léger, nous allons donc mélanger un tiers de sable ou de perlite à du terreau, afin de replanter les boutures dans un pot d’environ 8 cm de diamètre.
Une fois que le mélange est prêt, nous allons positionner la plantule en suspension au-dessus du pot, ses racines occupant tout l’espace intérieur. Ensuite nous pourrons faire tomber les substrats autour, tout en la maintenant. Tasser la terre avec le doigt mais sans l’arroser car ce serait de trop. Et voilà !

PAS DE PANIQUE

Pas de panique retour chez Guillaume

Il va y avoir du gros œuvre, du labour, du labeur et la remise en ordre du paysage. Après une petite séance d’échauffement dans les rues de Belleville, Stéphane est devant la jolie maison de Guillaume.

Le temps est passé bien vite. Comment dans ce jardin désespérant, les plantes ont-elles réussi à tirer leur épingle du jeu ? Guillaume est-il parvenu à les entretenir à les maîtriser ? Autant de questions qui appelaient une réponse.

Stéphane prend la cisaille et reprend les formes en cône que les ifs commençaient à perdre. Le truc consiste à se placer au-dessus de l’axe vertical, pour envisager la totalité de la forme.
Puis c’est au tour des boules de lauriers thym sur tige, d’être reprise sévèrement.

Le résultat est époustouflant, en trois ans Guillaume a fait table rase des échecs du passé. Les arbres malades qui produisaient une ombre trop dense ont été judicieusement remplacés. Les plantes comme par magie ont adopté l’endroit pour lui offrir leur belle générosité, et enfin Guillaume a su conduire et maîtriser sans se perdre, ce jardin dont il rêvait. Mille Bravos !

 

ADRESSES UTILES

  • Rosier en hommage aux 20 ans de combat du sidaction

    Une impression de puissance pour cette nouveauté qui célèbre les 20 ans du Sidaction : une grande fleur au coloris rouge clair, vermillon, avec un parfum puissant : boisé avec une note de fruits rouges.
    Une plante vigoureuse donnant des fleurs de 78 pétales environ pour 12cm de diamètre. Il possède une bonne résistance aux maladies.
    Meilland Richardier
    CS 9006
    38790 Diemoz
    Tél. : 04 78 34 46 52

 

AGENDA

Sidaction

Du 4 au 6 avril 2014
Le Sidaction, c’est un programme Tv et radio dédié à la lutte contre le sida, mais c’est aussi partout en France, près de chez vous : de Lille à Marseille, de Strasbourg à Rennes, les associations, les étudiants, les troupes de théâtre, les musiciens… se mobilisent pendant tout le week-end pour soutenir la lutte contre le sida. Nous vous invitons, vous aussi, à participer à ce grand élan de solidarité.

Tél. : 01 53 26 45 77

 

6ème édition d'Ambert côté jardin

Les 12 et 13 avril  2014
Au cœur de la ville, célèbre pour sa Fourme et sa mairie ronde, le jardin public Emmanuel Chabrier servira d'écrin à cette manifestation garante de rencontres conviviales entre professionnels, férus d'horticulture et jardiniers en herbe ! À travers la thématique « Jardin d'ici, jardin d'ailleurs », le public aura à cœur d'admirer une exposition de bonsaï et cactus, de parcourir le jardin des sens, de découvrir un jardin imaginaire construit par les enfants et de visiter un jardin clos extraordinaire.

Parc des expositions
rue de Stang Vihan  
29000 Quimper

 

TRANSCRIPTION ÉCRITE DE L'ÉMISSION :

Une transcription écrite des sous-titres de l'émission est présentée sur le site de Télé Scoop au lien :
http://telescoop.tv/reader/441793/silence-ca-pousse.html
ou
http://telescoop.tv/browse/602588/silence-ca-pousse.html



 

 


 

"Silence, ça pousse !" émission du 26 mars 2014

France 5 - Mercredi 26 mars à 21h40
Rediffusée le mardi 12 août 2014

Sommaire :

- Rencontre : Le riz. - Découverte : Les cerisiers japonais.
- Visite : Le Cyclop, à Milly-La-Forêt, dans l'Essonne. - Pas de panique : Chez Antoine.


Photo de l'album de Facebook

 


Revoir l'émission (VFSTFR) Sous-titrée en français :
http://www.dailymotion.com/video/x1lj1zy (49'48)

Revoir l'émission en replay :
http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/26-03-2014_224469 (49'48)

 


PRÉSENTATION :

Au sommaire :

- Rencontre : Le riz.
Gros plan sur cette plante que l'on consomme sans trop la connaître cependant.

- Découverte : Les cerisiers japonais.
L'émission s'est rendue au Japon, lors de la floraison des cerisiers.

- Planter : Planter le pseudopanax ferox

- Visite : Le Cyclop, à Milly-La-Forêt, dans l'Essonne.
Cette oeuvre colossale et collective, en plein coeur de la forêt et initiée par Jean Tinguely, célèbre cette année ses vingt années d'ouverture au public.

- Pas de panique : Chez Antoine
L'appartement contemporain dans lequel Antoine vient d'emménager est tout neuf, des pots sont déjà en place, mais il ne sait pas quoi planter sur ses deux terrasses exposées plein sud, en plein vent.

- Infos pratiqu

  • Le Cyclop

    91490 Milly-la-Forêt
    Tél. : 01 64 98 95 18 association@lecyclop.com

  • Terre de liens

    Terre de Liens est né en 2003 de la convergence de plusieurs mouvements liant l’éducation populaire, l’agriculture biologique et biodynamique, la finance éthique, l’économie solidaire et le développement rural.
    Tél. : 09 70 20 31 09

 

- Agenda


TRANSCRIPTION ÉCRITE DE L'ÉMISSION :


Une transcription écrite de l'émission est présentée sur le site de Télé Scoop au lien :
http://telescoop.tv/reader/438250/silence-ca-pousse.html (partielle)
et
http://telescoop.tv/browse/599602/silence-ca-pousse.html

 

 


 

"Silence, ça pousse !" émission du 19 mars 2014

France 5 - Mercredi 19 mars à 21h40
Rediffusée le 11 août 2014

Sommaire :
- Rencontre :
Le Kokedama. - Découverte : Le prix des légumes.
- Visite : Le jardin du château de Chenonceau.
- Le prix des légumes.
- La Ruche qui dit Oui !
- La Protea "Possum Magic".

- Pas de panique


Photo de l'album de Facebook

Revoir l'émission :
http://www.dailymotion.com/video/x1lj2id (50'15)

Revoir l'émission en replay (avec ou sans sous-titrage) :
http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/19-03-2014_222287(50'14)
ou
http://pluzz.francetv.fr/videos/silence_ca_pousse__,98835446.html (50'14)
ou
http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/videos/107448187

 



PRÉSENTATION :Lu au lien http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/19-03-2014_222287

Au sommaire :

- Rencontre : Le Kokedama.
Cet art floral autour de la mousse végétale a été remis au goût du jour au Japon dans les années 90.

- Découverte : Le prix des légumes.
S'intéressant aux mécanismes qui fixent les prix des légumes, cette rubrique présente également des associations de producteurs qui inventent une autre échelle de valeur.

- Visite : Le jardin du château de Chenonceau.
Construit sur le Cher, en Touraine, et surnommé le «château des dames», ce monument compte parmi les plus visités.
Entre Diane de Poitiers et Catherine de Médicis, la rivalité s'exerce encore dans la beauté des jardins.

De tous les châteaux de la Loire, c’est celui qui se mire dans l’eau. Construit sur les bases d’une forteresse du XIIe siècle, gardienne du Cher en 1513, Thomas Bohier débute Chenonceau.

Au cours des siècles se succèdent plusieurs périodes de faste puis d’oubli. Madame Dupin, amie de Jean-Jacques Rousseau et aïeule de George Sand, sauva le château à la révolution. Madame Pelouse voulut des jardins à l’anglaise avant que la famille Verneuil ne repeigne à la française au dix-neuvième siècle.

Ce succès est le fruit d’une attention particulière et constante, sur tous les détails qui donnent à penser que le château est bien habité, et qu’il nous attend autant dans les bâtiments que dans les jardins.

Un château qui se mire dans l’eau avec des jardins qui ressemblent à des robes de bal. Chenonceau est le château des dames, de celles qui s’y sont surpassées sans détruire l’ouvrage de leurs rivales, et qui comme les autres en étaient amoureuses, lui permettant de traverser le temps.


- Conseils pratiques : Semer les pois mange-tout
Comme les fèves, nous aurions pu semer nos pois mange-tout au mois de novembre. Cependant ils sont encore moins résistants aux intempéries, cette plantation automnale serait donc plus raisonnable au sud de la Loire. Certaines haies ayant diminué voire disparu, l’endroit va profiter de la lumière indispensable à la levée pour la culture des pois.

Nous avons choisi des pois mange-tout, corne de bélier qui mesureront jusqu’à 1 m50. Nous avons ameubli cette terre après avoir réparti un peu de compost, c’est l’humus qui intéresse le pois mange-tout, car le fumier s’il est trop frais le cuit. En revanche, s’il est bien mûr cela lui convient, mais n’oublions pas qu’il synthétise lui-même l’azote. N’en rajoutons donc pas trop.

Les rangs sont déterminés au cordeau à 50 cm les uns des autres. À la serfouette, nous allons creuser un sillon de 5 cm de profondeur, puis disposer tous les 3 cm un pois que nous avons pris soin de faire tremper dans un bol d’eau pendant 24 heures.
Lorsqu’ils auront levé, et dépasseront les 15 cm, nous pourrons butter les plants en les faisant disparaître sous une légère butte de terre. Vous pourrez ensuite pailler afin que les pieds ne sèchent pas, car attention, ils détestent avoir chaud aux pieds.

Nous allons utiliser des coupes de branches pour tuteurer les pois.
Si vous n’en avez pas sous la main, vous trouverez des filets en plastique à tendre sur des tuteurs sur lesquels les faire grimper, ou du grillage à maille moyenne, qu’il faudra après la culture passer au chalumeau afin de les débarrasser des lianes sèches.

- Le prix des légumes.

- La Ruche qui dit Oui !

- La Protea "Possum Magic".

- Pas de panique : Chez Elsa
Dans un jardinet où le gazon ne veut pas pousser, Stéphane doit négocier un bout de terrasse pour monsieur et une belle plate-bande d’ombre pour madame.

Stéphane tourne le dos au béton, prend les chemins de traverse et se dirige vers la jolie maison d’Elsa qui vit une grande contrariété dans son jardin.
Oui on va se mouiller, parce qu’il va pleuvoir toute la journée. Ce n’est pas grave, il y aura des plantes, de belles surprises, des curiosités, une belle ambiance et au final une certaine satisfaction. 
Il pleut, il mouille c’est la fête à la grenouille ! Si Stéphane ne se sent pas trop batracien ce matin, il fait fi de la pluie et court chez Elsa, qui est désespérée par son gazon et aimerait bien autre chose. Terrasse ou gazon, réflexion, négociation, il va falloir enfiler les bottes et c’est parti pour un vrai changement.

Toutes les plantes sont présentées sur la bâche, puis arrive un pot en terre cuite qui prend justement place devant les briques du mur. Drainage et terreau, le voilà planté d’une belle boule de buis. Occupons-nous des fargesias. L’arbuste moribond est arraché puis remplacé par un pittosporum tenuifolium, mieux adapté aux situations sèches, il devra tout de même être arrosé.

La plantation à reculons implique de planter tout en même temps, les arbustes et les vivaces sans véritable vue d’ensemble. Dans cette partie à l’ombre, les pachysandras, pervenches et violettes produiront de bons couvre-sols. C’est reparti : toujours des couvre-sols, l’ophiopogon vert surnommé turquoise est imparable à l’ombre, ainsi que les carex mélangées aux helxines.
Plus nous reculons, plus nous approchons de la zone où pousse le gazon donc de la lumière. Il est alors possible d’installer des plantes à fleurs, des primevères et des jonquilles.

La plate-bande commence à prendre une belle densité, deux espèces d’hellebores trouvent leur place. Des scilles du Pérou éblouiront le printemps et enfin en bordure à la lumière, des bruyères d’hiver déploient leur coussin de fleurs roses. Au pied de toute cette végétation, un épais lit de coques de fèves de cacao est répandu.

Quelques éléments de décoration viennent compléter l’ambiance, quelques lumières et c’est bon ! Le jardin d’Elsa si coquet, avec sa fausse cheminée et ses objets décoratifs méritaient mieux qu’un sol de terre battue. Sans pour autant le couvrir entièrement d’une terrasse, il fallait trancher.
Un parquet de bois sera posé à l’endroit où sont déjà la table et les chaises, il permettra de surplomber une plate-bande riche, adaptée à cette situation ombragée. Les garçons ne pourront plus jouer au ballon, mais ils ont déjà trouvé ailleurs une aire de jeu, et profiteront avec le reste de la famille de ce joli jardin unique en son genre.

Plantes utilisées : ligustrum japonicum, viola odorata, narcissus ‘Carlton’, pittosporum tenuifolium, carex brunnea, sarcococca, euonymus ‘Pulchellus’, choisya ternata sundance, fritillaria, scilla, heucherella ‘Solar Eclipse’, helleborus, pittosporum tobira ‘Nana’, primula, muscari, salix viminalis.



- Infos pratiques


  • Le jardin de Chenonceau
    : http://www.chenonceau.com/

    Château de Chenonceau
    37150 Chenonceaux
    Tél. : 02 47 23 90 07
    info@chenonceau.com
    Ouvert toute l’année 2014


  • La ruche qui dit oui ! : http://www.laruchequiditoui.fr/

    La Ruche qui dit Oui ! est un site web qui donne des ailes aux circuits courts. Outil de vente en ligne, il favorise les échanges directs entre producteurs locaux et communautés de consommateurs qui se retrouvent régulièrement lors de véritables marchés éphémères.


- Agenda

TRANSCRIPTION ÉCRITE DE L'ÉMISSION :

-C'est incroyable, la façon dont ces branches sont nouées.
-Cette espèce de pommier fait ça, d'autres non. Là, c'est complètement... C'est super beau.
-Bonjour.
-"Kokedama", en japonais, ça veut
-Une boule de mousse qui est censée représenter l'univers. C'est un art floral relativement récent. Un art Japonais.
-Entre le marché de Versailles et celui de Nanterre, il y a une différence du simple au double sur le prix des légumes.
-Qu'est-ce qui fait le prix des légumes ? Nous avons rencontré des gens qui essaient de démonter cette mécanique.
-Chenonceau est un château sur le Cher chéri.
-C'est le "château "des Dames". Ce sont des jardins où il fait bon retourner.
-Et notre invité s'occupe de la ruche.
-La Ruche Qui Dit Oui. C'est une association qui met en lien les consommateurs et les produits dans des circuits courts de manière à favoriser ceux-ci.

-Pour son "Pas de panique", Elsa n'y arrivait pas.
-A force d'essayer, il peut y avoir rupture entre Elsa qui veut de la pelouse où ça ne pousse pas et son époux qui en a marre de ressemer de la pelouse tous les ans.
-Stéphane est conseiller conjugal.
-Il pleut. Cache ta joie. Ce n'est pas grave, ça va passer. C'est presque le printemps. Stéphane tourne le dos au béton, prend les chemins de traverse et se dirige vers la jolie maison d'Elsa, qui vit une grande contrariété dans son jardin.
-Bonjour Elsa. Tu vas bien?
-Super
-C'est par là ?
-Oui.
-Donc... Oh, bah alors ?
-C'est là.
-C'est fort décoré.
-On essaie mais on n'y arrive pas. Qu'avez-vous essayé de faire ?
-Vous avez essayé de semer du gazon.
-On a essayé 5 fois. Ça pousse et après, ça meurt.
-Et toi,
-Je voudrais des fleurs, de la couleur. Mon mari veut mettre du parquet partout, du coup. Il abandonne.
-Je le comprends. Quelle est la course du soleil ?
-Comme ça. Il se planque assez rapidement derrière le mur.
-Il y a un peu de lumière là. est un endroit pour vous poser, pour déjeuner. Ça semble convenir. Nous, on va s'occuper particulièrement de cette zone. Si l'herbe ne pousse pas, mettons autre chose. Pour que ça devienne un jardin.
-C'est le but.
-Je suis venue à Colombes pour avoir un jardin.
-C'est bien, cette cheminée.
-J'aime bien.
-Et vous avez planté ça.
-On a planté des bambous. On a essayé dans ce coin, aussi. Ca, ce n'est pas une réussite. Le camélia est content. Et ça, ça va.
-Ca, ça se taille. Ça me semble clair. On va se mettre à l'intérieur pour faire un dessin.
-Humour ! "Semble clair" dans un jardin qui manque de lumière. Un dessin éclairé, s'il vous plaît.
-Les choses sont posées.
-Un petit gâteau avant d'attaquer ?
-Non, jamais entre les repas. Ils ont l'air bon.
-Carotte ou banane.
-C'est tentant. Je vais commencer par installer un grand pot. On aurait pu tout mettre en pleine terre. On va installer un buis en boule là-dedans.
-J'adore les plantes en rond.
-C'est toi qui le tailleras ? Ensuite, on va planter des arbustes. On va planter partout.
-C'est bien.
-Des choses différentes les unes des autres. Sur ce bout de mur, il n'y a rien. On va planter deux arbustes. Avec des feuillages différents. Le pittosporum sera parfait. Au milieu de tout ça, on va planter des fleurettes. Des primevères, des choses qu'on trouve à la saison. Des jonquilles.
-Les jonquilles fanent. Il faut en replanter d'autres.
-Non, elles sont là pour des années. C'est ce qui est bien. Et de manière à ce que tout ça ne reste pas complètement nu, c'est toute une série de plantes qui ressemblent à de l'herbe. Ça peut être des graminées. Que penses-tu de ça ? Magnifique.
-C'est trop beau.
-Ce n'est jamais trop beau.
-On sort ?
-On va se mouiller.
-Il va pleuvoir toute la journée. Mais il y aura des plantes, de belles surprises, des curiosités et, au final, une certaine satisfaction.
-C'est super. Ça ne ressemble plus à ce que c'était.
-C'est tout ce que tu as trouvé, toi ?
-Il est vachement bien.
-Je cherche des arbres qui ont poussé spontanément, et toi, tu reviens avec un truc piqué
-La pépinière sert à ça.
-Nous sommes de retour dans le nouveau potager.
-Résumé des épisodes précédents.
-Tout au long de l'hiver, les travaux de préparation des sols, la réorganisation des allées, les élagages, la compostière ont permis de rendre l'endroit propre aux cultures.
-A présent, comme nous sommes au mois de mars, je voudrais reprendre cette haie.
-Voilà pourquoi tu voulais des petits arbres.
-Oui, pour densifier cette haie qui ne ressemble plus à rien. Quand je suis arrivé ici, je ne savais pas comment travailler les haies. Les haies devenaient de plus en plus transparentes. Et j'ai commencé à planter des petits arbres dans ces trous.
-Bonne idée.
-Eh ben non ! Là, il y a un hêtre qui a été planté il y a deux ans. Il est à l'ombre des autres et ne peut pas pousser. Un jour, j'ai parlé avec un voisin cantonnier, en lui disant que je ne savais pas quoi faire. Il m'a dit de couper la haie depuis le pied. En fait, c'est logique. Tout le monde est dans la course à la lumière. Ceux qui sont au-dessus prennent la lumière. Si tu coupes tout le monde à ras, tu remets tout le monde sur un pied d'égalité. L'idée, ça va être dé couper toutes ces branchés. On s'en servira plus tard. Nous verrons comment investir cet endroit.
-C'est parti.
-C'est le mot.
-C'est ce que tu n'oses pas faire quand tu ne sais pas. Tu ne veux pas faire mal aux arbres. Tu veux en rajouter. Moralité, ça ne marche pas. Là, ça va fonctionner.
-C'est ce que tu appelles "couper du pied".
-Oui, il reste 10 cm. Là, nous pouvons planter les houx. Là, il y a un grand houx et un petit houx. Il va reprendre. On a retrouvé des hêtres qui s'étaient ressemés dans le paillis de feuilles de hêtres. J'ai aussi quelques arbres à racines nues que tu vas pouvoir praliner. On en plante un ou deux à 60 cm les uns des autres. Je mets un peu de fumier dans les trous, toi, tu pralines.
-Attention à tes doigts.
-A la fin de l'hiver prochain, on va rabattre tout le monde.
-On va encore couper ?
-On va les rabattre à cette hauteur-là. Ils vont s'être développés Ils se développeront d'ici. Ça donnera de l'épaisseur au pied de la haie. Sinon tu vas te retrouver avec des parapluies.
-Tu coupes à cette hauteur et les branches vont se ramifier. avec une chose qui fait ça. Ta plante va laisser un creux ici.
-C'est le grand souci de la haie. C'est fourni en haut et vide en bas.
-Je t'ai tout dit.

-Coupez, coupez, coupez. Savez-vous ce qu'est un kokedama ? Avez-vous envie d'en fabriquer vous-même ? Regardez, ça vient du Japon.
-J'ai découvert le kokedama au cours d'un voyage au Japon. J'étais à Tokyo, j'ai vu un fleuriste qui proposait des kokedama. Au Japon, le kokedama est connu, on le trouve dans les grandes villes. Je suis retourné au Japon approfondir la technique, rencontrer d'autres fleuristes. Le terme "kokedama" signifie en japonais "balle "de mousse". "Koke" veut dire "mousse" et "dama", "balle". On retrouve la forme de la sphère de terreau habillée de mousse. Le kokedama, on pourrait le qualifier d'art végétal japonais. C'est en fait la fusion de techniques traditionnelles japonaises. Il n'est pas très ancien, ça date du début des années 90, à un moment où le bonsaï commençait à moins intéresser la nouvelle génération. Le kokedama, c'est comme une petite planète avec cet aspect de jardin miniature, sur lequel une plante a poussé. Ça évoque un peu "Le Petit Prince", qui est sur sa planète avec son arbre. La technique du kokedama transcende la plante et la met en valeur. On a vraiment une impression de naturel, avec une plante qui va croître naturellement. Elle n'est pas taillée pour être petite comme le bonsaï. On essaie d'avoir une technique respectueuse de la plante. Quand on travaille les plantes, ça n'a aucune influence sur la durée de vie de la plante, sur sa vitesse de croissance. Les racines se développant et, le terreau s'appauvrissant, il va falloir le renouveler. Vous avez deux options : vous pouvez rempoter ou nous le ramener pour qu'on reconfectionne une sphère de terreau. Dans la technique du kokedama, les principales difficultés, c'est d'avoir un bon mélange pour obtenir cette plasticité dans le terreau. Vous allez avoir besoin de keto, une argile qu'on trouve au Japon, qu'on récupère lorsqu'on cure les rizières. Il faut une autre argile, sous forme de granulés, et qu'on appelle l'akadama. Et puis on a besoin d'amener de l'humidité et d'aérer le substrat. On va utiliser de la fibre de coco.
Avec la technique du kokedama, on peut travailler une large variété dé végétaux. On ne travaille pas sur les végétaux qui ont un volume racinaire trop important. On serait obligés de faire une sphère trop grosse. Les autres plantes qu'on ne travaille pas, ce sont les plantes qui n'aiment pas qu'on touche au système racinaire. Certaines plantes n'aiment pas être mises en racines nues. La deuxième difficulté, c'est d'obtenir une sphère parfaite. Ce n'est pas très évident car on est gêné par la plante, qui nous embête pour faire cette sphère. Le dernier élément, c'est d'avoir une belle mousse. La qualité de la mousse contribue à l'esthétique de la composition, pour habiller la terre de terreau une fois qu'elle sera façonnée. Lorsqu'on travaille la mousse, on peut la déchirer facilement à la main. Surtout, le grand intérêt, c'est que, comme on utilise plusieurs morceaux de mousse, quand on rapproche les morceaux, la structure est quasi invisible. On quitte le monde de la plante pour celui de la décoration végétale, puisque on travaille à la fois le kokedama et le support pour rendre la composition attrayante. En France, il reste encore à le faire découvrir. Il faut expliquer l'intérêt du kokedama, avec un entretien réduit.
-Oh, tu me remplis les bottes!
-Mais non.
-Si, j'ai senti.
-Tu en as plein les bottes. Le potager, ce n'est pas ton truc.
-Si, j'aime bien, mais...
-Là, je mets un peu de fumier. Pas beaucoup, car ce que Et nous allons semer...
-Des cornes de bélier.

-Des pois mangetouts. Nous avons retourné cette terre en prenant soin d'enlever la paille qui la recouvrait, les pois détestant les fumiers pailleux. Nous allons passer un coup de râteau. Exactement, on passe un...
-Qui a rangé ça comme ça ?
-Il faut bien qu'il y ait quelqu'un qui range. Même si c'est mal fait, c'est mieux que quelqu'un qui ne range rien. Nous tirons les cordeaux à 50cm.
-Comme ça, c'est bien ? Il faudrait un autre cordeau.
-50 cm.
-Tu ne m'attends jamais.
-C'est dingue.
-Je ne suis pas vive. Il fait tout pour m'humilier.
-50. Hop !
Hop ! Hop ! Mets-toi en face pour être parallèle !
-Je ne sais pas où me mettre. Je me sens gourde.
-C'est nouveau ? Ensuite, prends la serfouette. Où l'as-tu mise ?
-Là où je pensais que c'était bien.
-Bon, on va faire ça avec une truelle. Je vais creuser un sillon de 5 cm.
-On dirait une salade de pois chiches.
-Ce sont des pois qui gonflent depuis 24 heures, afin de germer plus vite. Voilà. A présent, je vais mettre un pois tous les 3 cm.
-D'accord. Ça va monter jusqu'à combien ?
-1,50 m, a priori. Tu peux commencer à recouvrir le sillon.
-J'aime bien faire ça.
-Je te rends les pois. A présent, nous allons semer le deuxième rang. Les oiseaux adorent les pois. La solution consiste à poser sur le sol un voile de forçage. Mais les escargots adorent aller sous les voiles de forçage et ils aiment aussi les pois. Il faut se prémunir des escargots et, logiquement, tout devrait bien se passer. Lorsqu'ils auront 15 cm, nous allons les buter. Lorsqu'ils seront butés, nous paillerons avec des feuilles. La plate-bande restera fraîche. Les pois détestent avoir les pieds au sec. S'ils sèchent, ta production est finie. Il vaut mieux cueillir les pois quand ils sont jeunes, de manière à ce que le pois ne grossisse pas, ce qui induit le terme de la production. Si tu cueilles ton pois bien tendre, il continue de faire des pois. Nous allons tuteurer tout cela. Donne-moi les branches que j'ai coupées à 2 m de hauteur. Il faut tuteurer ces pois qui mesurent 1,50 m. Les branches de noisetier que nous avons coupées tout à l'heure dans la haie, elles vont nous servir à tuteurer les pois. Plus elles sont ramifiées, mieux les pois vont s'en satisfaire. Tout le monde n'a pas du noisetier chez lui. Tu peux prendre des tuteurs en bois ou en bambou et mettre un filet en plastique pour que les pois courent dedans. Tu as une autre solution qui consiste à prendre du grillage à poules, à moyennes mailles,
-Et si les pois sont emberlificotés dans ton grillage ?
-Tu brûles avec un chalumeau et tout va bien.
-Tu as fait la haie avant les pois pour récupérer les branches.
-C'est l'économie agricole qui me plaît.
-On les mange quand ?
-Dans trois mois.
-Je me régale d'avance. En plus, ils seront gratos, issus du potager.

Le prix des légumes, comment ça marche ? Voici la réponse.
-Comment s'établit le prix du poireau ou du chou ? Pourquoi le cours des légumes varie-t-il sans cesse ? Les consommateurs se posent ces questions. Quel est le prix du chou-fleur bio tout juste récolté dans le champ ?
-Ça, 55 centimes. Ça varie tous les jours. Ça peut aussi être le même. Mais le prix est fait tous les jours. Il peut changer tous les jours.
-En Bretagne, une coopérative pratique une vente spéciale appelée "l'enchère au cadran". Une mini-bourse où chaque producteur propose ses légumes au plus offrant.
-Les producteurs nous livrent leurs volumes et ensuite, c'est mis aux enchères. S'il y a de la demande, les acheteurs vont acheter. On a un équilibre entre le volume offert par la production et le volume demandé par les acheteurs.
-Le principe, c'est quand ce bouton est ouvert, c'est celui qui appuie le premier. Quand c'est chaud, c'est chaud.
-Le marché chou-fleur, c'est le plus gros marché du jour. Ça va être tendu. Peu de marchandises, donc prix à la hausse. Le marché au cadran, c'est les enchères. Après, il faut sentir le marché.
-Deux palettes, 10 heures.
-Pour du chou-fleur gros en catégorie 1, on est à un peu plus d'1 euro la tête.
-On est largement au-dessus de notre coût de production. Par contre, on n'est pas tous les jours à ce prix-là. On a passé tout le mois de novembre à 0,24 ou 0,25. Là, on a peu de volume sur la Bretagne et de la demande sur l'ensemble de l'Europe. C'est le meilleur système pour équilibrer l'offre et la demande. Tout le monde s'y retrouve. Notre objectif, c'est que nos producteurs s'y retrouvent.
-A cela, il faut ajouter les frais des intermédiaires et les transports. Mais alors, comment sont déterminés les prix dans les Amap et autres petits maraîchers bio ?
-Du pissenlit ? Oui. C'est notre production, donc ce sont des petits. Je les fais un peu moins chers qu'ailleurs.
Les années où il y en a plus, les prix sont moins chers. Quand il y en a moins, c'est plus cher.
-Ça fait 6,18. C'est les prix comme les collègues. Le voisin qui fait des pissenlits les vend le même prix que moi. Si on les vendait moins cher, ce ne serait pas normal. D'une semaine à l'autre, ça varie peu. Le prix est le même tout l'hiver.
-En Isère, c'est un même prix fixe tout au long de l'année que propose une association maraîchère pour satisfaire le consommateur.
-C'est un jardin collectif qui supporte l'activité d'une épicerie solidaire. La production est livrée à une épicerie sociale et solidaire. Les prix des produits, c'est moi qui les fixe. Je vais en demander 4 euros le kilo. Il est toujours au même prix. Je considère qu'on peut le maintenir au même prix. L'idée, c'est de produire une alimentation saine pour des gens qui ont peu de revenus et qui sont souvent tentés par les supermarchés discounts.
-Salut Anne.
-Salut Thomas. Tu m'apportes ?
-De la salade fraîche.
-C'est le prix de la salade du potager. Comme elles sont de différentes tailles, on les fait au kilo. C'est moitié prix pour les personnes qui ont des petits revenus. C'est vraiment une épicerie sociale. Le but, c'est de rendre les produits frais accessibles à tous surtout à ceux qui n'ont pas l'habitude d'en consommer.
-Est-il possible de trouver des choux ou autres légumes encore moins chers ?
-Vendons des topinambours roses bio, arrachage a la demande, jusqu'à 100 kilos. Prix :1 euro le kilo.
-Aujourd'hui, chacun peut s'improviser producteur et vendre le fruit de son labeur. Mais une réglementation impose d'avoir son jardin attenant a la maison et que la partie maraîchage n'excède pas les 500 m2.
-Ce n'est pas vendre, en fait. Si une personne est intéressée...
-Oui. Pour notre consommation personnelle, on n'en a pas besoin d'autant.
-Ce n'est pas une production maraîchère. Là, c'est les panais. Les poireaux sont là. Je ne sais pas si ça se vend au kilo.
-1 euro le kilo ? Tout est à 1 euro. J'ai l'impression qu'on serait de mauvais maraîchers.
-Des poireaux, des panais, des pommes de terre.
Et notre chou-fleur ?
-1 euro aussi. Record battu.
-C'est fascinant.

-On dirait une gorge d'oiseau.
-C'est une curiosité végétale. Son nom est Protea X "Possum Magic". Elle est issue de l'hybridation entre Protea maxica et Prota Iongifolia, qui sont toutes les deux originaires d'Afrique du Sud. Là-bas, on les appelle "sucre "des broussailles". Quand elles sont épanouies, les fleurs se perdent à l'intérieur de la fleur pour en récupérer le nectar. Nous l'avons cultivée en serre froide. Logiquement, à l'extérieur, elle fleurit plutôt à la fin du printemps. Cette plante va supporter des températures descendant à -5 degrés. Ses copines sont plus frileuses. Elle va supporter des terres un peu lourdes quand ses cousines exigent des sols très légers. Des sols qui doivent être neutres, voire légèrement acides. Elle est allergique au phosphate, au calcium et apprécie comme engrais le fer, le soufre et le magnésium. Son nom, "Protea", vient du dieu grec Protée, ce dieu qui a la capacité de changer de forme. Ces Proteaceae peuvent être très différentes les unes dés autres.
-Un caméléon végétal.
-Selon certaines conditions, il est possible de les planter sur le littoral. Il est aussi possible de la faire pousser dans un lieu comme celui-ci.

-Nous partons pour le château de Chenonceau.
-De tous les châteaux de la Loire, c'est celui qui se mire dans l'eau. Construit sur les bases d'une forteresse du 12ème siècle, gardienne du Cher, en 1513, Thomas Bohier débute Chenonceau.
-Il est arrivé à l'époque de la Renaissance et a trouvé ce château fort complètement détruit. Il a conservé la plus belle tour de l'ancien château fort et l'a conçu avec le style Renaissance. Il construit son château mais conserve cette tour pour en faire un ensemble homogène. Thomas Bohier doit céder son château à François Ier. Celui-ci l'offre à Henri Il, son fils, qui en fera don à sa favorite, Diane de Poitiers, lui étant marié à Catherine de Médicis. Diane va l'agrandir, créer un pont qui traverse le Cher et créer son jardin. Ce jardin va servir de potager.
On y retrouvait des haricots verts, des artichauts et des fruitiers, des pommiers, des poiriers, des orangers. Après, la composition a évolué selon les modes et les siècles. Malgré tout, il y avait déjà un jeu de structures, de fontaines. Au milieu, on a recréé le pentagone avec un jet qui monte à cette hauteur. On a eu l'aide d'architectes italiens. Ils ont emmené une maîtrise en France. Avec le Cher, on était très exposés aux crues. Ils ont eu l'idée de faire cette terrasse de protection. La conception était compliquée pour l'époque. C'est un mélange de terre et de pierre avec une fondation de pierres par-dessus. Ça a traversé les siècles. On rentre dans l'ere du jardin plaisir. Ce système de terrasses va permettre de s'y promener, d'avoir des perspectives, de mettre le château en valeur. Là, on n'est plus dans le château plaisir. On trouve des perspectives intéressantes, du jardin ou du château. Par la suite, le roi Henri Il meurt lors d'un tournoi. Catherine de Médicis reprend le château à Diane de Poitiers. Et elle va créer des galeries sur le pont dans le but de faire des fêtes. Elle conserve le jardin de Diane de Poitiers. Par contre, elle crée le sien. Ce sera le jardin plaisir. On y retrouve des fontaines, des volières. Elle se fait aider de grands architectes italiens. Le jardin devient plaisir.
-Au cours des siècles, se succèdent plusieurs périodes de fastes puis d'oubli. Madame Dupin, amie de Jean-Jacques Rousseau, sauve le château à la Révolution. Madame Pelouze voulut des jardins à l'anglaise, que la famille Verneuil repeint à la française au 19e.
-En 1913, la famille Menier rachète le château. Les travaux vont commencer en 1950. Le bâtiment est abîmé, les toitures sont en mauvais état, donc on entame des gros travaux et on l'ouvre au public. Il y a 200 000 visiteurs dès la 1re année. On se rend compte que le château suscite l'intérêt. Aujourd'hui, c'est le château privé le plus visité de France.
-Ce succès est le fruit d'une attention auprès de tous les détails qui laissent à penser que le château est bien habité.
-Ce qui est important, c'est d'avoir deux jardins distincts. On joue sur les couleurs. Cette année, Catherine est rose. Diane est plus dans le ton jaune et blanc. En ce moment, le jardin de Catherine est plus coloré. Par contre, celui de Diane de Poitiers, début août, il y aura les hibiscus qui vont commencer a fleurir et du coup, le jardin de Diane va peut-être reprendre le dessus sur celui de Catherine. Il y a toujours ce combat entre les deux reines. de bal. Chenonceau est "le château des Dames", celles qui s'y sont surpassées pour détruire l'ouvrage de leur rivale qui, comme les autres à leur suite, en était amoureuse.

-Guilhem, bonjour.
-Bonjour.
-Vous êtes cofondateur de La Ruche Qui Dit Oui ! En quoi ça consiste ?
-L'idée est d'offrir un service qui permet au plus grand nombre de faire ses courses directement auprès des producteurs agricoles locaux. On soutient une agriculture de proximité.
-En ville aussi ?
-En Ile-de-France, plein de producteurs se déplacent.
-Qu'y a-t-il entre le producteur et le consommateur ?
-Au centre, il y a la ruche. C'est le lieu où on récupère ces produits. Cette ruche est animée par le responsable de ruche qui peut en faire une petite activité entrepreneuriale. Ça permet de simplifier la rencontre de tout le réseau.
-Le consommateur achète par le biais d'Internet ?
-C'est un mélange entre le virtuel, la technologie et le réel, le terrain. Quand on rejoint une ruche, on cherche des produits. On s'inscrit, et ça nous dit où est la ruche la plus proche. Chaque semaine, il y a des propositions des producteurs. On trouve de la viande, des légumes, du fromage, du pain. La vente en ligne dure 5 jours. Ensuite, les producteurs livrent votre ruche et vous récupérez vos produits.
-La ruche, physiquement, elle est comment ? C'est une maison, un lieu, une boutique ?
-La ruche s'ouvre dans plein de lieux différents. Elle peut être chez votre voisin sur des tréteaux. On en a dans des musées, dans des églises, des bibliothèques municipales.
-Ça n'a rien à voir avec les Amap qui vous obligent à prendre un abonnement et à acheter toutes les semaines une certaine quantité de produits.
Là, c'est plus libre.
-L'idée, c'était vraiment de rendre ça plus souple pour toucher plus de monde. Effectivement, on achète quand on veut, les quantités qu'on veut, ce qu'on veut.
-Comme au marché.
-C'est comme un marché. Pour un producteur, un marché prend entre 8 et 10h. Avec la ruche, en 3h, ils ont tout distribué.
-Tout est déjà pré-acheté, si j'ai bien compris.
-Oui. Ils savent exactement ce qu'ils vont distribuer.
-C'est un mix entre une méthode traditionnelle et une méthode moderne ?
-C'est la volonté de faire une rencontre de cultures, effectivement. On est 35 salariés dans notre entreprise. La moitié sont des ingénieurs informaticiens qui trouvent des outils pour gérer ce circuit court. De l'autre côté, c'est très humain. On a des producteurs et des gens qui se rencontrent.
-Vous existez depuis quand ? Quelle envergure cette initiative a-t-elle prise ?
-L'entreprise s'est lancée il y a 3 ans. On assiste à un déploiement assez impressionnant. Quand on propose des modèles d'entreprises qui sont justes et équitables, la réponse sociale est très forte. Il y a eu un regain d'activité très fort dans le milieu agricole qu'on soutient avec ce système. Les consommateurs adhèrent vraiment à ça. C'est pratique et ça a du sens. Et on trouve des gens qui se lancent dans l'entreprise, montent leur ruche. Une entreprise qui a du sens, ça motive les gens. On est réjouis de voir cette activité humaine positive.
-Combien y a-t-il de ruches ?
-Il y a 400 ruches et on en ouvre une par jour, en ce moment.
-Et vous, comment vous rémunérez-vous ?
-Le producteur fixe son prix. 20 % sont rajoutés. 10 % vont à la ruche et 10 % vont à notre entreprise.
-Vous avez récemment obtenu deux labels très différents.
-On a 2 labels. Un de l'entreprise sociale et solidaire. C'est pour les entreprises qui ont une mission sociale, avec un certain mode de gouvernance. L'autre label est celui de jeune entreprise innovante. Cette rencontre est forte chez nous. Il y a l'idée de la start-up sociale et solidaire. On veut permettre à la société de se réorganiser.
-Comment définir l'esprit de La Ruche Qui Dit Oui ?
-Pouvoir être autonome sur son approvisionnement alimentaire. Ça doit être de l'alimentation de proximité. Il est important que ça soit proche des gens et dans l'autonomie. On encourage l'initiative locale.
-Bravo.
-Merci.
-Longue vie à La Ruche Qui Dit Oui !

"Pas de panique" chez Elsa où rien ne pousse. La course du soleil, c'est très important.
-Il pleut, il mouille, c'est la fête à la grenouille. Si Stéphane ne se sent pas trop batracien, ce matin, il court chez Elsa qui désespère de son gazon.
-Je voudrais des fleurs, de la couleur.
-Terrasse ou gazon ? Réflexion, négociation, projection sur un dessin. Il va falloir enfiler les bottes.
-C'est trop beau.
-Ah bon! Ici, c'est l'endroit où rien n'a voulu pousser. On va mettre des bâches pour protéger le gazon. Là, ici, il y a notre terrasse. On va mettre en place les grosses pièces, on va travailler le sol et planter au fur et à mesure pour ne plus avoir à marcher dessus. Avec la pluie, ça va devenir un bourbier.
-Toutes les plantes sont présentées sur la bâche. Puis arrive un pot en terre cuite qui prend sa place devant les briques du mur. Drainage, terreau, et le voila planté d'une belle boule de buis. Occupons-nous des fargesias.
-Ces plantes-là finissent par s'étouffer dans leur bois mort. Donc, de temps en temps, il faut couper ça. Ça va éclaircir le pied. Ca, c'est mort. Il n'y a rien de plus sec que le pied d'un mur. Malgré la pluie, malgré tout ça.
-L'arbuste moribond est arraché et remplacé par un pittosporum, mieux adapté aux situations sèches.
-Il faut mettre le pot?
-Non. Si le pot rentre dedans, c'est bon.
-Lui, il s'appelle comment?
-C'est un Cornus sibirica. On l'aime pour son bois. Tu devras le couper là d'ici un mois pour qu'il refasse de nouvelles pousses. Ca, c'est le bois de 2012 et ça, celui de 2013.
-Non, tu coupes 2013. Comme ça, ça redémarre et ça fait de nouvelles choses.
-La plantation a reculons implique de planter tout en même temps sans véritable vue d'ensemble. Dans cette partie à l'ombre, les pachysandras pervenches et violettes produiront de bon couvre-sol.
-Qu'est-ce qu'il lui fait ?
-Tu vois, là, c'est parti pour faire des ronds.
-Il ne faut pas ?
-Non, ce n'est pas terrible. A terme, la plante se nanifie.
-D'accord. Tu lui libères les racines.
-Il ne faut pas avoir peur de les casser?
-Il faut juste les dégager pour qu'elles fassent leur chemin. Là, c'est un peu perdu.
-C'est reparti. Toujours des couvre-sol. L'ophiopogon vert est imparable à l'ombre. Ainsi que ces carex mélangées aux helxines.
-J'ai vu que vous alterniez les couleurs.
-Parfois, c'est bien que ça glisse. plus nous approchons de la zone où pousse le gazon. On installe des plantes à fleurs, des primevères, des jonquilles.
-C'est ça, les dindes ?
-Non, c'est des pintades.
-Il y a des petits points.
-Juste, juste, juste. Fritilliaria meleagris. C'est une plante des prairies alpines. Elle fait des petits damiers entre le blanc et le bordeaux, si tu laisses les graines se développer. A mmi-ombre, elles vont se ressemer. Tu auras plein de petites plantes qui vont sortir. Elles se botanisent très facilement.
-Botanisent ?
-Tu achètes ça, tu la plantes dans la terre et il y en a partout.
-La plate-bande prend une belle densité. Deux espèces d'ellébores trouvent leur place. Des scilles du Pérou éblouiront le printemps. Enfin, en bordure, des bruyères d'hiver déploient leur coussin de fleurs roses. Au pied de cette végétation, un lit de coques de fèves de cacao est répandu. Quelques éléments de décoration viennent compléter l'ambiance.
-C'est fini ! Venez tous. Raphaël, tu n'as rien vu, toi ?
-Il n'a rien vu. On a même un chien. C'est super. Ça ne ressemble plus à ce que c'était.
-Quel boulot! Je ne pensais pas que c'était possible.
-Tout ça devrait se développer. Tout ce qui est couvre-sol va investir tout le territoire. Il faudra tailler les arbustes. Au printemps, ces fleurs reviendront chaque année.
-Super. Merci. Merci beaucoup. Merci pour la leçon.
-Avec plaisir.
-Le jardin d'Elsa, si coquet, avec sa fausse cheminée, ses objets décoratifs, méritait mieux qu'un sol de terre battue. Il fallait trancher. Un parquet de bois sera posé à l'endroit où sont déjà installées la table et les chaises, pour surplomber une plate-bande adaptée à l'ombre.
Les garçons ne pourront plus jouer au ballon mais pourront profiter de ce joli jardin unique en son genre.
-C'est sympa, les enfants dans le "Pas de panique".
-Ils m'ont promis de ne plus jouer au footbaIl dans le jardin...
-Des enfants qui tiennent leurs promesses, ça existe.

Si vous voulez que Stéphane vienne chez vous, inscrivez-vous...
-france5.fr rubrique "Silence, ça pousse !".
-Un rendez-vous: du 20 au 30 mars, la Semaine pour les alternatives aux pesticides.
-C'est une semaine internationale qui concerne une quinzaine de pays. L'an dernier, il y a eu plus de 1 000 événements organisés autour de ce mouvement citoyen. d'Alternatives aux pesticides.
-Et puis, dans le Pas-de-Calais, du 29 au 30 mars à Locon...
-Une grande fête des plantes qui réunit des producteurs de la région, des producteurs belges qui mettent en avant des plantes destinées au jardin. Le thème sera "Cultures et culture".
-Voici une collection de livres pour enfants: "Le Potager d'Emile". Ces livres sont très jolis et à chaque livre correspond un légume. "La courgette", "La carotte". "Simone la pomme". Les légumes ont des prénoms. "Thérèse la fraise". Franchement, c'est sympa.
-Pour ma part, je vais te parler d'une édition qui n'est pas livresque. Ça s'appelle "Maya, jardinière facile à réussir". C'est un substrat que tu mets dans une jardinière, dans lequel tu sèmes...



Une transcription écrite de l'émission est présentée sur le site de Télé Scoop au lien :
http://telescoop.tv/browse/433800/silence-ca-pousse.html
et
http://telescoop.tv/browse/599571/silence-ca-pousse.html

 

Photo : 'Silence, ça pousse !' émission du 19 mars 2014 - France 5  Sommaire : - Le Kokedama. - Le prix des légumes. - Le jardin du château de Chenonceau. - Pas de panique     Revoir l'émission au lien (avec ou sans sous-titrage) :    http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/19-03-2014_222287(50'14)  ou  http://pluzz.francetv.fr/videos/silence_ca_pousse__,98835446.html (50'14)    PRÉSENTATION :  Publié au lien :  http://www.conscience33.fr/tv-silence-ca-pousse.html#19_03_2014    Au sommaire :     - Rencontre :Le Kokedama.   Cet art floral autour de la mousse végétale a été remis au goût du jour au Japon dans les années 90.    - Découverte :Le prix des légumes.  S'intéressant aux mécanismes qui fixent les prix des légumes, cette rubrique présente également des associations de producteurs qui inventent une autre échelle de valeur.     - Visite : Le jardin du château de Chenonceau.  Construit sur le Cher, en Touraine, et surnommé le «château des dames», ce monument compte parmi les plus visités.   Entre Diane de Poitiers et Catherine de Médicis, la rivalité s'exerce encore dans la beauté des jardins.     - Pas de panique :   Stéphane se rend chez un téléspectateur pour l'aider à réaménager un coin de jardin qui pose problème.    TRANSCRIPTION ÉCRITE DE L'ÉMISSION :    Revoir l'émission en replay (avec ou sans sous-titrage) :  http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/19-03-2014_222287(50'14)  ou  http://pluzz.francetv.fr/videos/silence_ca_pousse__,98835446.html (50'14)    Une transcription écrite de l'émission est présentée sur le site de Télé Scoop au lien :  http://telescoop.tv/reader/433800/silence-ca-pousse.html


 

"Silence, ça pousse !" émission du 12 mars 2014

France 5 - Mercredi 12 mars à 21h40
Rediffusée le 8 août 2014

Sommaire :
- Rencontre : Le dahlia. - Découverte : La gastronomie végétale.
- Visite : Le Jardin du Bois Marquis, dans le Rhône. - Pas de panique :Retour chez Florence.

