THICH NHAT HANH Transcription des enseignements et Vidéos, ainsi que des sites d'informations sur Internet et sur Facebook concernant Thich Nhat Hanh -
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Thich Nhat Hanh :
Transcription écrite des enseignements et Vidéos

PRÉSENTATION
SITES SUR INTERNET
AUTRE DOSSIER SUR CONSCIENCE 33 au lien http://www.conscience33.fr/bouddhisme_zen_presentation.htm

TRANSCRIPTION ÉCRITE DES ENSEIGNEMENTS
VIDÉOS
INFORMATIONS SUR FACEBOOK

LIVRE : un livre à télécharger : "UN LOTUS S 'ÉPANOUIT" -
Lu au lien de La Sangha de Bordeaux, "La Pluie du Dharma" http://www.lapluiedudharma.fr/2014/05/un-lotus-s-epanouit.html
Ce livre de THICH NHÂT HANH, est épuisé, nous vous le proposons en version PDF par le lien http://data.over-blog-kiwi.com/0/99/49/47/20140506/ob_cff8ea_un-lotus-s-epanouit.pdf

SOURCES :
Sangha de Bordeaux - La pluie du Dharma : http://www.lapluiedudharma.fr/
Sangha de l'île intérieure (Toulouse) : https://sites.google.com/site/sanghalileinterieure/home/les-enseignements-en-video-ou-en-audio
Blog de La Maison de l'Inspir (93160 Noisy le Grand) : http://maisondelinspir.over-blog.com
Fleurs du Dharma (Pháp Thân) : http://fleursdudharma.com/transcriptions/thay-transcriptions-main.php
Sur Facebook : Pratique de la pleine conscience https://www.facebook.com/groups/257730787610820/ Groupe fermé - Liste au lien https://www.facebook.com/download/1723417077879568/enseignements%20en%20Fran%C3%A7ais.pdf

LANGUE DES SIGNES
Quelques chants en langue des signes : https://sites.google.com/site/sanghalileinterieure/home/3-sourds-et-malentendants/quelques-chants-du-village-en-langue-des-signes

 

LISTE DES ENSEIGNEMENTS ET DES TRANSCRIPTIONS ÉCRITES en français :
Une liste des vidéos en français est présentée au lien http://michel1955.blogspot.fr/2012/05/liens-vers-les-enseignements-video-de.html

- 27.10.2014 RETRAITE FRANCOPHONE DES ENSEIGNANTS ET DES EDUCATEURS au lien #retraite_27_10_2014
Dernier enseignement de Thich Nhat Hanh

RETRAITE FRANCOPHONE 2014 : Liste des enseignements en français (4 au 11 avril 2014)
au blog http://maisondelinspir.over-blog.com/2014/04/enseignements-de-la-retraite-francophone-2014.html
La respiration consciente (6 avril 2014) - Les 4 mantras (7 avril 2014)

RETRAITE D'HIVER 2013-2014 : Liste des enseignements (15.11.2013 au 14.02.2014) -
Toutes les vidéos et traductions audios : http://langmai.org/phapduong/nghe-phap-thoai-audio et aussi :
http://www.lapluiedudharma.fr/article-retraite-d-hiver-2013-2014-part-1-121236789.html

- 05.12.2013 : Dharma Talk 6 - Enseignement traduit extrait de la Retraite d'Hiver 2013-2014

- 28.11.2013 : Dharma Talk 4 - Enseignement traduit extrait de la Retraite d'Hiver 2013-2014

 

RETRAITE FRANCOPHONE 2012 : Liste des enseignements (29.04.2012 au 04.05.2012)
http://www.lapluiedudharma.fr/pages/Retraite_Francophone_2012-7570946.html
Liste des transcriptions et des téléchargements disponibles :
29 avril 2012 : Le corps spirituel
30 avril 2012 : Vision profonde
2 mai 2012 : La diligence juste
3 mai 2012 : Questions / Réponses
4 mai 2012 : Concentration

 

RETRAITE CULTIVER LE BONHEUR 2012 : Liste des enseignements (05.04.2012 au 10.04.2012)
http://fleursdudharma.com/transcriptions/thay-transcriptions-retraite-cultiver-bonheur-2012.php
Liste des transcriptions et des téléchargements disponibles :
5 avril 2012 : Cultiver l'esprit
6 avril 2012 : Enseignement pour les enfants : l'art d'inviter la cloche
6 avril 2012 : La méditation marchée lente
7 avril 2012 : Enseignement pour les enfants : la rose et le nuage
7 avril 2012 : Compréhension et compassion
8 avril 2012 : Enseignement pour les enfants : la méditation des cailloux
8 avril 2012 : Réparer le passé et changer le futur
9 avril 2012 : Questions / Réponses
10 avril 2012 : Pratiques de concentration

- 05.04.2012 : Cultiver l'Esprit - Enseignement transcrit extrait de la Retraite "Cultiver le bonheur"

 

RETRAITE DE PRINTEMPS 2012 : Liste des enseignements (18.03.2012 au 26.03.2012)
http://www.lapluiedudharma.fr/pages/retraite-de-printemps-2012-7582098.html
Liste des transcriptions et des téléchargements disponibles :
18 Mars 2012 : Réponses concernant l'écologie mondiale
22 Mars 2012 : Toucher l'éternité
25 Mars 2012 : La pratique au Village des Pruniers

 

RETRAITE D'HIVER 2011-2012 : Liste des enseignements (20.11.2011 au 20.02.2012)
http://www.lapluiedudharma.fr/pages/Retraite_dHiver_2011_2012-5983534.html
Liste des transcriptions et des téléchargements disponibles :
17 Novembre 2011 : Préparation de la retraite d'hiver
24 Novembre 2011 : Paramârtha-gâthâs (1ère partie)
27 Novembre 2011 : Paramârtha-gâthâs (2ème partie)
1er Décembre 2011 : Paramârtha-gâthâs (3ème partie)
4 Décembre 2011 : Paramârtha-gâthâs (4ème partie)
8 Décembre 2011 : Paramârtha-gâthâs (5ème partie)
11 Décembre 2011 : Paramârtha-gâthâs (6ème partie)
15 Décembre 2011 : Paramârtha-gâthâs (7ème partie)
18 Décembre 2011 : Paramârtha-gâthâs (8ème partie)
21 Décembre 2011 : Paramârtha-gâthâs (9ème partie)
24 Décembre 2011 : Notre vraie maison
28 Décembre 2011 : Le Noble Chemin Octuple
31 Décembre 2011 : L'oiseau géant
4 Janvier 2012 : Comment mourir paisiblement
8 Janvier 2012 : Paramârtha-gâthâs (10ème partie)
12 Janvier 2012 : Paramârtha-gâthâs (11ème partie)
15 Janvier 2012 : Paramârtha-gâthâs (12ème partie)
19 Janvier 2012 : Paramârtha-gâthâs (13ème partie)
26 Janvier 2012 : Le Chant des Louanges au Bouddha Amitabha
29 Janvier 2012 : Révision des Paramârtha-gâthâs
2 Février 2012 : Regarder profondément l'objet de la perception (1ère partie)
5 Février 2012 : Regarder profondément l'objet de la perception (2ème partie)
9 Février 2012 : Regarder profondément l'objet de la perception (3ème partie)
12 Février 2012 : Regarder profondément l'objet de la perception (4ème partie)
16 Février 2012 : Regarder profondément l'objet de la perception (5ème partie)
19 Février 2012 : La grotte des immortels

 