- Planter les pommes de terre. - Internet : "Les Fruits du Voisin"
- Entretenir le Sciadopitys Verticillata (pin parasol du Japon).
- Le Cornus Officinalis.


Photo de l'album de Facebook

Revoir l'émission :
http://www.dailymotion.com/video/x1lj1uy (51'01)

 

Revoir l'émission en replay (avec ou sans sous-titrage) :
http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/12-03-2014_219917 (51')
ou
http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/videos/107009528

 


PRÉSENTATION :

Au sommaire :

- Rencontre : Le dahlia.
Gros plan sur cette superbe fleur qui orne les jardins en été.
Originaire des régions chaudes du Mexique, d'Amérique centrale et de Colombie, elle s'est bien adaptée sous nos climats.

- Découverte : La gastronomie végétale.
Si on mange des fleurs depuis l'Antiquité, cette tendance est à nouveau en vogue depuis quelques années.

- Visite : Le Jardin du Bois Marquis (Isère).
Par un petit matin brumeux à Vernioz, petit village situé dans le Roussillonnais, entrons dans le jardin du bois marquis, nous éblouir de ces belles couleurs que prennent les arbres durant l’automne.

Plus qu’un jardin, c’est la belle aventure d’un homme, son créateur Christian Peyron qui désirait un endroit qui soit beau en toute saison.

Christian Peyron dit aussi que « ce jardin né de ma volonté m’a souvent imposé la sienne ». Cette intelligence des choses de la nature a produit un spectacle inoubliable, qui classe ce bel ensemble jardin remarquable. C’est parti pour une petite visite de jardin à la bonne franquette, mais pleine d’inspiration.

- Conseils pratiques : Entretenir le Sciadopitys verticillata.
Qui a dit que nous ne plantions jamais de conifères ? Eh bien non, voici un spécimen qui promet, c’est un sciadopytis verticillata.

Nous lui trouvons un je-ne-sais-quoi de préhistorique (les conifères arrivant très tôt dans l’évolution des plantes). Il a de grandes feuilles qui ressemblent à des aiguilles, elles peuvent mesurer de 5 à 12 cm de long, ce qui le rend très élégant.

Après quelques années, l’arbre va former une flèche et s’élever vers le ciel, jusqu’à une vingtaine de mètres dans les meilleurs cas, pour 8 mètres d’envergure.
Il est originaire du Japon et résiste à -20°. C’est une grosse bête que nous devrons planter plus tard loin de la maison si nous ne voulons pas qu’il nous fasse de l’ombre. Il est réservé aux grands terrains, histoire d’en profiter.

Avant de le lâcher dans la nature, nous allons l’élever deux ou trois ans dans un pot, il sera là sous nos yeux. Il aime les expositions ensoleillées plus ou moins tamisées. Donc plein soleil ici, à mi-ombre au sud. Il lui faut un sol drainé et légèrement acide.

Nous avons choisi un pot deux fois plus grand que celui dans lequel nous l’avons acheté. Il est percé à 3 cm du fond et nous allons verser 10 cm de billes d’argile. Puis mélangeons la terre du jardin (légèrement acide) à un demi-seau de compost. Il faut que le collet de la plante soit au niveau du sol, un arrosage, un paillis, et notre sciadopitys va pouvoir rejoindre ses copains sur le muret devant la serre.

- Internet : Les Fruits du Voisin.

- Planter des pommes de terre.

Plante de la semaine : Cornus officinalis.

- Pas de panique : Retour chez Florence.
Il est temps de voir si les végétaux ont prospéré après la création d'une épaisse plate-bande censée isoler l'espace de vie du voisinage.

- INFOS PRATIQUES :


- AGENDA

Exposition figure(s) & paysage(s) : http://www.kerguehennec.fr/

Du 2 mars au 25 mai 2014
Le château ouvre ses portes pour l'exposition "Figure(s) & paysage(s)" avec neuf artistes invités : Élise Beaucousin, Daniel Challe, Katerina Christidi, Jonas Delhaye, Isabel Duperray, Marcel Dupertuis, Marine Joatton, Angélique Lecaille et Illés Sarkantyu.

Domaine de Kerguéhennec
56500 Bignan
Tél. : 02 97 60 31 84
Fax : 02 97 60 41 51
kerguehennec@cg56.fr

Fête des plantes : http://www.chateau-cheverny.fr/liste-evenements/fete-des-plantes

Les 22 & 23 mars 2014
Fête des plantes dans le parc du château, toujours autant d’exposants et d’animations, et l’occasion de célébrer les 130 ans de la société d’horticulture du Loir et Cher.

Château de Cheverny
41700 Cheverny
Tél. : 06 26 56 17 16

 

- LIVRES :

 

TRANSCRIPTION ÉCRITE DE L'ÉMISSION :

Et c'est ça l'amour du créateur du Bois Marquis.
-Quand j'étais petite, je pensais que ça poussait comme ça.
-Non, au 17e, on pensait qu'à force de les tailler comme ça, ils resteraient comme ça.
-C'est comme s'épiler les jambes, les poils reviennent. Bonjour.
-Bonjour !
-Je me demande si c'est la période pour planter les dahlias.
-lls arrivent en magasins, on peut les choisir, pour les planter d'ici 1 mois, 1 mois et demi.
-On a mangé des beignets de courgettes ou on a semé des capucines dans nos salades pour faire joli. Là, il s'agit de manger les plantes, comme de la viande.
-C'est de la gastronomie végétale. Au-delà des fleurs d'hamamélis, des capucines, de nombreux végétaux nous offrent leurs saveurs pour composer des plats somptueux.
-C'est un passionné, ce propriétaire du Bois Marquis. Il dit que ce sont les écorces des arbres qui l'ont amené à aimer Au-delà des fleurs, des feuilles qui flamboient au printemps, ces espèces de discrétion de l'hiver quand les écorces, sur un ciel gris-noir, deviennent sublimes. C'est ça, l'amour des arbres.
-Les fruits de mes voisins sont-ils mes fruits ?
-Peut-être le seront-ils grâce aux initiatives de nos invités.

-Retour de "Pas de panique" chez Florence. J'étais ravie.
-Justement, avant de la revoir, peut-être faudrait-il d'abord la rencontrer.
-Et découvrir ce qui la tracasse dans son jardin.
-Trop cool ! Il fait beau! Stéphane visite le village avant de franchir un passage piéton, point de départ de la journée. Il est dans le nouveau quartier et il va chez Florence, qui a commencé son jardin mais s'est arrêtée en route.
-Bonjour.
-Salut, Stéphane. Comment ça va ?
-Bien et toi ?
-C'est où ?
-Je t'emmène par là.
-Je te suis.
-On passe par dehors. Je t'explique un peu ce qui se passe. Il y a eu un petit début. Le soir, le soleil ne donne dans ce jardin qu'à cet endroit-là.
-D'accord.
-Et ici, on est un peu dans la rue et un peu chez la voisine.
-Et le soir, il est là.
-La maison fait de l'ombre. L'idée, ce serait d'opacifier l'endroit où il y a le grillage.
-Tu as commencé une plate-bande.
-Oui mais bon...
-Tu as bien fait, avec le tuyau pour délimiter.
-C'est très artistique.
-La plate-bande de forme organique.
-Donc ça, c'est pas mal. Et puis, le talus.
-Vous avez un beau talus!
-Il est tristounet. En haut, ça pousse. Mais ce n'est pas gai.
-C'est simple. Le brief est simple.
-Pour moi, pas tellement mais pour toi, oui.
-On va mettre la table ici et on va réfléchir.
-Le brief est simple. Le dessin sera-t-il aussi évident ?
-On n'a pas parlé des 2 poteaux.
-Ils étaient là pour étendre le linge. Ça cachait un peu la voisine mais c'était moche.
-Je vais commencer par ça. Ces poteaux vont nous servir à installer 2 verticales. Ce serait amusant de faire des fagots d'osier où on fera pousser des plantes grimpantes. Derrière cette petite haie avec des Griselinia et des Oléarias, ce serait bien de Iui donner un peu plus d'épaisseur. Donc, on va installer des arbustes entre. On attaque cette plate-bande. J'ai envie de mettre un pot.
-Pour l'étoffer.
-Pour donner du corps, quelque chose de solide. Dans ce pot, j'y mettrai des hydrangeas, des Paniculata. Dans le fond de la plate-bande, des plantes plus hautes. L'idée, c'est d'avoir une diversité de plantes.
-On garde le même esprit car c'était déjà très varié.
-Près de nous, des plantes vivaces. Et en bordure, des Stipa Tenuifolia, quelque chose de flou. Ici, on peut sauter dans le talus. On va dérouler sur cette pente, un feutre dans lequel, on va planter des arbustes.
-Qui vont couvrir tout ça.
-Et des choses différentes. Et au pied de ça, pour terminer, une frise de Pennisetum et en alternance, car nous sommes ici dans un climat tempéré, on aura des Gauras. Ça te convient?
-Ça ne peut pas être mieux.
-Il faut que tu m'aides.
-Ça, ça va être plus difficile.
-Il va falloir bêcher, tendre des bâches, planter. Il y aura des sueurs et des rires. 'TU Y es presque.
-Le jardin tiendra-t-il les promesses du dessin ?
-Les fagots, c'est l'apothéose!
-C'est palpitant et c'est à suivre.
-Dans la série "le grand potager"... On était là il n'y a pas longtemps ?
-Il y a 15 jours.

La fréquence s'accélère. La saison avance. Et les activités s'enchaînent.
-Résumé des épisodes précédents.
-Le potager sorti de la friche, a totalement changé d'apparence. Les parcelles travaillées attendent le printemps. La compostiere, le châssis et le tunnel sont à l'oeuvre. Nouvelle étape : des légumes qui couvrent les sols et les laissent propres.
-J'ai compris que nous allions planter des pommes de terre.
-Avec un peu d'anticipation.
-Pourquoi ? Normalement quand les lilas sont fleuris, on plante les patates.
-Les lilas ne sont pas fleuris!
-La pomme de terre, elle gèle. Elle craint le gel. S'il gèle, c'est fichu, tu perds ta récolte.
-Pourquoi tu fais ça ? Un vice ?
-Il y a des techniques pour anticiper la plantation, pour réchauffer la terre et pour qu'elles poussent plus tôt.
-Excuse-moi, je t'accuse à tort.
-Les pommes de terre nouvelles sont chères, si tu peux en avoir avant les autres, ce n'est pas négligeable. La pomme de terre nouvelle est très riche en vitamine C.
-C'est pas vrai ?
-Si on la mange crue car les vitamines meurent à la chaleur.
-Un légume bon et vitaminé.
-On pourra en récolter d'ici 90 jours, le temps de pousse de la pomme de terre. J'ameublis le sol. On a tiré les cordeaux à 50 cm de distance. On va planter les patates à 30 cm de distance de profondeur. Elle est folle ! Ça fait 15 jours que j'ai sorti ces pommes de terre à la lumière, à une température tiède, pour les préserver.
-Les germes se développent.
-C'est fragile.
-Si tu joues au tennis avec, tu vas casser les germes et c'est mort. Non, je ne vais pas te la renvoyer. Je viens vers toi. On va planter tout ça.
-Ça, c'est pour que ça réchauffe.
-C'est comme les panneaux solaires, tu mets du noir, ça capte la chaleur donc le sol va faire 4 degrés de plus que sa température actuelle.
-Mais il ne va pas pleuvoir à travers la bâche.
-Tu as touché la terre ?
-Elle est assez mouillée ?
-Elle est trop humide, c'est presque aberrant de planter Attrape les sardines.
-Jepeuxrnecoucherdessus? Je me suis échiné à ameublir la terre! Et toi, tu me fais des empreintes physiques avec ton corps.
-Oui car c'est très moelleux.
-Je vais te raconter la suite de mes pommes de terre, au lieu d'écouter tes sornettes! Les pommes de terre vont germer d'ici 3 à 4 semaines. On va les voir poindre. A ce moment-là, il faudra butter les rangs et on remettra la bâche. Quand elles arriveront à fleur de la butte, on enlèvera la bâche, on la pliera pour la réutiliser l'an prochain et on mettra ce voile de forçage.
-D'accord.
-On l'a utilisé l'an dernier mais il est encore efficace. Comme cela, même s'il y a des gelées matinales, les germes sont protégés, les pommes de terre poussent. Je te répète : un germe qui gèle, c'est une pomme de terre qui ne produira rien. Chaque année, on a des pommes de terre 1 mois et demi en avance!
-Dans 3 mois, des petites patates. Le jardinage, c'est de l'anticipation. On l'a vu avec les patates. Si vous voulez avoir des beaux dahlias cet été, il faut vous en occuper maintenant.

-Nous sommes à Coutances. Une rotonde. 3 000 m2. 330 variétés installées en juin dernier. Dans un intérêt pédagogique avant tout. Le dahlia est le prince des jardins. La rose en est la reine. Il y a une grande diversité de couleurs. Jaune, blanc, rose, bicolore. Avec énormément de tons, de contrastes. Et des formes très diversifiées. C'est le dahlia appelé Neo, décoratif, à grosses fleurs. Strié, bicolore, jaune-rouge. Un ligule plat. Neo est une variété française obtenue très récemment. Résistant, très florifère. Ça égaye le jardin, ça donne de la lumière. Voila Karma Choc. Contrairement aux autres dahlias, lui, il sent. Il sent le chocolat. Et c'est vraiment très net. Le Spartacus, un dahlia à grosses fleurs. Des capitules constitués de ligules plates, c'est le cas de tous les dahlias décoratifs. Il est très haut : 1,70 m. Il résiste au vent. Une très forte floribondité sans interruption de juin à octobre. Dès que la plante a 30-40 cm, on la coupe, et vous aurez une ramification. 2 semaines plus tard, on taille a nouveau ces ramifications et ça nous permet avec un plant, d'avoir un dahlia qui fait en envergure largement 1 mètre.
Quand un bouton est rond, il est beau. Il va donner une nouvelle fleur. Et quand une fleur pourrit, le bouton va devenir pointu. Rond, c'est bon. Pointu, c'est foutu. C'est une plante qui s'installe parfaitement en Normandie. Elle adore le temps humide. On peut installer les dahlias début avril. Les premières floraisons auront lieu en juin. Le dahlia adore les terres lourdes. Dans le sable, ils seront plus maigres ou il faut arroser souvent et les résultats ne sont pas aussi beaux. Voici un tubercule. On pourra le diviser de façon à obtenir une multitude de plants potentiels, en coupant la partie supérieure. Et on le plante avec 10 cm de terre au-dessus du haut du tubercule. Le pH, dans notre cas, C'est une terre qui se dessèche très peu l'été et qui conserve un taux d'hydrométrie idéal. Le dahlia se multiplie par tubercule mais il est possible de le faire aussi par bouturage. Le dahlia est originaire du Mexique. Il a été introduit en France en 1802, via l'Espagne. A la base, à des fins alimentaires. En France, on s'est aperçu qu'il n'était pas d'une très grande qualité gustative. La pomme de terre a pris le dessus. Et avec la très grande expression génétique, on a obtenu du dahlia hybride. Et dans les différents catalogues au niveau mondial, il y aurait plus dé 2 000 variétés répertoriées. Un dahlia qui a une histoire, c'est la variété Flame. Sa particularité, c'est que par rapport a beaucoup de dahlias industriels, c'est un particulier britannique qui s'amuse à créer des nouvelles variétés Le type anglo-saxon est le type dentelle avec des ligules dont la pointe est en forme de langue de vipère. Le cactus français, ligules pointues, des pointes très nettes. souvent dans les jardins, je regarde les dahlias qui donnent des multitudes de couleurs et c'est là que je les apprécie le plus. J'apprécie les dahlias dans leur globalité.

-Des pots, petits, moyens, grands. Que vas-tu y mettre ?
-Regarde, je trouve ça...
-Il est marrant. Qui c'est ?
-On me reproche de ne pas planter de conifères. Je suis tombé sur celui-là, je l'aime.
C'est un conifère qui s'appelle Sciadopitys Verticillata.
-Il est joli et rigolo.
-Je lui trouve avec ses longues feuilles qui sont courtes car il est jeune. Plus tard, elles mesureront jusqu'à 12 cm.
-Va-t-il garder cette forme ? Il ne va pas devenir comme un sapin ?
-Si, il va former sa tige au bout de quelques années. Pour le moment, il est jeune. Dans 10 ans, quand il aura commencé à se développer, il va faire une flèche qui va le conduire à mesurer jusqu'à 20 m de hauteur dans les meilleurs cas. Et 8 mètres de circonférence.
-Il faut faire gaffe a ne pas le planter devant sa fenêtre.
-Non, c'est le genre de bestiole de la maison, au fond du jardin. De façon à ne pas te retrouver sous son ombre.
-Il grandit vite ?
-Non, une pousse moyenne. Il a des petits cônes, comme les conifères. Il résiste à moins 20 degrés. Il est originaire du Japon.
-Sciadopitys Verticillata.
-D'accord.
-Il a besoin d'une terre légèrement acide, Je ne le plante pas tout de suite, j'ai envie de l'avoir sous les yeux et dans quelques années, dans 2 ou 3 ans, il ira dans un pot de cette taille-là. Quand il aura cette taille-là, j'irai le planter... On a percé un trou à 3 cm du fond de ce pot. On a versé des billes d'argile sur plus de 10 cm pour qu'il soit bien drainé. On va composer un mélange avec la terre du jardin car il faut qu'il s'y habitue. Elle est un peu acide. On peut ajouter, juste pour rigoler, mais surtout si elle est neutre, de la terre de bruyère pour l'acidifier. Et pour le nourrir, du compost.
-C'est assez simple. Il va rester combien de temps dans son pot?
-C'est une question de proportion Si le volume de la plante est équivalent à celui du pot, il est temps de changer de pot ou la mettre en pleine terre.
-C'est ça, la règle ?
-C'est la mienne. Si tu laisses tourner le chignon dans le pot, qu'il est à l'étroit, il étouffe et les racines prennent un mauvais tour. Quand tu le planteras dans le sol, elles continueront de s'enrouler.
-Au lieu de s'étendre.
-Tu peux le dépoter ? Ses racines sont bien.
-Il y en a peu.
-Elles ne vont pas tourner.
C'est parfait.
-Il est vraiment joli !
-C'est un arbre très élégant. Il se peut que quand tu en achètes un comme ça, les premières années, il pâlisse. C'est son temps d'adaptation. Au bout de 3 ans, il est installé, il a fait ses racines. Il faut 3 ans. Et là, il redevient vert, beau.
-Pas d'inquiétude. As-tu tout dit ?
-Non. Il faut que tu arroses. un coup de paillage.
-Tu noteras que j'essaye d'en mettre partout. Des noyaux de pêches.
-Excellent !

-On peut aller se régaler de plantes. Régaler car nous ne mangeons pas ces plantes pour faire genre mais parce qu'elles sont très goûteuses.
-La gastronomie florale est une réelle tendance culinaire qui rafraîchit la cuisine depuis quelques années. Les fleurs ont des saveurs étonnantes et variées. Des nouvelles aventures gustatives. A. Caron Lambert est une experte en gastronomie florale. Elle a écrit 17 ouvrages sur le sujet, elle contribue au développement de la cuisine des fleurs avec passion.
-J'ai répertorié plus de 250 fleurs comestibles qui poussent sous notre climat tempéré. On mange déjà des fleurs sans s'en apercevoir. Comme le clou de girofle qui est le bouton de giroflier. Je me suis dit : si on sèche des fleurs parfumées et qu'on les réduit en poudre, cela fait des poudres de fleurs, des épices florales. Il y a les jolies jacinthes. Le parfum est floral, il est délicieux. Quand vous la mangez, ça a une saveur de viande. C'est très gras, c'est huileux. Je les utilise dans des ragoûts de viande ou de légumes.
-En France, 27 producteurs cultivent des fleurs comestibles. Disponibles dans certaines épiceries fines, vous pouvez aussi les cultiver chez vous ou les cueillir dans les champs. Attention, certaines fleurs sont toxiques.
-La cuisine des fleurs, c'est une nouvelle cuisine. Soit on ajoute des fleurs dans des plats existants, soit elles constituent en elles-mêmes des plats. La fleur contient des vitamines, des sels minéraux, des mucilages, des antioxydants... et on sait que cela fait du bien à son organisme. Elles ne sont pas entrées encore dans les pratiques culinaires courantes.
Ça reste encore un peu élitiste. Tant que je vivrai, je tenterai de la faire vivre, cette cuisine car c'est sans doute la cuisine de demain.
-Les fleurs sont mangées depuis l'Antiquité, c'est une tradition qui perdure jusqu'au Moyen Age.
-Dans les livres de cuisine des 19e et 20e siècles, on a l'impression que la fleur, elle disparaît un peu. Elle n'est pas totalement absente mais on ne la voit plus trop. Et je crois que le public et les cuisiniers à ces époques, n'arrivaient peut-être pas a définir quelle était la fleur comestible. Encore aujourd'hui, il y a des clients qui s'interrogent à savoir si la fleur est comestible et si on ne va pas être malade. Ça commence à s'intégrer dans la culture culinaire, surtout dans les grands établissements.
-Depuis 2005, le chef étoilé, J.F. Rouquette, officie dans un des plus grands palaces parisiens. C'est l'un des pionniers de la cuisine à base de fleurs.
-2 couverts.
-Oui, chef.
-J'avais envie de sortir... On faisait toujours le même type de menus à la sortie de l'hiver. En regardant la nature, je me suis demandé ce qui pourrait faire une rupture avec l'hiver. J'ai vu les arbres en fleurs et je me suis dit pourquoi pas. Ça remonte à 7 ans. J'avais créé un menu que j'avais appelé: "Power of flower", un clin d'oeil à "Power of Love". Ça m'a porté chance car on a eu l'étoile Michelin l'année d'après. Le Michelin disait qu'il y avait du travail de fait sur les fleurs et sur la création. Ça permettait toujours de se dépasser et d'aller vers quelque chose de nouveau. On ne voulait pas que du visuel, du pixel, on voulait qu'il y ait aussi du goût. Ce qui nous a importé au départ, c'est de trouver une fleur qui avait du goût. On a trouvé ça avec la capucine, cette saveur un peu piment d'Espelette. L'agastache qui a une saveur d'anis. La bourrache où on a l'impression de manger quelque chose de iodé, un coquillage ou une huître. Après, toutes sortes de fleurs mais qui au départ, poussaient un peu comme ça chez mes maraîchers. Ils me disaient : je t'ai récupéré ces fleurs-là. Après, j'étais demandeur.
Il m'en fallait toutes les semaines, tous les 2 ou 3 jours car c'est très fragile. On va préparer pour cette recette florale, un saint-pierre. Des aiguillettes de saint-pierre. Huile d'agastache, très parfumée, un goût d'anis. Et d'autres fleurs. Fleurs de concombre, des capucines, et des fleurs de bourrache.
-A. Cohen est distributeur à Rungis. Il déniche fleurs comestibles, fruits et légumes pour les grands chefs. C'est leur tête chercheuse pour des produits exceptionnels.
-Il y a 100 variétés dé sauge et là, c'est une variété qui a un arrière-goût d'ananas très prononcé. C'est le hasard de la nature. On n'a pas croisé de la sauge avec des ananas. Je travaille avec beaucoup de producteurs, en général pour les fruits et légumes, mais pour les fleurs comestibles, il y en a peu. C'est un travail très difficile. C'est un travail de haute couture où il y a beaucoup de perte. Par exemple, cette barquette de sauge ananas, demain ou après-demain, c'est mort.
-Je pense que l'évolution des fleurs va continuer car les chefs sont créatifs. On recherche toujours de la nouveauté. On cherche à éblouir nos clients. Les gens ont besoin d'avoir de la diversité. Bien manger aujourd'hui, c'est se diversifier dans ce que l'on mange. Je pense que l'avenir est radieux pour les fleurs.

-Ces fleurs jaunes sont jolies ! C'est quoi ?
-Un Cornus officinalis.
-Ben voyons !
-Voyons, Noëlle ! Je l'adore. A cette saison, en plein mois de mars, c'est une explosion de couleurs. Du jaune, du doré en plein coeur de l'hiver. C'est merveilleux, ces petites fleurs en ombelles. Il y en a partout. C'est originaire de Chine, du Japon et de Corée. Il résiste à des températures de moins 20 degrés. Vous pouvez en planter partout en France. A l'automne, il y aura des baies rouges qui sont comestibles.
-Il a l'avantage d'offrir une écorce qui n'est pas si vilaine que ça. Il mesure 5 m de hauteur sur 5 m d'envergure. Il n'est pas difficile quant à la qualité du sol qu'on lui propose.
-Et il sent bon.
-Je trouvais amusant de lui attribuer le titre de "plante de la semaine".

-Moi, j'ai envie d'attribuer au propriétaire du Bois Marquis, le titre d'homme sympathique. Il aime les écorces, les canards, ça me plaît.
-A Vernioz dans le Roussillonnais, le Bois Marquis va nous éblouir avec ses arbres colorés en automne. Plus qu'un jardin, c'est l'aventure d'un homme, Christian Perron, qui désirait un endroit beau en toutes saisons.
-A l'origine, c'était comment ?
-Ici, c'était des prés. Tous les talwegs, tout le relief, je n'ai rien changé. Je me suis contenté de les observer et de planter en conséquence. J'ai introduit une forêt de chênes, il y en a 400 et environ 60 variétés. Beaucoup de chênes américains. On va aller au bout car il y a l'arbre le plus extraordinaire car il existait déjà, lui. C'est le plus Ce gros chêne a environ 300 ans. Magnifique! Cet endroit s'appelle le Bois Marquis. Pourquoi?
-C'est tout simplement le nom du hameau du village. Le hameau de Bois Marquis.
-Bois Marquis, ça pourrait dire arboretum, un truc comme ça.
-Non. Je n'aime pas ce mot "arboretum". Ça fait collectionneur. Je n'ai pas l'âme d'un collectionneur. J'aime les plantes. Ici, j'ai planté que celles que j'aime. Sous les robiniers jaunes, j'ai créé une petite vallée d'hortensias avec 50 variétés. Elle se prolonge jusqu'au bout, là-bas. Pour avoir ces hortensias bleus, j'ai acidifié le sol, j'ai mis 3 ans avec du sulfate d'alumine pour réaliser cette petite performance.
-Le bleu, ça doit bien marcher avec les robiniers.
-C'est la subtilité, le raffinement de ce jardin.
-C'est quoi comme robinier ?
-C'est le freesia, l'acacia doré.
-Ceux-là, ils étaient là et?
-Ca, c'est des acacias dorés que j'ai greffés sur des acacias indigènes. Ce qui est joli, c'est la clarté du feuillage.
-Ça permet d'avoir une zone éclairée grâce a ces acacias, dessus ces hortensias bleus. La, c'est extraordinaire car l'étang se fond dans le paysage.
-Mais l'étang, vous l'avez créé ?
-Oui. il a été créé en 1994. Il va bientôt avoir 20 ans.
-L'étang, vous le vouliez ?
-Ma 2e passion : les canards.
-Ah ! Pardon!
-Les canards. Je voulais avoir de l'eau pour mettre mes canards.
Et 2e chose importante, j'adore les couleurs d'automne des arbres alors j'ai planté une collection de tulipiers, de cyprès chauves autour de l'étang.
-Là, il a fallu lever des digues.
-On a ni emmené, ni enlevé 1 m3 de terre de cet étang. On a creusé dans le coteau. Avec cette terre argileuse, on a créé la digue. L'étang tient à peu près l'eau.
-C'est génial !
-Là, les cygnes noirs d'Australie.
-Ils viennent d'Australie ?
-Ils sont plus gentils que les autres. Non ?
-Là, c'est le plus beau prunus de la propriété. C'est celui qui a le plus poussé. Il a été planté il y a 22-23 ans. C'est le cerisier du Tibet.
-Tu aimes beaucoup les écorces, il y a une collection.
-Oui, je m'intéresse à tous les arbres à écorces remarquables. Je suis venu aux plantes par les écorces des arbres. Les écorces, je trouve ça beau 365 jours par an. J'ai 60 variétés différentes de bouleaux et qui n'ont d'intérêt que par leurs écorces. Les feuilles des bouleaux sont à peu près toutes les mêmes. L'intérêt, c'est les couleurs des écorces. Même si on connaît que le bouleau blanc, il y en a d'autres. Il y a des dégradés de rose, d'orange, c'est exceptionnel. Du marron et même du noir.
-Mais tu en connais un rayon en plantes vivaces aussi.
-Avec les arbres, ça a été une de mes premières passions.
-C'est amusant car ça a permis de mettre en place une grande variété de couvre-sol.
-Et j'ai eu la chance d'avoir un grand terrain. J'ai pu mettre des couvre-sol nombreux et faire des taches, ce qui est dur dans un petit jardin car on est boulimique et on a tendance à planter des plantes vivaces à l'unité. On n'a plus de cohérence dans la plantation et dans l'harmonie.
-Cette histoire de jardin,
-Ça a commencé car le jardin a succédé à une autre passion: le rugby. Je jouais, j'adorais ça. Je me suis cassé le genou et je me suis mis à lire des livres de jardin.
-Il était tard alors ?
-J'avais 32 ans. C'était il y a 32 ans.
-Arrivé à 60 ans et voir le jardin presque à maturité, c'est encore avoir plein de temps devant soi. Tu l'envisages comment?
-Je ne me projette pas.
J'ai l'impression d'avoir un côté immortel et je me dis que je continue de planter et quand j'arrêterai de planter, ça sentira le sapin.
-C. Perron dit aussi de ce jardin : "ce jardin né de ma volonté m'a souvent "imposé la sienne". Cette intelligence de la nature a produit un spectacle inoubliable qui classe ce lieu : "jardin remarquable".

- Bonjour.
-Sylvain, Sarah, vous êtes venus parler de votre initiative: "les fruits du voisin". Ça a vu le jour comment ?
-On s'est rendu compte... Tous les 2, on est paysagistes et on s'est rendu compte que les arbres fruitiers produisent plus que ce qu'on consomme. Un pommier produit 7 fois plus que ce que consomme une personne dans l'année. Les mirabelliers, 175 fois plus. Les noyers, 300 fois plus. On s'interrogeait pour savoir comment réduire ce gaspillage. Ça produit trop et aussi, il y a le fait qu'on n'a pas le temps de récolter, que les fruits se périment vite. On a pensé que les fruits étaient vraiment un moyen pour créer du lien social. On a mélangé les 2 idées et on a lancé le projet. L'angle d'attaque qu'on avait fait, était concentré sur les jardins des particuliers qui souvent sont cachés derrière leur haie de thuyas. Ils ne sont pas visibles et ils peuvent participer justement à tous les jardins, à augmenter la biodiversité. Et les jardiniers peuvent échanger leurs savoir-faire.
-Mes voisins ont plein d'arbres fruitiers. J'aimerais bien aller leur demander des fruits en échange d'autre chose mais je n'ose pas.
-On a vu qu'il y avait ce problème. On sait que des échanges se font mais dans un cercle très fermé. Nous, on essaye d'ouvrir toutes les possibilités et d'élargir le cercle de voisins. Depuis la culture, on essaye de voir comment on peut encourager les personnes à planter. C'est une des fonctions du jardin. Voir comment encourager les voisins à échanger entre eux leurs savoir-faire. quelqu'un qui sait faire des confitures, ça rentre dans ce que peut générer le projet. Après, les fruits sont mûrs, on veut les récolter. Comment on peut aider les personnes à récolter ?
C'est vraiment une problématique pour les personnes âgées, celles qui manquent de temps.
-Parfois, les gens donneraient leurs fruits mais ils n'ont pas envie de les ramasser. Les fruits mais pas l'huile de coude.
-Ou ils n'ont pas le temps. Les arbres ont un autre cycle que nous, la temporalité est différente. Il y a des volontaires qui viennent aider les personnes à récolter et après, ce qui est récolté, est partagé entre le propriétaire, celui qui récolte et peut-être une banque alimentaire ou des personnes dans le besoin.
-Noëlle ou moi, on a un verger va bientôt crouler sous les fruits, c'est mieux d'anticiper, on s'inscrit sur le site en disant : voilà, j'ai...
-Le site, c'est pour que les personnes puissent référencer leurs arbres.
-Je dispose de tel arbre fruitier.
-J'ai un pommier. Un formulaire permet de donner les caractéristiques. On localise les ressources qui existent et après, on voit comment au sein du réseau qui existe, quelles personnes peuvent échanger. Ensuite, il y a vraiment le côté distribution et transformation. Au-delà du site internet, on met en place des points relais. Quelqu'un qui récolte et qui veut donner, il n'aura pas forcément un marché ou le bon timing sur internet. Dans les communes, à l'occasion d'un marché ou chez un commerçant, on essaye de mettre une boîte où les personnes viennent déposer leurs fruits. Il y a cette forme d'échange.
-Sur les marchés, vous pouvez faire du jus de pomme, par exemple.
-Oui et c'est gratuit.
-Vous venez avec votre cagette et vous donnez des poires ?
-Oui.
-On explique d'où elles viennent. La plupart du temps, on est dans du local, quelqu'un de la commune. Et les gens peuvent consommer.
-Super bonne !
-Mais ce projet va vous échapper.
-Comme il y a toujours un début dans une histoire, on a commencé le projet en région parisienne, dans la vallée de Chevreuse où on a pu tester comment mettre en place notre cercle. Dans cette 2ème année, on essaye de voir comment ça peut prendre dans différents territoires.
-Oui car ce n'est pas compliqué.
-Ce qu'on voulait rappeler, on pense qu'on n'a rien inventé, on est dans une chaîne d'autres initiatives.
Dans votre émission, vous mettez en valeur des initiatives solidaires. "Les incroyables comestibles", "Des discos soupes". On est vraiment un élément de la chaîne qui va permettre de contribuer à avoir des arbres de qualité, des pommes de qualité. Et d'avoir des fruits qui soient accessibles à tout le monde.
-Un monde qui respire un peu mieux.
-Qui respire mieux.
-La poire est délicieuse.
-Merci beaucoup.

-Retour de "Pas de panique" chez Florence. Le coin le plus sympa de son jardin était le moins aménagé. Stéphane a travaillé. Qu'est-ce que c'est devenu ?
-Joli matin, joli chapeau. Un passage piéton et Stéphane retrouve Florence.
-Bonjour.
-Salut, Stéphane. A cet endroit-là, on est un peu dans la rue et un peu chez la voisine.
-La plante-bande est dessinée mais il faut pousser plus loin le sujet. Un dessin plus tard, le projet est relancé.
-On va attaquer cette plate-bande. Ça te va ?
-Ça ne peut pas être mieux.
-Il faut que tu m'aides.
-Ca, ça va être plus difficile.
-Ils ne savent pas par où commencer. Ils labourent la plate-bande et déplient une bâche avant d'attaquer le talus.
-Je suis trop bas ou trop haut?
-Au choix. Si on est comme ça, on est bien.
-Tu piques au coin et moi, je file de l'autre côté.
-Les cordeaux vont délimiter l'emplacement du tapis de feutre. A l'intérieur de ces marques, ils enlèvent la couche d'herbe. Des coups de cisaille redonnent forme à la haie au-dessus.
-On déroule à nouveau tout ça et on met des agrafes en haut.
-Le rouleau de feutre est découpé et fixé avec de grosses agrafes adéquates. Stéphane découpe des encoches en croix et disposent les plantes au bon endroit.
-En fait, l'idée, c'est que les plantes qui aiment les sols secs, doivent être en haut. Celles qui aiment les sols frais sont plus près du sol. Lui, l'humidité, il déteste. Alors que là, sur ce talus aride, ça va très bien se passer. Et c'est si beau quand ça cascade, le romarin.
-Les fosses de plantation sont agrémentées de terreau. Ils tassent la terre autour des mottes, pas facile avec le feutre. Plus bas, des arbrisseaux à feuilles colorées ou à fleurs prennent place.
-Ça s'appelle Pennisetum Alopecuroïde. Tu les achètes, ils sont grands comme ça et après 4 ans, tu as des gros bébés comme ça, énormes.
-Que tu divises.
-Pennisetum et Gaura, la frise est en place. De beaux arbustes aux feuillages persistants font leur entrée afin d'épaissir la haie mitoyenne. Arrivent des fers à bétons destinés à armer un drôle de tuteur.
-On va masquer les poteaux de l'ancien fil a linge avec des fagots. On va faire grimper dedans des plantes grimpantes. Les fagots, on ne veut pas qu'ils vrillent comme ça sinon ça ne ressemble plus à rien. On est obligé de les bloquer.
-Oui, j'ai compris.
-Ce fer à béton, il va avoir ce rôle. On va l'attacher ici et nos fagots vont le cacher. Et là, ils resteront bien, comme des gerbes.
-J'ai tout compris. Tu y es presque. Là, c'est bon.
-Ces fagots d'osier vont constituer une gerbe XXL dans laquelle, la clématite se sentira comme dans la nature. Comme dans un arbre où elle trouve l'ombre et la lumière.
-Pourquoi tu les allonges ?
-Car elles peuvent disparaître.
-C'est fragile.
-C'est assez susceptible. Parfois, il leur prend de vouloir repartir depuis les racines. Si la motte est allongée, il y a plus de chance qu'elle démarre que si elle est enfoncée comme ça. Ce sera trop profond. Cette motte doit être à 20-25 cm au-dessous du niveau du sol de façon à ne pas sécher trop vite. Et on l'a mise à l'ombre.
-C'est la fête aux arbustes. Pas un de la même espèce. Sélectionnés pour leur taille moyenne, leur feuillage ou leur floraison à différentes saisons. A leurs pieds, arrivent des plantes vivaces fleuries.
-Là, c'est bien.
-On va planter des hydrangeas. Hydrangeas, hydro : eau. Même si ce sont des Paniculatas, c'est pareil. Pas de billes de drainage pour que l'eau des arrosages puisse rester le plus longtemps possible avant de s'écouler par le fond. Et pour que le substrat en profite vraiment. Il peut pleuvoir...
-Ça ne fait rien.
-Ça ne suffit pas. Il faut toujours vérifier où en est le substrat et s'il a plu, la surface du pot n'est pas suffisante pour que la plante ait capté tout ce dont elle avait besoin.

-Au 1er plan sont installées des plantes basses, des feuillages gris. De manière générale, des vivaces qui exigent peu d'arrosage. Une épaisse couche de paillis participera aussi à l'économie d'eau. Lumière, lumière!
-Florence ? J'ai tout fini, même les lampes.
-C'est génial! J'aime bien toutes ces plantes aériennes. Les fagots, c'est l'apothéose. Incroyable mais vrai!
-Le jardin a pris de la densité. Les plantes du talus feront disparaître celui-ci. La plate-bande ne demande qu'à pousser et à s'épaissir. Stéphane, merci!
-La présence d'une grosse potée et de verticales masquant les anciens poteaux, donnent de l'élan à cet espace dans lequel Florence pourra profiter du soleil du soir en toute quiétude. Le temps s'est écoulé. Sous ce climat doux, tempéré, comment se sont comportées les plantes ? La promesse est-elle honorée ?
-Rappelle-moi, ça fait ? L'évolution, c'est incroyable.
-L'idée, c'était d'isoler.
-De faire un jardin plus isolé du voisin. Là, c'est au-dessus des espérances.
-Là, je suis épaté. Epaté de voir comment toutes ces plantes ont pris leur place, comment tout ça se mélange gentiment. Et cette haie qui était chétive, elle est magnifique.
-Oui.
-Il était là ? On a eu du mal à le bouger d'ailleurs. Il était juste derrière cet arbuste dont je ne me souviens pas du nom. Et ça l'empêchait un peu de s'épanouir. Il y a un petit courant d'air mais pour le moment, il se porte bien.
-Il est beau. Que veux-tu attendre de plus ?
-Il ne peut pas être mieux.
-Les anémones du Japon font leur travail. L'arbre aux faisans...
-Ca, c'est superbe. J'adore ça. Il monte, il monte. Là, j'ai besoin de tes conseils. Ca, ça se couche un peu. Peut-être que c'est à cause du vent ou que c'est pas assez coupé.
-Au printemps, il faut les rabattre.
-Enormément ?
-Oui, assez bas pour qu'elles se tiennent ensuite. Les choses sont prises en main.
-Absolument! On a couvert un peu plus le talus, plus loin, par petits bouts.
-Si j'avais 2 choses à faire, ce serait de prendre la cisaille car la, on est en fin de floraison sur la lavande, sur cette plante.
Il faudrait tailler quelques trucs.
-En cette fin d'été, Stéphane tombe à pic pour tailler la lavande et éviter son vieillissement prématuré. Il coupe les fleurs fanées pour prolonger la floraison. Et il plante 2 ou 3 asters.
-Content de toi ?
-Je suis content de la nature, de ce terrain et de toi. C'est éblouissant. En 2 ans, toutes ces choses...
-Tu es content de toi. Que veux-tu de mieux ? Tu as tout coupé, il est embelli.
-On est contents de nous !
-Ils sont formidables tous ces végétaux qui ont 2 ans, ont investi la plate-bande pour la transformer en un massif dense et changeant. En éloignant la présence du voisinage, la haie toute en diversité, remplit aujourd'hui pleinement son rôle. Mission accomplie !
-Ce retour chez Florence est vraiment réussi. Souvent, on ne profite pas d'un coin du jardin.
-Le soleil se couche à l'ouest, elle peut mettre sa table devant ce bouquet de plantes somptueuses. Formidable!
-Si vous voulez que Stéphane vous aide...
-Pianotez france5.fr rubrique "silence, ça pousse !"
-Et les réseaux sociaux.

H imite le bouc.

-C'est un bouc, pas évident. Un rendez-vous du 2 mars au 25 mai dans le Morbihan, à Kerguéhennec.
-Une expo figures et paysages qui interroge la relation entre l'architecture et le paysage. Une dizaine d'artistes vont prendre ces choses et les bouger dans tous les sens.
-Et aussi les 22 et 23 mars à Cheverny.
-C'est la fête des plantes du château de Cheverny. Ça existe depuis plusieurs années. Cette année sera célébré le 130e anniversaire de la société horticole du Loir-et-Cher.
-Un bel âge. Regarde comme ce livre est doux. "Des femmes et des roses". C'est d'Anne Chapman. Les photos sont de P. Starosta. A chaque rose correspond une femme. Jeanne de Montfort, Marie-Thérèse d'Angoulême, l'impératrice Joséphine, Marie Stuart. Des informations sur ces femmes célèbres et sur la rose qui leur correspond.
-Super ! "Plantes sauvages "comestibles". Histoire d'aller plus loin après notre sujet sur la gastronomie végétale. C'est aux éditions Ulmer. Tu t'aperçois que dans la nature, tu croises des plantes que tu n'oses pas toucher car on t'a dit de ne pas toucher. C'était bien car sinon, tu serais mort. Là, tu découvres des choses, des merveilles et presque des secrets.
-Bravo ! La semaine prochaine, quelle sera notre découverte ?
-On parlera du prix des légumes, c'est assez de saison. On tentera de démontrer la mécanique qui fait que les légumes valent tel ou tel prix et on rencontrera des gens qui justement essayent de renverser cette mécanique.
-Notre rencontre ?
-On parlera des kokedama. C'est presque des bouquets. C'est japonais, ça a été inventé dans les années 90. C6. ÎFOUVG un GSSO l' aujourd'hui. C'est un objet surprenant, intrigant.
-A LA SEMAINE PROCHAINE.



Une transcription écrite de l'émission est présentée sur le site de Télé Scoop au lien :
http://telescoop.tv/browse/430082/silence-ca-pousse.html
ou
http://telescoop.tv/browse/593918/silence-ca-pousse.html

 

 


 

"Silence, ça pousse !" émission du 5 mars 2014

France 5 - Mercredi 5 mars à 21h40
Rediffusée le 7 août 2014

Sommaire :
- Rencontre : Le chêne vert - Les truffes.
-
Découverte : La galerie du Muséum d'Histoire naturelle.
- Visite : Le jardin de Denis Pépin (Ille-et-Vilaine).
- Les pieds d'alouette.
- Les crocus.
- Villes et villages fleuris.
- Pas de panique : Chez Stéphane.


Photo de l'album de Facebook


Revoir l'émission :
http://www.dailymotion.com/video/x1lj1sw (49'13)

Revoir l'émission en replay :
http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/05-03-2014_217561 (49’12)
ou
http://pluzz.francetv.fr/videos/silence_ca_pousse__,107009499.html


PRÉSENTATION :

Lu au lien : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/05-03-2014_217561

Au sommaire :

- Rencontre : Le chêne vert - Les truffes.
Comment cultiver les truffes qui poussent à son pied ?
Quelles plantes choisir pour un balcon à l'ombre ?
Comment cultiver les truffes qui poussent au pied de ce bel arbre, pouvant atteindre 10 à 15 mètres de hauteur ?

- Découverte : La galerie du Muséum d'Histoire naturelle.
L'espace dédié aux plantes abrite huit millions de spécimens.
Entièrement restaurée durant les quatre dernières années, la galerie botanique rassemble désormais l'herbier national, avec ses huit millions de spécimens, et un nouvel espace d'exposition.

- Visite : Le jardin de Denis Pépin.
Trucs et astuces pour un potager bio.
Tout près de Rennes, Denis Pépin expérimente dans le potager qui habite son jardin bio tous types de paillages et d'astuces de culture.

Dans la périphérie de Rennes, Denis Pépin nous ouvre les portes de son jardin, dans lequel il expérimente des méthodes économes, tant au point de vue du travail que des ressources.

En route pour une jolie leçon de potager. Une belle démonstration qui ne saurait se passer des fleurs, aussi belles qu’utiles.

La biodiversité, selon Denis Pépin, n’a pas peur de la nouveauté.

Toutes ces années d’expérience, Denis Pépin les partage aujourd’hui lors de formations et dans les livres qu’il rédige.

Ce jardin plaisir, il aimerait le rendre à la portée de chacun, cela a de quoi faire envie.

- Conseils pratiques : Planter des delphiniums
Ces plantes sont si belles que nous ne pouvons que regretter de ne pas savoir les faire pousser dans le jardin, et voir ces grandes hampes florales passant les 1m50. C’est pourquoi cette année, nous avons décidé de reprendre les choses en main.

Ces plantes aiment les sols riches et profonds, bien travaillés, mais ne sont pas dérangées par les sols calcaires. Elles s’établissent depuis des grosses racines charnues, il faut donc leur offrir les meilleures conditions possible.
Une fosse profonde de 50 cm et de 30 cm de diamètre va être améliorée de sable de fumure et de compost. Elles ont besoin de soleil direct, nous leur avons donc choisi l’endroit le mieux exposé de la plate-bande : plein sud.

Elles n’apprécient pas les vents violents, et détestent avoir les pieds au sec. C’est pourquoi un paillis de compost leur garantira cette fraîcheur et leur donnera la force de peut-être nous offrir une deuxième floraison après l’été. La période idéale pour cette plantation s’échelonne de septembre à avril, nous sommes en plein dedans, c’est donc parfait.

- Les pieds d'alouette.

- Les crocus.

- Villes et villages fleuris.

- Pas de panique : Chez Stéphane.
Sur son petit bacon à l'ombre, Stéphane peine à faire pousser des plantes. Les a-t-il bien choisies ?

 

Pas de panique chez Stéphane

Un balcon plein nord voudrait s’inventer une histoire de forêt luxuriante. 

Ce n’est pas encore parti, loin de se prendre pour un canari, Stéphane est encore au ralenti. Ce n’est pas pour autant panique sur la ville, après un léger vertige à l’aplomb des tours, il est temps cette fois, de se mettre en jambe, de mélanger la samba, la rumba et le n’importe quoi, avant de reprendre son chemin vers le balcon de Stéphane, qui sans être frappé par une malédiction, refuse de voir pousser la forêt luxuriante tant rêvée.