RETRAITE OPEN MIND OPEN HEART 2011 : Liste des enseignements (08.08.2011 au 13.08.2011)
http://fleursdudharma.com/transcriptions/thay-transcriptions-retraite-open-mind-2011.php
Liste des transcriptions et des téléchargements disponibles :
8 Août 2011 : Namo Valokiteshvaraya (avec vidéos et le chant)
8 Août 2011 : Introduction
9 Août 2011 : S'occuper des émotions fortes
10 Août 2011 : Enseignement pour les enfants - Les trois mantra
10 Août 2011 : L'art de la souffrance
11 Août 2011 : Enseignement pour les enfants - Apporter nos parents dans le futur
11 Août 2011 : La diligence juste
12 Août 2011 : Questions / Réponses
13 Août 2011 : Les trois portes de la libération

 

RETRAITE SANTÉ 2011 :
Mars 2011 : deux vidéos http://vimeo.com/channels/178270 "The Four Element of Pruification" et "Mon corps est mon esprit"

RETRAITE FRANCOPHONE 2011 :
01.03.2011 au 06.03.2011 : cinq vidéos http://vimeo.com/channels/175760

 

RETRAITE D'HIVER 2010-2011 :
http://fleursdudharma.com/transcriptions/thay-transcriptions-retraite-hiver-2010-2011.php
Liste des transcriptions et des téléchargements disponibles :
28 Novembre 2010 : Flâner dans la Dimension Ultime (7ème partie)
2 Décembre 2010 : Flâner dans la Dimension Ultime (8ème partie)
5 Décembre 2010 : Flâner dans la Dimension Ultime (9ème partie)
9 Décembre 2010 : Flâner dans la Dimension Ultime (10ème partie)


 

ENSEIGNEMENTS 2010 :
http://fleursdudharma.com/transcriptions/thay-transcriptions-2010.php
Liste des transcriptions et des téléchargements disponibles :
27 Juin 2010 : Flâner dans la Dimension Ultime (1ère partie)
1er Juillet 2010 : Flâner dans la Dimension Ultime (2ème partie)
4 Juillet 2010 : Flâner dans la Dimension Ultime (3ème partie)
18 Novembre 2010 : Flâner dans la Dimension Ultime (4ème partie)
21 Novembre 2010 : Flâner dans la Dimension Ultime (5ème partie)
25 Novembre 2010 : Flâner dans la Dimension Ultime (6ème partie)

 


ENSEIGNEMENTS 2009 :
http://fleursdudharma.com/transcriptions/thay-transcriptions-2009.php
Liste des transcriptions et des téléchargements disponibles :
12 Mars 2009 : Anusâra - Propensions
15 Mars 2009 : Gathas pour la vie quotidienne
19 Mars 2009 : Samskâras – Formations mentales
22 Mars 2009 : Regarder en profondeur la nature des choses
26 Mars 2009 : Méditation et psychothérapie
29 Mars 2009 : L'attention appropriée


 

RETRAITE D'HIVER 2010-2011 :
http://fleursdudharma.com/transcriptions/thay-transcriptions-retraite-hiver-2008-2009.php
Liste des transcriptions et des téléchargements disponibles :
20 Novembre 2008 : Tourner la Roue du Dharma
23 Novembre 2008 : La Troisième Noble Vérité
27 Novembre 2008 : Gratitude
30 Novembre 2008 : Le Fondement de l'Éthique Bouddhique
4 Décembre 2008 : L'île Verte
7 Décembre 2008 : Inter-être
11 Décembre 2008 : Les Critères du Bouddhisme
14 Décembre 2008 : Un Océan Sans Limites
24 Décembre 2008 : Investir dans le passé
31 Décembre 2008 : La feuille, le sol, l'arbre
4 Janvier 2009 : Éthique normative, éthique appliquée, méta-éthique
8 Janvier 2009 : Les désignations conventionnelles
22 Janvier 2009 : Les quatre investigations
1er Février 2009 : Sortir du deuxième rêve
5 Février 2009 : Être une source de joie
8 Février 2009 : Une douche de pleine conscience
12 Février 2009 : Éthiques
15 Février 2009 : Entrer en contact avec ses ancêtres et ses descendants