Il y aura de la construction, il y aura de la plantation, des mises en garde, de belles surprises et ce ne sera pas un jeu d’enfant. Mais à l’arrivée, il y aura du plaisir à partager !
Stéphane a commencé sa journée dans un vertige architectural.
Il retrouve Stéphane, qui rêvait d’offrir à son ami une forêt luxuriante sur son sombre balcon.

Commençons par faire le vide, le treillage sera jeté et les lumignons rangés. Pour une page blanche, rien ne vaut un bon coup de balai.
Les grands bacs prennent place, ils ont déjà un trou de drainage au fond,  mais Stéphane les perce de nouveau sur les côtés afin de créer une réserve d’eau, à condition bien entendu, de bâcher la base du pot avant d’y verser les billes d’argile et le terreau.

Un lien de fil de cuivre soigneusement noué va consolider l’ensemble, devant lequel sont installées les premières plantes. Le rideau est légèrement éclairci afin de laisser un peu plus de lumière. Une plante grimpante est installée sur le mur de côté, Stéphane n’a pas jeté sa fougère en plastique. De la mousse végétale est posée au pied des plantes et une boule de lierre est suspendue au plafond.

Et voici les lumières ! Le balcon de Stéphane a complètement changé de destination. Il s’est en quelques heures rapproché de l’Asie tropicale, avec tout de même des plantes qui ont toutes une rusticité adaptée au climat parisien.
Sans étouffer l’espace, ces végétaux peu gourmands de lumière, issus pour la plupart des sous-bois se satisferont de l’ombre légère. 
Le pari ne sera gagné que si la promesse est tenue. C’est à ne pas douter qu’elle le sera.




- INFOS PRATIQUES


  • Villes et villages fleuris : http://www.villes-et-villages-fleuris.com/

    Riche de plus de 50 ans d'histoire, le label des villes et villages fleuris mobilise près d'un tiers des communes françaises, 4 031 d'entre elles sont labellisées.

  • Le jardin de Denis Pépin : http://www.jardindespepins.fr/

    Denis Pépin, Christine Guitton
    Lieu-dit Belle Fontaine,
    35510 Cesson-Sévigné
    Tél. : 02 99 83 81 75
    Tél. : 06 24 72 57 58


- AGENDA

Une jonquille pour Curie : http://www.unejonquillepourcurie.fr/

Du 18 au 23 mars 2014
L’Institut Curie, acteur de référence de la lutte contre le cancer, célèbrera le dixième anniversaire de l’opération « Une Jonquille pour Curie », semaine de mobilisation contre le cancer. À cette occasion, les initiatives se multiplieront à Paris et en région, pour que chacun puisse participer à ce grand élan de solidarité national et faire fleurir l’espoir contre le cancer !

Contact :
agnes.hubert@curie.fr

Exposition florale d’Angers : http://expoflo.free.fr/

Du 21 au 23 mars 2014
Cette année au travers du thème « on s’est planté d’époque », le végétal sera de nouveau mis en avant. Durant les 3 jours d’exposition, une trentaine de jardins et stands dédiés au végétal envahissent le campus de l’école en paysage et horticulture.

Agrocampus ouest (INHP)
Centre Angers
2 rue André le Notre
49045 Angers
expoflo.inhp@gmail.com

 


- LIVRES :

  • L’HERBIER DU MUSÉUM L’aventure d’une collection Collectif Ed. Artlys Edition (2013) 160 p. - 25 euros : http://www.artlys.fr/

 

 

TRANSCRIPTION ÉCRITE DE L'ÉMISSION :

-Eh bien alors ? Qu'est-ce que c'est? Ah ! Mon Dieu ! Mais d'où tu viens comme ça ?

-Je traverse le temps et les époques.
Tu grimpes sur mon Solex, Pépette ?

-T'as fait de la route avec ça ?

-J'ai fait le tour du village.
On m'a offert un casque à Noël et j'ai fait réparer la bestiole. Le bonheur !

-Ça y est, on est passés à la 4G.

Rire.

-Bonjour !

-Tu sais que la truffe, c'est comme l'or.
C'est précieux.
Et ça se trouve.

-Mais peut-être que...

-Justement, un homme a eu une idée.

-Sur la base de chênes truffiers, il a essayé la magie.
Nous sommes allés le voir.

-La France possède le Vélosolex et le plus grand herbier du monde qu'on vient de rénover.

-On en a été longtemps privés.
Il est plein de ressources.
Et c'est un message pour le futur.
C'est le passé et le futur.

-Denis Pépin était venu nous parler de sa façon de jardiner.

-La preuve par le regard.
On est allés voir comment ce jardinage se préparait, et combien ça rendait heureux.

-La France a le Solex, l'herbier et les villages fleuris.

-Nos invités œuvrent dans l'association du même nom.
Ils nous expliqueront comment cet esprit évolue, et vite, aujourd'hui.

-La France a...

-Encore ?!

-Le Solex, les villages fleuris, et les râleurs.
Stéphane, que tu as vu pour "Pas de panique", en est un.

-Pas du tout !

-Il se plaint ! Y a de quoi !

-Rien ne pousse sur son balcon.
Mais Stéphane sait pourquoi.

-------

-Ce n'est pas encore parti.
Loin de se prendre pour un canari, Stéphane est encore au ralenti.
C'est un peu "Peur sur la ville".
Après un léger vertige à l'aplomb des tours, il est temps de mélanger samba, rumba et n'importe quoi.
Avant de se diriger vers le balcon de Stéphane, qui sans être frappé par une malédiction, refuse de voir pousser la forêt luxuriante tant rêvée.

-Bonjour. Ça va ?
C'est par là ?

-Oui.

-C'est donc ici.

-Voilà, c'est ici.

-C'est pas bien grand.

-Non.

-J'ai l'impression que la contrainte n'est pas simple.

-On n'a pas de lumière. On a essayé, mais en vain.

-Essayé quoi ?

-Des trucs qui poussent à l'ombre, des bambous. Ni lumière ni soleil.

-Sans eau, une plante ne pousse pas.
Vous êtes là, mais c'est très très sec.
Il faut arroser.

-On est plein nord.
Une casquette empêche la lumière de pénétrer.

-En revanche, ce qui est génial, c'est que ça ne gèle jamais.

-C'est vrai ?

-Jamais.

-Quelle est votre envie ?

-Avoir du vert.
On aime bien profiter du balcon.
On mange souvent dehors, et c'est triste.
J'ai promis à mon ami un jardin chinois.
Mais c'est raté.

-C'est le désert de Gobi.
On va essayer de transformer tout ça et de faire rentrer du végétal.
Si tu promets toi d'arroser.

-Promis.

-Voilà ! Imaginons une forêt chinoise. Vite !
Un dessin, une promesse !

-On va commencer par mettre un grand bac.
Vos bacs sont trop petits, il faudrait arroser chaque jour.
J'ai 3 plantes à mettre là. 
Un nandina. C'est le bambou sacré.
Celui qu'on trouve à l'entrée des temples bouddhistes. Vous y serez sensible...
Derrière, un grand bambou, avec des cannes claires.
Contre la balustrade, on va installer un trachycarpus. C'est un palmier chinois.
On est encore bien, là. On est dans le thème.
Ce sont toutes des plantes qui supportent toutes d'être à mi-ombre. 
Pour animer tout ça, de grosses cannes de bambou.
La casquette fait qu'on est à la fois dedans et à la fois dehors.
Ça permet des choses de l'ordre de la décoration d'intérieur.

-Je vais lier ces grosses cannes entre elles avec d'autres cannes de bambou, plus courtes.
On a des horizontales, des verticales. Le long de la balustrade, on va continuer avec des bacs, très étroits.
J'ai envie de bambous plus petits. Des nandinas différents.
Des fleurs de saison. Là, c'est de l'astelia.

-Ça fait tropical, c'est bien.

-C'est ce que j'imaginais.

-Ce qu'on voulait.

-Un peu. Il me semble. La proposition est simple, mais riche.
Ça te convient ?

-Je trouve ça super. C'est ce qu'on voulait.

-Il n'y a plus qu'à.mettre de la plantation, des mises en garde, de belles surprises.
Ce ne sera pas un jeu d'enfant.
Mais à l'arrivée, il y aura du plaisir à partager.

-Super. Hein ?

-Oui, très bien. Extraordinaire !
On dirait une queue d'écureuil.

-C'est une plante étonnante.

-Pas un palmier ?

-Non, c'est une plante absolument incroyable, qui s'appelle xanthorrhoea glauca.
Elle vient d'Australie.
De la famille des xanthorrhoeaceae.
Seule dans son genre. Très très ancienne.
Elle était dans la Gondwana, le super continent, il y a 400 millions d'années. 400 millions !
On l'appelle black boy.

-Parce que c'est noir ?

-Il y a plusieurs raisons.
Je l'ai vue pour la première fois à l'expo du jardin planétaire de Gilles Clément, au fond de la nef.
Il y avait un paysage apocalyptique, calciné, au milieu duquel ces black boys étaient en fleur.
Manière de dire que les plantes ont su s'adapter aux pires circonstances.
Tout comme l'acacia, qui a besoin de la fumée pour que germent ses graines.
Il est adapté au feu et réagit contre le feu. Ceux-ci...

-Y a eu le feu ?

-On les a brûlés au chalumeau pour produire la fleur, induite par un passage au chaud.
Ces plantes viennent d'Australie.

-Et ces espèces de picots ?

-Les anciennes feuilles qu'on a coupées.

-C'est un tronc ?

-Non, un stip.
Pardon, je fais l'érudit.
C'est un stip, comme le palmier.

-Il faut le brûler pour que ça chauffe, pour qu'il évolue.

-En danger, il doit se reproduire.
Après avoir subi l'épreuve du feu, il va induire une inflorescence.
Ce qui est étonnant, ce sont ses fleurs.

-C'est la queue, la fleur ?

-Non. C'est la hampe sur laquelle des fleurs vont pousser.
Fleurs hermaphrodites.
C'est une plante très ancienne qui a réussi à développer une stratégie pour se passer des autres.

-S'il n'en reste qu'une, elle se débrouillera.

-On l'espère.
Les aborigènes, en coupant les jeunes pousses, obtenaient un nectar sucré qu'ils buvaient.
A l'intérieur, dans la nature, se développait parfois un ver, qu'ils mangeaient.
Ce nom de black boy vient de la noirceur du stip après qu'il a été brulé, ou de cette présence énigmatique, au loin.
Certains disent que c'est la silhouette d'un aborigène, avec sa flèche, sa lance.

-D'accord. Voilà ce qu'on peut dire sur cette plante mythique.

-Si elle vient d'Australie, elle doit être fragile et chère.

-J'espère ! Heureusement !
Il est interdit de prélever cette plante dans la nature.
Le nombre de ces plantes amenées à être exportées est réduit.
Ce qui fait que tu as un certificat, une autorisation permettant l'exportation de la plante.
De plus, un stip qui mesure 1m aura pris 75 ans pour se développer.

-Elle a 75 ans ?

-Au moins.

-Très chère.

-On ne peut pas couper les racines et replanter la plante.
Elle a besoin de ses racines pour vivre.
C'est lourd et c'est cher, presque 1 000 euros.

-Frileuse ?

-Evidemment ! Le bush !
Elle peut aimer les abords littoraux.
Elle ne supporte pas un froid inférieur à moins 1 degré.
Elle n'est pas faite pour ce jardin. Je vais la rendre.
Mais j'avais envie de te présenter cet étonnant black boy.

-C'était bien amusant et bien joli de la voir.
Il y a toujours des gens qui voudraient tout avoir.
Cet homme cherche à avoir l'arbre sans son ombre. Il a réussi.

-------

FRANCOIS HOUETTE, PEPINIERISTE TRUFFICULTEUR :-Allez, cherche.
C'est bien, mon chien.
C'est une belle truffe, très ronde, très en surface.
Elle semble mûre. De toute façon, elle est ferme.
C'est une bonne truffe. Ici, on est à côté de Chinon, dans une truffière avec des arbres taillés presque à la façon des bonzaïs. 
Ce chêne vert ne perd pas ses feuilles en hiver. 
Cet arbre-là a une douzaine d'années. Il va sur sa 13ème année.
Il a produit à 7 ans.
Et il est petit parce que je le taille chaque année, parce qu'on sait que quand un arbre devient trop grand, il projette de l'ombre, et l'ombre, c'est l'ennemi de la truffe.
Ça, c'est un chêne pubescent à 2 troncs, qui perd ses feuilles dans la partie haute.
Pubescent, parce que finalement, il a des petits poils.
On les voit au dos de la feuille.
Ça, c'est le chêne truffier par excellence de notre région.
Tous les bois alentour sont faits de chênes pubescents, dans la mesure où on a du calcaire.
La truffe aime le calcaire et reste inféodée à un chêne qui aime le calcaire.
Ça, c'est un bel arbre.
Avec un houppier assez petit, des branches basses assez fortes.
La lumière va complètement inonder cette partie-là.
C'est une construction à étages, calquée sur ce qui se passe dans la nature.
On lui fait croire qu'il est vieux.
La taille intervient en vert et non en hiver, pendant la croissance.
Une taille en hiver dynamise un arbre.
Mais ce qu'on veut, c'est réduire sa vigueur.
Si un chêne seul dans la nature n'a pas de champignons, il ne survit pas.
C'est pareil pour un champignon tout seul.
On a donc ici une symbiose.
C'est-à-dire un mariage entre un chêne et un champignon.
Ici, c'est le champignon tuber melanosporum, qui donne des truffes.
Cinquante grammes.
Pour faire des plants, il faut de la truffe. 
Cette truffe est broyée et on en extrait les spores, l'équivalent des graines. 
C'est ce que je mets dans ce pot, avec de la terre. 
Puis, je prends un gland en cours de germination.
Il va se développer et les spores germer.
Il y aura mariage entre le champignon et le gland, pour pouvoir faire une mycorhize.
J'ai commencé à faire des bonzaïs il y a une trentaine d'années. 
Très vite, je les ai mycorhizés avec des champignons différents. 
J'ai eu l'idée de faire des plants truffiers à partir de ce que je connaissais. 
Le chêne truffier en bonzaï, c'est une originalité. 
A ma connaissance, personne ne fait ça.
Il s'agit d'utiliser les techniques du bonzaï pour transposer dans la trufficulture. 
Ça m'a pris 15 ans pour y arriver.
Je taille 10 000 arbres par an pour parfaire cette technique. 
Cet arbre a un an.
Il a une structure de branches intéressante.
Il a plusieurs branches basses, ce qui m'aidera pour le construire façon bonzaï.
Allez, on va aller les planter. 
Ce qui est important, quand on plante un chêne truffier, c'est de l'arroser les six premiers mois.
Il faut qu'il reparte bien.
Planter tôt en hiver, c'est très bon pour le truffier. 
C'est une grande école de la patience, et je crois, de la modestie. 
On doit observer, regarder, parfois légèrement diriger.
Mais de toute façon, on ne doit pas être trop autoritaire.

-------

-J'adore !
Des pieds d'alouette.
Ce sont des fleurs d'autrefois.

-Oui, c'est une fleur éternelle.
Les delphiniums sont sublimes.
Pas si faciles que celà à faire pousser.

-Chez moi, dur !

-Comme ça, en Angleterre.

-Les miens sont tout petits.

-Question d'exposition et question de sol.
Pour l'exposition, il faut du plein sud. Le sud est là.
Ils auront le soleil du matin au soir. Ce qui leur permettra de pousser.

-Super

-Et le sol !
Un sol qui soit riche, pas trop dense ou épais.
Il supporte le calcaire.
Leurs racines, grosses et charnues doivent pouvoir se développer.
Un sol qui soit riche.
On ajoute du sable.

-C'est pas riche.

-Ça rend le terrain plus léger.
Du compost en quantité, de la fumure dans une fosse qui fait 30 cm de côté pour 50 cm de profondeur.

-Sol léger survitaminé.

-Tu peux en choisir 2 et les dépoter.

-Les bleus, c'est ceux que je préfère.
Après, t'as le choix entre violet ou blanc.

-Blanc !

-Allez, allez !

-Ce que j'aime bien avec les hommes, c'est qu'on décide vite.

-Une femme dira peut-être blanc, mais peut-être violet.
Toi : blanc ! Ça vient toujours quand on ne s’y attend pas.
Ça faisait un moment que je le secouais pour le dépoter.
Quelle main tu veux ?

-Du blanc, si tu sais où tu en es.

-Mais oui !

-Très bien. Voilà. Le bleu ! Merci.

-Je trouve que tu les mets très espacés.

-C'est 5 au mètre carré.
Ils ont un écart de 40 cm. C'est gros !
Passe-moi l'eau, je te prie.
Ils n'aiment pas avoir les pieds au sec.

-Ici, ça tombe bien !

-C'est pas vrai !
En été, il peut faire sec !
On va les pailler.
Ils vont faire leurs fleurs, au printemps qui seront grandes, j'espère.
Ils peuvent refleurir aussi en automne.

-Oui ! Les miens font ça.

-Pour que la fleur soit intéressante et belle, on paille avec du compost.
Qu'ils continuent de se nourrir.

-Tu les gaves !

-Je veux des fleurs hautes comme ça.

-Tu vas aussi leur parler la nuit pour booster ?

-Soyons riches !

-Nous partons au cœur du Jardin des plantes, à Paris, dans la galerie botanique rénovée.

-------

-Voici des siècles que sont conservées à l'abri des regards ces plantes séchées, étudiées par les plus grands botanistes.

Ici, au Muséum d'histoire naturelle, se trouve le plus grand herbier du monde, qui fait peau neuve, après 4 années de travaux.

MARC JEANSON, RESPONSABLE DES COLLECTIONS DE L'HERBIER DU MUSEUM D'HISTOIRE NATURELLE :-Cet herbier de Tournefort date du tout début du 18e siècle.
Tournefort a été un des premiers botanistes du roi à travailler au Muséum.
C'est grâce au don de son herbier, et au don de l'herbier de son élève, Sébastien Vaillant, qu'on a commencé à constituer cette collection.

THOMAS GRENON, DIRECTEUR GENERAL DU MUSEUM D'HISTOIRE NATURELLE :-Dès 1650, date de la plus ancienne planche que nous possédons, on va commencer, non seulement à cultiver les plantes, mais à les conserver en herbier, en plantes sèches.
Ces collections vont s'accroître progressivement et continuent à s'enrichir par de grandes expéditions.

-8 millions de planches sont conservées ici, pour le bonheur des scientifiques du monde entier.

-Un herbier, c'est une plante séchée, en général collectée en milieu naturel, mais parfois cultivée, pressée pour bien la conserver et réduire son encombrement. 
Si on n'avait que la plante, ça n'aurait aucune valeur. 
Ce qui fait toute la valeur de l'herbier, c'est l'étiquette, qui présente toute l'information associée à cette collecte. 
Lieu, date de la collecte, et toutes les informations que peut faire perdre le séchage. Couleurs, odeurs...
Et les informations décrivant l'écologie du lieu collecté.
On dit qu'un herbier, ce ne sont que des plantes.
Mais c'est bien plus.
Les botanistes adorent ajouter le plus d'informations possibles. 
Ici, on voit des étiquettes d'époque et des plus modernes.
Ça m'amuse et ça me touche beaucoup.

-Ce temple de la botanique est resté en l'état près d'un siècle.
Il aura fallu 26 millions d'euros pour doubler la capacité de rangement, améliorer les conditions de conservation, créer de vrais espaces de travail, et un lieu d'exposition, pour rendre ce patrimoine accessible au public.

-Cette galerie de 70 m de long était avant les travaux passablement encombrée par des mezzanines, des armoires.
Un des buts des travaux a été de le dégager entièrement, lui redonner sa grandeur et sa luminosité, qu'il avait beaucoup perdues.

ODILE PONCY, CHEF DU CHANTIER DE RENOVATION DES COLLECTIONS DE LA GALERIE BOTANIQUE :-Il n'y avait plus de place.
On avait un énorme retard de traitement de ces collections.
L'équipe était chroniquement découragée, parce qu'on en rajoutait encore.
C'était vraiment compliqué.
C'était l'ambiance jusqu'en 2009.
Des casiers assez hauts avec chacun un clapet, qu'il fallait ouvrir à chaque fois.
Des paquets assez lourds.
Maintenant, comparativement, on a un accès bien plus facile.
On n'est pas obligé de désangler une grosse liasse.
On choisit ce qu'on veut.
Deux millions de planches ne trouvaient pas leur place.
Mais on a découvert des trésors.

THOMAS HAEVERMANS, BOTANISTE ET ENSEIGNANT-CHERCHEUR :-On a retrouvé un type de bananier qu'on croyait disparu.
La publication de 1905 disait qu'il était sans doute à Paris.
Depuis 1905, personne ne l'avait revu.
La rénovation a permis de retrouver ce spécimen et de comprendre ce qu'était cette espèce.

-Thomas est botaniste.
Son métier : étudier aux 4 coins du monde les plantes dans leur environnement naturel, et en récolter des échantillons.

-Les méthodes n'ont guère changé, à part les moyens de transport.
On ne met plus six mois pour rejoindre le Viêtnam.
On sèche toujours les plantes à l'air chaud.
C'est la méthode la plus efficace pour arrêter la décomposition.
Une fois la plante conservée, elle ne se dégrade quasiment plus.
C'est le seul outil qu'on ait au monde qui nous permette de façon sûre et scientifique, de savoir qu'à telle date, et les premiers herbiers datent de la moitié du 16ème siècle, avec donc un recul de 4 siècles, pour pouvoir dire qu'à telle époque, à tel endroit précis de la planète poussait cette plante.
Avec les changements qui sont apparus au 20ème, c'est quelque chose de précieux.
Qui eût cru au 18ème qu'un jour, on utiliserait des gènes de l'ADN ? Personne ne sait.
Il y a donc des perspectives qui s'ouvrent, et qui je suis sûr seront nombreuses.

-------

-J'adore ces petites fleurs. C'est trop joli.

-C'est commun et pourquoi ne pas en parler?
J'adore les crocus.

-Il n'est pas commun.

-Il y en a des blancs, des bleus, des blancs pourprés, des jaunes dorés avec des rayures.
Les crocus sont des iridaceaes.
De la famille des iris.
On les trouve jusque dans l'ouest de la Chine.
Elles sont originaires des prairies alpines, des sous-bois, des régions côtières.
Elles adorent les sols drainés, car elles poussent depuis un corme.
Pas un bulbe.

-C'est-à-dire ?

-Le bulbe est comme ça, le corme comme ça.
Le glaïeul pousse depuis un corme, le crocosmia, et le crocus.
Ce sont des plantes résistantes à moins 20 qui reviennent.
Tu les achètes une fois, et tu les as pour 20 ans.
C'est admirable.

-Alors, bravo les crocus. Denis Pépin jardine en économisant l'énergie du jardinier et de la planète.
Nous sommes allés voir à quoi ça ressemble.

-Dans la périphérie de Rennes, Denis Pépin nous ouvre les portes de son jardin, dans lequel il expérimente des méthodes en tous points économes.
En route pour une jolie leçon de potager.

DENIS PEPIN, PROPRIETAIRE :-J'étais étudiant quand j'ai commencé.
J'ai acheté la maison pour son grand terrain, qui me permettait de jardiner.
La terre avait été complètement matraquée par beaucoup de chimie.
Il n'y avait plus de vie. 
J'ai tout fait pour que les êtres vivants du sol bossent pour moi.
J'avais un grand jardin, et pas beaucoup de temps non plus, et je voulais limiter mon travail. 
Voici le potager.
Le jardin lui-même fait 350 m2, avec les fleurs, les allées, et il y a 250 m2 qui sont cultivés.
On produit tout au long de l'année.
On fait peu de conserves.
Au début, on faisait 30 bocaux de haricots.
On s'est rendu compte qu'on ne les mangeait pas.
En hiver, on avait envie de choux, de poireaux, de navets, de panais, qu'on avait dans le jardin pendant l'hiver.
Ça tourne en permanence et ça suffit pour nourrir 5 personnes.
Les allées, c'est très important.
Surtout dans un potager. Ça dessine le jardin.
Yves Gillen dit que "les allées font le jardin et les bordures font les allées".
Ce sera toujours joli si les allées sont bien dessinées, bien entretenues.
Quand on rentre de vacances, on tond les allées, et tout ce qu'on tond dans les allées ne va pas au compost, qui est loin, à 10 m, alors qu'il y a besoin des tontes de pelouse pour pailler le potager.
Il faut qu'à côté du potager, il y ait de la pelouse, des arbres, des arbustes, des haies, pour des déchets verts, tonte, feuilles mortes, brindilles... tout sert à entretenir la fertilité des zones intensives.
La tonte de pelouse, ça se décompose assez vite pour libérer l'azote qu'elle contient.
C'est un paillis qui nourrit, contrairement à de la paillette de lin, d'écorce, des paillis qui mettent trop de temps à se décomposer, et qui vont pomper l'azote du sol.
Quand on n'a plus de tonte, on utilise les feuilles.
Et le paillis vert plus le paillis brun de feuilles mortes se complètent parfaitement.
Et derrière, ça donne une quantité d'humus, et ça nourrit la faune du sol.
Les vers de terre travaillent en mangeant et mangent en travaillant.
Je dois les nourrir avec le compost, le paillis.
Comme ils sont bien alimentés, ils font le boulot à ma place.

-Quant aux fleurs, elles sont aussi belles qu'utiles.

-Il y a beaucoup de fleurs tout simplement parce que ça donne du pollen, du nectar.
Beaucoup d'insectes auxiliaires, avant de pondre, se nourrissent de pollen et de nectar.
Comme ils hivernent au stade adulte, il leur faut des fleurs jusqu'à l'automne avant d'hiverner, et après, quand ils ont faim. Il faut des fleurs dès février, jusqu'en octobre, novembre.
Il y a des vivaces autour du potager, c'est la base.
Et entre les légumes, des annuelles attirent les insectes jusqu'au ras des légumes.
Ils sont d'abord attirés par les fleurs.
Et s'ils repèrent des pucerons sur les choux, ils pondent des oeufs et les larves mangeront les pucerons des choux.
On traite très peu.

-La biodiversité selon Denis Pépin n'a pas peur de la nouveauté.

-Il faut rechercher les variétés les plus résistantes possibles aux maladies. 
Je n'hésite pas à utiliser des hybrides tolérants au mildiou.
Voici de nouvelles variétés hybrides.
Ça ne veut pas dire qu'il faut arrêter les variétés anciennes.
Elles ont plein de qualité.
La sélection génétique, c'est juste une rencontre entre une variété avec une autre variété femelle.
L'hybride a les qualités génétiques de ses 2 parents.
Depuis Charlemagne, on a inventé plein de variétés potagères.
Et dans 2 siècles, on n'aura plus du tout les variétés d'aujourd'hui.
On en aura de nouvelles, adaptées aux conditions climatiques et de sol de demain.
Le potager, on y est beaucoup en avril-mai, à partir de mi-août jusqu'à mi-septembre.
Et après, il n'y a plus rien à faire jusqu'en mars.
Peu de désherbage grâce au paillis, qui abrite aussi les auxiliaires.
On n'a pas besoin de bêcher grâce aux vers de terre.
On limite tellement les problèmes qu'il nous reste à contempler.
On y passe souvent du temps à ne rien faire, à regarder.

-Toutes ces années d'expérience, Denis Pépin les partage lors de formations et dans ses livres.
Il aimerait mettre ce jardin a la portée de chacun.
Cela a de quoi faire envie.

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-Bonjour à vous deux. Merci d'être là.

-Mathieu, Chantal, racontez-nous cette histoire des villages fleuris.

CHANTAL LAMBERT, DIRECTRICE DE L'ASSOCIATION "VILLES ET VILLAGES FLEURIS" :-Je pourrais dire que c'est une vieille dame.
Mais ce serait désagréable, parce qu'on s'est adaptés à la modernité.
L'histoire commence dans les années 20, avec les premières sociétés d'horticulture, qui avaient envie de donner le goût des plantes à chacun.
Ça commence aussi avec les premières gares ferrovières, où les premiers touristes arrivent.
Elles ne sont pas coquettes, comme on disait alors.
Elles n'étaient pas végétalisées.
On lance donc le concours des gares fleuries.
Puis, ce sera le tour des hôtels.
Et ensuite, on voit apparaître la notion de "village coquet", et enfin, de "route fleurie".

-C'est très lié au tourisme.

-C'est un label touristique.
C'est un ministre du Tourisme, qui en 1959, voit des villages alsaciens resplendissant de fleurs, et constate que c'est accueillant.

-C'était qui?

-Robert Buron. Au début, c'est un concours.

-Très vite, 600 communes sont partantes pour cette démarche.
Au départ, les préfets attribuaient le prix, devenu label.
C'est aujourd'hui un label d'attractivité des territoires, et qui qualifie aussi la qualité de vie dans les communes, villes et villages.
On ne met plus les villes en concurrence.
Le label permet à une commune de travailler pour structurer son territoire, l'embellir, donner une qualité de vie.

-Ce qui m'intrigue, c'est la composition des jurys.
Comment donnent-ils la première, 2ème, 3ème et 4ème étoile, l'étoile nationale ?

MATHIEU BATTAIS, CHARGE DE COMMUNICATION DE L'ASSOCIATION "VILLES ET VILLAGES FLEURIS" :-On choisit les jurés principalement dans les villes.
Ce sont par exemple des responsables des services espaces verts, des bénévoles impliqués dans ces démarches, des personnes qui dans notre réseau, animent cette démarche.
On leur demande de participer à ces jurys, mais ils participent volontairement et bénévolement.
On se retrouve généralement à 4 personnes, dans les communes, pour évaluer la manière dont la commune valorisera son territoire, par le végétal.

-Sur quelles bases ?
Un cahier des charges ?
Une charte ?

-On l'appelle grille d'évaluation.
Elle comporte une soixantaine de critères.
On les a fait progresser dernièrement.
Ils permettent d'évaluer des réalisations en termes d'aménagement, de composition florale, d'aménagement de ronds-points, mais aussi de leur gestion.
Est-ce respectueux de l'environnement ?
Quel type de consommation d'eau ?
Quelle dose de produits chimiques ?
Y a-t-il réduction des énergies ?
Est-ce que le sol est pris en compte ?

-Pas que le visuel.

-On parle d'intégration paysagère des aménagements.

-L'idée première renvoyait à quelque chose de très décoratif.
Vous y ajoutez la notion de paysage, ce qui semble fondamental dès qu'on parle de ville.

-L'idée est qu'on cesse de poser des massifs floraux n'importe comment dans l'espace, qu'on réfléchisse à l'intégration de ces massifs, de tous les éléments qui composent l'espace public.

-C'est un jury annuel ? 
On contrôle le label tous les 3 ans.
Les communes sont proposées par le département à la première fleur que la région attribue.
Pour la 4ème fleur, c'est la région qui propose au jury national la commune candidate à la 4ème fleur.

-Je suis obsédé par le paysage, les entrées de villes.
On fleurit le cœur. C'est facile.
Mais les entrées de villes, ça fait partie des critères ?

-En effet. Souvent, les communes commencent par le cœur de ville.
On est là pour aider les communes à améliorer leur environnement.
Mais on a dans notre grille un regard sur les différents espaces qui composent la commune.
Centre de bourg, entrée de bourg, lotissement.
On va regarder la façon dont la commune gère l'ensemble.
On ne fleurit pas une zone artisanale comme un centre.
Ce ne sont pas les mêmes fleurs. Ce ne sont pas les mêmes usages.
Dans une zone artisanale, on circule en voiture et la lecture du paysage est différente.
On y verra plutôt des arbres, des arbustes, des vivaces, qui accompagneront l'usager dans ces zones, plus agréables avec ce végétal.

-Il y a des années, les contraintes financières des communes étaient autres.
Ils pouvaient acheter des fleurs en nombre.
Ce n'était pas toujours harmonieux.
Il faut faire aujourd'hui mieux avec moins.
Il faut intégrer encore plus la valeur paysagère.

-Pas facile.

-"Pas de panique" chez Stéphane.
Comment Stéphane va arriver à faire rentrer chez Stéphane toute la Chine, alors que la lumière n'y rentre déjà pas.

-------

-Stéphane a commencé sa journée dans un vertige architectural.

-Bonjour. C'est par là ?

-Oui.

-Stéphane rêvait d'offrir à son ami une forêt luxuriante, sur son sombre balcon.

-On a essayé des bambous.

-Tu as promis à ton ami...

-Un jardin chinois.

-Le dessin est tracé. La promesse reste à tenir.

-La proposition est simple. Ça va ?

-Je trouve ça superbe.

-Y a plus qu'à.

-Commencer par faire le vide.
Le treillage sera jeté, les Iumignons rangés.

-J'arrose, regarde. Tu vois ? J'arrose.

-Pour une page blanche, on passe le balai.
Les grands bacs prennent place.
Stéphane les perce sur les côtés pour créer une réserve d'eau.
A condition de bâcher la base.

-Il ne faut pas boucher les trous.

-Avant d'y verser les billes d'argile et le terreau.

-Ça, ça va. Et là, ça va.
Ces deux seront assez proches l'un de l'autre.
Stéphane, tu veux bien tenir ça un peu ? Voilà...
A droite, c'est comment ? C'est pas mal ?

-Un lien de fil de cuivre va consolider l'ensemble. 
Et on installe les premières plantes.

-Grosse bête.

-Joli !

-Oui, c'est beau. Hop là. Et toc.

-C'est quoi, Ça ?

-Un palmier.

-Ça tient sans lumière ?

-Il y en a sous d'autres arbres.
Trachycarpus fortunei vient de Chine.
Il résiste au froid. Moins 15, voire en dessous.
Il pousse dans des sous-bois.
Il cherche la lumière pour grandir mais supporte l'ombre.

-OK.

-Le nandina qui est ici aussi.
Il supporte la mi-ombre.
Et le phyllostachys qui arrive, c'est aussi une plante qui supporte.
C'est énorme. On va l'éclaircir. Il est trop épais.
On ne voit plus nos espèces de décors.
C'est bien. On plante. Toc ! Voilà.

-Ca, c'est un autre bambou au nom incroyable.

-Depranostachyum falgatum.

-Quel est son petit nom ?

-Bambousa gracilis.

-J'aime bien ce bambou. Il n'est pas traçant comme celui-là.
Il s'élargit depuis son centre.

-Il partira comme ça ? Comme n'importe quelle graminée.
J'ai pu en enlever pour le faire rentrer.
On doit régulièrement les dédoubler, de façon à les diviser.

-Une fois plantée, on n'y touche pas.

-Après quelques années, il se peut que tu trouves que le cœur se creuse.
Tu dépotes.
Tu en scies un bout, et remets en place avec un terreau enrichi.
Et si tu trouves que tout ça fait trop d'ombre, tu coupes des cannes.
Tu couperas les plus anciennes, celles qui ont commencé à jaunir, pour que les plus jeunes prennent le dessus et continuent de faire cet effet rideau que j'aime.

-Super.

-Le rideau est éclairci pour accueillir plus de lumière.
Une plante grimpante est installée sur le mur de côté. Stéphane n'a pas jeté sa vieille fougère en plastique.
Une boule de lierre est suspendue au plafond.
Voici les lumières.

-Les garçons ! Voilà !

-Ah ouais !

-T'as rien vu ? Magnifique.
C'est exactement ce qu'on voulait.
Le bambou me fait penser à la Chine.

-On voulait un genre de forêt.
On aime la discrétion quand on est sur le balcon.
Et là, c'est super réussi.
C'est au-delà de nos espérances. Hein ?

-Oui, très bien.

-Vous allez arroser ?

-J'ai promis d'arroser.
Ce sera toujours verdoyant.

-Alors ? Même pas un bisou ?

-Profitez-en bien.

-Merci.

-Le balcon de Stéphane a totalement changé de destination, se rapprochant de l'Asie tropicale.
Les plantes choisies sont cependant assez rustiques pour vivre à Paris.
Ces végétaux peu gourmands de lumière, se satisferont d'ombre légère.
Le pari ne sera gagné que si la promesse est tenue.
Mais à ne pas douter, elle le sera.

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-Que vous ayez un balcon ou un grand jardin, vous pouvez solliciter un "Pas de panique".

-Sur france5.fr.
Retrouvez-nous aussi sur "Face de bouc".

-Oui, il y a aussi les réseaux sociaux.
Un rendez-vous du 18 au 23 mars, à Paris, "Une jonquille pour Curie".

-Cette initiative a lieu depuis plusieurs années, avec une chaîne de jardinage.
Une jonquille pour lutter contre le cancer.
De nombreuses animations à Paris et en région parisienne.

-A Angers, les 21, 22 et 12 mars.

-Expo Flo, à l'agrocampus.
Les étudiants vous invitent à voir leurs aménagements dans les 7 000 m2 de l'école.

-Si vous avez aimé le grand herbier du Muséum d'histoire naturelle, vous aimerez ce livre…
L'Herbier du Muséum...

FIN

Une transcription écrite des sous-titres est aussi présentée sur Télé Scoop au lien :
http://telescoop.tv/reader/425722/silence-ca-pousse.html
ou
http://telescoop.tv/browse/592285/silence-ca-pousse.html

 


 

"Silence, ça pousse !" émission du 26 février 2014

France 5 - Mercredi 26 février 2014 à 21h40
Rediffusée le 6 août 2014

Sommaire :
- Rencontre : Les bonzaïs. - Découverte : Le sexe des plantes.
- Visite : Le Plessis Sasnières.
- Conseils pratiques : Planter des ribes speciosum.
- Protéger les salades du froid.
- Application de conseil santé végétale : Ephytia.

- Pas de panique : Chez Aline.


Photo de l'album Facebook

Revoir l'émission :
http://www.dailymotion.com/video/x1lizeg (50'00)


Silence, ça pousse ! 26 février 2014 France 5 par conscience33


Revoir sur France 5 :
http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/26-02-2014_214875
ou
http://pluzz.francetv.fr/videos/silence_ca_pousse__,107009469.html


PRÉSENTATION :

Au sommaire :

- Rencontre : Les bonzaïs dans la forêt.
Si les bonzaïs sont, par définition, des arbres élevés dans des pots, il arrive que parfois, dans certaines conditions, la nature produise les mêmes végétaux...

- Découverte : Le sexe des plantes.
Au cours de leur très longue évolution, les végétaux ont développé d'incroyables stratégies de reproduction. 
Le sexe des plantes n'est pas toujours ce que l'on pourrait penser.

- Visite : Le Plessis Sasnières.
Dans le Loir-et-Cher, ces magnifiques jardins à l'anglaise déploient leur charme à l'ombre du château autour d'un étang d'eaux vives.
Sa maison moderne est ouverte sur un petit jardin clos de murs.

- Conseils pratiques : Planter des ribes speciosum.

- Protéger les salades du froid.

- Application de conseil santé végétale : Ephytia.

- Pas de panique : Chez Aline.
Après avoir étalé de la terre et semé une pelouse, Aline souhaite qu'on l'aide à concevoir et planter le décor.

 

Lu au lien : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/26-02-2014_214875

 

VISITES DES JARDINS
Jardin du Plessis Sasnières

Au Plessis Sasnières, les hommes ont laissé des traces de leur présence datant de quatre mille ans avant notre ère : des grottes et des sources émanant du sol en font un endroit hospitalier, qui a su évoluer au cours des siècles.

Rosamée Henrion, aujourd’hui présidente de la société internationale de dendrologie, en est éprise depuis son enfance.

La passion d’un parent ne trouve pas obligatoirement écho dans l’esprit de ses enfants, et si cela arrive parfois, les chemins pour y parvenir peuvent être plus sinueux qu’il n’y paraît.

La passion de la mère et le goût du fils ne vont pas évidemment dans la même direction, mais elles se retrouvent sur cette terre pour compléter, enrichir, et embellir la proposition.

La douceur du pays de Vendôme trouve son apogée autour des eaux vives de l’étang du Plessis Sasnières, tous ces arbres choisis comme autant de coups de cœur, se penchent pour s’en ravir vers les parterres fleuris d’un jardin de plaisir.


CONSEILS PRATIQUES
Planter des ribes speciosum


Voici une drôle de plante qui a l’avantage de fleurir bien tôt, dès la fin de l’hiver.
Ribes speciosum est donc une sorte de groseillier, nous ne l’avons pas choisi pour ses fruits comestibles car ils sont sans intérêt gustatif. Ils sont seulement décoratifs, ils font entre 0,5 mm et 1 cm de diamètre, et sont rouges et soyeux. Ce sont ses fleurs qui nous ont intriguées, des petits tubes rouge vif qui apparaissent entre mars et mai.
Ce buisson est originaire de Californie, il résiste à -7° et se plaît au soleil. Il peut apprécier d’être palissé dans les régions plus froides contre un mur au sud.

Ses tiges épineuses et soyeuses sont rouges à la naissance, ce qui en fait une plante qui trouvera sa place dans le jardin. Il a 3 points positifs : des fleurs, des fruits et de belles tiges. C’est un buisson au feuillage caduc qui ne passera pas les 2m de hauteur, pour autant d’envergure. Il aime être à l’abri des vents froids et les sols drainés assez riches.

Dans une fosse de 50 cm de côté et autant de profondeur, nous allons verser 20 cm de graviers, puis ajouter de la fumure et du compost à la terre extraite.
Une fois mise en place, la plante sera arrosée et un paillis sera disposé autour de son pied. Concernant la taille : après la floraison ou en septembre, supprimez les branches les plus anciennes en les coupant à leur base, de façon à aider la plante à se régénérer.
La nôtre est bien jeune, nous n’y toucherons pas avant trois ans.

 

PAS DE PANIQUE
Pas de panique chez Aline


Une boîte vide, une page blanche dans laquelle dessiner un jardin justement planté.

C’est parti mon kiki, mais qui ? Mais quoi ? Mais que fait Stéphane ? Il est là, dans les rues comme un poisson rouge se débattant hors de son bocal. Observons un peu les végétaux qui nous accompagnent vers le jardin d’Aline, cela pourrait bien servir de base à une « totale création ». Il va y avoir du labour, et aussi du labeur. Aline va adorer les plantes ! Le jardin créé sur une page blanche remplira-t-il les attentes ?
Après avoir fini de jouer l’agonie du poisson rouge, Stéphane se concentre sur les végétaux.
Aline lui présente la boîte vide qu’elle a préparée, pour qu’il l’aide à composer un jardin.

C’est parti, la perceuse est aux abois. Stéphane commence par enfoncer des pitons sur la palissade en partant du sol, puis en haut sur toute la longueur, de façon à tirer un câble qui conduira la glycine comme une frise.
Les plates-bandes sont déterminées à l’aide du cordeau, dans un volume très géométrique, les formes se mettent au diapason. Dans cet espace limité, les triangles vont créer de fausses lignes de fuite. Un dernier trait avant que la bêche ne fasse son apparition, et que débutent les travaux de force.

Le gazon enfoui pourrira dans le sol apportant de l’humus tout en l’enrichissant.
Ce qui n’empêche pas Stéphane de jeter quelques poignées de fumure déshydratée à l’endroit où ils vont planter la grande glycine, qui bien vite est conduite sur les câbles qui l’attendaient ?

Plus loin, c’est de la terre de bruyère et rien d’autre qui améliore le sol que va recevoir l’érable du japon. Marie arrive à la rescousse, elle ne sera pas de trop, pour creuser les fosses et porter certains sujets, parfois très lourds.
Une volée de tuteurs décoratifs prend place, certains sont plantés directement dans le sol et d’autres sont enfilés dans de grosses cannes de bambou. Les plus grands sont inclinés vers le mur et les plantes sont disposées à leurs pieds.

Au pied du palmier arrivent trois lins de Nouvelle-Zélande aux teintes différentes, dont un fatsia aux larges feuilles. L’ambiance se veut résolument exotique, et ce n’est pas fini.
Un gros laurier du Portugal est péniblement dépoté pour prendre place et faire disparaître un peu le pied du mur, exposé à la lumière du soir. Il sera rejoint par un arbuste n’appréciant pas les expositions trop brûlantes.

Les aromates plantés sur la terrasse, toujours à l’ombre, déménagent dans le potager en escalier bien plus ensoleillé. Un miscanthus giganteus, des plantes couvre-sol et d’autres graminées, enrichissent le coin exotique. Un paillis de fibre de bois maintiendra les sols frais, fertiles et propres.
Un miroir s’en vient percer une fenêtre dans la palissade, des nichoirs viennent s’accrocher tout autour. Sans oublier quelques lanternes

La boîte n’en est plus une, elle s’est transformée en jardin. Le plus fastidieux était déjà fait, les 10 m3 de terre étalée s’étaient métamorphosés en pelouse. La palissade toute neuve attendait d’être investie et la terrasse était déjà construite.
Stéphane a eu raison de dessiner des plates-bandes ouvrant de nouveaux espaces qu’il a végétalisés selon des thématiques différentes.
Les plantes exotiques, grimpantes, ou aromatiques sont à l’endroit qui leur conviendra le mieux. Les couleurs du jardin chantent jusqu’à l’intérieur de la maison.

Liste des plantes utilisées : acer palmatum ‘Sango Kaku’, panicum virgatum ‘Heavy Metal’, miscanthus sinensis ‘Malepartus’, wisteria, clematis, choisya ternata ‘Lich’, fargesia, pittosporum ‘Elizabeth’, pennisetum ‘Karley Rose’, actinidia, euphorbia amygdaloïdes, jasminum azoricum, nandina domestica, helleborus niger, heuchera, phormium shiraz, anemone, prunus lusitanica, trachycarpus, rhyncospermum jasminoides.

 

ADRESSES UTILES

Le jardin de Plessis Sasnières : http://www.jardin-plessis-sasnieres.fr/
Le Château
41310 Sasnières
Tél. : 02 54 82 92 34
Fax : 02 54 82 93 30
jardin.de.sasnieres@wanadoo.fr
Ouvert du 1er avril au 1er novembre 2014 sauf les mardis et mercredis.

Application de conseil santé végétale : http://ephytia.inra.fr/fr/Home/index
Diagnoplant : http://www.inra.fr/Entreprises-Monde-agricole/Resultats-innovation-transfert/Toutes-les-actualites/Di-gnoPlant-R
Vigiplant : http://ephytia.inra.fr/fr/CMS/75/Vigiplant
AGIIR : http://www.inra.fr/Grand-public/Dossiers/Les-agricultures-du-futur/AGIIR-contre-les-insectes-invasifs/%28key%29/2

 


AGENDA

Visite du jardin de Vasterival : http://www.vasterival.fr/

Le 7 mars 2014
Visite thématique conduite par Didier Willery, sur le thème de hellébores des camélias et des premiers Rhododendrons.

Le Jardin du Vasterival
346 allée Albert Roussel
76119 Ste-Marguerite sur Mer
Tél. : 02 35 85 12 05
levasterival@orange.fr


Exposition « du délainage au jardinage » : http://www.tourisme-mazamet.com/fr/promos-coups-de-coeur_6.htm

Du 7 mars au 30 mai 2014
Une exposition, à la maison des mémoires, avec une multitude d’outils plus ou moins disparus qui nous racontent leur passé.

Office de Tourisme de Mazamet
3 Rue des Casernes
81200 Mazamet
Tél. : 05 63 61 27 07
Fax : 05 63 61 31 35
accueil@tourisme-mazamet.com


TRANSCRIPTION ÉCRITE DE L'ÉMISSION :

-Pourquoi on leur a mis cette paille par terre ?

-Ce n'est pas de la paille, c'est du foin. Les brebis mangent de l'herbe, mais elles ont besoin de nourriture sèche.

-Elles t'ont offert trois petits moutons.

 -Elles sont là pour ça.

-C'est mignon. Bonjour.

-Bonjour.

-Les bonsaïs vivent dans nos maisons, mais sont nés dans la nature.

-A l'origine, ils ont poussé dans la nature. Ensuite, ils ont été élevés en pots. Certains sont élevés en pots du début à la fin. Nous avons rencontré un chasseur de bonsaïs dans la forêt.

-Les plantes font des petits. Comme elles n'ont pas de pattes pour se rencontrer, il y a un système merveilleux pour que leurs cellules sexuelles se rencontrent.

-Elles ont développé des stratégies de façon à ce que des individus les mettent en relation les unes avec les autres.

 

-Le jardin de Plessis Sasnières. Si vous aimez les arbres, vous allez vous régaler.

-La maman aime les arbres, le fils aime un jardin plus construit. Eux deux ont créé un endroit merveilleux.
-Quand sa plante ne va pas très bien, on s'inquiète. Nous allons rencontrer quelqu'un qui fait des diagnostics.

-Ce n’est pas
"allô docteur". Notre invité a créé une application qui te permet de savoir de quoi souffre ta plante.

-"Pas de panique" chez Aline et Stéphane.

-La boîte est vide, la page est blanche.

-Tout est à faire.

 

-C'est parti mon kiki ! Mais que fait Stéphane ? Il est dans la rue comme un poisson rouge hors de son bocal.
Les végétaux t‘accompagnent vers le jardin d'Aline. Ils peuvent servir de base à une totale création.

-Bonjour Aline. Tu vas bien ?

-Ça va bien. C'est par là.

-Ah ! Une page blanche. Raconte-moi un peu l'histoire.

-On est ici depuis 8 ans.

-La palissade, le gazon, la terrasse ont l'air tout neufs.

-La palissade, ça ne fait que quelques mois. La terrasse, c'était il y a un an.

-Ce n'était pas comme ça, avant ?

-Non. Au fond, il y avait un appentis. On a tout enlevé. On a été obligés de rajouter de la terre. 10m3.

-Ça fait beaucoup de mètres cubes. Et ça prend du temps à égaliser.

-Tout à fait.

-Une fois que c'est fait, on se demande ce qu'on va pouvoir faire.
C'est tout blanc, c'est tout plat. Un peu ennuyeux, peut-être. Il y a un petit potager en escalier. S'il est bien installé, ça veut dire que c'est l'endroit le plus ensoleillé. La terrasse est à l'ombre.

-Il n'y a jamais de soleil.

-Est-ce qu'il y a des plantes qui te font rêver ?

-J'aimerais bien une glycine.

-Très bien.

-Histoire d'avoir une plante grimpante qui habille tout ça. Après, pourquoi pas des plantes exotiques ? De la couleur, aussi. Le séjour est assez blanc. Donc, ramener un peu de couleur dans le jardin.

-Ça doit être du domaine de l’imaginable.

-Le domaine de l'imagination doit inonder le dessin de couleurs.

-J'ai envie de morceler l'espace en plusieurs plates-bandes.
Elles seront plutôt en forme de trapèze.
La première sera celle du coin. Il y aura un palmier qui va pousser là, comme ça.
Sa présence pourrait faire oublier ce qu'il y a derrière.
Après, on est partis avec des feuillages colorés, des choses un peu amples.
Ensuite, on remonte sur la gauche.
On va caler la plate-bande derrière le mur, un fuchsia au premier plan.
Derrière, un joli arbuste persistant qui va imposer sa présence. Et puis il y a cette partie.
On va jouer avec une série de supports. Tantôt droits. Tous un peu décoratifs. Tantôt en biais, allant jusque sur le mur.
Et en bambou. Ça nous permet d'avoir une plate-bande majoritairement plantée de plantes grimpantes.
Et une glycine. La glycine va s'en aller dans le coin. Elle va grimper à un câble. Elle va repartir au couchant, au soleil du soir.
A terme, elle va faire une frise qui va marquer une limite entre le panneau de bois et le ciel qui est derrière.
J'essaierais bien un petit érable du Japon, ici.
J'ai le sentiment que tu aimerais bien avoir un érable du Japon.

-Un érable du Japon, oui.

-Voilà, il est là, dans le coin. Que dis-tu tout ça ?

-C'est super.

-Ça va être bien.

-J'ai hâte.

-Allons-y.

-Il va y avoir du labour, mais aussi du labeur. Aline va adorer les plantes.

-Bravo Marie!

-Et se réjouir de l'aide apportée par Marie. Le jardin remplit-il ses attentes ?

-On a un super beau jardin.

-------

-Ça me fait plaisir de voir ces salades.
On va pouvoir manger.

-Ce potager sort de la friche.

-Voici ce qui s'est passé ici.

-Lors de la réappropriation du potager, les plates-bandes ont été remises au propre de différentes manières. Les allées ont été déterminées, la compostière est construite et les arbres élagués laissent entrer la lumière.

-C'est réjouissant parce que ça va pousser. Il ne faudrait pas que ça ait froid.

-Non. Nous allons protéger les salades du froid. Il y a plusieurs méthodes pour cela. Je vais vous parler de ce truc. On trouve sur le marché depuis un ou deux ans.

-C'est moche.

-L'objectif n'est pas que ce soit beau, mais de protéger les légumes du froid et de devancer la saison d'un mois. Si on les laisse à l'air libre, elles vont...

-Elles vont capoter.

-Alors ça, c'est rigolo. Tu les poses au sol. Ça va couvrir ton rang de salades. C'est comme si tu avais accumulé plusieurs cloches.

-Ça s'articule, c'est bien. C'est génial. C'est amusant.

-Tu mets des sardines pour ne pas que ça s'envole. Là, il y a des trous qui sont ménagés pour bloquer nos petits tunnels dans la terre. Ce qui est important, c'est la manière dont tu vas gérer les arrosages.

-Tu ne peux pas arroser, là.

-Pas du tout. Il y a des petits réservoirs, ici. Il y a des trous et s'il pleut, l'eau pénètre à l'intérieur. Mais le froid ne pénètre pas.

-C'est astucieux.

-Et tu peux aussi les soulever.

-As-tu fini avec les sardines ?

-Oui. En fait, ce qui est intéressant, c'est de gérer la buée.

-Ça en fait des trucs à gérer. Tu t'en fous qu'il y ait de la buée. Pas besoin d'essuie-glace.

-Les salades peuvent pourrir. Dans la journée, ici, tu clos, ici, tu clos.

-Oh, j'adore !

-Si tu veux qu'il y ait une ventilation tu ouvres les portes à chaque extrémité. Tu peux aller poser tes sardines. Nous allons parler de la méthode plus traditionnelle.

-C'était une démonstration.

-Voilà.

-Voici le matériel de la scène suivante.

-Vieille méthode, les arceaux, le film plastique transparent. C'est du polyéthylène 50 microns. Ça nous garantit 5 degrés de plus. Derrière toi, il y a un thermomètre.
Il est à 9 degrés.

-Ah oui.

-Elle n'a pas mis ses lunettes, mais j'ai regardé il y a 2 mn. L'idée est de passer à 12. Si je sème des navets, il faut qu'il fasse 12 degrés dans la terre pour qu'ils germent. On plante les arceaux tous les mètres. Ensuite, on tend la bâche, on pique la bâche avec un nœud à 60 centimètres du premier arceau et à 60 cm du dernier. On enfonce la bâche dans le sol côté nord. De manière à ce que l'air ne circule pas. On la laisse côté sud. Et on retend tout cela grâce à ces tiges en matière plastique, plus flexibles.

-Il y en a pour vachement longtemps.

-Non, ce n'est rien. 60 cm, ce sera ici.

-C'est jouissif, quand c'est bien tendu comme ça.

-Il ne faut pas que ça fasse plus d'un mètre de large. On a failli ne pas avoir assez de plastique de ce côté. Chaque jour, tu peux le soulever. Tu arroses, tu aères. Et ça pousse.

-C'est toujours un plaisir de rencontrer un passionné.
Alain Quairel nous parle de l'esprit du bonsaï.
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-J'aime beaucoup les feuillus. C'est ce que j'ai le plus facilement par ici. On va aller juste en face, dans cette sente qui est assez forte, que les vaches broutent. C'est mes auxiliaires bonsaïs. C'est elles qui vont piétiner les arbres, les brouter, ce qui fait qu'ils ne vont pas se développer en hauteur, ils vont se développer en largeur. Ils vont mettre des branches plutôt basses. Ils ne vont pas pouvoir aller très très haut. Le pincement que je fais de façon circonstanciée, elles le font par gourmandise. La traque commence. On va fouiner un petit peu. Là, il y a une broussaille, mais elle n'est pas intéressante. Il n'y a pas de tronc principal. Si quelqu'un me voit, il doit se demander ce que je cherche. Là, j'ai un double. Il faut prendre son temps, quand on fait ça. C'est important de demander l'autorisation aux propriétaires. Ça évite de stresser, de prendre des arbres qui n'intéressent pas grand monde. Si on a l'autorisation, on peut prendre son temps. On évite de se retrouver avec des choses sans grand intérêt. Voilà quelque chose de très intéressant. Il a un beau pied.
Il y a une branche dominante qui est complètement évidente. Il a des branches bien placées. Ça, c'est de la qualité. Il a des bourrelets cicatriciels extraordinaires. C'est une chance de trouver des arbres qui ont naturellement des qualités. Il est beau. On peut presque imaginer le pot. Un pot vernissé. Dans les bleus. Je vais le prélever. Voilà les racines. Il est gentil tout plein, ce charme. C'est fini. Il y a assez de racines. Le pivot est un peu long. Je vais le faire reprendre. Quel bonheur de faire ça! Allez, viens. Le bonsaï, il n'y a rien de mystérieux, c'est avant tout de l'horticulture. Et après, il y a un peu d'esthétique qui arrive. Mais c'est avant tout de l'horticulture. On pince, on taille, mais on donne de l'engrais, de l'eau. On les met au bon endroit, il faut qu'ils aient la bonne lumière. Tout doit être réuni pour qu'un arbre soit beau. Voilà celui qu'on a prélevé. Il va bien. Il est parti pour un minimum de deux ans. Après, on verra. Là, toujours un charme de la même origine. C'est un des premiers que j'ai prélevés. Je le travaille depuis 7 ou 8 ans. Il a été fracturé à ce niveau-là. A priori, les racines ont été un peu dégagées. Ça, c'est une racine qui a été découverte.
Elle a dû subir des piétinements. De cette racine, sont parties des branchettes, exactement comme celle-ci.
Elles ont continué tout le long des racines. Des petites folioles comme ceci, et c'est monté, c'est monté. C'est devenu des troncs.
C'est la forme radeau, tout simplement. Racines rampantes. C'est le même principe que dans une forêt.
Naturellement, on a envie d'aller se perdre, ramasser un petit champignon. Et toujours cette notion de profondeur.
Mon épouse me dit "tu en as trop".
C'est vrai que j'en ai beaucoup. J'en ai des centaines. La plupart, c'est des arbres de ramassage.
Presque tous les jours, je fais le tour de mes arbres.
Sans penser à la technique, à ce que je devrais faire.
Je regarde mon arbre, je le soulève, et je me dis "là, il te raconte vraiment quelque chose. Il est vraiment sympa de réagir comme j’ai envie qu’il réagisse. C'est un brave petit arbre".

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-Que c'est joli, ce petit fuchsia !

-Je l'ai acheté pour ça.

-C'est une plante qui produit des fleurs, qui ressemblent à des fleurs de fuchsia en pleine sortie de l'hiver. C'est un ribes speciosum. Il y a deux ans, nous avons planté ce ribes laurifolium. Il fleurit. Regarde comme il est beau ! Ces plantes fleurissent dès la fin de l'hiver, très tôt.

-C'est joli.

-Il a déjà produit ses feuilles. Là, il est en train de faire ses fleurs. Plus tard, en automne, il aura des petits fruits d'un demi-centimètre de diamètre. Rouges et velus.

-Comestibles ?

-Non. Il est un peu particulier car il a des branches avec plein d'épines dessus. Lorsque les jeunes branches poussent, elles sont rouges. C'est très décoratif. Les plantes d'ornement doivent avoir trois points d'intérêt. Il les a. Il a des fleurs, des fruits et des pousses rouges. Ça me suffit. Vu qu'il a des épines, nous pouvons le planter dans une haie. Une haie défensive, voire pas. Nous pouvons aussi le palisser contre un mur. Ses tiges sont faciles à arquer et à palisser.

-Il supporte quoi, comme froidure ?

-C'est le hic. Il est originaire de Californie, il ne supportera pas des températures inférieures à -7.

-You are very froid ici, cher ami.

-Il supporte tous les sols.
Il a simplement besoin d'avoir une terre qui soit drainée.
Je vais te demander de le poser et de verser les deux seaux de gravier au fond de la fosse, qui fait 60cm de profondeur. Pendant ce temps...

-Tu vas danser la javanaise.

-D'accord.
Toi, tu vas améliorer la terre en apportant le seau de compost et le demi-seau de fumure. Je danse la javanaise.
Non. Je me coltine encore le truc.

-Allez mon kiki !

-Tu veux que je te parle de la taille ?

-Oui.

-D'ici trois ans, on pourra commencer à le tailler. Il s'agira de couper les tiges les plus blanches, les plus grises. On les coupe à la base pour faire repartir des pousses neuves. Ça va former un buisson dense. Ce sera fort joli. Verse tout !

-Figurez-vous que les plantes ont un sexe.

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-Loin d'être un fait exclusivement animal, la sexualité est aussi une affaire végétale.
Pour se multiplier, les plantes ont souvent recours au même mécanisme que nous, la reproduction sexuée. La grande idée des plantes à fleurs a été d'avoir aux insectes pour disperser leur pollen. Ces insectes, comme les abeilles, rendent la communication entre les sexes infiniment plus efficace.

PHILIPPE JOUAN, REPRÉSENTANT DES APICULTEURS DE L’ILLE ET VILAINE :-L'abeille est un pollinisateur. En une heure, une abeille peut polliniser 250 fleurs. Dans le panier qu'elle a derrière ses pattes, elle a le pollen. Ce pollen permet de polliniser les fleurs et de nourrir la ruche. C'est ce qu'elles viennent chercher. Elles viennent prendre le pollen sur les petites étamines.
-Les plantes qui sont visitées régulièrement par un certain type d'insectes, ouvrent leurs fleurs quand ces insectes se mettent en activité. L'immense majorité des fleurs sont hermaphrodites. Une fleur hermaphrodite porte les deux sexes. Une étamine qui représente le sexe mâle et le pistil qui représente le sexe femelle. Dans une fleur de ce type, les étamines portent le pollen et c'est le pollen qui sera fécondant. Le pollen étant déposé sur le stigmate, va migrer dans le style. Voici cette longue colonne qui aboutit à un ovaire dans lequel se trouvent les ovules qui doivent être fécondés. Ici, il y a une grosse glande qui sécrète du nectar. Lorsqu'un insecte arrive, il ne vient pas pour rien. Il est intéressé. Intéressé par le nectar qu'il va trouver à l'intérieur. Il se pose là. Son dos est peut-être déjà sali par du pollen qu'il a récolté d'une autre fleur de la même espèce. Le stigmate va entrer en contact avec son dos. Le pollen va se déposer sur le stigmate et il aura fécondé avec du pollen venant d'une autre fleur. Cette fleur s'est ouverte ce matin. Son pistil n'est pas mûr. On voit comme une colonne. En revanche, ses étamines sont mûres. Elles peuvent libérer leur pollen. Celle-là s'est ouverte hier. Et là, son pistil est tout à fait mûr. Il est récepteur. Il peut recevoir du pollen et être fécondé. En revanche, ses étamines sont un peu fanées. Cette fleur-là, bien qu'elle soit parfaitement hermaphrodite, fonctionne comme si elle était femelle, alors qu'hier, elle était dans l'état de celle-ci.
Elle était mâle, et non pas femelle.

-Dans une grande majorité, et pour un brassage génétique efficace, la fleur sera fécondée avec du pollen venant d'un autre individu.

-Les plantes qui ont les deux sexes portées par la même plante, ce sont les plantes monoïques. Ça veut dire "une seule maison". Il y a un individu plante qui porte les deux sexes. Il y a quelques cas, peu nombreux qui sont de sexes séparés. qui ne porte que des fleurs mâles et un autre qui ne porte que des fleurs femelles. On les appelle dioïques.

-C'est le cas du houblon, de l'ortie ou du kiwi. La reproduction peut s'effectuer en autopollinisation. La violette est une espèce cléistogame.

-"Cléistogame", ça vient du grec ancien. C'est le "mariage enfermé". Cette petite fleur cléistogame ne s'ouvrira pas davantage. Elle fait 3 ou 4mm de longueur. Elle contient du pollen et un pistil et le pollen va féconder le pistil. La fécondation se fait à l'intérieur d'une même fleur. La seule chose qui compte chez tous les êtres vivants, c'est d'arriver à faire des petits pour survivre à sa mort. Pas en tant qu'individu, mais en tant qu'espèce. Parce que la survie d'une espèce dans de bonnes conditions, ça implique une évolution de cette espèce. Donc, une adaptation aux nouvelles conditions que le globe va nous proposer.
-C'est un ménage à trois. Il y a la fleur côté mâle, côté femelle, et l'abeille. S'il n'y a plus d'abeille, que vont devenir les plantes ? Les apiculteurs professionnels et amateurs ont un rôle crucial dans la nature. Je ne pense pas qu'on pourra faire sans l'abeille.

-70% des fleurs sont pollinisés par les insectes. Ils sont donc les garants de la survie de notre patrimoine végétal.

-J'aime bien être dans ce nuage de fleurs roses.

-Ce prunus okame est un cerisier. Il y a aussi des prunus abricotiers, pêchers. Il est issu du croisement entre incisa et campanulata. Incisa est originaire de Chine, du Japon et de Corée, et campanulata du Japon. C'est un cerisier du Japon. Il nous séduit à la fin de l'hiver avec ses petites fleurs roses qui sont groupées.
Ensuite, vont apparaître des feuilles qui vont devenir orange et rouges à l'automne. C'est magnifique. Cet arbre est très élégant, il va mesurer 8m de hauteur. Nous l'avons planté il y a 5 ans, il mesure déjà 5m. Il a été taillé l'an dernier pour donner un peu de transparence. C'est un ravissement du jardin. C'est un des premiers à fleurir.

-Il pousse vite, c'est le premier à fleurir et il résiste au froid.

-On l'aime.

-Je suis allée à Vendôme, et en pleine ville, il y a un arbre qui a été planté en 1759. Tu imagines ? Nous partons dans le parc du Plessis Sasnières, où il y a des arbres somptueux.
Les hommes ont laissé des traces de leur présence datant de 4 000 ans avant notre ère. Les sources émanant du sol en font un endroit hospitalier.

-La propriété a été inhabitée de 1914 à 1960, quand ma mère en a héritée. La nature avait eu le temps de reprendre ses droits. C'est mieux, car on aurait pu se dire "il ne faut pas "dénaturer ce lieu". Dans le monde des jardins, on vous dit souvent qu'il faut être respectueux du dessin précédent. Nous, on n'a eu aucune problématique de cette sorte.

-Rosamée Henrion, aujourd'hui présidente de la société internationale de dendrologie, ceux qui étudient les arbres, en est éprise depuis son enfance.

-Mes parents aimaient les arbres. Ma mère, beaucoup.
Et j'ai appris les arbres très jeunes. Je suis allée voir d'autres endroits où il y avait de vieux parcs. -Cette propriété étant sauvage, sa première idée n'a pas été d'enlever du bois. Le responsable de la forêt vivait là. Il y avait du terrain nu avec de l'eau et il a planté des peupliers. Ici, c'était rempli de peupliers. Il y avait peu de zones libres pour mettre de nouveaux arbres. Elle a rempli les quelques trous, et petit à petit, elle a commencé à acheter ce qu'elle aimait. Elle n'a pas du tout un esprit de collection. Quand elle a un coup de cœur, elle essaie de l'insérer dans le jardin. On achète rarement quelque chose qu'on n'aime pas.

-Là, il y a cercidiphyllum japonicum. Je l'avais vu la première fois à Apremont. Je me suis dit "je le veux".
Je l'avais mis ailleurs, il ne s'y plaisait pas. Et ici, il me donne de la joie sans arrêt.

-La passion d'un parent ne trouve pas toujours écho dans l'esprit des enfants. Les chemins pour y parvenir peuvent être plus sinueux qu'il n'y paraît.

-On était jeunes, j'avais une moto tout-terrain, je trouvais ça génial. On n'était pas sur la même longueur d'ondes. On nous parlait des végétaux en latin. J'ai découvert le monde du jardin lors de vacances en Irlande. J'avais tellement entendu parler de jardins dans ma vie, je me suis dit "je peux aller voir un jardin. Si je n'aime pas, "ça confirmera ma position première. "Je ne suis pas obligé d'en parler". Là, j'avais été étonné qu'on puisse travailler sur le paysage, en allant de scènes très ouvertes avec des bouquets d'arbres jusqu'à des scènes plus intimistes. Il y avait de beaux grands arbres. On avait parfois les mêmes ici, mais plus petits. C'est là où on a commencé à échanger. On n'est pas toujours sur la même longueur d'ondes, mais ce n'est pas grave, car on se complète. -La passion de la mère et le goût du fils ne vont pas dans la même direction, mais se retrouvent sur cette terre pour enrichir la proposition.

-C'est l'ancien potager, avec cette forme de fer à cheval. Quand on a ouvert au public, dans le livre d'or, il y avait une phrase géniale, "la promenade est très belle, mais où est le jardin ?" Là, on a commencé à discuter sur ce qu'on pouvait faire. L'idée de la tonnelle était très tentante, car il y avait cette transparence. On a choisi des pommiers qui ont des pommes rouges. Les carrés de fleurs sont venus assez vite derrière. Il restait le dernier point, qui était le point central. Il fallait remplir l'étendue d'herbe. L'idée, c'était de faire vert sur vert. On a commencé par des lauriers-sauces. Ils ont gelé. On en est venus au laurier du Portugal. On a eu l'idée des taches de santonines, mais les santonines ont gelé aussi. On voulait que le centre soit très formel, par rapport au reste qui est plus exubérant. Bien évidemment, un jardin, ça a un coût. Avant de rentabiliser un jardin au travers des droits d'entrée, c'est un long chemin à parcourir.
Si on n'allait que dans cette vision, on pourrait s'égarer en route pour faire du commercial. Si on met telle couleur pour faire plaisir aux gens, on va se perdre un peu. On enlève les choses qu'on n'aime pas. On revient à ce qu'on aime.

-La douceur du pays de Vendôme trouve son apogée autour des eaux vives de l'étang du Plessis Sasnières. Tous ces arbres se penchent pour s'en ravir, vers les parterres fleuris d'un jardin de plaisirs.

-Bonjour Dominique.

-Avant de nous présenter les applications pour lesquelles vous êtes venu ici, racontez-nous votre parcours.

-Je suis microbiologiste, je suis spécialiste des champignons.
Je me suis intéressé aux maladies biotiques, provoquées par les micro-organismes et aux maladies abiotiques, liées au stress environnemental, aux erreurs humaines.

-Vous êtes presque au terme de votre carrière.
Vous avez voulu créer quelque chose d'utile à tous.

-Je voulais valoriser mon expertise avant de partir à la retraite. J'ai souhaité construire une application web permettant à l'ensemble des citoyens d'accéder à des outils d'identification des maladies.

-Il y a plusieurs types d'outils.

-Le portail Internet s'appelle -EPHYTlA.
On s'est dit qu'on pouvait faire descendre l'information au niveau du smartphone.
Les gens peuvent avoir accès à ces outils d'identification.
Vous lancez l'application "diagno-plante tomate".
Vous pouvez chercher une information sur une maladie, comme le mildiou.
Vous allez directement à la fiche.
Sinon, si vous croyez reconnaître un symptôme, vous allez voir un outil d'identification par l'image.
L'outil va vous dire "vous en avez sur la tige, mais vous en avez aussi ailleurs sur la plante".
Une fois que vous avez fait l'inventaire des symptômes liés au mildiou, vous allez en conclure que c'est du mildiou avec certitude.

-Et après, il y a des solutions qui sont apportées, chaque jardinier ayant choisi ses propres méthodes.
Quel est le panel de plantes concernées par ces applications ?

-Je suis spécialiste des maladies des légumes, donc il y a beaucoup de choses sur les légumes.
Il y a la vigne, le tabac.
On est en train d'agréger des connaissances complémentaires.
On a la forêt, les cultures tropicales, comme l'ananas, on a l'horticulture qui arrive.
Plusieurs organismes viennent déposer de la connaissance.
L'objectif est de couvrir l'ensemble des cultures.

-C'est la première étape.
J'ai un outil qui permet de vérifier les choses.
Et il y a un autre volet qui s'ouvre.
Je peux être en réseau.

-Jusqu'à présent, on a fait descendre l'information.
Maintenant, on va la faire remonter.
On a créé des outils pour faire de l'épidémie-surveillance.
Ça permet de surveiller le développement des maladies dans les cultures.
Ce qui est aussi intéressant, c'est la bio-vigilance.
N'importe qui peut déclarer un bio-agresseur invasif.
On a choisi deux bio-agresseurs importants, la processionnaire du pin et le frelon asiatique.
Cet outil permet de bien reconnaître l'insecte.
Il y a un questionnaire à remplir.
Si vous voyez un nid de frelons asiatiques, vous le prenez en photo.
Ça va être géolocalisé, et ça va nous permettre de récupérer un ensemble d'observations sur le terrain.
On saura précisément où est localisé l'insecte.
On verra quelle est son extension en France.

-C'est épatant.
Je vais acheter un smartphone pour profiter de votre outil.

-On sera ravis.

-Je te prêterai le mien.


Nous retournons chez Aline. Stéphane, on plante en fonction de la lumière, forcément en fonction de ses goûts personnels. Regardez.

-Après avoir fini de jouer l'agonie du poisson rouge, Stéphane se concentre sur les végétaux. Aline lui présente la boîte vide qu'elle a préparée pour composer Le dessin décrit un jardin coloré, à apprécier aussi de l'intérieur.

-C'est super chouette.

-Ça va être bien.

-C'est parti. Stéphane commence par enfoncer des pitons sur la palissade en partant du sol, puis en haut sur toute la longueur, de façon à tirer un câble qui conduira la glycine.

-Pas mal ! Bon, allez.

-Les plates-bandes sont déterminées à l'aide du cordeau. Leurs formes se mettent au diapason.

-Ca, c'est pas mal. Je ne fais jamais de triangle.

-Les triangles vont créer de fausses lignes de fuite.

-Il faut penser à la largeur de la tondeuse. Ça ne doit pas être moins large que la tondeuse. Ce serait embêtant. On est parallèle.

-Un dernier trait avant que ne débutent les travaux de force. A partager, bien sûr.

-Mets-toi à l'autre bout, comme ça, on va se retrouver. On va retourner la terre pour mettre le gazon en dessous. Ça va enrichir le terrain. Bonjour Madame.

-Bonjour Monsieur. Ça va bien ?

-Ça va bien.

-Le gazon enfoui pourrira dans le sol tout en l'enrichissant. Stéphane jette quelques poignées de fumure déshydraté à l'endroit où ils vont planter la grande glycine. Plus loin, la terre de bruyère améliore le sol qui va recevoir l'érable du Japon. Marie arrive à la rescousse. Elle ne sera pas de trop pour creuser les fosses et porter certains sujets.

-Allez. On pose. Allez, c'est bon.

-Bravo !

-Une volée de tuteurs décoratifs prend place. Certains sont plantés directement dans le sol, d'autres sont enfilés dans de grosses cannes de bambou. Les plantes sont disposées à leur pied.

-C'est le champ des grimpantes. Tout ça va partir à l'assaut du mur jusqu'en haut des tuteurs. Les choses sont organisées en fonction de la lumière dont elles ont besoin. Près de la terrasse, il y a moins de soleil. Le Chèvrefeuille est à l'ombre, le trachelospermum est entre les deux. Le solanum jasminoïde est en troisième position, et enfin, c'est le jasmin qui a le plus besoin de soleil. Tu fais ce que tu veux, en même temps. Le Chèvrefeuille est joli, si tu le tailles tous les ans. La première année, il fait des pousses. Ensuite, il fait des pousses sur les pousses. Tu vas avoir un tas de bois mort et des jeunes pousses qui vont arriver au sol, ça va être échevelé. Après la floraison d'automne, tu reviens avec ton sécateur et tu coupes tout ce qui aura poussé pendant l'année. Comme ça, au printemps prochain, tu auras une espèce de jet de nouvelles pousses qui vont fleurir et qui seront toutes fraîches. Après les fleurs, tu auras des baies rouges décoratives.

-Au pied du palmier, arrivent trois lins de Nouvelle-Zélande, aux teintes différentes.
L'ambiance se veut exotique et ce n'est pas fini.

-Voilà. Donc, ici, dans notre petit coin exotique, j'ai décidé de planter un actinidia.

-Ça ne te dit rien ?

-Rien du tout.

-C'est un kiwi.

-Génial.

-Ce que j'aime chez lui, c'est son côté très volubile. Il faut faire attention, car les kiwis sont dioïques. Il y a des plans mâles, des plans femelles et parfois, des plans monoïques.

-Mâle et femelle.

-Voilà. Il faut des plants mâle et femelle pour avoir des fruits. C'est très très très volubile. Il faudra le tailler pour qu'il n'occupe pas tout l'espace. Le fait qu'il soit monoïque, c'est la garantie d'avoir des fruits.

-Et les fruits, les kiwis, c'est en hiver? C'est ça '_>

-Oui. Ça vient de Nouvelle Zélande, donc, c'est le cycle inversé. C'est presque mûr en novembre, quand les gelées arrivent, et il faut les ramasser avant qu'ils gèlent et les mettre à l'intérieur.

-Il faut les couper en novembre.

-Tu sais tout, toi.

-Je suis une pro.

-Un gros laurier du Portugal est péniblement dépote pour prendre place et faire disparaître le pied du mur exposé à la lumière du soir. Il sera rejoint par un adepte de la mi-ombre.

-Depuis 200 "pas de panique", c'est la première fois que je plante un fuchsia. C'est rigolo. Il y en a plein la maison. Celui-là est arbustif. Il peut devenir grand. Je l'aime beaucoup. C'est rare de le trouver un peu élevé comme ça dans le commerce. En été, ça ne fleurit pas, car les fuchsias, au-delà de 20 ou 25 degrés, ils se mettent un peu en repos. Ils fleurissent au printemps et à l'automne. Si la température venait a baisser a -7 ou -10, il se peut que sa tête gèle. Mais son pied est résistant. Donc, il repartira du pied. En bordure atlantique, il est pris d'une maladie. C'est un acarien qui fait que ses feuilles se tournent dans tous les sens. Celui-ci est censé être sain. Autour d'ici, il y en a peu. Donc, l'acarien a peu de chance de venir sur lui. Je lui promets une belle vie.

-Les aromates plantés sur la terrasse, toujours à l'ombre, déménagent dans le potager en escalier, plus ensoleillé. Des plantes couvre-sol et d'autres graminées enrichissent le coin exotique.
Un paillis de fibre de bois maintiendra les sols frais, fertiles et propres. Un miroir s'en vient percer une fenêtre dans la palissade. Des nichoirs s'accrochent tout autour. Sans oublier les lanternes.

-Aline, Marie! Quelques petites choses en plus.

-C'est magnifique ! Génial ! Le miroir. Ça donne une impression de profondeur.

-C'est bien.

-Oui, c'est super.

-Le côté grimpant avec le Chèvrefeuille, la glycine.

-On avait un terrain vague et maintenant, on a un super beau jardin. C'est classieux et pas trop chargé.

-Génial.

-Fabulous ! Des bisous.

-Merci beaucoup.

-Vous n'avez pas eu peur de vous y coller et c'était bien.

-On a bien travaillé. C'est fini, c'est fini !

-La boîte s'est transformée en jardin.
Les 10m3 de terre étalée s'étaient métamorphosés en pelouse, la palissade toute neuve attendait d'être investie.
La terrasse Stéphane a dessiné des plates-bandes ouvrant de nouveaux espaces.
Les plantes exotiques, grimpantes ou aromatiques sont à l'endroit qui leur convient le mieux.
Les couleurs du jardin chantent jusqu'à l'intérieur de la maison.

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-Voilà. Nous avons assisté à la naissance d'un jardin.

-Nous pouvons envoyer les faire-part de naissance.

-Vous pouvez vous inscrire sur notre site.

-C'est sur france5.fr

-Rendez-vous en Seine-Maritime à Sainte-Marguerite-sur-Mer le 7 mars.

-C'est au jardin de Vasterival.
Il y aura une visite guidée des camélias et des rhododendrons précoces.
C'est à 13h30.

-Dans le Tarn, à Mazamet, du 7 mars au 30 mai.

-A la Maison des Mémoires, l'exposition "Du Délainage au jardinage" parlera d'outils parfois disparus.

-Stéphane, voici un livre de Jeanne Failevic et Véronique Pellissier, illustré par Cécile Gambini.
"Les Plantes ont-elles un zizi ?"
C'est chez Actes Sud Junior.
Ce livre pourrait en apprendre beaucoup aux seniors également.
Le titre est rigolo, un peu racoleur, mais on ne parle pas que de la sexualité des plantes.

-Numéro 1.
C'est un nouveau magazine, "Les Plus beaux jardins".
C'est un magazine qui traite de l'aménagement des jardins et des terrasses.
Un magazine défricheur de tendances.

-Quelle sera notre découverte la semaine prochaine ?

-Nous irons au Muséum d'Histoire Naturelle voir quelles sont les nouveautés ?

-"Pas de panique" chez ?

-Chez Stéphane.
Son balcon est à l'ombre.
Il rêve d'une jungle.
Alors...

-A la semaine...

-Prochaine !

FIN

Une transcrpition écrite des sous-titres de l'émission est présentée au lien :
http://telescoop.tv/browse/421767/2/silence-ca-pousse.html?q=Silence%20%C3%A7a%20pousse

 


 

"Silence, ça pousse !" émission du 19 février 2014

France 5 - Mercredi 19 février à 21h40
Rediffusée le 4 août 2014

Sommaire :

- Rencontre : Les opuntias.
- Découverte : Royal Horticultural Society (Londres).
- Visite : Les Grandes Moussières à Echalas (Rhône).
- Conseils : Remplacer les bordures par de la bruyère.
- Les Amis des Tracteurs.
- La pelouse.
-
Pas de panique : Chez Fabienne.


Photo de l'album sur Facebook

 

Revoir l'émission VFSTF :
http://www.dailymotion.com/video/x1lizc0 (50'12)


Silence, ça pousse ! 19.02.2014 Les opuntias... par conscience33

 

Revoir en replay :
http://pluzz.francetv.fr/videos/silence_ca_pousse__,107009410.html


 


PRÉSENTATION :

Au sommaire : Lu au lien : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/19-02-2014_212352

- Rencontre : Les opuntias.
Cette plante, dont certaines espèces donnent des fruits comestibles appelés figues de Barbarie, est originaire d'Amérique centrale.

- Découverte : Royal Horticultural Society (Londres).
Fondée à Londres au début du XIXe siècle, la RHS est l'une des plus importantes et des plus réputées sociétés d'horticulture au monde.

- Visite : Les Grandes Moussières à Echalas (Rhône).
Ce jardin d'amateurs éclairés et inspirés n'est pas sans surprendre ses visiteurs.

- Conseils : Remplacer les bordures par de la bruyère.

- Les Amis des Tracteurs.

- La pelouse.

- Pas de panique : Chez Fabienne.
Comment aménager au mieux un grand terrain avec de grands arbres, deux plates-bandes où rien ne pousse plus : c'est le challenge que l'équipe va relever.

 

VISITES DES JARDINS
Le jardin des grandes Moussières
Dans le Rhône, la commune d’Echalas est le refuge d’un jardin pas comme les autres. Créé de toutes pièces dans une ancienne pinède, il est devenu la toile sur laquelle Michèle Neyret a donné libre cours à sa fantaisie jardinière.

Les grandes Moussières portent bien leur nom, en multipliant les lieux où l’esprit peut s’évader dans des univers chaque fois différents, ce jardin nous convie à faire un long et bien beau voyage.


CONSEILS PRATIQUES
Remplacer les bordures par de la bruyère.
Autour de la plate-bande, tous les buis sont en train de dépérir, ils se meurent et nous ne les sauverons pas. Nous allons donc les arracher avant de les brûler, de sorte que la volutella buxi qui les ronge, flambe avec eux. Par quoi pourrions-nous les remplacer ?
Depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois, nous nous posons cette question. La semaine dernière, nous avons eu cette petite lumière qui vous dit parfois, tient voilà la solution !

Partant de l’idée que la plate-bande est essentiellement consacrée aux plantes de terre de bruyère, et plus particulièrement aux éricacées (il y a déjà des bruyères, des rhododendrons et des azalées) nous avons pensé qu’une bordure de bruyères d’hiver, plus précisément d’Erica X darleyensis, qui comme leur X l’indique sont issus du croisement entre Erica erigena, et Erica carnea. Le résultat a la qualité d’offrir une excellente rusticité, soit -25°, et une tolérance aux sols calcaires. Ce qui est loin d’être le cas chez les bruyères.

Nos buis sont arrachés, afin de redéfinir un cercle parfait. Nous avons retrouvé le tube de métal que nous avions enfoncé pour fixer le centre de celui-ci. Grâce au cordeau, nous allons pouvoir tracer la courbe sur laquelle nous allons planter les bruyères. Celles-ci adultes, peuvent atteindre 60 cm de diamètre.
L’idée ici est de les tailler à l’avenir afin qu’elles dessinent un arrondi vers le bord et de les couper nettes côté plate-bande. Il faudra les planter à plus de 25 cm du bord de la plate-bande, et nous allons ajouter du sable afin d’alléger le sol et de mieux le drainer.

Les bruyères ne poussent pas si vite que cela, et nous les avons tout de même payées 4,50 euros la pièce. Heureusement nous avons bouturé un pot de bruyère, il y a deux ans.
Souvenez-vous, nous avions dépoté un pied avant de le replanter dans ce pot, en enterrant les branches pour n’en laisser dépasser que quelques centimètres.
Dégageons la plante de ce pot, et allons constater que chacune des branches est devenue un pied autonome. Grâce au seul pied de ce plant que nous avons acheté, nous allons pouvoir le diviser, afin d’obtenir autant de pied possible.

Les plants seront installés sur la ligne de notre cordeau, tous les 40 ou 50 cm. Plus ils seront serrés, plus l’effet de bordure sera rapide. En deux ou trois ans, cela devrait fonctionner.
Mais bien vite, les plants pourront se gêner les uns les autres. Donc à 50 cm, nous serons amenés à refaire moins rapidement cette bordure, disons que cela tiendra 15 ans.
Ces bordures seront une des premières taches de couleur de l’année, puisqu’elles fleurissent de l’hiver au printemps.


PAS DE PANIQUE
Pas de panique chez Fabienne
Si les garçons jouent au ballon sur le gazon, les plates-bandes et les murs qui les cadrent méritent d’être moins tristes et de retrouver des couleurs.

C’est la course contre la montre. Stéphane semble pris par une urgence, mais non ! Il joue du tam-tam debout. Il est arrivé chez Fabienne, il sonne et là ? Stop ! Le voilà freiné dans son élan par la porte électrique qui n’en finit pas de s’ouvrir.

Fabienne va démêler, sans s’impatienter, elle va bricoler et jardiner. Les mains devront être terreuses pour que le jardin le soit moins.
C’est parti, les treillages de noisetier très fatigués sont décrochés du mur. Les plantes qui s’y étaient enchevêtrées sont dégagées. Stéphane bêche la plate-bande, arrache les herbes indésirables et Fabienne retrouve les vestiges.

Les arbustes sont taillés, les branches les plus anciennes et celles qui s’éloignent trop du mur sont coupées à leur base. Des ogives en osier sont replacées au mur en utilisant les chevilles des anciens panneaux. Les premières plantes trouvent place : des arbustes derrière des belles fougères et devant des volubiles. Passons en face.

C’est reparti pour un marathon de plantations, tout le projet tient sur le seul choix des plantes.
C’est une affaire de composition et de bonne disposition.
De grands contrastes entre les feuillages permettent de distraire la réalité terriblement linéaire de la plate-bande. Des cônes en sarment de vigne vont eux aussi rythmer l’espace.

Au pied, quelques primevères et narcisses s’en viennent annoncer le printemps avec plusieurs mois d’avance. La terre disparaît sous une épaisse couche de fibre de bois de peuplier.
Quelques lanternes sont posées çà et là, c’est donc terminé.

Les plates-bandes de Fabienne ont pris un nouveau départ. En élaguant les vieux arbustes afin de trouver plus de lumière et de place, il a été possible de replanter le pied de ces murs qui étaient trop présents. La couleur a fait son entrée par le biais d’arbres aux feuillages très contrastés. Lorsque la pelouse centrale se sera regarnie, le décor sera parfait pour passer des après-midis à lire au calme.

Liste des plantes utilisées : dryopteris, cyclamen, campanule, helxine, primula, hellebore, skimmia, cotinus, trachelospermum, choisya ternata, nandina domestica, mahonia, cornus mas.


INFOS PRATIQUES

Les amis des tracteurs (LAT) : http://www.lesamisdestracteurs.fr/
1 Rue du Stade
24410 Parcoul
Tél. : 05 53 90 76 51

 

TRANSCRIPTION ÉCRITE DES SOUS-TITRES DE L'ÉMISSION :

-Il va être beau, hein ?

-Je sais pas, c'est inhabituel,

-Astiquons le tracteur ! Bonjour!

-Bonjour. Il faut qu'il soit beau, on attend du monde.

-Quand on associe un pays a un cactus, on pense au Mexique, mais ceux-là sont du Canada.

-Lorsqu'on pense opuntia, figuier de barbarie, on pense Mexique, et voilà qu'on en découvre des variétés d'une rusticité inouïe.

-La Royal Horticultural Society est La Mecque du jardinage, bien que ça se passe en Grande-Bretagne.

-Il y a une telle culture du jardinage, de la botanique, chez les Britanniques, que leur société d'horticulture est une des mieux organisées, probablement la mieux organisée au monde, nous verrons comment.

-Le jardin des Grandes Moussières a été dessiné avec un incendie et des souvenirs d'enfance.

-Oui. Ça semble inimaginable, en ce qui concerne l'incendie, mais on peut dire ça. Notre hôtesse nous a expliqué comment un incendie avait déterminé un parcours dans ce jardin, où elle a planté des univers très différents.

-Nos deux invités ont une passion, ce sont les tracteurs.

-Nous y voilà. Donc nos invités ont une passion pour les tracteurs, se fédèrent autour de leur conservation. Ils nous en parleront. J'espère qu’ils ne seront pas trop sévères avec celui-là.

-Non, tu vas être trop joli. Fabienne a un jardin qui est vieillissant. Les jardins sont comme nous, ils vieillissent.

-Première partie, exposition de la problématique.

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-C'est la course contre la montre, Stéphane a une urgence. Il se hâte car il a envie, Stéphane a toujours évité les ennuis. C'est la totale, il joue du tam-tam. Il est arrivé chez Fabienne, il sonne. Le voilà freiné dans son élan par la porte électrique qui n'en finit pas de s'ouvrir.

-Bonjour, Fabienne !

-Bonjour, Stéphane.

-Ah! Eh bien ma foi, il y a de beaux arbres. Ça marche comment, tout ça ?

-On est arrivés il y a quelques années, on a arraché des arbres, on en a planté d'autres. Certains sont morts, j'en ai replanté, on a transféré, et le résultat n'est pas terrible.

-C'est pas si mal que ça. Je vois des arbustes qui se promènent le long du mur.
Certes, un treillage dans le noisetier un peu défraîchi, mais il est là depuis des années, et ça dure 3, 4 ans, ces trucs-là.

-Ça fait plus longtemps qu'ils sont là.

-C'est pas si mal. Là, des arbres ont été élagués, le fond du jardin est sombre, mais c'est pas grave. Et cette belle plate-bande maçonnée dans laquelle il se passe…

-Il ne se passe pas grand-chose. Dès que je désherbe, c'est très nu, très terreux.

-C'est mieux.

-Oui.

-Parce que la laine de roche, ça marche, mais... La terre, c'est bien, mais c'est trop.

-Ce n'est que terreux.

-OK.

-Il n'y a pas beaucoup de couleurs. Il y a que cet arbre, quand il fleurit, qui est joli.

-C'est un seringat, et à côté un lilas. Là, il y a un rhododendron, c'est acide à cet endroit, il va bien. Tout ça cherche la lumière, et c'est dénudé du pied. Je comprends que ce soit terreux, c'est morne plaine en bas.

-Très juste.

-Fini les mornes plaines, les petits matins terreux, de la couleur !

-De ce côté, à part enlever quelques orties, et encore...
Ce serait intéressant de combler les trous pour garder ce côté flou, libre, que je trouve plutôt charmant.
Et de remplacer ces treillages au mur par des ogives en bois.

-Qui allongeront...

-Oui, qui vont structurer ce mur qui s'ennuie tout seul. Le rythmer.

-Et le rafraîchir, en plus.

-Je saute sur cette plate-bande.
Le rhododendron va bien, il faut s'occuper de lui, mettre de la terre de bruyère. Et lui donner un peu de compagnie, qui a à voir avec ce genre de sols.
Et entre ces arbres, il faudrait une assurance tous risques. Comme on a les choses sur le mur, je voudrais amener des tuteurs en forme de cône.
On peut y faire pousser des choses, mais ils vont de toute façon occuper l'espace devant ce mur difficile à masquer. Ici, on peut avoir des cornus, des bois rouges.
Il faut de la lumière, pour que ça marche.
Et on peut avoir des cotinus, avec du feuillage pourpre.

-Ça cachera les branches dénudées-Le lilas est difficile à tailler, alors que le cotinus se taille.
Il repartira du bas et occupera cette première hauteur.
Ensuite... Au fond, c'est l'ombre, donc à l'ombre on a des fougères.
Et évidemment, l'incontournable choisya ternata sundance, qui apporte de la lumière et qui peut se tailler, avec son feuillage presque jaune.
Ça en fait, du monde.

-Et de la couleur.

-C'est joyeux, coloré. C'est simple, on chamboule rien, on garde tout, on complète. Qu'en penses-tu ?-C'est très joli.

-Tu vas pas déplanter tout ce qu'on aura planté ?

-Non.

-Alors on plante.

-Fabienne va démêler sans s'impatienter, jardiner en faisant de belles découvertes.

-Ça sent bon.

-Les mains seront terreuses, pour que le jardin le soit moins.

-Ça a de la couleur, de l'allure.

-Oui, je trouve.

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-Fabienne réussira-t-elle à avoir de la lumière dans son jardin qui est fatigué ?

-Ça va pas être simple. On n'a que ses yeux pour pleurer...

-Donc on pleure.

-Voilà. On vient d'arracher 50 buis.

-C'est triste.

-Oui, parce que j'ai planté ça il y a 4, 5, 6 ans.

-Je m'en souviens.

-Je pensais que ça ferait une belle bordure, et la volutel la buxi, un champignon, les a tués en 2 ans. Les racines étaient toutes mortes, sèches.

-Ils sont venus comme ça, pouf !

-Les feuilles ont bruni du jour au lendemain, et les arbres étaient morts. Je l'ai vu venir. Je me disais: "Par quoi je vais les remplacer ?"

-"Qu'est-ce que je peux faire ?"

-Non, tu réfléchis et tu te dis: "Je suis devant une problématique. Faut remplacer une bordure. Est-ce que je me satisfais de ce rond ?"

-Oh non !

-Est-ce que je trouve autre chose ? C'est une plate-bande d'éricacées.

-Une plate-bande d'éricacées.

-Oui, rhododendrons, azalées, et il y a des bruyères. Ça peut être beau, une bordure de bruyère.

-Ça fait une unité.

-Oui, une cohérence de sol. Et puis c'est la fin de l'hiver, c'est en fleurs, c'est joli.

-Oui.

-Une bruyère fleurit en hiver et est facile à vivre, l'erica darleyensis.

-Une éricacée.

-"Erica", bruyère, "X darleyensis"... Parce qu'elle est issue d'un croisement, c'est pas une botanique. Elle est pas issue de la nature toute seule, l'homme est intervenu.

-Tout le monde.

-Mélangées. Non! Hybridées. X : hybridée.

-Un mariage mixte.

-Entre erica erigena et erica carnea.
Rustique, ça supporte les sols calcaires. Ça se taille après la floraison. Celles-là s'appellent X darleynsis Eva Gold. Et celle-là spring surprise ! Il y a une variété de tarifs.

-Ah.

-On va parler d'argent. Celles-ci valent 4,60 euros, mais ce sont des variétés assez rares. Celle-ci, qui est assez commune, blanche, très belle, j'adore... Elle est belle, hein ? 4,50 euros.

-Presque pareil. Mais elle est plus grande, moins rare. Les prix sont justifiés. Et puis... Ah, voilà, ici. Là, on sait pas bien à qui on a affaire. C'est juste Erica tout court. C'est pas cher, c'est 1,50 euro. Elle est 4 fois moins grosse que celle qui vaut 4,50 euros. On achète des plantes qu'on aime bien, et le temps de pousse.

-Bien sûr.

-Celle-ci doit avoir 3 fois plus d'années que celle-là. Et il faut savoir que ça peut ne rien coûter.

-Comment on fait ?

-T'as oublié ?

-Tu les divises ?

-On avait un pied comme celui-là, on l'avait enterré jusque-là dans ce pot... Et ce pot est là.

-Ah oui, bien!

-L'idée, c'est de dépoter sans casser le pot. T'as vu comme ça a investi tout ça ? Et comme on les avait enterrées, avec une scie...

-On va couper ça comme du pain.

-Exactement. Toc. Comme on a enterré ces branches, elles ont produit des racines. Ces pieds sont autonomes. On vise entre les branches.

-C’est génial, c'est un très bon rendement.

-Voilà ! Tu prends celle-ci, à 4,50 euros, tu lui fais le même sort en l'enterrant ainsi, et 2 ans après, t'as ça. Ensuite, lorsque nous aurons dégagé tout ça, on prendra le cordeau... Ici, pour avoir un cercle parfait, j'ai défini le centre. Le cordeau est dans un tube. J'ai enfoncé un tube au sol, pour pouvoir retrouver en permanence...

-Ton centre.

-Oui. La bruyère est maintenue à 50, 60cm de diamètre.

-On le plante tous les 50cm.-Oui, pour qu'elles aient le temps d'évoluer et qu'on gagne du temps. L'idée, c'est de les planter à 25cm, 30cm du bord. Tu vois, j'ai mon cercle, comme ça. J'ajoute du sable, parce qu'ils aiment les sols légers. Chaque fois que je vais en planter une, tous les 50cm, j'utilise le cordeau pour être à la bonne distance.

-C'est astucieux. Bonne idée.

-Oui. Je les ai enterrés jusque-là.

-Au ras.

-Jusqu'au niveau des feuilles, pour que ce qui est en dessous s'enracine à nouveau, que les pieds prennent de la force, qu'ils deviennent vite ronds. Tous les ans, il faut les tailler après la floraison, pour qu'ils restent compacts, épais. On les taille droit comme ça, et on les laisse descendre en arrondi.

-En arrondi.

-C'est difficile, aujourd'hui.

-Voici une plante, si vous voulez savoir son âge, comptez-lui les oreilles.

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-Ca, c'est le rocaille d'opuntias rustiques. Ils font tous partie de la famille des cactacées, mais c'est un seul genre, le genre opuntia.
Et moi, c'est que les opuntias rustiques américains et canadiens. Je les adore. Je fais que les plantes que j'aime.
Même si ça pique. Mais ça fait partie du jeu.
Au départ, c'était une folie. Je suis tombée sur un passionné d'opuntias, je lui en ai acheté quelques oreilles, et puis j'ai développé ça parce que j'aime bien les cactus en général.
Celui-là, c'est sandiana, j'aime bien son nom.
Chaque forme d'opuntia est différente. Il y a les colonnaires, comme celui-là qui deviendra un vrai arbre de plusieurs mètres.
Phaeacantha tortispina. Il vient du Canada, celui-là. Et il résiste à -23, donc on peut l'avoir en pleine terre, en France. Il est très beau, parce qu'il a de gros aiguillons blancs, et une belle floraison, très grosse.
Opuntia leptocaulis. C’est une espèce à part entière, qui fleurit très rarement. Et pour sa multiplication, le bois se desquame. A chaque intersection, elle se coupe et se replante d'elle-même.
Pour faire un buisson. C'est facile, de compter les années des cactus, surtout des oputias.
La 2ème oreille fait deux années, ça c'est la 3ème. Il est dans sa 4ème année.
Tout le monde n'aime pas les opuntias. Il n'y a pas de juste milieu. Ou on aime, ou on n'aime pas.
Il faut normalement les bouturer après la floraison. On coupe à la base, avec un sécateur ou un outil bien aiguisé.
Je ne prends pas de protection, les épines passent à travers les gants. Il y en a un qui est très particulier, très joli, je l'aime bien parce qu'il n'a pas d'épines du tout.
Il est sans épines : inerme. Lui aussi, c'est facile de le bouturer puisqu'on peut lui enlever les oreilles sans se piquer. 
Je commence à bouturer le 15 juin, et 3 fois dans la saison, jusqu'en septembre. Il suffit de prendre les oreilles, de les enfoncer à moitié, de bien mettre de la terre tout autour, qui tienne bien, de bien tasser autour et d'ajouter un peu de terre si il faut.
Voilà, la bouture est faite. Je les plante dans du terreau, parce que c'est des boutures.
Mais on peut aussi les planter dans une cave de jardin normale, plutôt calcaire que trop acide. Il faut pas faire des boutures trop grosses, parce que ça a plus de mal à repartir. 
A la plantation, je conseille de pas l'arroser, ça s'arrose avec le temps.
On attend qu'il pleuve, ils s'arroseront ainsi. Il vaut mieux ne pas les arroser que de trop les arroser, ça les fait pourrir.
Les opuntias fleurissent tous les ans. S'ils restent dehors, ils fleuriront tous les ans, mais s'ils sont à l'intérieur, il leur faut une pièce fraîche pour provoquer la floraison en mai ou juin.
Une fleur dure 2 jours, mais elles se succèdent tout l'été, à partir de mai.
J'aime bien aussi les avoir en photo, parce qu'ils sont pratiquement tous différents et très éphémères.
Ce matin, beaucoup de floraisons sont arrivées d'un seul coup.
On ne peut voir d'une journée à l'autre si ça fleurira.
Tous les fruits des opuntias sont comestibles.
Ma collection n'est pas finie, elle ne le sera jamais. J'en ai 153.
Elle va encore s'agrandir.
S’il faut, j'irai les chercher dans leur pays.

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-La pelouse, c'est du taf.

-Oui, et puis en hiver, ce n’est pas la panacée ni le truc rêvé.
Février, c'est le moment de regarder ce qui se passe durant l'hiver et d'intervenir. La mousse est le problème de février.

-Pourquoi ?

-Les jours ont été très courts, donc l'herbe, le gazon, a... fondu comme une peau de chagrin.

-Le gazon a besoin de lumière.

-D'au moins 12 h. La prairie, c'est la plante de la prairie, il lui en faut beaucoup.
La mousse, c'est la plante des sous-bois.

-Oui.

-Quand il y a moins de lumière, qu'il y a 6 h de jour, elle en profite.

-J'avais pas réalisé.

-Et elle profite du fait que le sol est acide. Ces facteurs favorisent son développement.

-Trois choses attirent la mousse: le manque de lumière, l'humidité, l’acidité.

-L'acidité est produite par un phénomène normal, la biodégradation des éléments végétaux.
Ce qui est biodégradable, en se dégradant, produit de l'humus et de l'acide.

-Que faire ?

-Le pH est bas, il faut le remonter.

-Avec quoi?

-On va dans un magasin, et on achète ça.

-C'est quoi ?

-C'est de la chaux magnésienne, ça correspond pas à tous les types de sols.
On a dessiné un carré de 25m2, 5m par 5. 1, 2, 3, 4, 5.

-Là-dedans, pour remonter le pH, tous les 3 ans il faudrait jeter...

-De la chaux magnésienne.

-7,5 kilos de chaux. Sur ce carré-là.

-Donc sur toute ta pelouse, ça fait 4 fois 7,5 kilos, c'est beaucoup.

-C'est pas autorisé en agriculture biologique. Il y a plein d'azote. Si t'en mets trop, ça va dans la source. Si vous en utilisez, faites-le avec modération, respectez les doses. Pour faire remonter le pH, tu peux aussi répandre des sables calcaires.

-Il y en a sous le sabot du cheval.
Et des crépidules.
Ce sont des coquilles de coquillages broyées.
Moi, je prends la cendre, et là où il y a beaucoup de mousse, j'en mets. Et si la cendre est fraîche...
Celle-ci a été retirée de la cheminée il y a 2 mois.
Là, la cendre est vive, elle va cuire la mousse plus vite, faire remonter le pH.
Ça fera ce que ça fera, c'est mieux que rien, ça me satisfait.

-Pour la lumière, le soleil s'en charge. Pour remettre du calcaire dans le sol, il y a notamment la cendre. Pour l'humidité ?

-Dans les stades, une machine fait des carottes, profondes comme ça, puis ils glissent du sable dedans pour drainer le terrain.
Tu peux aussi utiliser ce genre de machines qui fait des trous.

-Quel est l'avantage des trous ?-L'eau reste moins à stagner au pied des racines et de la mousse.

-Le trou est une porte de sortie pour l'eau, c'est pas pour aérer.

-Ça va bien, toi ?

-J'adore faire ça !

-Continue, la pelouse sera sublime.

-T'as fini les explications ?

-Si vous aimez le jardin, vous avez entendu parler de la Royal Horti...

-Horticultural Society.

-"Thank you very much, dear Steph." Nous vous proposons une rencontre avec les membres de cette association, qui nous raconteront son histoire, et tout ce qu'ils ont.

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-Les Britanniques ont la réputation d'aimer et d'entretenir leurs jardins avec passion.
Depuis 2 siècles, la Royal Horticultural Society encourage le jardinage.
Cette organisation à but non lucratif mène dans ses jardins des essais sur les cultivars, organise des expositions florales, et poursuit une collection vieille de 300 ans.

-On passe nos journées à faire une collecte, et à faire sécher un maximum de fleurs.
Comme ça, les gens sauront ce qu'on fait pousser.
Notre plus vieux spécimen dans l'herbarium fut collecté en 1731.
Depuis les années 1970, on ramasse systématiquement tout ce qu'on cultive.
On a 80 000 spécimens, Si on les manipule avec soin, ils se conserveront très longtemps.
Tous les membres de la Society peuvent nous envoyer des plantes qu'ils cultivent ou qu'ils trouvent dans d'autres plantations ou sur le bord des routes.
Notre équipe de botanistes regarde le spécimen. Ils auront peut-être déjà une idée de ce que c'est, mais pour être sûrs de son identification, ils la compareront avec les échantillons de l'herbarium.

-La Royal Horticultural Society attire les chercheurs du monde entier.
Mais certains trésors sont bien gardés.

-Je vous emmène dans la pièce où nous conservons les livres rares.
On aime dire qu'on a la meilleure bibliothèque horticole du monde, la plus fournie.
On a des choses uniques.
Sur l'histoire de la Société royale d'horticulture, et sur l'histoire mondiale du jardinage.
Même si ces livres sont très vieux, ils sont toujours consultés par les jardiniers et les scientifiques.
Ah, regardez ! Je ne sais pas quelle est cette plante, mais ça doit être ici depuis 1848, quand cet ouvrage fut rédigé.
On va l'envoyer à l'herbarium de Wisley pour qu'ils l'identifient.
Je ne sais vraiment pas ce que c'est. Ça n'a plus de parfum.
On s'appelait la Société horticole de Londres.
Après 1958, l'organisation a fait faillite et les responsables sont allés voir la famille royale.
Le prince Albert, le mari de la reine Victoria, proposa d'être le président de la nouvelle Société royale d'horticulture.
Ceci a permis de recruter beaucoup de membres, tout le monde voulait être associé à la famille royale.
Tout a commencé avec 7 personnes, et il y a maintenant 1 demi-million d'adhérents.
De 7 personnes au-dessus d'une librairie, on est passés à une organisation internationale.
Les fondateurs ne la reconnaîtraient pas.

-La RHS organise le Chelsea Flower Show en mai, l'événement le plus populaire dans l'horticulture. Depuis sa fondation, une grande partie du monde végétal, chaque année, passe sous l'œil expert des membres de la Royal Horticultural Society.

-Nous travaillons avec les pépiniéristes du monde entier, pour trouver les plantes qui s'adapteront le mieux au jardin anglais. 
On évalue la rapidité à croître, la forme des feuilles, des branches, et la période de floraison. 
Certaines variétés recevront une sorte de label qui sera utilisé pour la vente. 
Ce repère conseille le consommateur, explique que cette plante a été testée, et récompensée par la Société royale d'horticulture.
Nous avons une grande crédibilité, les gens ont confiance dans notre jugement.
Cette variété de mûres est spéciale.
Elle n'a pas d'épines, donc c'est une plante agréable, pour les jardins.
On fait aussi des tests concernant le goût des fruits.
En laboratoire, on détermine le taux de sucre, et on le signale.
Les plantes que nous vérifions proviennent toutes de pépinières aux méthodes traditionnelles, et sans modifications génétiques.
On est très attentifs, sur ce point.
On encourage les gens à jardiner de plus en plus.
Les plantes sont si importantes, et pas uniquement pour décorer nos maisons, mais aussi pour la sauvegarde de l'humanité, pour la pollinisation et les abeilles.
Et tout ça est très important pour nous.

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-Malgré le temps, ça sent bon.

-C'est un camélia merveilleux, mon préféré.
C'est un camélia champêtre, "Cinnamon", c'est la cannelle, en anglais.
Son parfum évoque celui de la cannelle. C'est extraordinaire.

-Oui, ça sent le vin chaud.

-Ce camélia fleurira du mois de janvier à la fin mars.
Il a un joli port fastigié.
Il se constelle de ces petites fleurs qui ressemblent au gardénia.
Elles sont blanches, ombrées de rose.
Comme la plupart des camélias, il appréciera d'être dans un sol calcaire, même s'il est moins exigeant en matière de sol que son cousin japonica.
Le pépiniériste dit qu'à 10 ans, il mesurera 10 mètres.
Celui-ci est planté depuis 5 ans...
Il sera beaucoup plus grand que ce qui est annoncé.
C'est un plant issu d'hybridation, je ne te dirai pas qu'il est originaire de Chine ou du Japon.
Quand il débourre ses feuilles, elles sont couleur cuivre.
C'est une plante élégante, rustique. Il tient à -14

-Super

-S'il gèle, les fleurs deviennent brunes et tombent, mais derrière, d'autres viendront après le dégel.

-Je suis portée par la nature. C'est ce que dit la propriétaire du jardin des Grandes Moussières, près de Lyon.

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-Dans le Rhône, Echalas est le refuge d'un jardin différent.
Créé dans une ancienne pinède, c'est une toile sur laquelle Michelle donne libre cours à sa fantaisie jardinière.

-On se dit "tu" ou "vous" ?

-"Tu", c'est plus simple.

-Vous êtes arrivés il y a combien de temps, et c'était comment ?

MICHÈLE NEYRET, PROPRIÉTAIRE :-A cet endroit, il n'y avait rien du tout. C'était une lande, il y a plus de 40 ans.

-Et il y a eu un petit accident.

-Un incendie a dessiné le jardin, il a brûlé certaines parties.
On en a tiré profit pour organiser le jardin après.

-Tu m'emmènes ?

-On peut commencer à suivre le chemin du feu.

-C'est le petit chemin...

-De chasse-misère. C'est tellement la misère, là, que ça pousse pas.

- Le sol ici n’est pas facile.

-Il n'y a pas de terre. Il n'y a que de la caillasse.
Donc on a mis de vieux pots cassés, pour faire ce chemin qu'on a appelé le chemin de chasse-misère.

-Et ailleurs, il a fallu rapporter de la terre ?

-Depuis 30 ans qu'on est là, on fait venir des camions de terre.

-Pour pouvoir créer des plates-bandes. Cette plante est étonnante.

-C'est un boehmeria nivea, une plante magnifique.

-Ça a un air exotique.

-Oui, on a l'impression d'être dans la jungle.

-Les feuilles sont belles.

-Là, on va dans un coin du jardin qui est typique de l'incendie qu'on a eu.
Il y avait plein de pins, l'incendie les a tous brûlés, ça a fait un espace rond.

-Une clairière.

-On en a fait des petits coins, on a mis notre glycine en arbre.
Elle était un petit rien du tout et elle est maintenant somptueuse, quand elle fleurit.

-Oui, en effet. Là, il y a quelques arbres choisis, et des massifs autour.

-Tous les massifs sont faits avec un code couleur.

-C'est-à-dire ?

-C'est toujours des couleurs complémentaires, qui vont ensemble.
Cet arbre est bordeaux, qu'est-ce qui va avec le bordeaux ?
Le blanc, le blanc cassé, un rose a peine dragée, pourquoi pas ?

-Tetrapanax, ça marche, ici ?

-T'as pas vu ceux qui sont là-bas ?
Regarde ces feuilles, tous ces aralias.
Quand j'étais petite, on offrait cette plante horrible avec un nœud rouge.
Et un jour, je me suis dit : "Et si j'essayais."
Ça a un côté exotique, pas tout à fait de la région.
Là-bas j'en ai trois, ça m'a changé mon coin.
J'aime me laisser porter par la nature, qu'elle décide.
C'est du semi-spontané. Je le laisse, parce que je me dis que s'il a choisi son coin, c'est qu'il est bien.

-C'est joli, toutes ces fabriques, dans ce terrain qui est grand. Le jardin est habité.

-Il fallait que Baba Yaga soit dans mon jardin, la sorcière qui vit dans une maison sur des pattes de poules.
C'est pour les petits-enfants.

-Et il y a la roulotte.

-Je rêvais de me marier avec un gitan.
J'ai épousé un Français un peu italien, mais la roulotte est là.

-L'inspiration vient d'où ?

-Des promenades, des voyages, des souvenirs.
Je voulais faire des coins où les petits pourraient se cacher, comme quand j'étais petite.
Faire une dînette, jouer à "hou là là, ça fait peur, c'est tout noir".
Donc j'ai fait des coins un peu noirs en pensant à ça.

-Tu vois, Michelle, ce que j'aime bien, c'est que ça dit aux gens qui ont des petits jardins qu'ils peuvent avoir de grands jardins et se perdre.

-Oui, on fait des petits coins, mais un jardin, c'est mutant.
On fait un massif une année, il dure 3, 4 ans.
Puis on va trouver que c'est mal organisé, que quelque chose ne va pas.
Chaque dimanche, avec des catalogues ou sur Internet, je rêve.
"Ca, c'est bien, "je vais essayer."

-T'en as pas fini, avec ça.

-Le jardinier va toujours acheter, chercher un truc improbable.
J'ai ma direction qui me dit : "Tu vas mettre ça où ? Il n'y a plus de place."
C'est vrai, mais tu trouves toujours un coin.
Et le coin où tu as mis le nouveau truc, ça va peut-être te faire changer complètement le massif, et tu repars sur autre chose.
C'est ça qui est sympa, non ?

-Je suis d'accord.

-Les Grandes Moussières portent bien leur nom.
En multipliant les lieux où l'esprit peut s'évader dans des univers différents, ce jardin nous convie à un long et beau voyage.

-------

-Gilles et Rama, bonjour.

-Vous avez créé une association de passionnés de tracteurs.

-Oui.

-Exact-Comment ça a démarré ?

-Il y a quelques années, quand notre ami Raymond Perrot a pris sa retraite, il a décidé de collectionner les anciens tracteurs.
Il en a collectionné 1, 2, 3. Il a monté une vingtaine de tracteurs.
Et en 2005, avec Gilles, ils ont voulu faire une exposition pour la fête de Parcoul, en août.

-C'est en Dordogne, c'est un petit village de 400 habitants. Magnifique.
Petit à petit, ça a augmenté. 2006, 2007.
Après, plusieurs personnes ont voulu exposer leurs tracteurs avec nous.
Et en 2008, on a décidé, Raymond Perrot, Gilles, moi-même et deux autres amis, d'acheter une batteuse.
Pour commencer le battage.
Et en 2008, voyant le succès qu'on avait avec cette fête, on a décidé de former une association.
Pour regrouper tout le monde, faire les choses correctement.
Vendredi dernier, on a eu notre assemblée générale, on a eu 8 nouveaux membres.
On est 70, après 5 ans d'existence.

-Donc il y a des gens autour de vous, dans les villages autour, qui avaient déjà des tracteurs qu'ils chérissaient, et qu'ils avaient envie de montrer.

-Oui, ces tracteurs des années 1950, 1960, qui ont fait le monde agricole. Ces gens-là voulaient montrer ces tracteurs, montrer comment ils travaillaient, comment ces machines marchaient

-Tout ça, c'est du patrimoine.
Si on ne s'y intéresse pas, ces machines disparaîtront, et une partie de la mémoire de l'agriculture française avec.

-Exactement.

-Les tracteurs sont arrivés quand ?

-Le premier tracteur a dû arriver en France en1895, 1896.
Tout le monde ne pouvait pas s'en payer à l'époque, sauf les grands domaines.
Après la guerre de 1939, il y a eu beaucoup de changement.
Renault a voulu faire de petits tracteurs pour ces petites exploitations.

-Pour suppléer au cheval de trait.

-Entre les 2 guerres, il y avait plus de 3 millions d'exploitations de 7, 8, 10 hectares, et il fallait qu'elles aient un petit tracteur.
Donc Massey Harris est arrivé avec son Pony, Renault a fait le 3042, puis le 7012.
Puis beaucoup d'autres marques sont venues s'installer en France.

-Vous faites des promenades ?

-Oui.

-Ca, c'est super.

-Raymond va vous expliquer ça.
Moi, je les fais marcher, et Raymond fait la balade.

-La manifestation, c'est mon domaine.
On fait deux grandes manifestations annuelles.
Il y en a d'autres, mais les Amis des tracteurs en font deux.
La Rando-Tracto, c'est le dimanche de Pentecôte.
C'est une randonnée en tracteur agricole, mais les anciens, pas les nouveaux.
C'est une balade, on fait entre 45 et 50 kilomètres.
On s'est partagé un peu entre la Dordogne, la Charente, la Charente-Maritime.
Et on va de commune en commune.

-C'est du patrimoine, et de gros joujoux.

-J'ai 65 balais, mais c'est mes jouets.
 J'aime les faire marcher.
Pierrot est le mécano avec moi, et c'est nos joujoux.
Si on n'arrive pas ale faire marcher, on va chercher jusqu'au bout.
Là, on avait un problème sur un Société française avec une pompe à injection, mais on y est arrivés.

-Bravo.

-Et il a démarré ! Et là, on est un peu fiers.

-En tout cas, longue vie à vos tracteurs et à votre association.
Merci à vous.

-Merci.
C'était gentil à vous de nous donner l'opportunité de présenter notre association.

-"Pas de panique" chez Fabienne, suite.
On a vu sa problématique. Comment Stéphane va-t-il l'aider ?

-------

-Urgence, Stéphane retrouve...

-Bonjour, Fabienne, ça va ?

-Qui veut de la couleur sur les plates-bandes du jardin ?

-Ça manque de couleurs.

-Un dessin plus tard, une proposition satisfait Fabienne, qui est prête à mettre la main à la pâte.

-Oui, c'est joyeux, coloré.

-Les treillages de noisetiers fatigués sont décrochés du mur, les plantes enchevêtrées dégagées. Stéphane bêche la plate-bande, arrache. Fabienne trouve des vestiges.
Les arbustes sont taillés, des branches sont coupées.
Des ogives en osier sont placées au mur sur les chevilles des anciens panneaux.
Les premières plantes trouvent place, des arbustes sont plantés derrière des fougères et devant des volubiles.
Passons en face.

-Ici, c'est ton coin de terre de bruyère.

-D'accord.

-Je crois.

-Oui.
C'est là où t'as mis ton rhododendron. 
On a ajouté de la terre de bruyère, car le niveau du sol était descendu et qu'il était pâle, il chlorose.
Le sol n’est pas acide, l'eau des arrosages est calcaire, donc un manque d'acidité dans le sol provoquera une anémie de la plante, qui provoque le pâlissement des feuilles.
Lui ramener du sang séché permet un apport en fer, c'est bien.
Autour, c'est l'endroit de la terre de bruyère, on peut mettre des bruyères darleyensis.
Tu en avais déjà planté.

-Pas la même famille.

-Ça venait de chez un fleuriste ?

-Oui, joli quand on l'achète...

-Sèche au bout de 15 jours, et gelée au bout de 3 semaines.
C'est les trucs de la Toussaint.
Ceci est une nandina domestica qui apprécie les sols un peu acides.

-C'est parti pour un marathon de plantations.
Tout le projet tient au choix des plantes.
C'est une affaire de composition, de bonne disposition.
Des contrastes entre les feuillages distraient la linéarité de la plate-bande.
Ces cônes en sarments de vigne rythmeront l'espace.

-Le lierre, je trouve que c'est un bon moyen d'avoir des taupières pas chères, faciles à tenir à l'ombre, en pot ou en pleine terre.
On a notre cône en bois, sur lequel ce lierre est conduit manuellement aujourd'hui, et dans lequel il va pousser, de façon qu'il l'enveloppe.
Une fois par an, il faut prendre un sécateur ou une cisaille, et revenir couper comme ça.
Ça peut durer...
J'en avais un dans un cône en bois, la structure en bois, 10 ans après, elle est affaissée, mais le lierre est là.
Il faut juste changer la structure. C'est idéal.

-Et à l'ombre, c'est parfait.

-Mi-ombre, ombre, c'est génial.
Un peu d'eau de temps en temps, pas plus, et des volumes de 1er plan qui tiennent la route.

-Au pied, quelques primevères et narcisses annoncent le printemps avec plusieurs mois d'avance. La terre disparaît sous une couche de fibres de bois de peupliers.
Quelques lanternes, et c'est terminé.

-Fabienne !

-Formidable !
C'est complètement réussi.
Je voulais ne plus voir la terre, on ne la voit plus.

-Il n'y en a plus.
Ça a de la couleur, de l'allure.

-Oui, je trouve.

-Ça change tout.
L'existant est mis en valeur, en plus.
Cet arbre, qui n’avait pas beaucoup de mine, avec ce que t'as mis au pied, ça le rehausse.
Et alors cet arbre rouge, il est magnifique.
Tout est magnifique. Merci beaucoup.

-Je t'en prie !
Ça me fait plaisir.

-Et moi aussi.

-Les plates-bandes de Fabienne ont changé.
En élaguant les vieux arbustes pour trouver de la lumière et de la place, on a pu replanter le pied de ces murs trop présents.
Le feuillage des nouveaux arbres donne de la couleur.
Lorsque la pelouse centrale se sera regarnie, le décor sera parfait pour passer des après-midi à lire au calme.

-------

-Le souci de Fabienne est général, on voudrait voir des fleurs, des herbes, et on ne voit que de la terre, c'est triste.

-Les arbustes investiront les murs.

-Si vous aussi, vous aimeriez que votre jardin se réveille, inscrivez-vous pour un "Pas de panique".

-A cette adresse : France 5.fr.

-J'ai adoré ce livre que j'ai trouvé chez toi et que tu vas me donner.

-Volontiers.
-Merci. "Une Année avec les hirondelles", de Thomas Muller, dans la collection Petite Plume de Carotte.
Quand les hirondelles arrivent, on se demande d'où elles viennent, ce qu'elles ont vécu pendant l'hiver.
Ce livre nous le raconte. Les dessins sont beaux. Le chemin, la vie des hirondelles quand elles ne sont pas là, et quand elles sont là.

-"Cette nature secrète qui nous entoure, "invitation à la découverte au fil des saisons", de Dominique Mansion, qu'on a accueilli ici, aux éditions Ouest France.
Une promenade saison par saison.
Illustré et écrit par Dominique Mansion.
La fin des haricots, des tas de choses de la nature qu'on oublie parfois de voir.

-La semaine prochaine, notre rencontre...

-On ira en forêt chercher des bonsaïs.
Dans la tradition japonaise, des chasseurs de bonsaïs partaient dans les montagnes, les rochers.
Ils cherchaient des arbres qui avaient vieilli contraints par un espace restreint pour leurs racines : une faille entre 2 pierres, par exemple.
On suivra un chasseur, pas au Japon, mais en France.
On verra comment il les dégote et les met en pot.

-Le bonsaï, ce n’est pas un gros qu'on a contraint à être petit, il a poussé à l'étroit.

-Oui, complètement.

-Quel sera notre sujet découverte ?

-On parlera du sexe des plantes.

-Ah, du sexe.

-Oui, du sexe.
Les plantes ont des sexualités très différentes les unes des autres, on verra comment ça marche.

-D’accord.

-Et ‘‘Pas de panique chez’’ Aline.
Tout est prêt : le jardin, la boîte.
Les murs sont repeints, la palissade est nickel, 13 m3 de terre sont arrivés, le gazon a poussé, mais c’est vide.
Il fallait l’investir.

-Alors…

-A LA SEMAINE PROCHAINE ! 

FIN


Une présentation des sous-titres est aussi publiée au lien :
http://telescoop.tv/browse/427558/silence-ca-pousse.html
ou
http://telescoop.tv/browse/589278/silence-ca-pousse.html

 


 

"Silence, ça pousse !" émission du 12 février 2014

France 5 - Mercredi 12 février à 21h40
Rediffusée le 1er août 2014

Sommaire :

- Rencontre : Le BRF (Bois Raméal Fragmenté).
- Découverte : La dépoldérisation.
-
Visite : Chédigny, le village fleuri.
- Conseils pratique : Mettre en place un châssis.
- Le Chèvrefeuille.

- Versailles, ville pionnière du zéro phyto.
- Pas de panique : Retour chez Danielle et Bernard. 


Photo de l'album sur Facebook

Revoir sur Dailymotion (avec ou sans sous-titrage) VFSTFR :
http://www.dailymotion.com/video/x1ipeyz (49'01)


Silence, ça pousse ! 12.02.2014 Le BRF... par conscience33
 

Revoir en replay (6 jours) :
http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/videos/106562145


PRÉSENTATION :

Lu au lien : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/12-02-2014_210876

Au sommaire :

- Rencontre : Le BRF (Bois Raméal Fragmenté).
Le bois raméal fragmenté est devenu un incontournable du jardin biologique.
De quelles essences doit-il être composé et pour quelles raisons est-il bénéfique à nos cultures ?

- Découverte : La dépoldérisation.
Les polders sont des territoires gagnés sur le littoral grâce à la construction de digues.
Aujourd'hui, certains d'entre eux sont rendus à la mer.

- Visite : Chédigny, le village fleuri.
Situé en Indre-et-Loire, Chédigny est un village-jardin, classé « Jardin Remarquable », une première en France.

- Conseils pratique : Mettre en place un châssis.

- Le Chèvrefeuille.

- Versailles, ville pionnière du zéro phyto.

- Pas de panique : Retour chez Danielle et Bernard. 
Après trois ans, il est temps d'aller voir comment la grande plate-bande de plantes exotiques autour de la cascade s'est développée.


VISITES DES JARDINS
Chédigny, village fleuri
Les chemins de l’Indre-et-Loire ne manqueront pas de conduire les amoureux de jardin vers le village de Chédigny, qui en quelques années a totalement changé de physionomie. Ses rues rendues aux promeneurs se sont habillées de roses, et comme par magie la vie est devenue plus douce.

C’est parti pour une petite visite de jardin à la bonne franquette, pleine d’inspiration.
Le village accueille à présent de nombreux visiteurs, les élèves des écoles d’horticulture de la région, ou encore des foules plus importantes chaque année, lors de son festival des roses

Chédigny est parvenu à faire une belle démonstration. Autour des plantes, les habitants se sont fédérés et ont accompagné la transformation du village, qui a retrouvé une nouvelle énergie en devenant un lieu couru par les visiteurs.


CONSEILS PRATIQUE
Mettre en place un châssis
Nous pouvons à présent commencer le jardinage dans un petit espace. Une sorte de cocon où faire des semis abrités qui pourront, soit être récoltés directement sur place, ou devenir des plants qui seront repiqués plus tard dans les plates-bandes. Ce petit endroit a un nom c’est un châssis.

Nous en avons confectionné un, il y a quelques années. Quatre planches qui s’emboîtent les unes dans les autres, afin de former un cadre et d’y poser des vitres de récupération ou de vieilles fenêtres. Il est plus haut d’un côté que de l’autre, afin que la lumière puisse pénétrer et réchauffer la terre. Voilà pour le contenant, le plus important c’est ce que nous allons mettre dedans.

Nous avons déterminé l’emplacement du châssis : à l’abri des vents froids et exposé plein sud, de façon à profiter le plus longtemps possible de la lumière. Nous allons commencer à extraire une épaisseur de 20 cm de terre, que nous allons mettre juste à côté.
Ensuite nous pourrons disposer une couche de paille au sol, qui sera recouverte d’un minimum de 10 cm de fumier. S’il est frais c’est mieux car le but est de fermenter donc de se mettre à chauffer et ainsi de faire monter la température des couches supérieures.
Nous pourrons ensuite mélanger le compost à la terre extraite, avant de la disposer dans le châssis. Les vitres seront disposées suivant le principe des panneaux solaires, ils ne sont pas disposés à plat, mais inclinés de 30 à 45° afin de mieux capter les rayons du soleil. Vous pouvez ensuite recouvrir le tout d’une fine couche de terreau.

Vous voilà prêt pour commencer à semer vos premiers radis, et pourquoi pas des laitues. Mais attention dans quelques semaines, elles devront être replantées dans le potager.
Pensez à saupoudrer vos semis de poudre de charbon de bois, car à couvert l’humidité a vite fait de faire moisir les jeunes plants. Régulièrement vous viendrez arroser la terre car elle doit rester fraîche, sans être détrempée. Cette opération s’effectuera le matin.
Les journées ensoleillées, vous pourrez entrouvrir le châssis de manière à faire disparaître la condensation. Les radis que nous venons de récolter sous le tunnel pousseront de la même manière dans le châssis, en étant protégés du froid et se réchauffant aux rayons du soleil d’hiver.


PAS DE PANIQUE
Pas de panique retour chez Danielle et Bernard
Le temps est passé, les hivers ont parfois été rudes, plus qu’à l’accoutumée. Le dernier été a même été chaud. Comment les plantes installées dans ce sol sablonneux, se sont-elles jouées de ces difficultés ?

Un sumac « œil de tigre » trouve une petite place au milieu de toute cette végétation, qui éclairera bientôt les fleurs de crocosmia. Faire confiance à la vitalité des plantes, c’est en effet la leçon que nous fait ce retour.

En trois ans, elles sont parvenues à faire disparaître la palissade, qui contrariait tant Danielle, et rendent magique la belle cascade. Le jardin nous raconte de bien belles histoires à présent.


ADRESSES UTILES

Chédigny, village fleuri : http://www.chedigny.fr/

Versailles, ville pionnière du zéro phyto : http://www.versailles.fr/fr/outils/agenda/agenda/article/la-politique-zero-phyto-de-la-ville-de-versailles-et-la-semaine-pour-les-alternatives-san/calendarYear/2012/calendarMonth/3/


LIVRES

Mes confitures maison
Minouche Pastier
Ed. Édition Rustica (2013) : http://www.fleuruseditions.com/rustica/collections/
80 p. - 11,50 euros.

Chédigny, la vie en rose
Sonia Lesot
Ed. Noctuelles éditions (2013)
144 p. – 22 euros.


AGENDA

Fête du mimosa : http://www.ot-mandelieu.fr/professionnel-mandelieu/documents-pros/dossier_presse_fete_mimosa_2014.pdf

Du 14 au 23 février 2014
Comme chaque année au mois de février, la ville de Mandelieu-la-Napoule vous attend pour célébrer sa fête du mimosa, édition 2014. Au programme : corso fleuri, corso illuminé, animations de rue, spectacles, défilés carnavalesques...

Office de Tourisme et des Congrès
806 Avenue de Cannes
06210 Mandelieu-La Napoule
Tél. : 04 93 93 64 64

Salon de l’orchidée

Les 22 & 23 février 2014
Un salon de l’orchidée, pour les passionnés de cette plante.

Salle des fêtes
Route Levert
07100 Annonay
Tél. : 04 75 69 32 56

 

 

TRANSCRIPTION ÉCRITE DES SOUS-TITRES DE L'ÉMISSION :

Il avait dit qu'elle n'était jamais contente...
-Mes souliers tout bien cirés! Je suis toute crottée !
-Une chance que tu n'aies pas mis des escarpins !
-Bonjour ! Ça me fait rire !
-Nous allons parler BRF. C'est absolument génial. Quand le bois se décompose, le transforment en poudre, mais elles le transforment chimiquement en espèce d'engrais.
-Le BRF est une source d'humus. C'est important pour le sol. C'est ce que nous allons découvrir dans ce sujet.
-Rendons à César ce qui est à la mer ! La dépoldérisation, ce n'est pas par plaisir. Pour nous, humains, finalement, c'est plus intéressant de rendre ces terres à la mer, écologiquement parlant.
-Il a d'abord fallu les prendre. Pendant des siècles, les hommes se sont évertués à conquérir des territoires nouveaux. Ce calcul n'était pas juste. Ça coûte une fortune à entretenir. Il y a un mouvement arrière dont nous voulions parler.
-Un village fleuri, mais pas avec des trucs en balconnière. C'est une démarche politique que nous allons découvrir.
-Politique au sens de la cité. La vie à Chédigny a changé depuis que les plantes y sont entrées. Entrées en beauté! Ce village est devenu Jardin remarquable !
-Notre invitée nous parlera d'un truc génial ! Fini les villes sans une herbe, au prix de produits méchants.
-Versailles est passée au "zéro phyto". Quelles ont été les difficultés de cette conquête ? Pour quels bienfaits ?
-Retour de Pas de panique chez Danielle et Bernard. C'est là que Stéphane avait fait le conseiller conjugal ! Il avait dit qu'elle n'était jamais contente...

Danielle et Bernard, 1re partie. Exposition de la problématique.
-Qui es-tu, jardinier qui cours dans le sable ? Es-tu en quête de méditation ou cherches-tu l'inspiration ? la palissade en cinémascope est en mal de paysage. BONJOUR, STEPHANE
-C'est magique, ça s'ouvre tout seul. Bonjour, Stéphane.
-Bonjour, Bernard. Vous me montrez ?
-Ce petit jardin est a aménager.
-Que s'est-il passé ?
-On avait une clôture en cyprès. On ne gérait plus. On a décidé de l'enlever. Il nous a fait une belle palissade, mais la palissade, ce n'est que du bois.
-Par rapport aux arbres!
-J'ai été un peu dépitée.
-Vous n'êtes jamais contente, vous.
-Un peu. Pour me consoler, il m'a offert une belle cascade.
-Madame est gâtée!
-Je trouve ça très bien. est toujours là!
-Donc avec la cascade, il faut une plate-bande délimitée.
-J'ai mis des plantes, mais derrière, j'ai du mal.
-Il faut que ce soit plus planté, mais de manière à dégager des hauteurs différentes, pour ne pas s'y perdre.
-Et pourquoi ne pas s'y perdre, justement ? Allez, zou ! Un dessin!
-Je trouve que la cascade mérite un peu plus de mystère. Ce qui me plairait, ce serait de rajouter des choses exotiques qui créent de l'ombre. Derrière, j'aimerais avoir un élément un peu plus naturel. On va rajouter une palissade en bois naturel, un peu comme vos tuteurs.
-Encore une palissade !
-Quelque chose qui serait un peu en déport, avec des plantes grimpantes. à la hauteur des plantes. Là, c'est de la rocaille. Il faut des choses très basses. A partir de là, on joue sur des plantes de moyenne hauteur, à la fois vivaces et annuelles pour que les vivaces aient le temps de s'installer. Derrière, entre ces vivaces, quelques arbustes un peu ronds, juste au-dessus des pierres, avant la palissade. En complément, car c'est un peu plat, on va installer 2 tipis en métal pour ramener des verticales devant.
-Vu comme ça, c'est déjà engageant.
-Ça change !
-Oh ! C'est engageant!
-Oui.
-On s'y colle!
-La palissade va-t-elle disparaître derrière la végétation ? La cascade trouvera-t-elle le paysage qu'elle mérite ? Danielle sera-t-elle contente ?
-On avait le père Noël, les cloches de Pâques... On a Stéphane Marie en prime! contentera-t-il Danielle ? Qu'est devenu ce jardin ?
-Vous le saurez à la fin.

-"Sortir un potager de la friche", résumé des épisodes précédents.
-Après la préparation des sols en vue d'une mise en culture au printemps, les allées ont été tracées. La compostière est en place. Les arbres et les haies, élagués, laissent entrer plus de lumière.
-Que fait-on ?
-Il est trop tôt pour planter, mais il est possible d'anticiper grâce au châssis, qui permet de réchauffer la terre sur un petit endroit.
Il permet même de réchauffer la terre par en dessous ! Il y a quelques années, nous avions construit le cadre d'un châssis.
-Ouais.
-Le voici remonté. J'ai creusé en dessous du châssis, pour faire ce qu'on appelait autrefois une méthode de couches chaudes.
-Je m'en souviens !
-On met en fermentation du fumier en dessous de la terre de culture, pour qu'elle monte en température. Je vais mettre un peu de paille au fond du châssis, et puis ça va pourrir. C'est l'humus.
-Le matelas.
-Toi, par-dessus, tu vas commencer à jeter du fumier frais. Par-dessus, nous allons mélanger ce compost à la terre extraite. Nous déposerons ça par dessus le fumier, jusqu'ici. On ajoutera une couche de terreau pour les semis. Sur ce terreau, nous allons semer des salades, des laitues de mai, qui seront ensuite repiquées dans le potager, ou des radis qui seront cultivés et consommés dans le mois qui suit. Ilyadutaf !
-C'est parti, mon kiki ! On est bien, là, en plein soleil !
-Tiens, c'est pour caler la vitre. Il faut bien choisir l'emplacement du châssis. Il faut qu'il soit plein sud. Là, c'est un solarium. Je l'ai mis là, aussi, parce que les arbres le protègent des vents froids. C'est bien aussi. Là dessous, il peut faire très chaud. Il faut arroser régulièrement, sans inonder. Quand il fait beau, on entrouvre.
-Donne-moi le bout de bois.
-Comme ça, l'air circule et il n'y a pas de condensation sous les carreaux. Ça provoquerait la fonte des semis, même si nous avons mis de la poussière de charbon de bois pour enrayer la fonte des semis.

-Le bois fait pousser les plantes. C'est de la magie.
-C'est du bois raméal fragmenté. Je l'appellerais "bois raméal fragmenté vivant", parce que ce DFOCGSSUS est un processus de broyat de bois à partir de bois vivant. Ce sont des branches d'un diamètre inférieur à 7 cm. Une fois le BRF posé sur le sol, les premiers intervenants sont les champignons. Il vont déchiqueter la lignine des brindilles. Ensuite, les vers de terre, les collemboles, les bactéries, vont mettre en place la vie microbienne du sol. C'est de cette façon qu'ils vont apporter de l'eau, et des éléments qui vont permettre à la plante de bien se développer.
Ces champignons produisent des antibiotiques que la plante va utiliser pour se défendre contre les maladies et les parasites. C'est un ensemble de choses qui va permettre à la plante de se développer au mieux. C'est la nature qui s'exprime. J'ai même envie de dire puisque c'est le principe de la forêt qui saute-gère. Concrètement, en ce qui concerne l'utilisation du BRF, voici un rhodo qui a été rabattu, au printemps dernier, à une hauteur de 40 cm. Aujourd'hui, il est à 1,20 m. C'est là que les rhodos Il n'y avait plus rien dessus. Le feuillage était jaune. Le bois était dur. Une grande partie de la base était dégarnie. C'est des plantes qui n'avaient plus de nourriture. En apportant ce BRF, on leur a permis de se refaire une santé. La première année, il faut 5 à 6 cm d'épaisseur de BRF. Après, on peut en mettre 1 cm pour entretenir le processus enclenché. J'en mets toute l'année. L'azote qui manque dans le sol, on le retrouve avec le feuillage. On peut utiliser tous les bois, principalement du bois blanc, mais très peu de conifères. Le conifère a des substances qui peuvent acidifier le sol. Avec le bois blanc, la décomposition assure un broyat neutre. C'est important, car on va pouvoir utiliser le BRF sur des massifs de terre de bruyère comme dans un potager ou dans des massifs d'arbustes, ou même dans des jardinières.
-Il suffit juste de tailler sa haie pour faire du BRF ?
-C'est mieux que de mettre sa taille de haie en sachet pour la porter à la déchetterie! C'est mieux de la mettre au jardin pour qu'elle apporte des éléments nutritifs au jardin. C'est l'élément basique. M. Tout-le-monde peut faire ça. Je vais le mettre, par exemple, autour de ces concombres. Des plantes potagères, en l'occurrence. Elles vont en profiter. Avec le BRF, j'ai presque envie de vous dire qu'on peut faire pousser des plantes un peu n'importe où. C'est une autre façon de travailler et c'est génial! Pas d'engrais, pas d'arrosage, pas de travail du sol, très peu de désherbage. Quand je désherbe, je ne prends pas de binette. J'ai été extrêmement surpris.
Ça a changé ma façon de jardiner. Je ne peux pas m'empêcher de remarquer que la tâche est moins dure et que j'y passe moins de temps pour un meilleur résultat. Ce processus, c'est magique! Ça abat certains obstacles. Quel talent ! Je trouve qu'en hiver, c'est amusant de préparer des choses qui seront utiles en été, comme les tuteurs.
-Le tuteur crève l'oeil.
-Il est dans la plante, tu te baisses et crac! C'est un accident fréquent dans le monde du jardinage. La hauteur idéale, sachant qu'on l'enterre d'un tiers, c'est entre 1,30 et 1,50 m. C'est bien de prévoir des protections rigolotes. Tu te débrouilles formidablement bien. J'ai acheté un produit. C'est une pâte à modeler qui durcit à l'air libre. L'idée c'est simplement de faire une petite forme avec. Après, on s'amuse. des petits yeux comme ça, et on le met sur le tuteur. Ça va durcir. Au bout de 24h, tu passes en teinture. Quel chef-d'oeuvre! Autre chose que j'aime beaucoup, c'est les coquillages. Tu prends de la colle à carrelage, tu farcis ton bulot, tu l'enfiles sur le support, comme ça, et ça sèche. Tu peux prendre des petits pots. Tu farcis ton pot de la même manière, et tu l'enquilles sur ton tuteur. Enfin, "last but not least", tu prends de la cire pour cacheter les bouteilles.
-Ou les lettres.
-Et tu roules la tige dedans.
-C'est bien ! et quand c'est solidifié, tu replonges.
-Ça va rester rouge toute la vie ? C'est ça qui est drôle. La cire à cacheter, au soleil, elle blanchit. On se servait de ce pigment blanc pour faire de la peinture qu'on appelait blanc de cire.
-Ça vient delà ?
-Tu veux que je te montre un truc ? Ne bouge pas.
-Je vous montre mon bonhomme. C'est niveau petite maternelle, mais j'aime bien!
-Je l'ai fait la semaine dernière.
-Ça va vite, hein !
-Ça fait champignon! Champignon ! Enfin voilà, je t'ai tout dit.
-Tout le monde n'a pas la chance d'être à la mer. Si vous avez des envies de mer, le sujet qui va suivre est d'une beauté... Nous allons parler de la mer qui regagne son terrain que nous lui avons piqué, nous, humains, pour faire des terres.

-Depuis le Moyen Age, les hommes ont gagné du terrain sur la mer afin d'y développer l'agriculture. Ils ont créé des polders. Avec le changement climatique, une rétrocession des polders est étudiée. C'est la dépoldérisation. En Gironde, l'île Nouvelle a été submergée lors de la tempête Xynthia de 2010. Les chercheurs étudient ce territoire redonné à la mer.
-C'est ça, une dépoldérisation. C'est un nouveau monde. Il y avait des prairies, des arbres, un écosystème particulier. Il a été transformé par l'eau de la Garonne. De la vase s'est déposée. Un autre type de sol est en formation. Ici, on a une grande vasière. C'est étonnant de pouvoir assister à la formation d'un site pareil. Une vasière, c'est une nourricerie pour les oiseaux. On essaie de comprendre le rythme d'installation de la végétation sur une zone où il n'y a presque rien à l'heure actuelle. C'est un extraordinaire laboratoire vivant. Plutôt que d'attendre passivement une submersion catastrophique, finalement, on a un laboratoire pour comprendre la dépoldérisation. Au début, on craignait que l'île ne disparaisse assez rapidement. Finalement, la vase permet l'installation d'un nouveau sol et peut-être d'une nouvelle île. On étudie une dépoldérisation car c'est un mode de gestion qui est de plus en plus réfléchi dans les littoraux. Quel est l'intérêt écologique ? De nouveaux écosystèmes se créent. d'avoir un polder ? Ecologique, économique et sociétal.
-En Picardie, la dépoldérisation permettrait de protéger la ville de Cayeux, confrontée à l'érosion dé la digue. La création d'une brèche permettrait d'atténuer les vagues et de maîtriser une éventuelle submersion.
-La mer monte de 3 mm par an. Sur 100 ans, on doit se préparer a travailler avec la mer. L'idée, c'est de redonner une surface à la mer, mais d'une façon maîtrisée, pour COHÎGHÎ l' cette mer. Aujourd'hui, on voit cette digue. L'idée, c'est de l'abaisser d'environ... de façon à créer une brèche qui fera plus de 650 m de large et où la mer pourra rentrer puis se vider. Ce secteur-là sera resoumis au problème des marées.
Quand la mer vient, elle amène des sédiments. L'objectif, c'est d'utiliser ces sédiments pour qu'une certaine végétation se développe dans la zone dépoldérisée. La végétation atténue la houle. Elle arrêtera la marée.
-Ca, c'est du chou marin. Là, on est sur un cordon de galets. Ce type de milieu correspond bien au développement de cette plante. S'il y a dépoldérisation, si ces espèces sont menacées, il faudra envisager de créer de la compensation et de trouver des terres à proximité Une partie de la végétation va disparaître avec ce projet, mais ça va en créer une nouvelle, qui sera plus halophile, plus adaptée à un milieu salé.
-Dans la baie de Somme, une première expérience de dépoldérisation a été effectuée sur une surface de 20 hectares. Une brèche de 30 m a été percée dans la digue pour laisser pénétrer la mer. Très rapidement, des végétaux sont apparus.
-Des promontoires de sable sont amenés par les courants. La première plante à fixer le promontoire, c'est ce roseau, la spartine. Ça progresse par rhizomes. A partir de là, sur ce promontoire de sable, d'autres végétaux vont arriver, comme l'aster, la salicorne, La puccinella, c'est ce gazon, qui va être consommé, entre autres, par les moutons de prés salés. Une fois qu'on a tout ce système de végétaux, on va être en présence de ce qu'on appelle une molière. C'est une zone qui s'est ensablée et qui est fixée par la végétation. L'avantage, c'est qu'on regagne des zones humides. Ces zones sont importantes, a l'échelle internationale, pour la faune migratrice, les plantes... En Europe, plus de 50 % des zones humides ont complètement disparu. Des zones importantes ont disparu. D'autres disparaîtront encore.
-La zone qui va être dans l'eau, c'est là, juste avant Cayeux.
-Ouais.
-On revient aux paysages Derrière ce bâtiment, le paysage sera maritime. On verra, avec la marée, l'eau de mer. Il faut vivre avec elle. S'adapter. Certes, ce n'est pas évident pour les habitants, mais il faut éviter d'arriver a une catastrophe, qui pourrait anéantir totalement le territoire.

-J'adore cette nouvelle séquence! Une fiche plante ! Comment elle vit ? Qu'est-ce qu'on en fait ? J'adore !
-Et l'idée, c'est que toute l'année, il y a des merveilles dans le jardin. Aujourd'hui, je voulais te parler de celui-là. Lonicera Fragrantissima. Fragrance, le parfum. Lonicera, le Chèvrefeuille. C'est une plante de la famille des caprifoliaceae. "Capri" comme "caprin" et foliaceae comme les feuilles, donc comme Chèvrefeuille! qui a une rusticité formidable. Il résiste à moins 25 degrés.
-Pratique !
-Il vient de Chine. qui fleurit de décembre à mars, qui sent divinement bon.
-Ca, c'est vrai. Son feuillage est semi-persistant. Là, les feuilles finissent seulement de tomber. En février ! Elle mesure environ 2m de hauteur pour 3m d'envergure. A présent, il est temps de l'entretenir. Après la floraison, la taille s'effectue au pied sur les bois les plus gris et ridés pour le rajeunir avec des bois plus colorés.

-Nous partons pour l'Indre-et-Loire dans un village où la vie s'est modifiée grâce aux fleurs.
-Les chemins de l'Indre-et-Loire conduisent les amoureux de jardins vers Chédigny qui, en quelques années, s'est métamorphosé. Ses rues, rendues aux promeneurs, se sont habillées de roses. Et la vie est devenue plus douce.
-Chédigny vient d'obtenir le label "Jardin remarquable". C'est la 1re fois en France qu'un village l'obtient.
-On est d'autant plus fiers qu'on ne l'a pas fait exprès. Avant tout, on souhaitait recréer un lieu de vie. Et on s'est pris au jeu.
-Ça commence par des plantes adossées le long des rues.
-Voilà 12 ans, on trouvait nos murs laids. On s'est dit que des rosiers, ça pourrait être plus beau. On a fait des petits trous et, 2 ans après, la mayonnaise prenait. On a pensé "Ces trottoirs où l'on se réfugie quand passe une voiture, "on va les supprimer".
-On enterre les lignes électriques.
-Oui, on finit les réseaux...
-En même temps, planter dans les rues, ça implique qu'il y ait moins de voitures.
-Oui. Pendant les travaux, on avait créé une déviation. Et à ce moment-là, on s'est dit que cette déviation serait définitivement effective.
L'accès est interdit aux camions.
-Pas aux voitures.
-Mais elles sont limitées à 15km/h. C'est un lieu de vie. Ça reste la difficulté: il faut que ce soit fonctionnel, qu'on y vive bien avec peu de contraintes et que la voiture ne soit pas la reine.
-La taille des roses est adaptée au fait qu'elles sont dans la rue. Elles caressent parfois les voitures et ça force à ralentir.
-Le rosier qui déborde et qui raie la voiture, les gens n'aiment pas ça. Et ça, ça fonctionne bien. Ou alors, sur les maisons inhabitées, et qui ne sont pas très belles, on laisse le rosier coloniser, et le jour où elles seront habitées, on le taillera. La nature, parfois, rend plus belles des choses ingrates.
-On connaît ces concours de villages fleuris, 1 fleur, 2 fleurs... C'était pas forcément cette direction qui vous intéressait.
-Non, pour nous, ce n'est pas un concours, c'est un esprit. Et là, c'est aussi la différence entre le fleurissement à un moment déterminé et un jardin qui vit en permanence. La chance qu'on a, aujourd'hui, c'est que des gens s'investissent, d'autres moins, mais apprécient malgré tout, et que ça crée vraiment un trait d'union tous les habitants du village. Bonjour, Dominique. Au départ, il y avait des roses, et les vivaces sont arrivées.
-Les 1ers rosiers datent du temps où il y avait le trottoir. C'était des pavés. On en a enlevé quelques-uns et on a mis des rosiers. Il s'avère que le terrain leur est propice.
-Ça se voit, ils sont sublimes, ils sentent bon, ils sont explosifs!
-vigoureux... Les vivaces sont venues après.
-Comment réagissent les habitants ?
-Le fleurissement a amené de la convivialité et aussi de nouveaux habitants. Notre village ne se vide pas, au contraire, les maisons sont rachetées assez rapidement. Le prix de l'immobilier a augmenté, mais ça crée de la convivialité.
-Quelle est la longueur de plates-bandes à tenir, car le village est assez long ?
-Cette rue fait 300m. Si on compte les deux côtés, ça fait 600m. Et il y a 6 autres rues comme ça.
-Oui.
-J'aimerais voir ces autres rues et qu'on se balade dans le village.
-On peut partir des 2 côtés.
-A vous de décider.
-Allons par là-bas.
-D'accord.
-C'est le paradis, ici.
-Vous plantez des choses ?
-Oui, mais j'ai pas la main verte.
-Ah bon ?
-Bonjour.
-Quand les gens se promènent, ils peuvent aller...
-Ce n'est pas toujours ouvert.
-Et quand ça l'est ?
-J'ouvre parfois... Bonjour. Pour que les gens entrent dans le jardin s'ils sont peu nombreux.
-On peut y aller?
-C'est gentil.
-En route pour une visite de jardin à la bonne franquette, mais pleine d'inspiration.
-L'idée est que les jardins des particuliers nous inspirent pour faire le village, et le village va lui aussi inspirer les jardins des particuliers. Du coup, on s'échange des astuces, des graines... C'est vraiment l'échange. Son idée est d'aller sur le toit. Ça ne gêne pas le passage et ça donne une sorte de style un peu exubérant.
-Le village accueille à présent de nombreux visiteurs, les écoles d'horticulteurs ou des foules plus grandes, chaque année, lors de son Festival des roses.
-Tout ça est incroyable car plein de gens participent a l'association.
-Oui, une centaine de bénévoles qui viennent de Chédigny et d'ailleurs.
-C'est a nouveau l'idée de fédération autour du jardin qui s'étend dans les rues.
-Redonner la rue à ses habitants et rassembler, c'est vraiment la réussite de ce beau projet, et nous en sommes les acteurs. Je trouve qu'on peut en être fiers. a réussi une belle démonstration. Autour dés plantés, les habitants se sont fédérés, ils ont aidé a la transformation du village qui a retrouvé un souffle en devenant un lieu couru par les visiteurs.

-Bonjour.
-Cathy, Versailles est l'une des premières villes a être passée à zéro produit phytosanitaire, zéro pesticide. C'est une expérience que tu as accompagnée. Peux-tu nous en parler ?
-On a accompagné les jardiniers et les riverains dans le changement. On a dû changer les habitudes des jardiniers qui faisaient des traitements chimiques depuis plus de 30 ans. On les a aidés à revenir sur ce qu'ils ne faisaient plus et à se recentrer sur leur métier. On a aidé le riverain à accepter la fleur spontanée et à retrouver de la nature en ville.
-Pour le jardinier, il fallait que ce soit nickel, allées et trottoirs, donc désherbant. Et les habitants étaient habitués a ce que ce soit nickel. Une touffe d'herbe était de trop. C'est avec un changement de regard sur ce qui revenait naturellement en ville et avec le fait de remplacer les traitements par la binette, des balayeuses, et puis accepter de refaire des pelouses naturellement qu'on tond au lieu d'enlever. C'est un accompagnement par nos élus auprès de la population avec une information. C'est d'abord convaincre les jardiniers qui sont nos 1ers relais auprès des gens.
-C'est de l'éducation auprès de la population car cette population vote. Ces sujets fâchent. Donc comment avez-vous pratiqué cette sensibilisation du public ? des postes d'éco-jardiniers. Deux éco-jardiniers aident les enfants à l'école. C'est une volonté politique de F. de Mazières d'avoir créé des postes là-dessus. J'ai un accompagnement des enfants en dernière section de crèche avec des potagers bio. On travaille avec l'Education nationale là-dessus. On a des jardiniers en cycle élémentaire.
-Il y a des endroits où c'est plus sensible et plus délicat. Dans les cimetières, par exemple. Vous avez réussi même dans les cimetières.
-La démarche a été grande. En 2009, on était à 0 pesticide dans les cimetières. On a été les 1ers à avoir le label Ecojardin. On a accompagné les jardiniers pour changer le cimetière et le regard des riverains sur le cimetière pour les amener à s'y promener et ne pas juste y venir pour un moment de deuil. C'était difficile parce que c'est une chose liée à l'affectif, et dès qu'on voit une herbe, on a l'impression qu'on délaisse ses morts. Au contraire, on y a réintroduit la nature. On a fait des plantations de plantes vivaces a profusion et on a replanté des arbres. En 5 ans, on a un bouleversement de nos cimetières qui sont, aujourd'hui, des jardins. Cette année, on va faire un jardin d'accueil dedans.
-Ça doit être des tonnes en moins de pesticides et d'engrais chimiques qui sont déversés chaque année sur la ville de Versailles.
-Entre le service espaces verts, propreté urbaine et cimetières, de produits mélangés vont, en moins, dans la nappe phréatique. POUF NOUS, au niveau espaces verts, on dépensait environ 8 O00 euros de produits phytosanitaires, sur le traitement des arbres. L'arrêt de l'usage nous a permis d'embaucher du personnel en insertion. Donc c'est un bel accompagnement. Et on va peut-être recruter des personnes dans nos équipes.
-Ces villes pionnières ont permis qu'on vote une loi il y a quelques semaines.
-L'Assemblée nationale a voté, le 23 janvier dernier, une loi, la loi Labbé, qui interdit l'usage dans les collectivités pour les parcs, forêts, espaces verts, promenades, d'ici le 1er janvier 2020. Elle interdit aussi la vente de produits phytosanitaires aux particuliers d'ici janvier 2022. Ça laisse le temps à un maire qui prend une nouvelle mandature d'accompagner ses équipes pour arriver en 2020 sans aucun produit phytosanitaire. préserver la santé des jardiniers, des riverains et de la nappe phréatique.
-Toi qui t'es engagée à ça dans ta ville depuis...
-Des années ! Pour nous, c'est une reconnaissance du travail effectué. Et c'est un soutien pour les jardiniers qui ont compris qu'il fallait se préserver. Le rapport de l'INSERM de juin 2013 montre le lien et certains cancers. C'est le révélateur qui a permis à la loi de passer plus facilement.
-Faisons pareil dans notre jardin!
-Mais c'est déjà fait!
-Retour de "Pas de panique" chez Danielle et Bernard. Faire un beau jardin, c'est bien, mais ça devient quoi, des années après ? Voyons ça!
-Nous sommes au bord de la mer. après un galop d'essai dans la dune, découvre la grande, l'immense palissade et la cascade un peu nue.
-Mais la palissade est toujours là.
-Un dessin pour un beau challenge.
-La cascade mérite plus de mystère.
-Le potentiel est énorme, il faut finaliser l'essai.
-Vu comme ça, c'est déjà...
-C'est engageant ?
-Oui.
-C'est engageant. On s'y colle ?
-On s'y colle.
-Les deux palissades de noisetier sont mises en place. Leurs jambes trop courtes les empêchent de tenir dans le sable.
Elles sont renforcées par des fers à béton. Un Trachelospermum jasminoides est conduit sur le bois. On y joint une Clematis armandii.
-Ça peut sembler profond, mais comme on est dans un sol très léger qui sèche très vite, mieux vaut l'enterrer profond avec une grosse couche de terre dessus.
-Les Cordylines australis éparpillées sur la plate-bande puis replantées en groupe.
-Pardon.
-Waouh, c'est beau!
-Là, il y a l'effet de masse. Les Cordylines se développent sur un tronc qui va faire 3m de haut. Un cierge au milieu de la plate-bande, c'est un peu triste, alors que là, c'est presque un sous-bois. Il est trop dedans, 'Trop bas ?
-Ajoutons de la terre.
-Du plus sec au plus frais: un Dodonea aride, des bambous, une fougère arborescente, un Gunnera. Plus près de la cascade, les plantes doivent évoquer la fraîcheur.
-Elle est belle, hein ?
-Sublime !
-On est dans un climat doux, donc ça devrait tenir. Seul bémol, l'air sec. Ça a besoin d'eau. Il y a des arrosages automatiques un peu partout. Ça serait bien d'en ajouter un...
-Au coeur de la fougère.
-Elle boira par son coeur. Il faut donc y mettre le goutte-à-goutte. Là, il y a le bananier. S'il fait froid en hiver, il faut le couper au pied, mettre de la paille, couvrir la paille avec un voile géotextile. Au printemps, enlever tout ça, mettre du fumier car ça a besoin de beaucoup d'azote. Ça repartira de plus belle et on aura la garantie d'une naissance de cascade complètement tropicale.
-Un Cotinus pour en finir avec les arbustes. Les lianes sont plantées avant que Stéphane ne construise autour des tipis de fer a béton. Une fantaisie de cuivre s'en vient les chapeauter et des tresses d'osier les enlacer. Les verticales sont en place, reste à disposer les plantes à leur pied.
-Oh là là, t'hallucines, quoi!
-T'hallucines!
-Il y a de quoi faire!
-lci, on est sur un terrain aride et, plus on monte, plus c'est frais. Il y a plein de plantes d'Afrique du Sud, des couvre-sols. C'est une façon d'investir par taches de couleurs en mélangeant peu les plantes, d'investir cet espace qui était quand même immense.
-Il faut planter, Bernard!
-On va y aller!
-Il n'y a plus qu'à!
-Saupoudrer pourrait être le maître mot. Une tache de graminées par-ci, d'Armeria maritima par-là. Ces plantes aux aspects divers sont disposées en fonction de leur capacité à évoquer une nature possible et logique autour de la cascade. Un taillis de copeaux de bois limitera les arrosages dans ce sol exposé au soleil une grande partie de la journée. Allumez le feu!
-Allez, viens, bichette.
-3 lumières en plus, et...
-Oh là là, c'est trop beau! Jamais on n'aurait pu faire ça, C'est magnifique!
-Là, la cascade est dans la nature.
-Avant, les rochers, il y en avait presque trop. Maintenant, ça se noie bien dans la végétation. C'est super, ce côté tropical. Jamais on n'aurait fait ça. Heureusement que tu es venu! Je connaissais le Père Noël, les cloches de Pâques, on a Stéphane Marie en prime!
-Avant de canoniser Stéphane, réjouissons-nous du changement opéré autour de ce jardin. Les plantes manquantes ont fait leur entrée. Leurs natures différentes évoquent plusieurs sortes de territoires, passant de l'aridité a l'évocation de la Iuxuriance tropicale. La vie devant cette palissade est devenue beaucoup plus verdoyante. Le voeu de Danielle a été exhaussé. Le temps est passé, les hivers ont été parfois rudes, plus que d'habitude, le dernier été a été chaud. Comment les plantes ont-elles vécu ces difficultés ?
-Ça fait combien de temps que je suis venu ?
-Ça fait bien 2 ans et demi.
-Alors, cette palissade ?
-Tu vois, c'est bien, on ne la voit plus. C'est ce que je voulais, donc... Et puis ça devient bien végétal. avec le petit bruit de l'eau, c'est super. Les plantes se sont bien étoffées. Au début, c'était grand comme ça.
-Je me souviens qu'on avait déplacé des petites Cordylines.
-Elles étaient étalées et tu les as regroupées. Ça rend super bien.
-Ça fait un beau bouquet. Lui, c'est nous ?
-Oui, l'Akebia, c'est toi qui l'avais mis, et le Cornus qui est là.
-La belle Cordyline.
-Les agapanthes qui poussent très bien au milieu.
-Des choses ont changé, aussi.
-Oui, on a des petites nouvelles, 2 poulettes, et il a fait une roulotte pour les enfants.
-Bravo, hein! On va retourner par là, car je suis ébloui. Donc le bananier...
-Il a bien poussé. La 1re année, je l'ai coupé comme tu m'as dit, mais pas l'an passé.
-Et on a eu moins de feuilles.
-Avec le temps, le bananier, il prend de la force et il est moins vulnérable au froid, mais avec le temps, il épuise son sol. C'est comme du gazon, il faut de l'azote. C'est une question de fumure, je pense. Il y avait un Dodonea.
-La1re année, il a été enfoui sous la neige, il n'a pas aimé. Après, je l'ai bien bichonné, et le voilà reparti.
-Je trouve tout ça merveilleux. J'ai amené 2 plantes, je ne sais pas si c'est utile de les planter. Je pensais que ce serait moins bien, mais je vais les chercher.
-Comme tu veux.
-Un sumac oeil de tigre trouve une place dans cette végétation qu'éclaireront bientôt les fleurs de ces Crocosmias.
-Merci...
-Je ne peux que vous féliciter.
-Je te remercie encore de m'avoir remis des petites fleurs. Tu es trop gentil!
-Bravo, et continuez!
-Reviens quand tu veux.
-Oui.
-Faire confiance à la vitalité des plantes est la leçon à tirer. En 3 ans, elles ont réussi a faire disparaître la palissade et rendre magique la belle cascade que Bernard a offerte à Danielle. Le jardin nous raconte de bien belles histoires.
-Il y a un truc sympa: souvent, dans les retours de "Pas de panique", les gens sont... Ils ont peur de te montrer leurs changements.
-C'était réjouissant de voir comment la palissade avait disparu.
-Pour vous inscrire à un "Pas de panique"...
-france5.fr rubrique "Silence ça pousse".
-Un rendez-vous dans les Alpes-Maritimes, à Mandelieu-la-Napoule du 14 au 23 février. Je veux y aller!
-C'est la fête du mimosa. Il y aura le corso fleuri et des visites d'une forcerie de mimosa, car pour le faire fleurir, on doit parfois le forcer, et d'une parfumerie.
-Et du 22 au 23 février, à Annonay, en Ardèche.
-A la salle des fêtes, un salon des orchidées pour les passionnés. Regarde ce livre rétro. "Mes confitures maison" de M. Pastier.
Ce qui est bien, c'est qu'il y a des confitures d'hiver, figues et châtaignes, ou bien le Iemon curd anglais avec des citrons, du beurre".
-Ahom!
-Et du sucre.
-C'est léger!
-Et des oeufs.
-Ben voyons !
-A la fin, cadeau !
-Des étiquettes autocollantes! Pour aller plus loin sur le village de Chédigny : "Chédigny, la vie en roses", préface d'André Eve. Un texte de Sonia Lesot, des photos de Georges Lévêque, pour voir comment cette aventure s'est mise en place avec ses habitants, saison par saison, et trouver des recettes car les roses se cuisinent.
-La semaine prochaine ?
-Nous irons voir comment fonctionne la Royal Horticultural Society, cette vénérable société d'horticulture anglaise qui nous fait rêver.
-Le sujet "rencontre"?
-On parlera des Opuntias. Le figuier de Barbarie qui produit des petites figues dont il faut enlever les piquants. Cette plante est parfois bien plus rustique que vous ne l'imaginez.
-Où nous emmèneras-tu ?
-Nous partirons près de Lyon visiter le jardin d'un particulier ouvert au public, un jardin éclectique qui emmène dans un joli voyage.
-Et "Pas de panique" chez ?
-Fabienne. Les enfants jouent au foot sur une pelouse entourée de murs, des murs d'un triste ! Je crois que les choses vont changer!
-A LA SEMAINE PROCHAINE

Une présentation écrite des sous-titres est publiée au lien :
http://telescoop.tv/browse/414016/silence-ca-pousse.html
ou
http://telescoop.tv/reader/580941/silence-ca-pousse.html
et
http://telescoop.tv/browse/580941/silence-ca-pousse.html

 

 

 


 

"Silence, ça pousse !" émission du 5 février 2014

France 5 - Mercredi 5 février à 21h40
Rediffusée le 31 juillet 2014

Sommaire :
- Rencontre :
Le millet.
- Découverte :
Le premier village bio.
- Visite :
Le jardin de Roquelin.
- Conseils pratiques : Planter le michelia.
- Application « Flower Power ».
- Planter des aubergines

- Pas de panique : Chez Virginie.


Photo de l'album sur Facebook

Revoir l'émission sur Dailymotion VFSTF :
http://www.dailymotion.com/video/x1ipeme (49'54)


Silence, ça pousse ! 5.02.2014 - Le Millet... par conscience33
 

Revoir en replay (6 jours) :
http://pluzz.francetv.fr/videos/silence_ca_pousse__,106562117.html
et
http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/videos/106562117


PRÉSENTATION :

Lu au lien : http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/05-02-2014_178554

Au sommaire :

- Rencontre : Le millet.
Gros plan sur cette céréale à très petites graines, cultivée principalement dans les zones sèches, qu'on appelle également mil.

- Découverte : Le premier village bio.
Un village entier a décidé de se consacrer exclusivement au bio : quel est son fonctionnement ?

- Visite : Le jardin de Roquelin.
A Meung-sur-Loire, dans le Loiret, le jardin de Roquelin célèbre la beauté des roses, autour d'une ancienne ferme.
Il a reçu le label de «Jardin remarquable».

- Conseils pratiques : Planter le michelia.

- Application « Flower Power ».

- Planter des aubergines

- Pas de panique : Chez Virginie.
Maintenant que les travaux de la maison sont achevés, Virginie aimerait réaménager son jardin, longtemps abandonné et malmené par le chantier.

 

Visites des jardins
LE CHÂTEAU DE ROQUELIN

À Meung-sur-Loire sur l’autre rive du fleuve tumultueux, les jardins de Roquelin sont établis autour d’une ferme, où venaient paître les chevaux de Louis XI.

Des bâtiments de charme, hors du temps, qui après un léger rafraîchissement n’attendaient rien d’autre qu’un écrin.

Situées dans le lit de Loire, ces terres sont limoneuses à souhait avec juste une pointe d’argile, un sol idéal pour les roses. Stéphane Chassine, après avoir œuvré chez le rosiériste André Ève, ne pouvait pas mieux tomber.

Il a ses propres astuces, qui proposent des silhouettes inattendues à des rosiers considérés comme des géants. La vision du jardin ne serait pas complète, et sa vie bien différente, si près du potager il n’y avait pas une basse-cour, d’où les oies, les paons et les poules s’échappent pour prendre possession du jardin.

Les jardins de Roquelin ont déjà dix ans, ils évolueront avec la même intelligence qui les conduit depuis leur création, tout en cohérence et en harmonie. Louis XI le belliqueux aurait posé les armes devant autant de charme.

 

CONSEILS PRATIQUES
Planter le michelia

Nous avons découvert cette plante, qui avant même de la voir fleurir, nous a complètement séduits. C’est un michelia mais pas n’importe lequel, un cultivar obtenu en Nouvelle-Zélande, offrant des qualités inédites.

Cette plante est originaire de l’Asie tropicale et subtropicale. Les espèces botaniques, donc sauvages, sont réputées pour être peu résistantes au froid tout en supportant mal les sécheresses. C’est une plante assez rare en France, tout du moins en pleine terre, une espèce qui vous fait envie tant elle est belle et surtout inaccessible.
Et voilà que ces Néo-Zélandais ont réussi à produire une plante qui résiste au froid, bien en dessous de -15°, nous pouvons donc le planter. Son nom michelia ‘fairy’ car c’est en effet un conte de fées, ‘magnolia’ parce qu’il lui ressemble ne serait-ce par son feuillage ( il fait partie de cette famille des magnoliacées et il a dû en prendre du sang pour devenir si rustique) et enfin ‘cream’ pour la couleur de ses fleurs blanc crème. Donc voici michelia ‘Fairy Magnolia Cream’.

Il mesurera à 7 ans 4 mètres pour 3m de circonférence, mais rien ne nous dit qu’il ne sera pas plus grand puisqu’il vient juste d’être créé. Nous n’avons donc pas le recul nécessaire. Il peut par contre être taillé, voire même palissé. Ses fleurs apparaissent de mars à mai, elles se développent à l’aisselle des feuilles et peuvent être très nombreuses et légèrement parfumées. Ses boutons floraux de couleur chocolat, duveteux sont déjà un spectacle.
Plantez-le plein soleil ou à mi-ombre, dans un sol travaillé, léger et neutre, voire légèrement acide. Dans une fosse de 60x60 cm, nous allons verser les graviers sur 20 cm afin de créer le drainage dont il aura besoin en hiver. Puis nous allons apporter 2 seaux de compost et autant de terreau, un autre de terre de bruyère, et un dernier de fumier. La plante peut être mise en place à la surface de la terre.

Pour finir, un bon arrosage sera nécessaire, il sera répété durant la première année toutes les deux semaines en profondeur, c’est-à-dire en grande quantité surtout s’il fait sec. C’est la condition pour que la plante s’enracine en profondeur et soit moins dépendante les années suivantes. Paillez abondamment (10 cm c’est bien !) et il ne reste plus qu’à attendre le mois prochain pour commencer à admirer ses fleurs.

 

PAS DE PANIQUE
Pas de panique chez Virginie

Le chantier de la maison est terminé, le jardin est à dessiner, à planter, sur un mode pour un espace Croix Rousse. Le patio est végétalisé dans un esprit jungle, avec une touche de cour sévillane.

C’est le retour du colonel Moutarde ! Non, il n’a pas été assassiné dans le jardin d’un coup de chandelier, Stéphane s’est juste trompé de jour pour venir aux puces. Et oui les rideaux sont tombés, fini le chinage et aujourd’hui tu jardines, chez Virginie où tout est à faire. Courage mon colonel !
Virginie enfile ses bottes, le chemin va être rude avant que n’entrent les bougies. Le chantier est terminé, un jardin facile à vivre reste à inventer. Et tout cela, dans un esprit british versus Barcelona, pas si simple à mettre en place dans un endroit peu ensoleillé, sous le climat parisien.

Virginie se plonge dans le bain du jardin, le bois sera mieux à l’abri, la table aussi. Les buissons contre le vis-à-vis sont taillés, cela les incitera à reprendre de la densité.
Les anciennes bordures sont arrachées et Virginie déracine le lierre qui court sur le sol.
Au cordeau, Stéphane définit les nouvelles limites, la bande de bruyères est déployée puis fixée contre le grillage avec un formidable outil.
Les premiers végétaux font leur entrée. Sur les plates-bandes voisines, Stéphane répand du fertilisant avant de planter un camélia. Puis à côté, il remet du fertilisant avant de planter un second camélia. Virginie a dit qu’elle les aimait, mais connait-elle le mahonia qui arrive ?

Un miscantus géant montera la garde dans un coin. Toutes sortes d’arbustes sont disposés dans la plate-bande. Toute une gamme d’arbrisseaux à petit développement aux feuillages très différents les uns des autres viennent se succéder afin de dessiner la bordure.
Les anémones du Japon trouveront leur vie à mi- ombre, plus bas des euchères seront plantées pour leurs couleurs, des jonquilles pour le printemps, des hellébores pour l’hiver et pour combler Virginie, Stéphane n’a pas résisté à la tentation de tester des lavandes.

Le pot est percé, drainé et empli de terreau, puis bambous pseudo sassa sont plantés, ils sont appréciés pour leurs larges feuilles. Le sol est paillé avec des pétales de bois et les bougies font leur entrée. Après le chantier de la maison, Virginie s’est retournée et a pensé qu’elle n’aurait pas la force de s’attaquer à celui du jardin. C’est chose faite, dans une ambiance plus british que catalane. Le jardin a pris une toute nouvelle apparence.

Au printemps, le gazon aura poussé et les plates-bandes seront plus intégrées au décor. Facile d’entretien, ces dernières laisseront à Virginie et toute la famille, le temps de la relaxation, ce pour quoi ils avaient tant envie d’un jardin.

Plantes utilisées : pittosporum tenuifolium, pseudosasa japonica, osmanthus heterophyllus variegata, nandina domestica 'Fire power', euonymus pulchellus, choisya ternata 'Sundance', camélia sasanqua, pittosporum tenuifolium 'Green elf', camélia japonica, ligustrum ovalifolium 'Aureum', salvia uliginosa, phillyrea angustifolia, photinia fraseri 'Red robin', choisya ternata 'Lich', anémone hupehensis 'Praecox', carex brunnea 'Variegata', lonicera pileata, narcisse, festuca glauca.

 

ADRESSES UTILES

Château de Roquelin : http://www.lesjardinsderoquelin.com/
Lieu-dit "Roquelin"
45130 Meung-sur-Loire
Tél. : 06 70 95 37 70
info@lesjardinsderoquelin.com
Ouverture d’avril à octobre 2014.

Application « Flower Power » : http://www.parrot.com/flowerpower/fr/
PARROT SA
174, quai de Jemmapes
75010 Paris
Tél. : 01 48 03 60 60
Fax : 01 48 03 06 66

LIVRES

Le Bottin botanique d’Emma la Clown
Meriem Menant
Pour tout renseignement sur ce coffret, contactez Céline Martinet
Tél.: 06 12 85 45 58 celine@emmalaclown.com

Petit Larousse des techniques du jardinage
Collectif
Ed. Éditions Larousse (2012) : http://www.larousse.fr/
324 p. – 25,25 euros.

 

TRANSCRIPTION ÉCRITE DES SOUS-TITRES DE L'ÉMISSION :

-Tu fais tes carreaux ? Il pleut.

-Vous, les femmes.

-La Sainte-Lucie est passée, les jours rallongent, les plantes ont besoin de lumière,
-De la mousse ? Je vois pas du tout !

-Je veux que ça passe !

-D'accord ! Bonjour.

-Bonjour !

-On connaît le blé, l'orge, l'avoine, mais le millet, pas trop.

-Panic, panicum, mil, millet, il y a plein de noms pour ça.
On le trouve dans les sous-bois.
C'est une céréale qui est naturellement dans les sous-bois, et c'est une plante alimentaire incontournable.

-Dans un village, tous les agriculteurs se sont mis au bio. C'est une démarche très moderne.

-Et c'est beaucoup plus simple.
Tu n'as pas les cochonneries du voisin qui viennent perturber ta terre.
Le bio peut être moderne et nous découvrirons quelques techniques.

-Le jardin de Meung-sur-Loire.
Il y a 10 ans, il n'y avait rien, on peut s'en inspirer.

-Ce jardin est installé dans le lit de la Loire, dans une terre incroyable, plantez un rosier haut comme ça, et après 10 ans, chez Stéphane Chassine, en 3 ans, il sera devenu comme ça, la même variété.
C'est vraiment agaçant.
Stéphane a un goût formidable, et les rosiers sont magnifiques.

-Il y a une application pour la santé des plantes.

-Oui, si tu es novice, tête en l'air, il existe une application qui te permet de savoir si ton ficus ou tes pensées sur le balcon ont besoin d'engrais, ont trop chaud ou trop froid.


-"Pas de panique" chez Virginie, qu'on vous montrera en deux fois.

-La rubrique dans l'émission est comme une comète qui passe peut-être un peu vite, on a eu envie de la scinder en deux pour découvrir la problématique...

-Et puis, ce que tu as fait, toi.
Virginie a un sol un peu pelé, un vis-à-vis dont elle se passerait.
Moi, j'aurais fait quoi ?
Après, on a le temps dans l'émission de découvrir ce que tu as fait, avec le résultat final.
Faisons connaissance avec Virginie et ce qui la tracasse.

-C'est le retour du colonel Moutarde.
Il n'a pas été tué dans le jardin. Stéphane s'est trompé de jour pour venir aux Puces.
Finie la chine, aujourd'hui, tu jardines chez Virginie où tout est à faire.
Courage.

-Bonjour, Virginie, ça va ?
Le jardin est par là ? OK, OK... Vous êtes là depuis peu.

-Oui, ça fait 3 mois.

-Emménagement, et vous vous retournez et oups!
-Voilà le jardin.
-De quoi est-ce que vous avez envie ?
-On a un vis-à-vis, on aimerait avoir un petit cocon à nous, et puis, et du côté des voisins, c'est pas joli, il faut le cacher.
-Oui, le canisse en plastique tout déteint, c'est un peu moyen. On va pas s'enfermer.
-Il faut laisser une ouverture.
-Magnifiques pissenlits. Vous voudriez faire quoi?
-Une pelouse. Pour installer deux chaises longues et avoir le coin détente, apéro.
-Se poser pour lire.
-Exactement.
-Le soleil, j'ai l'impression que là, c'est pour déjeuner, là, c'est pour se détendre, ce qui implique que cette partie en face est à l'ombre. On va donc planter un certain type de plantes. Quelle ambiance ?
-Anglaise avec le soleil de Barcelone.
-British versus Barcelona.
-Qui des Anglais ou des Catalans ? Allez, un dessin pour départager.
-Il faut donner de l'ampleur à la plate-bande du fond. 2 mètres. Et pas forcément droite. Sur le côté, je la vois plus étroite de notre côté, et plus large en allant vers la plate-bande. De façon à tricher un peu et donner une idée de profondeur. Pour ce vis-à-vis, c'est simple, on va tendre une brande de bruyère sur le grillage. Comme ça ne dure qu'un temps, il faut planter une vraie haie. En alternant du filaire, c'est bien, et du photinia que tu tailles une fois par an. Dans cette zone, de grandes graminées. T'es pas allergique ?
-Non, pas que je sache.
-Au premier plan, on va faire une bordure mélangée, puisque le sol va rester dans un premier temps nu, et qu'ensuite viendra la pelouse, on peut avoir plusieurs types de végétaux, des arbustes pour délimiter l'endroit. Au pied de cette plate-bande, on va planter un Ionicera, un arbuste qui se couche qui est très couvrant, et qui limite vraiment le travail. Et au milieu, dans l'axe, je vais installer, pour le côté un peu anglais, un arbuste taillé en boule, derrière, on va installer un mahonia.
Le mahonia, on s'en approche pas, il gratte. Mais il fleurit jaune, ça ira bien avec cet arbuste-là. Plus près du bord, un camélia.
-J'aime bien les camélias.
-Ah. Au fond, il faudra alterner entre des arbustes très lumineux. Ce sera un sous-bois, avec des fougères, des choses dans le genre pervenches. Plantes à fleurs au premier plan, parce que plus de lumière.
-De la lavande ?
-Non, pas assez de lumière ici. Enfin, au premier plan, j'ai envie d'installer un pot ici, un peu volumineux, dans lequel nous allons pouvoir installer un bambou. Virginie, qu'en penses-tu ?
-Parfait.
-Tu vas m'aider? Ça marche.
-Virginie va mettre ses bottes, dérouler des cloisons, se casser le dos.
-C'est lourd.
-Oui.
-Le chemin va être rude.
-Virginie !
-C'est très joli.
-Avec le dessin, on sait où on va.
-La suite tout à l'heure.

-On met quoi dans le trou ?
-Il y a des fantasmes de jardinier. Le michelia est une des plantes que je veux installer depuis longtemps. Sauf que... C'était pas aussi facile. Les michelias sont de la famille des magnolias qui viennent d'Asie subtropicale et qui sont frileuses et fragiles. Il y en a très peu en France, elles sont convoitées.
-C'est un caprice.
-J'ai acheté il y a deux ans, un petit machin comme ça, que j'ai mis en culture dans l'atelier, pour le planter un jour et m'essayer au michelia compressa. En me promenant, je suis tombé devant cette petite chose, qui s'appelle "Michelia fairy magnolia cream". C'est une obtention qui nous vient de Nouvelle-Zélande. Il n'y a pas de michelia en Nouvelle-Zélande, mais il y a des gens qui ont hybridé le michelia avec du magnolia. Donc, il s'appelle michelia. "Fairy" car c'est un conte de fées, "magnolia", parce qu'il a certainement hérité des gènes, et "cream", parce que celui-ci a des fleurs blanc crème. Elles vont se développer là où il y a ces petits boutons duveteux.
-Je peux en faire un collier?
-Donc, les fleurs se développent sur cette plante qui n'excèdera pas 5 m de hauteur et 3 m de largeur à l'âge de 7 ans.
-C'est bien.
-On n'a pas une vue plus loin, parce que la plante est récente.
Tu peux la tailler, la palisser, et contrairement au frileux, celui-là résiste à moins 12. Voire moins 15 selon l'obtention. Les meilleures conditions pour lui, c'est un sol drainé, mais il aime avoir les pieds au frais. Nous allons ajouter à cette terre 2 seaux de compost, un seau de terre de bruyère, un seau de fumier, pour avoir un sol neutre, un peu acide.
-C'est pour ça que j'ai vu dix seaux.
-Il y a beaucoup de seaux. On y va. C'est pas mal.
-On arrose ?
-Arrose avec délicatesse pour que l'eau pénètre dans le sol, et que la terre se compacte autour des racines, il faut arroser souvent la première année, car pour s'enraciner, il faut une certaine hydrométrie. Les racines sont assez fragiles donc, il faut l'aider.
-Faciliter le travail aux racines, qu'elles n'aient pas à pousser la terre.
-Et un paillis de feuilles de hêtre qui maintiendra acidité et fraîcheur au pied de la plante.
-Quoi de plus ?
-Rien, dans un mois, il va fleurir.

-Avec la fleur, il n'y aura plus le petit roudoudou. Le millet, c'est une jolie céréale, pour faire des bouquets.
-C'est une culture de millet rouge. Qui est dédiée a l'oisellerie et a l'alimentation humaine. L'origine du millet serait dans le sud du bassin méditerranéen, et il aurait été domestiqué après le Moyen Age. C'est pas une culture difficile. Elle demande peu d'engrais, c'est une culture qui est très résistante au sec. Voici le système racinaire du millet, du panicum miliaceum. C'est un système racinaire puissant qui permet d'exploiter les réserves en eau du sol, mieux que les blés. Sa capacité à extraire l'eau est proche du sorgho. On mange le millet, soit décortiqué cuit, soit en farine. Il n'y a pas de gluten. Son gros intérêt pour la santé, c'est que les gens souffrant de la maladie coeliaque peuvent en manger sans craindre les allergies. Là, vous avez un vent qui sèche l'épi et qui enlève les derniers pourcentages d'humidité. Donc, ce champ est prêt à être récolté. C'est un type de millet, le nom botanique, c'est setaria italica. On le connaît sous le nom de moa ou de millet d'Italie, ou millet des oiseaux.
Ce millet est utilisé pour l'oisellerie, donc, les graines peuvent être noires. Elles peuvent être orange. Comme celles-ci. C'est un épi, contrairement qui est complètement condensé, qui ressemble à un épi de blé. Au bout de deux mois, vous avez une culture dans cet état-là, c'est très rapide. Le millet est sensible au froid, et la plante est détruite avec une température de moins un. Les moas céréaliers sont peu utilisés en cuisine, et certaines régions en Vendée, avaient des plats traditionnels a base de setaria italica. Mais plus maintenant. C'est vraiment une plante qui est facile à sélectionner. Ces différentes variétés ont été semées à la même époque. Il y a beaucoup de différences d'aspect. Il y a des graines orange, blanches, noires, jaunes. On suppose que les oiseaux de cage préfèrent les couleurs tranchées plutôt que des couleurs homogènes. On est dans un champ qui a été semé avec une couverture végétale faite à base de millet. Ces racines blanches ont tendance a plonger vers le bas du profil, le bas du sol, et donc, elles colonisent bien le sol. Quand la plante est détruite, ses racines le sont aussi, elles laissent des vides dans le sol et on a un bon décompactant. La famille des echinochloas ou millets japonais ont des grains verts, ils sont peu courants, ils sont produits en Chine ou en Inde. Je fais partie des défenseurs du millet. C'est une céréale passionnante. On a une telle diversité dans cette espèce... intellectuellement, c'est intéressant de cultiver la plante.

-C'est bien de planter des aubergines. Je suis moussakaphile.
-Et pas ratatouillephile ?
-Aussi.
-Dans la famille ratatouille, les aubergines sont longues à se développer et à pousser, donc, on les sème en février. Donc, maintenant. L'aubergine vient de l'inde et de la Birmanie, où il fait chaud.
-Et ici, il fait froid.
-C'est une plante vivace, utilisée ici en plante molle, semée en fin d'hiver, et quand il gèle, elle meurt. Dans son pays d'origine, elle va porter des fruits longtemps. Si tu les sèmes en mars ou avril, tu les récolteras en octobre, et la messe est dite, c'est fini, tu ne peux que pleurer.
-Oui.
-Je vais faire simple. Dans des pots de 8 centimètres.
-Avec un trou.
-Nous allons mettre du terreau.
-C'est moi qui fais ?
-Je choisis une variété d'aubergine, les graines sont petites. Pas la peine de semer 20 pieds d'aubergine quand dans ta serre, il n'y a de la place que pour 8, en général, j'en fais 4, 5 pieds.
-Tu mets combien de graines par pot ?
-Si tu n'es pas sûre des graines, tu en mets deux. Si tes graines sont fraîches et qu'elles valent leur prix, tu en mets une seule et tu fais deux pots de plus.
-Pas bête.
-Là, j'en ai 6. Ça suffit. 6 pots. Si tu mets deux graines dans chacun des pots, quand les aubergines auront 4 feuilles, tu supprimeras la plus petite, pour qu'une seule se développe.
-Je me permets une réflexion. Ces pots sont près de la fenêtre. Tu les vois grandir, des aubergines ou autre chose, c'est tellement jouissif de les voir pousser, prendre la lumière, ça fait un bien au moral...
-Et tu peux les arroser.
-En plus.
-Souvent on passe devant, on regarde, et on oublie d'arroser. L'air est sec et ça abîme la plante. Délicatement. Il faut pas que ça baigne. Ça doit rester frais. A côté de toi, il y a un seau.
-Avec du charbon de bois.
-Ecrasé au rouleau à pâtisserie. C'est pour éviter la fonte du semis, bien entendu.
-La fonte du semis ?
-Les semis, entre la chaleur, l'humidité et la fragilité de la jeune plante, il y a souvent des moisissures qui se mettent dessus, la plante pousse, et d'un coup, pof, elle s'effondre à cause des moisissures. La plante est morte.
-C'est clair.
-Ces plantes vont rester dans la maison, ou dans un châssis chauffé, la germination va se produire à 18 degrés, donc, la pièce doit faire 18. Nous sommes dans la cuisine, avec une fenêtre, j'installe mon plateau devant la fenêtre, et je vais les regarder pousser. Et la cuisine, c'est formidable, parce que c'est bien humide.
-Ça chauffe.

-Un village entièrement bio. Mais comment c'est venu ?
-Correns, petit village de 900 âmes, en Provence verte, cache derrière son image sage des habitants qui se disent premier village bio de France.
Il y a 18 ans, face a l'exode des habitants, le maire décide de trouver une solution.
-L'histoire a démarré en 95. Quand j'ai été élu maire, étant vigneron, j'ai proposé aux autres vignerons de passer en bio. Tout le monde a marché et s'est converti en bio. En deux ans, 90% de l'agriculture s'est faite en bio. Les viticulteurs, l'apiculteur, le maraîcher, le berger. Tout le monde a adhéré. Je voulais montrer que l'agriculture bio était économiquement viable et que c'était une idée moderne.
-La modernité peut aussi se retrouver dans le passé. Fabien Mistre est viticulteur comme son père, son grand-père, son arrière-grand-père. Il a repris le vignoble en y ajoutant une nouveauté: le cheval de trait.
-Quand je me suis installé il y a 11 ans, ils étaient déjà en bio. J'ai pris le train en route, et je me voyais pas appliquer de la chimie, des insecticides. Il faut faire un peu attention au démarrage. On a le quatre roues motrices, et quand il démarre, il démarre. Otello, demi-tour à gauche. C'est bien. Doucement. Oh oh. Gauche. Oh là. Tourne à gauche. Oh oh. C'est bien. Allez, doucement. Le cheval, c'est une énergie où ça pollue pas, ça tasse moins les sols. Ça entretient l'espace vert. C'est bon pour l'environnement. Ne t'énerve pas. Il y a 17 ans, dans le Var, on nous a dit "lls sont fous à Correns". Aujourd'hui, on a réussi à montrer une renommée, on a montré qu'on a été capables, avec notre petite structure, de montrer que le bio est possible.
-Les pressions négatives sont venues de l'extérieur. On me disait : "Tu mènes ton village au mur". En 96, c'était pas dans l'air du temps. Les gens du pays y ont cru, alors que c'était pas les idées dominantes comme ça pourrait l'être maintenant.
-Si se convertir au bio semblait évident, cela a comporté un grand nombre de contraintes.
-On a ressenti un rendement plus faible dans notre vignoble. Parce que plus d'azote chimique mais du compost ou de l'engrais organique pour nourrir la terre. Oui, il y a 30% de plus en travail manuel, désherbage chimique, on connaît pas c'est du désherbage mécanique.
En traitement, on fait du préventif et non du curatif. Quand il pleut, après, il faut retraiter au cuivre, au soufre, les autres appliquent des produits, nous, c'est Iessivable, donc ça, au début, c'était difficile, mais on a réussi à s'adapter.
-S'adapter, comme Arnaud, revenu au pays il y a 4 ans. Il a choisi l'apiculture bio et surveille ses abeilles précieusement.
-Ces jeunes abeilles viennent de naître. Et si on a des attaques de varois, du parasite de l'abeille, trop importantes, ces abeilles vont sortir atrophiées ou déformées. Quand beaucoup de jeunes abeilles vont bien, c'est très bien. La ruche va bien. Le bio, c'est plus contraignant. On a des produits moins efficaces que sur le conventionnel donc, il va falloir faire plusieurs passages, 2 ou 3, alors qu'en conventionnel, on fait un passage et c'est terminé.
-Ils ont hâte de sortir. Ca, c'est les moyens.
-Mais le bio est porteur de réussite pour tous les habitants. Léa l'expérimente depuis un an et demi dans son poulailler. Elle a attendu 2 ans pour que son terrain soit converti en bio.
-Au début, je faisais des abattages, j'en perdais 10 dans la semaine, a raison d'un abattage par semaine. On a mangé du poulet pendant longtemps. Maintenant, je manque de poulets, donc, j'essaye de m'agrandir, je fais construire des poulaillers. Pas énormément, mais je vends tous mes oeufs, tous mes poulets, je suis contente. Au bout d'un an et demi, c'est merveilleux.
-Le monde agricole s'est bien redynamisé, s'est rajeuni et gagne plutôt bien sa vie, donc, c'est une réussite, et on a reconquis toutes les terres agricoles à Correns. Quand des jeunes arrivent, ils vont chercher un terrain dans les autres communes.
-On est devenus une référence. Mais il faut encore prendre 10 ans d'avance, voila pourquoi le cheval, les panneaux photovoltaïques, le développement durable. On va au bout de nos idées pour nos générations futures.

-Tiens, Noëlle.
-Je suis éblouie. Une si jolie fleur en plein hiver.
-Nouveau jeu: aller voir dans le jardin ce qui est fleuri cette semaine et voir qu'on peut avoir des fleurs toute l'année pour s'émerveiller.
-C'est un iris.
-Oui, il s'appelle Unguicularis, l'iris d'Alger.
-Il n'a pas froid ici ?
-Non, il est donné pour étant résistant à moins 15 degrés, il fleurit de décembre à mars.
-Génial.
-Pendant Noël, j'avais des touffes comme ça de ces fleurs. On peut le cueillir, il dure 2 jours dans la maison et cette plante ne supporte d'être dans le jardin qu'à une condition : être au sec. S'il est dans les cailloux comme ici, la caillasse, il va prospérer. En 4 ans, la touffe est devenue comme ça, et autre condition, c'est qu'il profite du soleil du matin jusqu'à l'après-midi. Et chaque hiver, tu es contente.
-Ecoute, je te remercie, ça me ravit. La finesse de ces pétales dans le vent...

Nous partons pour le jardin de Meung-sur-Loire, un jardin neuf où tout grimpe, son propriétaire est technique, mais c'est comme ça qu'on apprend. sur l'autre rive du fleuve tumultueux, les jardins de Roquelin sont établis autour d'une ferme où paissaient les chevaux de Louis XI. Des bâtiments qui n'attendaient rien d'autre qu'un écrin.
-C'est d'abord notre maison d'habitation, il a fallu faire des travaux. Nous avons planté beaucoup de rosiers, et petit à petit, on a créé un nouveau jardin.
-Situées dans le lit de la Loire, ces terres sont limoneuses et un peu argileuses. Stéphane Chassine a oeuvré chez le rosiériste André Eve. Il ne pouvait pas mieux tomber.
-C'était un champ. Un espace d'un hectare que j'ai délimité par une haie bocagère pour faire écran sur le champ et après, j'ai dessiné le jardin en créant des massifs. J'aime le style anglais, donc, le mélange de plantes. Le thème du jardin, c'est la rose. Il y a 450 variétés de rosiers, des variétés plutôt anciennes, et j'ai mis beaucoup de vivaces et d'arbustes. Pour donner de la verticale, j'ai planté des arbres, dont un acacia tortueux on pense plutôt au saule ou au noisetier tortueux. Avec l'acacia, ce sont les feuilles qui sont ÎOFÎUGUSGS. Des plantes poussent librement, comme ce rosier qui grimpe. Il s'est semé seul, en 3 ans, il a quasiment colonisé tout l'arbre.
-Stéphane a ses propres astuces, qui proposent de drôles de silhouettes à ces rosiers géants.
-Il y a des grimpants que j'ai conduits en arbustes pour donner des volumes. Même des rosiers-lianes, de type, Wedding Day ou Seagle, pour les faire monter haut, il faut les tailler tous les ans. La première année, on taille d'un mètre, puis 1 m 50, ensuite 2 mètres. Dès la première année, ils font des pousses de 2 ou 3 m, donc, il faut tout de suite les rabattre, ça fait des branches et après, ils tiennent tout seuls. J'ai installé des structures en bois de châtaignier et pour donner de la hauteur, j'ai fait des chapiteaux avec des pergolas entre chaque. J'ai mélangé un rosier remontant, qui refleurit à l'automne, avec un rosier-liane, non remontant. Le rosier-liane couvre donc rapidement la structure, et l'autre rosier pousse moins vite mais refleurit jusqu'à l'automne. La clématite prolonge cette floraison et habille un petit peu le pied du rosier qui peut se dégarnir. Je ne traite pas les rosiers, ils poussent librement. Les roses anciennes sont résistantes aux maladies. Le jardin est aéré, donc, les maladies ne s'installent pas. Je mets principalement de l'engrais organique, du fumier décomposé que j'achète en bouchons et de la corne broyée. Le fait aussi de les tailler rapidement après floraison, rend les rosiers moins sensibles aux maladies. Nourrir, arroser au pied et tailler sont les principes de base.
-La vie du jardin serait bien différente, si près du potager il n'y avait pas une basse-cour, d'où à leur heure, les volatiles s'échappent pour aller au jardin.
-Sur cette pergola, je n'ai mis que du houblon doré, mélangé avec de la vigne vierge. A cette époque-ci, il y a ce contraste entre les verts et à l'automne, la vigne vierge sera tout rouge. Ce sont des structures assez simples, car le but du jardin, c'est de montrer aux gens ce qu'ils peuvent fabriquer. Piquets, traverses, ce sont de bons supports pour les plantes grimpantes. Au départ, étant parti d'un champ, il n'y avait que du soleil. Comme il y a de l'ombre, je peux planter des vivaces d'ombre, et même certaines ambiances du jardin ont commencé a changer.
Continuer a réaménager certains secteurs du jardin, on aime le faire.
-Les jardins de Roquelin ont déjà 10 ans. Ils évolueront avec la même intelligence que depuis la création tout en cohérence et en harmonie. Louis XI Le Belliqueux aurait posé les armes devant tant de charme. Et nous, nous en profitons.

-Bonjour, Arthur.
-Bonjour, vous venez nous présenter un objet qui est capable de me dire si cette plante va bien ou mal. Expliquez-nous ce produit.
-On s'est dit qu'on allait amener toute la possibilité des capteurs d'aujourd'hui pour permettre à n'importe qui de savoir si la plante a peu ou pas assez d'eau.
-N'importe qui, c'est nous.
-Oui, tu te prends pour qui ? Quelqu'un d'autre ? Donc, il y a une technologie qui est développée depuis longtemps, c'est le bluetooth.
-Le bluetooth permet de communiquer sans fil, entre un appareil électronique et un smartphone, un ordinateur.
-A quelle distance ?
-Avec le bluetooth, il faut être entre 10 et 30 mètres.
-Il faut être chez soi, alors.
-Donc, pour l'arrosage, on fait la prédiction.
-A 5 jours.
-Ou plus. On le fait en fonction des cycles précédents. On saura que c'est dans une semaine environ.
-Je pars quelques jours, je verse un verre d'eau dans ma plante, ça me dit combien de temps elle sera hydratée ?
-Il faut attendre une quinzaine de minutes et ça nous le dit.
-La cellule photosensible te dit la luminosité, le thermomètre est dedans ?
-Oui.
-Ces deux lames sont les capteurs d'humidité.
-Tout à fait.
-Et la chose capable de me dire si la plante est nourrie ?
-Les deux points métalliques.
-Oh. Ces technologies existaient déjà dans des techniques utilisées en horticulture. Ça a été adapté.
-On les a réunies en un objet qui fonctionne avec une pile pendant 6 mois, facile à installer, et on a simplifié l'utilisation des données. Avec des botanistes, on a fait une encyclopédie avec 6 000 plantes pour déterminer les seuils.
-Les botanistes sont jamais d'accord.
-Exactement.
-J'imagine.
-On a expérimenté nous-mêmes pour être en accord avec nos mesures.
-Une plante, quand elle n'a pas assez d'eau ou quand elle en a trop elle a les mêmes symptômes de souffrance.
-Les feuilles jaunissent si elle n'a pas assez ou trop d'eau.
-Là, on se trompe plus.
-Et l'application ?
-On a un menu avec l'ensemble des plantes. On peut avoir plusieurs capteurs ou des plantes avec un seul capteur. Pour la plante, on a les 4 capteurs, on voit ça par jour, par mois. Et le plus simple...
-C'est un graphique. Il faut être spécialiste.
-C'est pour comprendre pourquoi on sait pas s'il y a trop ou pas assez d'eau. Là, on le sait, et on comprend mieux les cycles de la plante, mais le plus simple, c'est la fonction agenda où on voit ce qu'il y a à faire. J'ai mis trop d'engrais, il me dit "Trop d'engrais, il faut rincer." Le prochain arrosage est dans 5 jours, je peux partir en week-end et arroser après.
-Ça va à l'extérieur ?
-Intérieur, extérieur, pots, jardin.
-L'application est gratuite ?
-Oui, pour smartphone ou tablette.
-Et le prix de la machine ?
-49 euros.
-Vous vendez ça dans quel magasin ?
-Les magasins d'électronique et aussi certaines jardineries.
-En couleurs. Bleu, taupe et vert.
-Bravo et merci, Arthur.
-C'est moi. Merci.

-Nous retournons dans le jardin de Virginie. Elle avait des soucis avec une palissade, un sol. Comment Stéphane va-t-il s'en tirer ? Rien qu'avec ses mains et...
-Le colonel Moutarde n'est pas aux Puces, mais chez Virginie.
-Bonjour, Virginie. Tu vas bien ?
-La maison est terminée, le jardin reste à inventer.
-On aimerait avoir un cocon.
-Dans un esprit british versus Barcelona. Pas si simple à Paris.
-Ton avis ?
-Parfait.
-Tu vas m'aider?
-Virginie chausse ses bottes avant de plonger dans le bain du jardin. Les buissons sont taillés, ils reprendront de la densité. Virginie déracine le lierre qui court au sol. Stéphane définit les nouvelles limites. La brande de bruyère est fixée contre le grillage avec un formidable outil. Les premiers végétaux arrivent.
-La haie est composée de végétaux, de photinias, de phillyreas. Ces choses-là peuvent supporter la mi-ombre mais les végétaux qui sont dans cette situation-là vont avoir tendance à partir en hauteur, donc, ils vont faire de grands rameaux et vont se dénuder du bas pour faire d'autres feuilles.
Ne laisse pas de longs rameaux comme ça. Chaque année, tu rabats à 10 centimètres pour que ça pousse doucement, et que la végétation ne se concentre pas en haut, mais qu'elle reste un peu en bas, sinon, le pied sera dénudé, et on verra à nouveau le pied du mur et tout le reste.
-Stéphane répand du fertilisant avant de planter un camélia, à côté, il remet du fertilisant avant de planter un second camélia. Mais Virginie connaît-elle ce mahonia ?
-Ça pique ! C'est un mahonia "X Charity", et à l'automne, en plein novembre, il se met à fleurir comme ça. Des étoiles jaunes. Ensuite, suivent des grappes de graines bleutées. Ça pousse un peu canne sur canne, donc, chaque année, ces tiges-là vont croître, ce qui fait que ça peut mesurer 3 mètres de hauteur, après quelques années. Si tu trouves que c'est trop, il faut revenir en bas pour que ça reparte du pied de manière à aérer l'arbuste, plutôt que de lui couper la tête, je trouve ça très brutal, quoi. Si on enlève celle-là, en imaginant qu'il est haut, il en repartirait d'autres du pied, c'est plus joli.
-Un miscanthus géant montera la garde dans un coin, et des arbustes sont placés.
-C'est lourd, non ?
-Des arbrisseaux à petit développement aux feuillages très différents viennent se succéder dans la bordure. Petit développement, sauf pour ce dernier.
-L'idée, c'est d'avoir des bordures simples à entretenir qui viennent se coucher sur le gazon. Ça s'appelle Ionicera pileata. Lonicera, c'est Chèvrefeuille, il y en a avec des fleurs grandes comme ça, comme celui-là et le nitida, il pousse très vite et on fait des petites haies. Peleata, lui, il se ramifie et se couche, mais il prend du volume. Si après 3 ans, il est trop épais, tu coupes à 5 centimètres. Ça repousse vite et ta bordure se refait dans les mois qui suivent. C'est ce qu'il vous faut.
-Parfait.
-Ces anémones du Japon trouveront leur vie à mi-ombre. Des heuchères pour la couleur, des jonquilles, des hellébores, et pour combler Virginie, Stéphane a mis des lavandes. Le pot est percé, drainé, empli de terreau, puis planté de bambous.
Le sol est paillé avec des pétales de bois, les bougies arrivent.
-Virginie !
-C'est très joli. C'est bien, on a caché le vis-à-vis à gauche. Il y a un aspect anglais avec des graminées, des camélias.
-Et les petites haies.
-Même si on n'est pas caché du vis-à-vis, on voit la haie, c'est joli. Le cahier des charges est rempli.
-T'as plus qu'à semer du gazon.
-Voilà. Merci beaucoup, Stéphane.
-Merci. C'était pas du gâteau.
-Après le chantier de sa maison, Virgnie n'avait plus la force de s'attaquer au jardin. C'est fait, dans une ambiance plus british que catalane, situation peu lumineuse et climat obligent. Le jardin a pris une toute nouvelle apparence. Au printemps, quand le gazon aura poussé, les plates-bandes seront bien intégrées au décor. Faciles d'entretien, elles laisseront à Virginie et à sa famille le temps de la relaxation.
-Virginie ne voit plus sa palissade et est séparée de ses voisins.
-Nous nous en sommes bien sortis.

-Si vous voulez que Stéphane vienne vous aider, inscrivez-vous.
-Sur France5.fr "Silence ça pousse" et revoir l'émission. Rendez-vous dans l'Orne en février.
-"Une fleur en hiver", c'est une exposition. Vous découvrirez des plantes rares qui fleurissent à cette saison, et seront présents nos amis de "Sur un arbre perché".
-En Belgique, jusqu'au 25 février, "Vert Anvers", à l'arborétum.
-Oui, dans la province d'Anvers, la plus grande collection Des hamamélis qui ont été acclimatés il y a plus de 130 ans. La fête de l'hamamélis à ne pas manquer.
-Voici un joli livre édité par le Conseil général des Côtes-d'Armor. Chaque page représente une carte postale et correspond à un arbre. C'est écrit tout petit. "Le saule. Le saule pleureur n'est pas triste même s'il boit beaucoup. "Il grandit au bord des rivières pour protéger du soleil." "Le lilas est un petit d'arbre." Tout est en poésie, avec la photo et le texte, c'est informatif. "Le bottin botanique", d'Emma La Clown.
-Elle est clown.
-Parfaitement.
-C'est ça. Je voudrais te parler des "Techniques du jardinage". Une encyclopédie visuelle présentant toutes les techniques de jardinage, étape par étape, pour le jardin d'ornement, le potager et le verger, c'est idéal pour les personnes...


Une présentation écrite des sous-titres est publiée au lien :
http://telescoop.tv/browse/409299/silence-ca-pousse.html
et au lien :
http://telescoop.tv/browse/409299/5/silence-ca-pousse.html

 

 


 

"Silence, ça pousse !" émission du 29 janvier 2014

France 5 - Mercredi 29 janvier 2014 à 21h40
Rediffusée le 30 juillet 2014

Rencontre avec une plante : le saule
Conseils pratiques : planter les trachycarpus
Visite : le jardin d’Anne-Marie Grivaz (Essonne)
Découverte : la mode au végétal (le bambou ou le chanvre)   
La géobiologie (étude des éléments du sol qui influencent…)

Photo de l'album de Facebook

Revoir l'émission au lien :
http://www.dailymotion.com/video/x1g8ko8 (45'04)


Silence, ça pousse ! 29.01.2014 - Le saule... par conscience33


Replay au lien (6 jours) :
http://pluzz.francetv.fr/videos/silence_ca_pousse__,106562087.html


PRÉSENTATION :

Lu au lien http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/29-01-2014_169012
et au lien http://pluzz.francetv.fr/videos/silence_ca_pousse__,106562087.html

SOMMAIRE

Rencontre avec une plante : Le saule.
 Gros plan sur cet arbuste dont il existe environ 360 espèces différentes.

Découverte : La mode au végétal.
Des stylistes utilisent le bambou ou le chanvre pour leurs créations.
Rencontre avec des créateurs de mode qui s'inspirent et utilisent les végétaux comme le bambou ou le chanvre pour leurs créations. 

Visite : Le jardin d’Anne-Marie
A Lardy, dans l'Essonne, Anne-Marie... cultive sous des grands arbres centenaires un jardin romantique encadré par une rivière.

En 1976, Anne-Marie et son époux cherchaient une maison à rénover.
Ils finissent par visiter une parcelle dans un parc abandonné depuis les années quarante. 
Émue par l’ambiance, Anne-Marie se met à pleurer, ils construiront leur maison ici et elle y créera un jardin.

Les plantes de ce jardin ont toutes été minutieusement choisies. Infatigable, Anne-Marie les dégotte dans les pépinières et les fêtes des plantes, où elle  découvre un monde de passionnés, qui incite au partage.

Le jardin sous les grands arbres, encadré par deux cours d’eau, est une sorte de presqu’île, un monde à part. Toujours tiré à quatre épingles, il n’en est pas moins prêt à accueillir les visiteurs curieux de faire ce voyage dans l’univers rêvé d’Anne-Marie.

Planter les trachycarpus

Ce palmier a été planté, il y a plus de soixante ans. C’est un trachycarpus fortunei nommé ainsi en hommage à Robert Fortune, botaniste réputé pour l’introduction de plantes en provenance de Chine.

C’est en effet un palmier originaire du sud de la Chine et des plateaux de l’Himalaya. Il résiste à des températures allant jusque moins dix degrés. Autrefois, celui-ci avait un partenaire de la même variété qui n’a pas supporté une longue période de verglas, depuis il est seul et nous aimerions bien lui offrir de la compagnie.
Nous élevons en pot depuis quelques années un de ses congénères. Il s’agit d’une autre espèce de trachycarpus, qui s’appelle wagnerianus, et qui est donné pour être originaire du Japon, même si les sources se contredisent parfois.

Si un trachycarpus fortunei peut atteindre 20 m de hauteur dans de bonnes conditions, celui-ci ne passe pas les 5 m. Ses palmes sont plus coriaces, moins longues et plus ouvertes, elles ont l’avantage de mieux résister aux vents froids qui brûlent parfois les feuilles de son cousin. Sa rusticité est bien plus importante, les moins 20 degrés ne lui font pas peur.
Il est mieux adapté à nos climats, il peut craindre les longues périodes de verglas qui brûlent ses feuilles. Il s’en remettra s’il en est assez pourvu, et en produira une quinzaine l’année suivante.
Il apprécie les climats humides et frais, mais déteste les sécheresses et les canicules. Tous les types de sols lui conviennent, pourvu qu’ils soient drainés.

Nous avons creusé une fosse de 50 cm, pour 60 cm de profondeur au fond de laquelle nous allons verser une épaisse couche de gravier, deux seaux de sable, et de compost et un demi seau de fumure à la terre extraite.
L’arbre peut ensuite être mis en place, bien arrosé. Si comme ici, grâce à ce mur il peut être protégé des vents du nord, ce n’est pas plus mal. Un épais paillis empêchera l’herbe de pousser à son pied, réduisant ainsi les arrosages.

Pas de panique chez Catherine

Il y a plus de quinze ans que Catherine a créé de toutes pièces son petit jardin et aujourd'hui elle souhaite le réinventer mais manque d'idées.

Un petit  jardin de ville qu’elle a dessiné il y a quinze ans et qu’elle ne parvient pas à réinventer. 

Stéphane est comme un livre ouvert, lorsqu’il fait cette tête-là, il est clair qu’il cherche quelle bêtise il pourrait faire. Serait-il en manque d’inspiration ? Rien ne vient, il va pourtant lui en falloir car Catherine l’attend, et pour autre chose que des âneries.   

Stéphane élague le fremontodendron, ça gratte, lorsque c’est possible il est préférable de planter cet arbuste loin de la maison. Les suspensions sont décrochées, la plate-bande sarclée et les arbustes qui doivent rester sont taillés à leur tour.
Du terreau, du fertilisant et un peu de tourbe sont déversés puis étalés afin d’améliorer le sol.
Les premières plantes font leur entrée, elles sont suivies par quelques belles pierres bleues.

Derrière les conifères nains, un ilex crenata dessinera une verticale, plus loin des arbustes en boule aux feuillages divers ponctuent l’espace. De l’autre côté de l’allée, au pied du mur, d’autres arbustes épaississent le pied des bambous.
Des plantes basses aux teintes différentes sont plantées en tâche, de manière à diviser l’espace de la plate-bande. Cette sorte de puzzle diversifie et agrandit l’endroit. Au pied de la véranda, quelques anémones blanches du Japon se dressent.

Autour des pierres, des graviers ronds et bleutés couvrent le sol. De la mousse végétale est posée au pied du photinia.  Des pétales de bois sont répandus au pied des bambous, la multiplication des matériaux a pour but d’augmenter l’espace. Enfin les jardinières sont replantées pour attendre un printemps qui soit blanc et bleu.
Quelques lumières et c’est tout !

En quinze ans, Catherine avait laissé les plantes prendre un peu trop d’envergure, certaines avaient fait disparaître les autres. Il fallait réinventer une nouvelle histoire et retrouver la juste proportion de l’endroit. Avec ces arbres nains, ces couvre-sols colorés et quelques arbustes bien taillés, Stéphane est parvenu à rafraîchir le décor sans trahir le dessin initial que Catherine avait composé.

Plantes utilisées : ceanothus thyrsiflorus ‘Repens’, skimmia japonica ‘Rubella’, euonymus ‘Dan’s Delight’, acer palmatum ‘Bloodgood’, carex testacea ‘Prairie Fire’, heuchera, pinus nigra, Anémone hupehensis, choisya ternata ‘Goldfinger’, chamaecyparis obtusa, Pittosporum tenuifolium ‘Irène Paterson’, acorus calamus, leucothoe ‘Zeblid’, narcissus, hebe, pittosporum tobira ‘Nana’, abelia chinensis ‘Variegata’, ilex crenata, pinus mugo, ceratostigma plumbaginoides, gentiana scabra, cyclamen .

 

4 Infos pratiques

 


LIVRES

Créer un jardin sans arrosage
De style méditerranéen
Jean-Jacques Derboux
Ed. Éditions Ulmer (2012) : http://www.editions-ulmer.fr/index.php
168 p. – 26 euros.

Jardin de Marrakech
Angelica Gray
Ed. Éditions Ulmer (2013) : http://www.editions-ulmer.fr/index.php
128 p. – 24 euros.



5 Agenda

La fête du citron : http://www.fete-du-citron.com/

Du 15 février au 5 mars 2014
La Fête du Citron a 81 ans et toute sa saveur ! Pas un zeste de vieillesse à l’horizon, elle est prête à tout pour continuer à nous impressionner.

Office de Tourisme de Menton
8 avenue Boyer
Palais de L’Europe
Tél. : 04 92 41 76 76


Exposition « Prédateur » : http://www.auxerre.com/

Jusqu’au 8 juin 2014
Prédateur est un titre à prendre au second degré, sur l’importance du maintien de l’intégrité de la chaîne écologique.

Muséum
5 Boulevard Vauban
89000 Auxerre
Tél. : 03 86 72 43 00
Fax : 03 86 72 44 05

 

TRANSCRIPTION ÉCRITE DES SOUS-TITRES DE L'ÉMISSION :

-Hop !
-Dis donc...
-Tout à l'heure, sur la route, il peinait. Je lui dis : "Tu veux que je pousse la brouette ?" Il me répond: Il a pas dit : "Tu vas te faire mal." Il craignait juste que je casse son pot.
-Ouf, tu n'as pas dit que j'avais piqué ça au voisin. C'est pas vrai.
-Bonjour !
-Tu détestes que je dévoile le contenu de l'émission, mais sachez qu'on va voir une barbe faite avec de vraies fleurs, une perruque en arbre et un manteau en mousse!
-On verra la relation peu fréquente qu'il peut y avoir entre la mode et les végétaux. Certains créateurs en font des choses sublimes.
-Le jardin d'Anne-Marie... J'aime les 2 mots qu'elle emploie. Elle parle de modestie et de Iuxuriance.
-La Iuxuriance, oui. Ça s'appelle "le jardin des Grandes Vignes". Il y pousse plein de lianes et de rosiers anciens. "Modestie", c'est un trait de caractère. Ce jardin est un vrai et joli petit voyage.
-Notre invité d'aujourd'hui nous parlera de géobiologie.
-On connaît les sourciers et les forces telluriques.
Il va nous parler de la relation qui existe entre les champs magnétiques et les arbres qu'on veut planter.
-"Pas de panique" chez Catherine. Il ne faut pas se rater parce que son jardin ne fait que 30 m2.
-Elle a créé ce jardin il y a environ 15 ans. Elle a dû faire venir et rajouter de la terre sur cette hauteur. C'est un joli petit jardin, mais qui s'est fatigué. Elle-même, elle a les yeux fatigués, elle ne sait plus comment le réinventer.

-Remercions le saule: il dépollue les sols et il soigne les gens. Regardez.
-J'ai toujours habité dans des régions humides. On se préoccupe désormais des milieux humides. J'ai un petit faible pour les saules, des arbres discrets, mais très présents. Des variétés infinies : il y en a une variété par jour de l'année. Voici le Salix alba. C'est un saule argenté. C'est presque le seul saule autochtone en Europe. C'est dans son écorce qu'on a isolé le plus vieux médicament du monde: c'est l'aspirine, le médicament le plus consommé au monde. Ce sont des plantes très rustiques. Ça résiste à tout, sauf à la sécheresse. Le froid ne les impressionne pas. La particularité du saule: il y a des pieds mâles et des pieds femelles. Ce sont des plantes dioTques. Certains portent des fleurs mâles, les autres que des femelles. Ici, on a des fleurs femelles et sur l'autre pied, ce sont des fleurs mâles qui vont produire du pollen qui va venir fertiliser les fleurs femelles qui vont développer des graines, comme ici. Elles sont presque mûres déjà. Il y a un petit duvet. 1/3 de millimètre, c'est minuscule. Elles sont portées par le vent. Le saule, personne n'en cultive. Sa multiplication est aisée: une branche tombée dans l'eau s'enracinera des qu'elle touchera la terre. Salix babylonica: le saule pleureur. Il a été importé en Europe à l'époque des romantiques, vers les 16ème et 17ème siècles. Une cathédrale ! Cet arbre pleure 2 fois: ses rameaux descendent et en plein été, par temps d'orage, il transpire énormément. De la sève goutte au bout de ses rameaux. Il ne faut pas le tailler, sinon il perd de sa beauté.
Il faut le laisser s'exprimer. Il peut occuper 300 m2 de terrain! Voilà une variété horticole: le saule tortueux, Salix matsudana. Il vient d'Extrême-Orient. Il est essentiellement à usage décoratif. Les saules aiment avoir les pieds dans l'eau. L'avantage de celui-ci: il n'a pas un développement trop important. Ces branches mortes sont naturelles, c'est normal. Sur ce type de saule, beaucoup de branches vont sécher. Les fleuristes les utilisent pour faire des bouquets secs. Ces lignes tortueuses se marient bien avec les droites des fleurs. Elles se valorisent mutuellement. Voici le saule des vanniers: Salix viminalis. C'est de l'osier. On a des rameaux très diversifiés, ils se multiplient très vite. Les feuilles sont étroites, lancéolées, légèrement dentées, alternes, c'est-à-dire qu'elles tournent. On l'utilise dans la phytoremédiation, c'est-à-dire la dépollution des sols. Voilà une vieille souche de Salix viminalis. Tous les ans, on enlève les pousses de l'année. Elles vont servir en vannerie. On voit la repousse qui s'effectue. Ça rebourgeonne. Et ces tiges-là seront coupées fin novembre, début décembre. Voici du saule des vanniers, de l'osier, de différentes teintes. On a toute une palette de couleurs qui est aussi importante que celle des peintres. Je préfère voir les plantes dans leur milieu naturel. Les plantes sont fidèles: d'une année sur l'autre, vous les retrouvez au même endroit.

-Le Cotentin, c'est les Caraïbes ?
-C'est juste un brin d'exotisme. C'est un Trachycarpus fortunei en hommage au botaniste Robert Fortune qui a introduit beaucoup de plantes asiatiques.
-Il vient d'Asie ?
-De Chine. C'est très intéressant: pour certains, il vient du sud de la Chine. Pour d'autres, du centre-est. En fait, on ignore d'où il vient: il aurait été par les Chinois eux-mêmes.
-D'accord.
-Fortunei a été introduit sur la côte nord vers 1850. Là, c'est wagnerianus.
-Ce n'est pas le même ?
-Non. Celui-là, ses feuilles sont bien longues et palmées. Et celui-là, il a des feuilles moins longues, plus dures, plus coriaces et légèrement duveteuses.
On l'appelle "palmier du Japon". Ce n'est pas un arbre autochtone là-bas.
-Ben alors !
-Introduit de Chine, il a dû être cultivé dans les jardins depuis des siècles. Ou alors, il a complètement disparu du milieu naturel japonais. Ces pays très anciens ont des secrets botaniques. Celui-ci, mon chéri, a été planté en 1938.
-Tu n'étais pas
-Mon tonton habitait ici. Il a 76 ans.
-C'est touchant.
-Oui, mais il est bien seul. Ce serait intéressant d'en avoir 4 ou 5 dans cet espace.
-Oui, une palmeraie!
-J'en mets un ici.
-Il y a encore des fils électriques. Celui-ci fera dans les 5 m. il peut dépasser les 20 m. Il résiste à moins 10 degrés. Celui-ci jusqu'à moins 20 degrés! Cependant, ils détestent le verglas. Et celui-ci n'aime pas la sécheresse ni la canicule. Il va se plaire ici ! Il aime les sols frais et légers. On l'arrose en été. On dépose...
-Des cailloux contre l'humidité !
-On rajoute du sable, du compost et du fumier. On peut les planter dans n'importe quel sol.
-Le tien est lourd.
-Il pousse vite si c'est meuble.
-Il est bien, là.
-Un beau paillis pour avoir les pieds au frais! pas de canicule. Longue vie à wagnerianus!
-Depuis longtemps, la mode s'inspire de la végétation. Mais que celle-ci nous habille, c'est incroyable!
-L'art floral est l'art du beau, de l'éphémère. Les designers floraux s'inspirent de la haute couture qui regorge de couleurs, de formes et de textures. Dans sa boutique parisienne, Edith Besenfelder, fleuriste germano-mexicaine, a eu envie d'allier ses 2 passions : les fleurs et la mode.
-On peut tout réinterpréter en fleurs : un nœud papillon, des colliers et des bracelets en fleurs. Voici par exemple une jarretière en fleurs. C'est du satin mélangé à des fleurs: des glaïeuls, des roses et des chrysanthèmes. Ici, j'ai des soutiens-gorge. J'utilise beaucoup différents pétales pour mettre différentes textures et couleurs. On dirait presque un tissu.
-La présence de fleurs dans la mode est importante. Depuis la Renaissance, on la perçoit de façon régulière. On emploie peu les fleurs naturelles parce que c'est éphémère.
C'est impossible de changer des fleurs au cours d'une soirée. Parfois, on en portait grâce à un porte-bouquet: un petit récipient d'orfèvrerie où on glissait quelques fleurs. On le disposait en bordure du corsage, sur une robe du soir. Dans les années 50, il y avait une présence de la fleur qu'on a du mal à imaginer aujourd'hui. On voit cette fleur sur les chapeaux. On a aussi des souliers qui sont ornés de végétaux, jusqu'à la fin des années 60. La mode s'est inspirée non seulement de la fleur, mais aussi de la forme de la fleur. Pour la première fois, on a vu une influence extrêmement importante des fleurs autour de 1900 avec l'Art nouveau.
-Jérémy Martin, fleuriste français, vit à Londres depuis quelques mois. Cet artiste transforme Ié végétal et fait dé ses créations des accessoires de mode éphémères.
-La mode m'influence. J'ai eu envie de m'inspirer de ces choses-là afin de détourner la fleur pour en faire un objet. Je vais vous montrer un manteau que j'ai réalisé avec de la mousse, une matière super intéressante. C'est quelque chose qui semble chaud. Il faut bien choisir les végétaux pour faire ça. Ils ne doivent pas salir. Et il faut penser à la lumière lors des séances photos où il peut faire très chaud. Je travaille avec de la fleur fraîche. Il peut aussi y avoir des problèmes allergiques. Il y a plein de paramètres que je dois prendre en compte. C'est une fleur d’hortensia, une dé mes fleurs préférées. Ça a un côté original et éphémère : une telle création né duré qu'une demi-journée. C'est à l'inverse d'un styliste dont les créations vont pouvoir durer longtemps. Un vêtement est réutilisable. Moi, je travaille juste pour quelques heures, 2 jours maximum. Il y a un côté éphémère. La photo est cruciale dans mon travail. Je dessine ce que j'ai envie de créer. Ça m'aide à anticiper les contraintes. Là, je vais proposer une coiffe végétale style "garde royale". Il faut que je trouve un végétal qui imiterait la fourrure. Je pense à l'asparagus, en le serrant très fort. Cette texture s'en rapprocherait. On a la forme.
Je rajoute des touches de myrte, pour la couleur et la texture. Un peu de parfum... Et pour les couleurs, ça a un côté un peu plus... Plus masculin, tout simplement. Lorsque je crée, je me sens vraiment artiste ! Je crée quelque chose dans un but artistique.
-Un professeur des écoles!
-Vous avez un calendrier?
-Pas encore.
-C'est utile.
-Je voulais te parler de la température, du temps qui se note et des thermomètres en particulier.
-On va faire un bébé ?
-Certainement pas! On va savoir si on peut jouer à l'acclimatation. L'été, on sait quand il fait chaud. Mais l'hiver, il faut savoir à quelle température on descend pour pouvoir adapter les plantes. Là, il va faire moins 7 et là, Il faut être un peu rigoureux. Comme ça...
-On l'installe au niveau du regard.
-Bien. Et puis, c'est entre 2 zones : le froid est restitué par le sol en fin de nuit. Ensuite, on ne l'expose pas au soleil du matin.
-Pourquoi ?
-Après une gelée, les premiers rayons vont exploser les cellules des feuilles. Et ça réchauffe le thermomètre. Il ne faut pas rater la température minimale. Ici, on a le minima et le maxima.
-C'est moche, mais pratique.
-Mais c'est assez fragile. Il y a de l'air qui se met dedans. ça se coince. J'en cherche qui sont de bonne qualité !
-Oh là, ça t'a énervé...
-Un thermomètre, c'est important!
-Je t'écoute.
-Tous les matins, tu vas faire ton petit relevé. tu peux les mémoriser. Alors, on est en février... Tu fais des cases. Tu installes 3 thermomètres. Aujourd'hui, il fait 10 degrés. Au bout d'une année, tu peux faire un bilan. On est descendus à moins 17...
-Une super occupation pour les enfants pendant les vacances ! Tu les envoies relever tout ça. T'es tranquille pendant 20 mn !
-Dernière chose : s'il gèle pendant 3 jours ou seulement 2 heures le matin, tu le sauras à ton relevé quotidien. Des plantes supportent du négatif seulement durant quelques heures.
-Je comprends.
-Ça a un intérêt.
-S'il gèle, on peut sortir en pyjama pour prendre le courrier, mais pas rester dehors.

Voici le joli jardin d'Anne-Marie. Ça a été le premier petit jardin privé qu'on a pu visiter en Île-de-France, dans l'Essonne.
-En 1976, Anne-Marie et son époux cherchaient une maison à rénover. Ils visitent une parcelle dans un parc abandonné depuis les années 40. Émue par l'ambiance, Anne-Marie se met à pleurer. Ils construiront leur maison ici.
-En arrivant, j'ai dit à mon mari : "C'est ce qu'il me faut." J'en ai pleuré. Pourtant, on ne voyait rien : ce terrain était inoccupé depuis 1945. Il appartenait à une Américaine Il y avait tous ces arbres qui donnaient une ambiance de forêt sauvage où on se perd. Cet endroit me faisait rêver. a passé, mais je vis toujours dans mon rêve ici. Voilà comment tout a débuté. Ma mère avait un beau jardin, ainsi que mes grands-mères. Avant, nous vivions en appartement. Et le balcon croulait sous les plantes. En arrivant ici, je voulais a tout prix faire quelque chose. On a mis à défricher. J'ai découvert quelqu'un qui faisait des roses anciennes. J'en ai planté autour d'un arbre, sous la forme d'un massif. C'était vraiment très laid, mais j'étais heureuse d'avoir planté ça. Puis ça s'est fait au fil du temps. Un jardin se vit au jour le jour et se fait petit à petit. Un jardinier, ça plante, ça déplante et ça replante. C'est facile. Le jardin n'est pas grand. Au début, nous n'avions que 1 000 m, puis on l'a agrandi. Je voulais un endroit où on pourrait se promener, changer de décor, de vue, de fleurs, etc. On ne voit pas tout, tout de suite. Il faut cheminer. On se perd dans les allées. Un endroit de rêve ! Y a trop de plantes, je sais. J'en mets trop. Je ne peux pas m'empêcher d'en rajouter. Il y a une recherche sur la plante en elle-même: la forme des feuilles, des fleurs aux couleurs sobres. Modestes, mais très belles. Il faut que ça soit simple et riche de par sa simplicité. Il faut que ça soit modeste, mais luxuriant. J'ai une passion pour les rosiers. Le terrain étant petit, j'ai mis au-dessus des rosiers grimpants pour en avoir le plus possible. J'ai demandé à mon mari de me créer des pergolas. Au départ, mon mari m'a dit: "Je vais construire quelque chose." Je me suis dit : "Mon Dieu, pourvu que ça me plaise.
J'étais inquiète. Au final, ça a beaucoup de charme, j'aime ça. Faire un jardin sous les arbres, c'est une gageure. Par contre, il faut faire élaguer pour laisser passer la lumière a travers les branches. Et quand il fait très chaud en été, mes fleurs durent plus longtemps. Les roses résistent mieux sans l'ardeur du soleil sur les pétales.
-Toutes les plantes ont été minutieusement choisies, dégotées dans les pépinières et les fêtes des plantes où les passionnés incitent au partage.
-J'ai ouvert le jardin à la visite parce qu'une amie anglaise, Barbara, m'a dit un jour: "Tu devrais faire visiter ton jardin. Tu sais, "en Angleterre, on fait visiter les jardins "pour donner l'envie aux gens d'en faire un. "Et il y a un petit coin pépinière : les gens peuvent "repartir avec quelques plantes. "Quel bonheur !" Barbara nous a quittés l'an dernier... Le jardin est ouvert à la visite depuis 25 ans. Je pense que nous avons été le premier petit jardin privé à pFOPOSGF ça en Île-de-France.
-Ce jardin est une sorte de presqu'île entre 2 cours d'eau. Un monde à part toujours prêt à accueillir le visiteur curieux de faire ce voyage dans l'univers rêvé d'Anne-Marie.

Bonjour !
-Forestier, vous vous intéressez notamment' à la géobiologie.
-Tout à fait.
-De quoi s'agit-il ?
-J'ai passé plus de 32 ans dans les bois. On doit la dénomination de "géobiologie" à un chercheur allemand, Hartmann, qui a mis cela en évidence dans les années 50, à Heidelberg. C'est l'étude des éléments du sol qui influencent le vivant : les animaux et nous. Et ça aurait aussi une incidence sur l'électronique et le métal.
-Hartmann définit un maillage de champs magnétiques. Curry va en définir un autre. Ces maillages, c'est quoi et comment fonctionnent-ils ?
-Pour Hartmann, ce sont des lignes d'ondes qui nous environnent, comme un filet entourant la planète dont les mailles font 2 m nord-sud et 2 m 50 est-ouest. Ça, c'est à l'extérieur des maisons. Ça se resserre à l'intérieur avec l'électricité. Et pour Curry, dans les années 50 aussi, c'est un réseau qui est à 45 degrés de l'autre et le maillage, c'est tous les 4 m.
On ne peut pas tracer des lignes super droites. Si dans une maison, elles rencontrent du métal ou de l'électricité, ça les déforme un peu. Je pose une boussole sur le sol. On vérifie qu'il n'y a pas de métal à proximité qui interfère. Une boussole est très souvent sur une ligne. Avec les mains, y a 10 % des gens qui ne sentent rien. 90 % ressentent picotements et chaleur. Les outils, ce sont des béquilles, une baguette ou un pendule. C'est la tête qui cherche. Quand on a trouvé, ce qu'on tient bouge.
-"C'est la tête qui cherche", cela veut dire qu'elle sait ce qu'elle veut trouver. Si je veux trouver un tuyau en fonte, je dois chercher un tuyau en fonte.
-Il faut poser une bonne question: la tête sélectionne les choses. Par exemple, une ligne Hartmann... J'aime bien cette baguette. Les anciens prenaient des baguettes en noisetier. C'est pas magique. Y a des noisettes, les écureuils adorent ça. En 3 jours, une baguette de bois casse. Il faut n'importe quoi de flexible. Le matériau n'a aucune importance. Je peux fermer mes yeux. Attention à la boussole ! Je cherche un mur d'ondes... Ici, il y a un mur Hartmann. L'autre doit se trouver à 2 m. On marche doucement, en faisant des petits pas. Où est ce mur d'ondes ? Sur un croisement, un arbre ne viendra pas.
-Il faut savoir où sont ces lignes parce qu'il ne faut rien planter sur ces lignes car ça gêne la pousse des plantes.
-Exact. C'est une fréquence qui n'est pas celle du vivant. Pour certains, seuls les croisements sont gênants. Pour moi, les lignes le sont aussi.
-Vous êtes forestier. Est-ce pour ça que vous avez étudié ça ? Vous avez pu le vérifier ?
-Tous les arbres sur les croisements sont doubles, 2 troncs voire 3 troncs. Au milieu, ils sont uniques. Les sangliers, ils logent toujours au milieu. Idem pour les taupes. Tous les animaux, sauf les chats, les fourmis et les hirondelles.
-Mais quand le jardin C'est une autre histoire.
-Je regarde.
-Un enseignant m'a appelé : "Votre plaquette m'a appris une chose". Quand on met sa main sur une fourmilière, on a chaud : c'est les fourmis qui bossent.
Mais par moins 15, on voit que la chaleur, elle vient du sol.
-Merci, Serge !
-Merci à vous !

-"Pas de panique" chez Catherine. Il y a "Allô, Stéphane" pour savoir le nom d'un arbre. Là, il s'agit de trier, replanter et réveiller!
-Lorsque Stéphane fait cette tête, il cherche une bêtise à faire. Alors, en manque d'inspiration ? Il va lui en falloir parce que Catherine l'attend pour cela.
-Vous allez bien ?
-Heureuse de vous voir.
-Ouh ! Eh bien...
-Mais c'est charmant. Maintenant, c'est en friche.
-C'est vous qui avez dessiné ça ?
-Oui. C'était une cour ensablée, 1 mètre plus bas. Pour la relever au niveau des pièces à vivre, on a rajouté de la terre. Et j'avais dessiné cette allée.
-Et ça ?
-Tout a été planté. Il n'y avait que le marronnier.
-Des choses m'étonnent. Cet arbre-là...
-Superbe. J'ignore son nom.
-Fremontodendron California Glory ! C'était répandu il y a 20 ans.
-Ça fait de grosses fleurs jaunes, mais c'est un peu urticant. J'aime pas ça.
-J'en ai rarement vu d'aussi grand.
-Oui, il est très gros, il m'envahit.
-Là, il y a toute une végétation. Au milieu, y a rien.
-Il faudrait que ça retrouve un look de jardin entretenu. J'adore les fleurs blanches et aussi les fleurs bleues.
-Il faut que ça reste raisonnable.
-Oui. En tout et pour tout, cette zone-là fait 30 m2. C'est vraiment pas grand. Je ne veux pas d'espèces colonisatrices parce que c'est moi qui l'entretiens, sans être douée: je ne sais pas élaguer les choses.
-Allez, on va s'installer sur cette terrasse.
-Plus que des mots, vite, un dessin !
-On va d'abord élaguer cet arbre. A son pied, il y a les bambous. Le mur est un peu trop présent. Derrière, dans le coin, au pied de la véranda, on va rajouter une plate-bande avec des plantes d'ombre. Là, y a un camélia qui va bien. Au pied de tout ça, on met un nouveau rhododendron, mais très petit cette fois. Au milieu, il faut réduire et couper certaines choses, travailler dans l'esprit des mini-paysages à la chinoise. Il faudrait ramener du minéral, par exemple, pour évoquer des choses comme du rocher ou de la falaise.
Et autour de ça, des conifères, mais qui sont nains. Et quelques verticales... C'est important d'en avoir pour ponctuer cet endroit. Ensuite, tous ces pots sont un peu fatigués.
-C'est vrai. Jadis, je les avais peints.
-Oui ! ça en vaut la peine ? Je suis impatiente.
-Stéphane élague le Fremontodendron. Mieux vaut planter cet arbuste loin de la maison. La plate-bande est sarclée et les arbustes sont taillés. Terreau, fertilisant et tourbe vont améliorer le sol. Les 1res plantes sont suivies par quelques belles pierres bleues.
-On va créer un mini-paysage, comme ceux des empereurs chinois. Ces arbres, pas forcément nains, vont avoir une croissance
-Un paysage miniature!
-Ici, c'est un Pinus strobus radiata, un arbre nain. Et ce Juniperus va très bien se marier avec la pierre. Il y a aussi quelques pins miniatures. Si jamais ça poussait un peu trop, on peut raccourcir certaines pousses. Et dans 15 ans, il faudra les donner...
-Au secours, "Allô, Stéphane" !
-A l'arrière, un Ilex crenata dessinera une verticale. Plus loin, on plante des arbustes en boule. Au pied du mur, des arbustes épaississent le pied des bambous.
-Qu'il est beau, ce rhododendron. J'espère qu'il deviendra moins encombrant que celui que tu as arraché. On a rattaché aux rhododendrons ce qu'on appelait des azalées autrefois. On a donc des plantes qui se développent plus ou moins. Par exemple, celui-ci, il a des pousses très courtes, de 3 cm par an. Chaque année, il poussera de 3 cm. On a le temps de voir venir! J'ai adoré le revers de ses feuilles. Il en existe une autre variété qui s'appelle "yak" et qui a du duvet sous ses feuilles. C'est assez doré et assez joli.
-Des plantes basses colorées divisent l'espace. Ce puzzle diversifie et agrandit l'endroit. Au pied de la véranda, on plante des anémones du Japon blanches.
-C'est l'automne, on met en place les bulbes de printemps. On va mettre des cailloux autour des Pinus. Des crocus blancs et des muscaris bleus répondront à la teinte des cailloux. Et dans les camélias, on va mettre de l'ail : "Purple Sensation" !
Ça va faire 80 cm de haut.
-On les plante à une hauteur ?
-2 fois. Un bulbe se plante à 2 fois sa hauteur en profondeur. Les aulx sont solitaires : la feuille disparaît quand la fleur est belle.
-C'est de l'ail. Et ça fleurit quand ?
-En mai.
-Et une fois fleuri ?
-On le laisse sécher et puis c'est tout.
-On rajoute des graviers bleutés. On dépose de la mousse végétale et des pétales de bois. La multiplication des matériaux permet d'augmenter l'espace. Enfin, les jardinières sont replantées. Quelques lumières... Et c'est tout.
-Catherine ! Dernière mise en place...
-Oh là là, c'est super joli. Ça fait plus grand. C'est ce que je voulais. Du blanc et des dégradés de vert... Il y a plus de lumière. Il est gai, il est heureux. J'adore ces conifères. Non seulement il y a ce que je voulais, et en plus, j'ai des choses que je n'imaginais pas: un petit jardin japonais. C'est extraordinaire. Merci!
-Ça me fait plaisir.
-Un vrai grand merci. Quel talent !
-Des plantes, prenant de l'envergure en 15 ans, avaient détruit les autres. Il fallait donc retrouver la juste proportion de l'endroit. Arbres nains, couvre-sols et arbustes taillés ont rafraîchi le décor sans trahir le dessin initial composé par Catherine.
-Elle a un jardin neuf.
-C'est reparti pour 15 ans !

-Vous pouvez vous inscrire...
-Sur le site de France 5 !
-Du 15 février au 5 mars, dans les Alpes-Maritimes...
-La 81e Fête du citron, à Menton. Nous y étions l'an passé. Allez-y.
-Ma famille contre une tarte au citron!
-Tu l'as déjà fait 20 fois.
-A Auxerre ?
-Une exposition au muséum: "Prédateurs" ! Ça montre l'importance de l'intégrité de la chaîne biologique naturelle. Jusqu'au 8 juin.
-On peut voyager au Maroc grâce à cet ouvrage: "Jardins de Marrakech". On parle beaucoup d'Yves Saint Laurent. Il avait racheté le jardin Majorelle, avec le bleu Majorelle. Tous les jardins de Marrakech se trouvent dans ce livre.
-"Créer un jardin sans arrosage "de style méditerranéen", un livre de Jean-Jacques Derboux et des photos de Béatrice Pichon. 20 projets sont présentés avant, pendant et après les travaux. Des réalisations très intéressantes. Certaines sont admirables.
-La semaine prochaine, Stéphane...
-Une céréale venue d'Afrique et peu connue en Occident: le millet.
-Notre sujet découverte...
-Correns, un petit village bio. On verra ce que ça veut dire, "un village bio".
-Et "Pas de panique" chez...
-Virginie ! Sa maison est finie, pas son jardin. Elle veut des lieux de vie et une plate-bande facile à entretenir pour agrémenter sa vie !
-A LA SEMAINE PROCHAINE !

Une présentation écrite des sous-titres est publiée au lien :
http://telescoop.tv/browse/404885/silence-ca-pousse.html
et aussi aux liens :
http://telescoop.tv/reader/580850/silence-ca-pousse.html
ou
http://telescoop.tv/browse/580850/silence-ca-pousse.html

 

 


 

"Silence, ça pousse !" émission du 22 janvier 2014

France 5 - Mercredi 22 janvier 2014 à 21h40 -
Rediffusée le 29 juillet 2014 à 10h15

Sommaire :
Le hérisson -
Le jardin de Champs-sur-Marne
- Cuisiner les crosnes du Japon -
Maquettiste de jardins - Pas de panique chez Marielle - Infos pratiques - Agenda

Présentation sur Facebook au lien :
https://www.facebook.com/conscience.deletre/media_set?set=a.660189684041840.1073741834.100001524447567&type=1

 

Revoir l'émission au lien :
http://www.dailymotion.com/video/x1fckfm (45'24)


Silence, ça pousse ! 22.01.2014 - Le hérisson... par conscience33
 

Revoir en replay (6 jours) :
http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/videos/106562059

 


PRÉSENTATION :

Lu au lien http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/22-01-2014_166500

SOMMAIRE

Visite : 1 Le jardin de Champs-sur-Marne
Le jardin de Champs-sur-Marne a été construit en 1703 pour être la maison de plaisance d’un grand financier de Louis XIV, puis la propriété du duc de La Vallière de Pompadour.

En 1895 cela deviendra la maison du banquier Louis Cahen d’Anvers, qui confira aux paysagistes Henri et Achille Duchêne  la restauration des jardins.
L’une des grandes particularités de la maison de plaisance est d’être dotée d’un grand jardin fleuri.
Celui-ci est destiné à la culture des fleurs qui viendront agrémenter la maison, mais aussi de serres dans lesquelles seront cultivées les plantes destinées à fleurir les parterres et les vases du parc.

Dans ce domaine, tout est là, du savoir-vivre et de l’art du jardin du siècle des lumières. Une certaine manière de combiner le grandiose et le goût des perspectives, qui vous coupe le souffle avec, tantôt des lieux comme le boudoir à ciel ouvert, ou encore de grandes prairies bucoliques.
C’est assurément une combinaison de paysages à redécouvrir.

2 Cuisiner les crosnes du Japon

Il est temps de récolter, si ce n’est déjà fait, les crosnes que nous avons plantés au printemps. Rien de plus facile : dans une terre légère voire sablonneuse mais restant fraîche, nous avons planté un tubercule tous les 30 cm sur des rangs distants de 40 cm.
Ne redoutant pas la moindre maladie, cette lamiacée au même titre que l’ortie, s’est développée sans problème. Son nom latin est Stachys affinis et s’est vu transformer en crosne du Japon de manière singulière.

En effet, c’est un français, Auguste Pailleux qui en rapporta quelques-uns de Pékin en 1882. Convaincu de leur qualité alimentaire, il les lance sur le marché après un sérieux plan de communication, faisant circuler plus de 300 prospectus dans Paris, afin d’en faire l’éloge.
Il en transforme le nom qu’il trouve trop savant, et les nomme « crosnes » du nom du village où il les avait mis en culture. Et « du Japon » puisque, à l’époque tout ce qui concerne le pays du soleil levant est à la mode, tant pis pour la Chine !

Après la Deuxième Guerre Mondiale, ces tubercules ont peu à peu disparu des potagers. Affaiblis à force de les multiplier, les quelques spécimens importés un siècle plus tôt de Chine, produisaient trois fois moins qu’au début. C’est dans les années 80, après un travail de régénérescence à l’école d’horticulture d’Angers, ce légume fait de nouveau son apparition.

Simple à cuisiner, vous pouvez les brosser ou mieux, les frictionner avec du gros sel afin de faire disparaître la terre qui s’y serait incrustée, mais aussi de l’exfolier.
Ensuite, une cuisson à la vapeur vous permettra de les servir tiède dans une salade (de mâche par exemple). Vous pouvez également les rôtir au four avec d’autres légumes-racines, ou bien les cuire à la sauteuse.

3 Pas de panique chez Marielle

Un cube de béton devant les baies vitrées de son appartement, Marielle voudrait y voir un « petit » jardin.  

Stéphane est tonique ce matin, il commence la journée par quelques pas de danse.
Il enchaîne par quelques pas de course pour rattraper le temps et être à l’heure chez Marielle, qui n’en peut plus d’attendre de voir son cube de béton transformé en jardin.

Stéphane commence par présenter le trumeau sur le mur du fond, il note les points d’accroches, perceuse, chevilles, crochets, et la fenêtre fictive est ouverte.
C’est au tour des pots d’être percés, puis Stéphane s’attaque au mur de côté. Encore des chevilles, puis des pitons sur lesquels le câble est tendu, il conduira les plantes en toute discrétion. L’érable champêtre arrivé là spontanément, est légèrement élagué. Les pots sont emplis de terreau pour les grimpantes et arbustes, et les premières plantes prennent place.

Un fargesia et un bambou de petite taille rejoignent les grimpantes, qui sont guidées sur le câble.
Retrouvons la pleine terre que Stéphane ameublit et enrichit, tout en arrachant les iris qu’il met de côté, avant de commencer à planter.
Des arbustes prennent place, les feuillages sont contrastés, panachés de crème, vert pomme ou pourpre. Et voici un érable qui n’a pas encore pris ses teintes d’automne.

Des heuchères couvriront le sol et un althea devra prendre de la hauteur afin de trouver la lumière. Dans le coin le plus sombre, Stéphane installe différentes fougères.
Marielle voulait une évocation du sud, voici un premier palmier dans la plate-bande, puis un autre plus cossu dans un pot. À côté du béton arrive un Rhododendron.
En couvre sol, des helxines et des graminées sont installées à côté d’une couche d’écorces de fève de cacao. 

À côté des iris au pied de la terrasse, quelques bergenias proposeront les premières fleurs du printemps. Encore quelques helxines et autres cyclamens, et plus rares des gentianes blanches.
Pour  conclure, quelques lumières et une silhouette en clin d’œil.

En quelques heures, à grand renfort de pots et de plantes, le cube de béton de Marielle a pris les allures d’un vrai jardin, presque d’un bout de nature.
La diversité des matériaux et des traitements des sols, mêlant plantes tapissantes et paillis de cacao dans un jeu de courbes, donne l’illusion que l’espace est plus grand.
Depuis sa terrasse, elle aussi envahie par la végétation, Marielle pourra plonger son regard et rêver dans ce micro-paysage.

Plantes utilisées : miscanthus sinensis ‘Graziella’, hydrangea paniculata ‘Limelight’, sambucus nigra ‘Black Lace’, viburnum opulus ‘Roseum’, dryopteris affinis, rhododendron, malus ‘Evereste’, polystichum polyblepharum ‘Jade’, choisya ternata ‘Goldfinger’ et ‘Sundance’, fargesia ‘Asian wonder’, heuchera ‘Lime rickey’, cyclamen, cotinus ‘Grace’, pittosporum tenuifolium ‘Élizabeth’ , hibiscus syriacus, clématite armandii, pittosporum tobira ‘Nana’, astelia, anémone ‘Praecox’.

 

4 Infos pratiques

ADRESSES UTILES

Château de Champs-sur-Marne : http://champs-sur-marne.monuments-nationaux.fr/
31 rue de Paris
77420 Champs-sur-Marne
Tél. : 01 60 05 24 43
Fax : 01 64 68 26 11
Ouvert toute l’année 2014 sauf les mardis

Les Maquettes de jardins : http://jh3d.free.fr/home.html
Jacques Hennequin
30, rue de la Varenne
94106 Saint Maur des Fossés cedex
Tél. : 06 80 36 00 73

LIVRES

À l’ombre des arbres
Catherine Vadon
Ed. Éditions Dunod (2012) : http://www.dunod.com/
208 p. – 15,90 euros.

Attirer et nourrir les oiseaux au jardin
Jen Green
Ed. Delachaux et Niestlé (2012) : http://www.delachauxetniestle.com/
256 p. – 29 euros.

5 Agenda

13ème salon international d’orchidées : http://www.orchidoc.fr/13-eme-salon-dorchidees-a-vergeze/

Du 31 janvier au 2 février 2014
De la beauté, de la chaleur, de la couleur en plein hiver, de quoi ravir tous les amateurs !
Jugement des plantes exposées par un jury formé de juges internationaux.
Le thème cette année, «Les orchidées font leur cinéma».

Salle Vergèze Espace
Rue Victor Hugo 
30310 Vergèze
Tél. : 04 66 35 80 34

 

Mimosalia : http://www.bormeslesmimosas.com/fr/agenda/mimosalia.php

Les 25 et 26 janvier 2014
La première fête des plantes de l’année, vous invite le dernier week-end de janvier à la découverte de plantes de collection, végétaux rares et autres variétés insolites. Deux journées pour vivre l'actualité des plantes et de l'aménagement du jardin avec l'élite de la botanique française. Les plantes du désert  seront à l'honneur de la 18ème édition.

Bormes Les Mimosas
Vieux village
Tél. : 04 94 01 38 38
mail@bormeslesmimosas.com

 

ET :

- Rencontre avec un animal : Le hérisson.

- Découverte : Les arbres en ville.

- Maquettiste de jardins.


 

TRANSCRIPTION ÉCRITE :

-Tu n'as pas aimé que je trouble ton image.
-Mes grimaces sont floues !
-J'ai pas vu que tu faisais des grimaces.
-Ça t'amuse ?!
-Oui. Bonjour.
-Bonjour.
-Le baron Haussmann a démoli, percé et construit. Mais il a aussi planté des arbres. Comment vont-ils maintenant ?
-Ce qui m'amuse chez ce Haussmann, c'est qu'il a percé, c'est violent, dans la ville. Il a fait des flux souterrains. Les égouts, ça marche avec. Le futur métro, aussi.
-Oui, ne m'engueule pas ! Et il plante des arbres, il fait entrer un peu du bois de Vincennes, de Boulogne dans Paris. Et 150 ans plus tard, les arbres sont toujours là. Nous en plantons d'autres. Comment? Nous le verrons.
-Souvent, on demande : si tu gagnes au loto, tu fais quoi ? Je me paierais Champs-sur-Marne.
-Madame est banquière.
-Si je gagnais au loto, j'ai dit.
-Ce château a été rénové, restauré, repris au début du 20e siècle par des gros banquiers, comme il en existait à l'époque et encore aujourd'hui. C'est une merveille du 18e siècle avec un parc comme la France sait les dessiner.
-Notre invité fait un métier assez ancien. Il fait des maquettes de jardins.
-M. Hennequin conçoit des maquettes de jardins. C'est suffisamment rare et intéressant pour que nous l'invitions à venir nous parler de son métier.
-Marielle a un rez-de-jardin, le rez-de-chaussée d'un immeuble. Elle est limitée en surface. Et elle a des murs.
-Justement, ça ne va pas. Elle vient du sud de la France. Elle a toujours vécu à la campagne. Là, c'est une boîte avec des murs partout. C'est un peu le mime Marceau qui voudrait tout pousser. Ce qu'elle aimerait, c'est passer du béton au végétal.

-Qu'il est mignon ce hérisson avec son petit nez, ses oreilles et son zizi qu'on ne voit pas car ce n'est pas un exhibitionniste.
-Bonjour. Il y a un hérisson en plein jour.
-Il n'a pas l'air malade. Tu as bien fait d'appeler, c'est pas normal du tout. Attends voir... Il n'a pas de tiques. Il est réactif, il se met en boule. Je vais le prendre et je vais faire un check-up. Et si ça va, on le relâchera ce soir. Il a dû être dérangé.
-Il y a des travaux à côté.
-Il s'est réfugié dans ton jardin. J'espère qu'il va se dérouler. Allez, mon bonhomme. Il est serré. Au niveau de la tête, ils ont horreur de ça. Par contre, si on caresse derrière, ils sont moins à cran, on va dire. Il commence à se dérouler. J'espère que ce n'est pas une petite maman. Non, c'est un garçon. Il a 1 an à peine, c'est un jeune de l'année dernière.
-C'est un animal préhistorique, qui a connu les mammouths. Et il ne s'est pratiquement pas transformé durant l'évolution. Il est tel qu'il était il y a 60 millions d'années. C'est un animal qui est arrivé jusqu'à nous car il a la faculté de se mettre en boule au moindre danger. Donc, les prédateurs sont vite repoussés. Les prédateurs, c'est le blaireau, le renard mais c'est surtout l'homme. La cause majoritaire de ce déclin, ce sont les pesticides, l'automobile, tout ce qu'on met dans les jardins : l'anti-limace, le métaldéhyde. Les Anglais, qui sont très férus de cet animal, ont fait des statistiques. Ils disent que si on ne se mobilise pas, en 2025, il n'y en aura plus. C'est un patrimoine naturel qu'il faut protéger à tout prix. Oui, forcément, dans les salades. Elles sont belles, tes salades. Tu sais pourquoi elles sont ainsi? Car tu as des hérissons. Ils ont mangé toutes les limaces. Pour un jardinier, c'est un bienfait d'avoir un hérisson. Il va lui manger les limaces, les escargots. Si vous avez des fraises, vous allez avoir des hérissons qui vont venir manger les limaces. Ils peuvent manger 1 ou 2 fraises au passage mais c'est surtout insectivore, un hérisson. Il va se mettre dans l'endroit le plus fouillis. Sous des feuilles, sous des branches. Regarde, Alain, il n'y a qu'à parler. Le hérisson dort toute la journée. Il commence à sortir au crépuscule et à la nuit. On a des hérissons qui commencent à hiberner en décembre. Ils sortent de l'hibernation vers le mois de mars-avril. Mon mari a ramené un petit hérisson blessé un jour. J'ai eu un coup de foudre, ça a été une découverte. On a tout fait pour aider cet animal. On a passé notre certificat de capacité et depuis, on soigne les hérissons.
Quand il y a une blessure, c'est très embêtant à soigner à cause des piquants. Mais on y arrive. Par contre, je constate qu'il y a... Il manque une phalange à la patte arrière. Là, c'est Clarisse qui a été blessée grièvement par une débroussailleuse. Elle était scalpée jusqu'ici, jusqu'au milieu du dos. Donc là, on a réussi à faire en sorte que tout soit refermé. Il y a beaucoup d'accidents dus au jardin. Le hérisson est protégé, on n'a pas le droit de l'avoir comme animal de compagnie. On a de la chance car ce soir, il ne pleut pas.
-Il fait un peu frais.
-Regarde, là, c'est pas mal.
-C'est un peu à découvert mais derrière, tu as le bois.
-On va le remettre là. Allez, bonne chance.
-Au revoir.
-Là, c'est le phénomène d'autolubrification. Un hérisson qui rencontre pour la 1re fois une matière, chose qu'il n'a pas l'habitude de rencontrer, mâche et s'enduit le dos de salive. Ensuite, ils vont chercher un petit coin pour se cacher, se blottir mais loin l'un de l'autre. Le hérisson est assez territorial. On ne va pas les retrouver l'un à côté de l'autre. Et ils vont faire leur petit territoire. Quand on réinsère des hérissons, le souci, c'est qu'ils ne donnent pas de nouvelles.

-Tout le monde a sa série. Nous sommes dans la série du potager. Si vous avez manqué les épisodes précédents ?
-"Sortir le potager de la friche", retour.
-Après la préparation des sols, sous couverture de matières en décomposition ou d'engrais verts, les allées du potager ont été redéfinies. La compostière est à présent en place.
-On a tout fait, on n'a plus rien à faire au mois de janvier.
-Tu plaisantes ! C'est le moment de continuer de préparer sans pour autant planter. Un potager a besoin de lumière !
-Comme tout le monde.
-Les plantes du potager sont originaires des prairies, des endroits ouverts, c'est pas des plantes de sous-bois. Si ton potager est couvert d'arbres, tu auras des légumes maigrelets, des plantes qui vont chercher la lumière, qui ne vont pas fleurir. Dans cet esprit-là, j'ai commencé à tailler la haie. Il serait intéressant de prendre la course du soleil.
Ici, il y a beaucoup d'arbres. Au nord-est, il y a des arbres. L'ombre projetée par le soleil va aller dans la chasse. Ça ne m'intéresse pas, on les laisse pousser. Là ici, c'est l'est. Le matin, tu as le soleil qui va courir ici. c'est que j'ai rabaissé la haie qui depuis 2 ans avait un peu poussé. J'ai gagné 1 mètre. 1m dans un soleil qui s'élève, c'est beaucoup. Le potager va pouvoir profiter de la lumière le matin plus tôt qu'avant.
-En même temps, ta haie, elle empêche les bestioles de venir bouffer tes légumes.
-Elle est indispensable. Elle empêche les moutons, les légumes. Elle empêche le vent de faire des catastrophes.
-Je n'avais pas pensé a ça.
-Une haie protège le sol sur 10 m de longueur. Ça veut dire qu'ici, les vents ne gêneront pas mes légumes. Reprenons la course du soleil. Le matin, il n'est pas très haut, il peut passer sous cet arbre-là. A condition que j'élague les branches. Le chêne est toujours comme ça, tu le tailles et il y a toujours des branches dans le bas qui repoussent. On va dégager le lierre, le tronc, afin que la lumière puisse passer en dessous et profiter du potager. Ici, c'est le sud, midi. Il y a ces noisetiers que j'étais en train de couper, de rabattre et de tailler. Cet arbre-là va être ramené à son pied, recépé, afin de devenir une haie qui puisse être basse.
-Tu vas être recépé, bonhomme !
-Le soleil continue sa course. Il va se coucher là au mois de juin, le soir. Ces fruitiers, je ne vais pas les abattre car j'ai besoin des fruits. Mais je vais les éclaircir. L'idée, c'est de supprimer un quart de la ramure. Sur un petit, un tiers. Pour aérer la ramure de l'arbre, pour faire pénétrer la lumière à l'intérieur. Cette partie du potager profitera du soleil l'après-midi. La prochaine fois, prochain épisode, vous verrez, tu verras le résultat.

-Ces arbres nous fournissent un tas de choses. Allumettes, confitures, charpentes. Aussi, on y pense moins, l'air que l'on respire. C'est pour ça qu'ils sont indispensables.
-Ce robinier fait partie du patrimoine de la ville. Planté en 1601, c'est le doyen des arbres parisiens.
La présence des arbres à Paris remonte aux origines de la ville.
-Au Moyen Age, à la Renaissance, il y en avait. Le grand moment, ça a été la rénovation du temps d'Haussmann. Des artères ont été percées, plantées de nombreux arbres, évoquant la nature. Sinon, ça fait longtemps qu'il y a des arbres à Paris. Le rôle est multiple. Déjà, il est esthétique. L'idée d'avoir un brin de campagne dans la ville. Un aspect lié à la pollution. Les arbres prélèvent des substances et en rejettent de l'oxygène, tout simplement. Un rôle pour les promeneurs qui trouvent des repères le long des rues. Un rôle de biodiversité aussi car ils accueillent beaucoup d'oiseaux, d'insectes qui sont une des richesses d'une ville comme Paris.
-Dans les rues, les parcs et les bois, les 500 000 arbres parisiens font l'objet de toutes les attentions. B. Rizzo est une sorte dé médecin du végétal. Elle transporte de quoi ausculter ce marronnier du parc Montsouris.
-Il a une blessure importante et très étendue sur le tronc. Ce n'est pas forcément grave. Il est difficile en ville d'avoir des arbres sans aucun défaut. Le tout, c'est de comprendre si ça devient dangereux ou non. En plus, il y a un champignon à l'intérieur qui est une pathologie redoutable sur les arbres. On va essayer de comprendre, de sonder avec l'appareil, voir si l'arbre est très pourri ou non. Et s'il risque de rompre sur son défaut. Je vais voir l'étendue de la cavité avec ce résistographe. L'appareil envoie une mèche dans le bois et me dessine une courbe qui enregistre la résistance de l'arbre au perçage. Selon le tracé, je vois l'étendue de la pourriture.
-Ce champignon, dit lignivore, est loin d'être le seul ennemi des arbres parisiens.
-Le marronnier blanc est très sensible à la mineuse du marronnier, et même est sensible au chancre bactérien du marronnier. On a espoir, en choisissant d'autres variétés, comme le marronnier rouge, d'avoir une sensibilité moindre sur ces pathologies-là. Quand il y a un pathogène qui se déclare et qui menace le maintien d'une essence, on essaye génétiquement de trouver des essences résistantes aux parasites.
-Simple mesure de protection ou abattage ? Pour poser un diagnostic, B. Rizzo doit comparer l'évolution du parasite.
-Voilà la courbe des sondages réalisés sur l'arbre de Montsouris. Il était suivi depuis 5 ans. On observe une résistance au perçage sur 10 cm, ce qui est largement insuffisant. Il est diagnostiqué dangereux. Sa cavité est trop importante. Cet arbre-là est au bord d'une allée. On ne peut pas lui instaurer un périmètre de sécurité donc il va falloir l'enlever.
-Pour éviter les abattages répétés, les services de la ville essayent de sélectionner en amont les essences les plus résistantes.
-Bonjour. On a une rue...
-40 hectares et 400 espèces. Le centre de production horticole de la ville de Paris fournit 80 % des arbres plantés dans la ville. Les platanes, les marronniers et les tilleuls ne sont plus les seuls rois du bitume.
-Pour envisager une adaptation... On sent bien que le réchauffement climatique est une réalité. On diversifie les essences en allant chercher des essences méditerranéennes. On a mis des érables de Montpellier. On a mis aussi des pins. On fait attention car toutes les essences méditerranéennes ne s'adaptent pas. Les palmiers survivent mais ils ont du mal à se développer. On a expérimenté beaucoup d'essences. On va poursuivre cette démarche.
-Les jeunes plants sont taillés, formés pour pouvoir s'adapter à la vie en ville.
-La plupart des arbres qui sont produits ici, sont des arbres destinés à des alignements en voirie. Ils sont fléchés, c'est-à-dire qu'on ne les laisse pas se développer, on les taille régulièrement pour qu'ils aient une forme bien régulière. Ça va stimuler le développement du système racinaire. Au bout de 6 ans, on les arrache et on les livre à Paris.
-Malgré cela, l'espace urbain reste un milieu hostile. La vie d'un arbre parisien est 2 fois plus courte qu'en milieu naturel.
-Le pire, ce sont les chocs de véhicules, les arrachages de branches, le gros sel de déneigement qui tue parfois de jeunes plantations entières. Notre ville est sans arrêt refaite. On refait les trottoirs, on creuse des tranchées et là, c'est redoutable et irréversible quand les arbres sont agressés au niveau des racines.
-Comme un arbre dans la ville.
-Avec 14 m2 de verdure par habitant, Paris est l'une des capitales européennes qui compte le moins d'arbres. Pourtant, en un siècle, la ville en a gagné 12 000.
-C'est un peu inespéré, ce sont des bonnes nouvelles pour la ville. Ça veut dire que la nature retrouve, grâce à ces arbres et ces plantations, une place. Et ce n'est pas terminé. On va aller dans des comportements beaucoup plus positifs.

-J'ai grandi loin des futaies, où mes frères des forêts...
-Ils sont propres.
-Ça change tout.
-Au printemps, on a planté des crosnes. 2 pieds pour voir comment ça poussait. Ca, c'est la récolte. C'est pas si mal.
-Pour deux pieds, c'est pas mal. On dirait les trucs qu'il y a sur la plage, les tortillons de sable.
-Ce sont des crosnes du Japon. Ça n'a rien à voir avec ça, le nom est complètement inventé.
-C'est pas japonais ?
-C'est un monsieur, A. Paillieux qui, au 19e siècle, se promène en Chine. Il va à Pékin et il découvre ce petit tubercule. Il le ramène en France. Il décide de les mettre en culture dans un village près de Paris, Crosne. Il se demande comment il pourrait appeler ce légume. Son nom latin "stachys affinis".
-Rien à voir.
-Avec ce nom,
-La ménagère, tu peux dire aussi le ménager ! "stachys affinis", au 19e siècle, je n'aurais pas acheté. Le village s'appelle Crosne. Il appelle ça crosne. Comme c'est la mode des japonaiseries, il se dit qu'il va appeler ça crosne du Japon, que ça va plaire aux gens. Dès la 1re année, il en a sorti 3 tonnes de son champ. Les gens ont acheté. C'est devenu à la mode. Les restos parisiens les cuisinaient partout. Et ça a duré 50 ans.
-C'est hyper bon!
-En fait, il n'avait ramené que quelques crosnes. Et multiplier les crosnes, toujours les mêmes, ils se sont dégénérés.
-Fatigués.
-Il a fallu les régénérer.
-Comment ?
-A base de la peau de cellule. C'est compliqué. Ça s'est fait à l'école d'horticulture d'Angers. On a régénéré les crosnes pour en avoir d'autres, des nouveaux, plus sains.
-Vaillants.
-Il n'y a qu'une espèce. Depuis l'année 80, il a retrouvé sa place sur notre table.
-Tu as enlevé le gros de la terre à l'eau.
-A l'eau et à la brosse. Là, je les frotte dans du gros sel. C'est comme un exfoliant pour enlever les peaux mortes.
-Tu sais parler aux femmes.
-Pour qu'ils soient propres.
-Cru, c'est bon.
-Je les rince.
-Reviens, je m'ennuie.
-J'arrive ! Quand tu es absent, je m'ennuie.
-Impeccable. Il ne reste plus qu'à les préparer.
-Comment ? C'est pour ça que j'en achète pas.
-Tu peux les laisser comme ça ou les casser un peu. Ça fait des perles. La première version consiste à les cuire dans l'eau salée.
-Pas longtemps ?
-Non.
-Ouais.
-C'est parti. L'autre version consisterait à les casser un peu, c'est pas obligatoire. Je te laisse continuer. J'ai émincé des échalotes.
-Ca, je l'ai senti.
-Je les fais fondre, sans brunir.
-Moi, je casse les crosnes au fond de la cuisine.
-On les laisse blondir.
-Et mes mèches ?
-Si, j'aime bien.
-C'est pas mal ?
-Oui, c'est bien.
-Tu aurais pu me le dire.
-Je ne te regarde plus.
-Oui, je l'ai pensé. 80 € de mèches GÎ pas un mot.
-Ne parle pas d'argent !
-Tu n'aimes pas ça mais quand même.
-C'est juste comme ça, blond. On va pouvoir verser les crosnes dessus.
-Tu as mis de l'huile d'olive ?
-Oui. Ils ne se touchent pas. Là-dessus, j'arrose. Et je couvre. Tu peux utiliser un couvercle ou un papier avec des trous dedans pour que ça respire un peu. C'est parti ! Là, on va voir ce que ça donne.
-On ne sait plus où donner de la tête.
-Goûte.
-Nickel !
-Tu peux les jeter sur la mâche.
-Tu es sûr, j'y vais ?
-Oui, tu peux y aller. On va assaisonner la salade comme nous savons le faire. C'est bon car c'est craquant. Cette espèce de neutralité fraîche va bien avec l'acidité de la mâche.
-Tu as un petit bâton rouge ? Cuits dans la salade. Et là, dis-moi.
-Alors, c'est chaud.
-C'est très fin et ça reste croquant.
-Un bon légume d'accompagnement. Ça vaut l'argent, surtout si vous les plantez.
-J'y retourne.

-Oui mais d'abord ?
-On part pour notre maison de plaisance. C'est juste une résidence secondaire. Mais ça a été construit au 18e par des gens qui avaient les moyens, c'est magnifique.
-Champs-sur-Marne a été construit en 1703 pour être la maison de plaisance d'un grand financier de Louis XIV, puis la propriété du duc de la Vallière, de la Pompadour et en 1895, du banquier Louis Cahen d'Anvers. Il confia a A. Duchêne la restauration des jardins.
-C'est une maison de campagne. Le château de Champs-sur-Marne va être l'archétype de la maison de plaisance du 18e dans tous les traités d'architecture de cette période. Une maison entourée d'un parc. Un domaine qui ne peut pas se concevoir sans son parc. Les portes du château s'ouvrent sur le parc et le parc va s'ouvrir sur le château, en perspective, en permanence, SUT les axes développés par les architectes paysagistes. C'est une maison d'habitation. On y vient pour jouer à colin-maillard, à la chasse. Il y avait 12 gardes-chasse au moment où le château a été donné à l'Etat en 1934. Il y avait aussi 2 fermes. On est dans un domaine avec des fermes, avec une orangerie. On a une production viticole, une production agricole, laitière. Toute cette production va arriver ici pour la consommation et dans les hôtels des propriétaires. Derrière moi, vous avez la grande perspective du château. Elle est ponctuée de 2 bassins d'eau qui existaient déjà en 1710, à la conception du plan du parc du château de Champs-sur-Marne. Le concepteur, c'est le successeur de Le Nôtre à Versailles. Des alignements d'arbres. Ici, des tilleuls. On ne se promène pas dans l'axe, on se promène sur les côtés. A l'époque car aujourd'hui, on se promène dans l'axe. 2 parterres. Là, on est dans une symétrie totale. Conçus pour être vus du 1er étage. Mais à l'époque des Cahen d'Anvers, ils vont être conçus aussi pour être vus au niveau du rez-de-chaussée. On va abaisser les tailles de buis. Car là, on va se promener en permanence. Dans une maison de plaisance, on vit à la fois dedans et dehors.
-L'une des particularités de ces maisons de plaisance est d'être dotée d'un grand jardin fleuriste. Destiné à la culture des fleurs qui agrémenteront la maison. Aussi des serres où seront les plantes destinées à fleurir les parterres et les vases.
-Là, on est dans un axe nord-sud. Et on va avoir un nouvel axe qui est l'axe est-ouest. Il va être produit par un autre architecte paysagiste qui va intervenir à la demande des propriétaires qui vont eux apprécier davantage le paysage du parc à l'anglaise. Les Duchêne... On est devant une création de Henri et Achille Duchêne. Ils repartent sur la même déclinaison de grandes perspectives qui vont agrandir. C'est pour ça qu'on a cette esplanade au fond. Vous remarquerez qu'au fond, il y a une sculpture qu'on appelle ici "les chevaux d'Apollon". La rangée d'arbres pour clore et donner cette ambiance de jardin qu'on a à Champs-sur-Marne. Ici, on est dans "la petite prairie". C'est une zone agricole qui va permettre au domaine dé produire du blé, dés céréales. Mais aussi aujourd'hui, c'est une transition d'espaces moins travaillés, réguliers. C'est le parc à l'anglaise. La transition, c'est l'art des Duchêne. A chaque moment, on va traverser une zone puis une autre. En fait, ce sont des portes qui s'ouvrent vers des paysages variés et nouveaux. Ici, c'est le coin que je préfère dans le parc. "le salon des philosophes". On l'appelle le baptistaire. Ce beau baptistaire au milieu, qui vient d'Italie, représente des effigies de papes du 11e siècle entourées d'anges musiciens. Tout autour, ces rayons d'allées qui vont partout dans le parc voir les paysages différents. Tout autour, des sculptures. Elles ont une signification. Comme les philosophes. Mais aussi, Vénus, le jeune chasseur. Ça redonne ce côté mythologique au parc. C'est à la fois la culture classique d'un jardin, habituée à créer des bosquets autour de sculptures. On retrouve ça ailleurs. Ce qui est différent dans "le salon des philosophes", c'est que c'est le lieu le plus intime du parc. On sent la lumière qui arrive. Ces rayons de soleil qui arrivent, permettent de retrouver ici un moment de tranquillité, de simplicité et d'intimité.
-Tout est là. Du savoir-vivre et l'art des jardins du siècle des Lumières. Une manière de combiner le grandiose, le goût des perspectives qui coupent le souffle, des boudoirs à ciel ouvert ou des prairies bucoliques.
Assurément, une combinaison de paysages à redécouvrir.

-Bonjour.
-Jacques, tu es maquettiste de jardins. C'est toute une affaire, le jardin. Représenter du végétal dans son espace, c'est compliqué ?
-C'est pas facile mais c'est plus passionnant qu'un mur qui est défini au départ. La nature par elle-même, elle bouge beaucoup, elle vit. Il n'y a jamais eu une forme identique à la précédente. Donc, c'est beaucoup plus passionnant.
-Celle-ci est formidable. C'est une évocation plus qu'une représentation mathématique, des hortillons d'Amiens.
-Celle-ci, je l'appelle une maquette "coup de coeur". Je suis allé dans les hortillonnages d'Amiens et j'ai eu un coup de coeur sur le paysage. J'ai pris des tas de photos et je me suis dit : je dois le transformer en maquette. Je me suis inspiré des photos que j'avais prises. Et j'ai pris le cadastre pour avoir les proportions des canaux par rapport aux parcelles.
-C'est une histoire d'ambiance.
-A chaque fois que je fais une maquette, j'essaye de reproduire l'esprit du jardin, ce qu'inspire le jardin.
-Je n'ose pas toucher. C'est en quoi?
-C'est avant tout des éléments naturels: de la mousse, de la laine, du lichen. Tous les bâtiments, c'est du carton avec du bois. Je me sers juste, pas sur celle-là mais sur d'autres, d'un peu de polystyrène. Il a 2 avantages. Il est léger. Pour des grandes maquettes, c'est vrai qu'on gagne en poids. Pour des représentations d'arbres, je fais des blocs en polystyrène. Mais le polystyrène est recouvert de peinture et de matières naturelles autour.
-Il y a 2 types de maquettes. Celles qui sont très évocatrices comme celle-ci. Mais pour certains jardins, il y a des commandes. Il faut représenter les choses à l'échelle.
-Quand ce sont des jardins historiques à restituer, je pars de plans d'époque, de documents d'époque. Je fais toute la recherche historique sur le lieu. Et ensuite, je suis le plan.
-Et faire remonter des choses qui n'existent plus.
-C'est un outil de communication car ça montre ce que pouvait être un lieu à l'époque, dans son environnement.
Et ça peut être un outil pour aller chercher des mécénats. J'ai fait des maquettes de projet qui étaient destinées à aller chercher le financement pour refaire le jardin tel qu'on l'avait imaginé.
-Quand vous vous promenez, vous ramassez des choses qui pourraient vous servir?
-Oui, tout à fait. J'ai toujours des grands sacs dans ma voiture. Quand on regarde une branche d'arbre, il y a toujours un endroit qui peut donner l'impression que ça peut devenir un arbre plus petit. Chaque échelle correspond à une façon de représenter les arbres qui est différente. Ici, à cette échelle-là, on pouvait les représenter avec
-Là, les feuilles sont en papier?
-Oui, ce sont des petits bouts de papier. Du papier de couleur.
-C'est dément.
-Combien de temps tu peux passer sur une maquette ?
-Celle-ci, 140 h. C'est très variable. Ça dépend du jardin, du relief. Ça dépend de beaucoup de facteurs finalement.
-Merci.

"Pas de panique" chez Marielle. Regardez bien la leçon de plantation d'iris. Nous sommes nombreux à faire la même erreur que Marielle.
-Stéphane est tonique. Il commence la journée par quelques pas de danse ou quelque chose qui s'en rapproche. Il enchaîne par quelques pas de course pour être à l'heure chez Marielle qui n'en peut plus d'attendre et de voir son cube de béton transformé en jardin.
-Bonjour, Marielle. Ça va ?
-Ravie de vous recevoir. Ennezjevousenpfle
-Maboù? C'est un duplex.
-Je te suis.
-Alors... J'ai trouvé.
-Oui, voilà. Voilà ma petite boîte de verdure.
-Il y a longtemps que vous êtes là ?
-Non, je suis là depuis le mois d'avril. Je me suis installée dans cet appartement. J'ai été absente tout l'été et en revenant, j'ai repensé à ce jardin. Je n'arrive pas a concevoir ma tâche car je suis bloquée par ces murs, des lignes droites, des grilles d'aération. L'espace est beaucoup trop géométrique.
-Ce mur est joli.
-Celui-là, je ne lui veux pas de mal et je suis bien contente de l'avoir. Mais celui du dessous...
-C'est un écran blanc. Pas de contraintes ?
-Les contraintes sont que sur l'espace de terre, peu de terre arable car il y a à peu près 30 cm.
Et dessous, des gravats qui ont été déposés quand on a fait les travaux.
-Le parking jusque-là. On a fait un trou, on a tout mis là. Mais ce qui est amusant, c'est que celui-là s'est semé tout seul. Il a poussé.
-L'espace à sauver, c'est la haie qui me sépare du voisin, pleine de chèvrefeuilles. Ca, c'est très joli.
-Tu as des envies ? Des choses qui...
-Des nuances. Des couleurs. Au printemps, c'est plus simple car on a les fleurs. Mais à l'automne, des feuillages avec des couleurs. Quand tout est trop vert, j'ai un peu de mal.
-Pas trop de lignes droites et pas trop de vert.
-Adieu la règle et vive les courbes. A mainlevée, vite, un dessin.
-L'idée, c'est d'essayer de végétaliser ce mur-là. Ce serait bien d'essayer d'être un peu discret et de travailler avec des petits câbles.
-Ils vont se perdre derrière les végétaux.
-Les végétaux vont pouvoir s'installer. Ici, on va mettre des grands bacs au pied du mur. On va jouer avec des pots ronds.
-Ce que j'aime bien, c'est que ce soit irrégulier.
-Là, j'ai un Solanum jasminoïde qui va venir grimper ici. Il a une végétation généreuse. Et dans ces pots, il faut planter des choses un peu cossues. Au fond, contre le mur, il faut faire
-Un trumeau ?
-Un miroir. Ça marche toujours. Dans les feuillages colorés, on a des masses très claires. Pourquoi pas des érables du Japon ? Ici, ce serait bien d'avoir une belle graminée, pour avoir une belle verticale. Il y a un hortensia. On pourrait en planter un autre.
-Volontiers.
-Tout autour, ce serait bien d'avoir des masses qui seront de plus en plus écrasées. Et j'ai envie de conclure avec une série de pots plus colorés. Ici, j'aimerais bien avoir un rhododendron. Et d'autres arbustes. Voilà. Est-ce que ça te convient?
-Oui, tout à fait. Là, c'est un véritable Ce puits de verdure où niche Non, pas une rivière. Où je vais nicher.
-Stéphane commence par présenter le trumeau sur le mur du fond. Il note les points d'accroche. Perceuse, chevilles et crochets et la fenêtre fictive est ouverte. Il perce les pots et le mur de côté. Des chevilles et des pitons pour y tendre le câble.
Il conduira les plantes en toute discrétion. L'érable arrivé là spontanément est légèrement élagué. Les pots sont emplis de terreau. Arbustes et grimpantes, les plantes prennent place.
-Comme ça. Ici, un Solanum jasminoïde. On est à l'abri du froid. Il ne fait pas froid ici. A Paris, ça se passe très bien. Il investira toute cette partie-là. Il y a 2 grimpantes, celle que tu as achetée, un jasmin étoilé, que je vais associer avec une clématite. Feuillage persistant, floraison printanière. Elle a juste un souci, c'est qu'elle fabandonne d'un seul coup. Partout où je l'ai plantée, elle a été belle durant 3 ans et tout d'un coup, elle disparaît. Si les 2 plantes ont bien à manger, j'ai mis des fertilisants, lui, il va faire sa vie gentiment, tout doucement et elle, quand elle disparaîtra...
-Il prendra le relais. Celle-ci, il faut que je la guide après ?
-Oui. D'ailleurs, on va déjà le faire maintenant.
-Un bambou de petite taille rejoint les grimpantes qui sont guidées sur les câbles, retrouvant la pleine terre que Stéphane ameublit et enrichit, tout en arrachant les iris qu'il met de côté, avant de commencer à planter. Les arbustes prennent place. Les feuillages sont contrastés, panachés de crème, vert pomme ou pourpre. Voici un érable qui n'a pas encore pris ses teintes d'automne.
-C'est une plante que j'aime beaucoup, qui s'appelle Sambucus nigra Lace. C'est un sureau à feuillage noir, dentelé très finement. C'est une variété assez récente. Ces plantes demandent peu de soins. Elles sont assez résistantes. Tu les trouves accrochées au mur un peu partout. Il a l'air un peu chétif comme ça. Tu le laisses 1 an, tu vois comment il fonctionne. Des choses fines vont disparaître. Et tu vas conserver ces tiges-là pour ensuite les couper. Ca, ça, ça, ça disparaît. Ca, tu conserves. Et d'ici partiront des choses qui pourront atteindre jusqu'à 1,20 m à 2 m. Si tu ne veux pas qu'elle devienne trop importante, régulièrement, tu redescends les tiges et la plante va s'épaissir avec des choses très saines, très droites et très feuillues.
Il a une floraison rose en panicule comme ça, au printemps, qui est somptueuse.
-Des jachères couvriront le sol. Un Althéa devra prendre de la hauteur afin de trouver la lumière. Dans le coin le plus sombre, Stéphane met différentes fougères. Marielle voulait une évocation du sud, voici un 1er palmier, puis un autre plus cossu dans un pot. A côté, arrive un rhododendron. En couvre-sol, de l'helixine, des graminées sont mises à côté d'une couche d'écorces de fèves de cacao.
-Tu avais planté tes iris a l'ombre et tu les avais enterrés jusque-là bientôt. Ça ne fonctionne pas ainsi. Les iris, ils ont besoin d'avoir du soleil sur leur rhizome, ce qui va induire la floraison. Là, c'est l'endroit le plus ensoleillé. On va les replanter comme ça.
-D'accord.
-A côté des iris, des Bergenias proposeront les premières fleurs du printemps. Encore des helixines, autres cyclamens et plus rares, des gentianes blanches. Pour finir, des lumières et une silhouette en clin d'oeil.
-Marielle ? Voilà.
-C'est magnifique. On a rompu tout ce qui était géométrique. Ca, c'est formidable. Voilà quelque chose qui ressemble enfin à un jardin. Je suis ravie. C'est mon petit coin de verdure. C'est extraordinaire, cette mutation en 1 journée. J'aime beaucoup ce méli-mélo de graminées. L'érable du Japon qui se reflète dans le miroir. Il y a une mise en scène et en même temps... C'est très accueillant. C'est dans la fantaisie que j'aime_
-Merci infiniment.
-Ça m'a fait plaisir.
-En quelques heures, à grand renfort de pots et de plantes, le cube de béton de Marielle a pris les allures d'un vrai jardin. Un bout de nature presque. La diversité des matériaux et de traitements des sols, mêlant plantes tapissantes et paillis de cacao dans un jeu de courbes, donne l'illusion que l'espace est plus grand. Depuis sa terrasse envahie par la végétation, Marielle pourra plonger du regard et rêver dans ce petit paysage.
-Vous vous en êtes sorti de ce jardin bétonné.
-C'était pas si compliqué.

-Si vous voulez que Stéphane vienne vous sortir du pétrin végétal, inscrivez-vous...
-En pianotant france5.fr rubrique "silence, ça pousse !" Rendez-vous à Bormes-les-Mimosas dans le Var, 25 et 26 janvier.
-"Mimosalia", c'est un rendez-vous annuel. C'est la 1re fête des plantes de l'année. De quoi ravir vos yeux curieux.
-Et dans le Gard, à Vergèze, du 31 janvier au 2 février.
-Le 13e salon international des orchidées. Des surprises en perspective.
-Cet automne et cet hiver, on a eu beaucoup moins d'oiseaux que les autres années. C'est triste. Il paraît que la météo est responsable. En attendant, pour les attirer, un livre "attirer et nourrir les oiseaux". On nous apprend à les observer, à reconnaître plus de 80 espèces. On apprend à fabriquer des mangeoires. J'aimerais te montrer une maison d'oiseaux dans une botte.
-Si ça ne sent pas les pieds, ça doit être bien.
-C'est aéré.
-"A l'ombre des arbres". Edité chez Dunod. Labellisé par le Muséum national d'histoire naturelle. Comment préparer une promenade en forêt ? De quoi se munir? Comment se repérer ? Et surtout, comment reconnaître tous ces arbres ? Grâce à des fiches très bien faites. Un livre très utile.
-La semaine prochaine, quelle sera notre découverte ?
-On parlera de la mode et du végétal. On rencontrera un créateur qui travaille en ce sens. Faire entrer le végétal dans ces choses qui nous parent.
-Dans quel jardin, irons-nous ?
-Dans le jardin des Grandes Vignes, c'est dans l'Essonne. C'est le jardin d'Anne-Marie. C'est sous de grands arbres cernés par 2 cours d'eau. Un endroit ravissant où poussent des rosiers lianes, des plantes vivaces et des arbustes. Toutes bien choisies. C'est petit mais c'est fort joli.
-"Pas de panique"?
-Chez Catherine. Il y a 15 ans, elle a créé son jardin elle-même. Franchement, c'était bien fichu. 15 ans après, elle est fatiguée, elle a du mal à régénérer l'endroit. Elle nous a demandé de venir l'aider.
-A LA SEMAINE PROCHAINE. 

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ou
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et
http://telescoop.tv/browse/580804/silence-ca-pousse.html


 

ANCIENNES EMISSIONS :

- Emission du 16 octobre 2013 :
transcription écrite au lien : https://www.google.fr/#q=champs+sur+marne+silence+ca+pousse+tele+scoop

- Emission du 27 février 2013 : sommaire au lien http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/27-02-2013_53605
et transcription écrite de l'émission au lien : http://telescoop.tv/reader/236814/silence-ca-pousse.html

- Emission du 22 février 2012 : sommaire au lien http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/diffusions/22-02-2012_31699

 

 

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