 

ENSEIGNEMENTS 2008 :
http://fleursdudharma.com/transcriptions/thay-transcriptions-2008.php
Liste des transcriptions et des téléchargements disponibles :
10 Mars 2008 : Confiance, pleine conscience, sagesse
16 Mars 2008 : Être un authentique enfant du Bouddha
06 Avril 2008 : Les cinq sources d'énergie
13 Avril 2008 : La vie à chaque pas
20 Avril 2008 : Construire une Sangha
29 Juin 2008 : Marcher dans le Royaume de Dieu
07 Septembre 2008 : Être une rivière


 

PRÉSENTATION :

TRANSCRIPTIONS ÉCRITES :
Dans ce dossier sont présentés des transcriptions écrites des enseignements de Thich Nhat Hanh.

 

Les sources de ces transcriptions sont les suivantes :
- Le site "Fleurs du Dharma": http://fleursdudharma.com/ et http://fleursdudharma.com/transcriptions/thay-transcriptions-main.php (transcriptions par Frère Phán Thân)
- Le site "La Pluie du dharma" : http://www.lapluiedudharma.fr/ (la Sangha de Bordeaux)

 

Pour certaines vidéos qui sont présentées à la télévision :

- Replay avec Pluzz : http://pluzz.francetv.fr/ pour les chaînes de télévision 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 et Ô.

- Site de Télé Scoop : http://telescoop.tv/ e



VIDÉOS ET FILMS :
- Vidéos depuis 2012 au lien : http://www.youtube.com/plumvillage et http://www.youtube.com/user/plumvillageonline/videos (91 vidéos au 05.01.2014)

Vidéos d'enseignements jusqu'en juillet 2013 au lien : http://vimeo.com/plumvillage et http://vimeo.com/plumvillage/videos (294 vidéos au 05.01.2014)
Aussi  http://vimeo.com/search?q=thich+nhat+hanh et http://vimeo.com/search?q=thich%20nhat%20hanh (396 vidéos au 05.01.2014)

 

Films présentées à la télévision sur France 2 dans le cadre de l'émission "Sagesses Bouddhistes" :
- 29.12.2013 : Les chants au coeur du Village des Pruniers "Sagesses bouddhistes" vous invite au village des Pruniers où la pratique de nombreuses formes musicales est au coeur de la quête spirituelle de chacun.
(lien : http://www.conscience33.fr/sagesses-bouddhistes.html#chants_au_village_des_pruniers)

- 17.11.2013 : La prière - Beau reportage tourné par Nina Barbier dans la Communauté du village des Pruniers en Dordogne (10’) présenté dans le cadre d’une matinée exceptionnelle avec les responsables des émissions religieuses des « Chemins de la foi » consacrée à la prière, reportages et échanges...
(lien : http://www.conscience33.fr/sagesses-bouddhistes.html#la_priere)



INFORMATIONS SUR INTERNET :
- Le Village des Pruniers : http://www.villagedespruniers.net/ Site en français
- Plum Village : http://plumvillage.org/ Mindfulness Practice Centre (en anglais)
- Maison de l'Inspir : http://maisondelinspir.over-blog.com/ (avec des vidéos)
- Site Thich Nhat Hanh : http://www.thich-nhat-hanh.fr/

 

* LISTE DES SANGHAS FRANCOPHONES :
https://docs.google.com/file/d/0B_9EN7kezQiZdThOUVpteXFqQ0k/edit
(source : http://sanghasliste.blogspot.be/)


- Bordeaux - La Pluie du Dharma : http://www.lapluiedudharma.fr/ - La Sangha de Bordeaux
- Lille - Sangha : http://perso.numericable.fr/sanghadelille/
- Lyon - Chemin D'éveil : http://chemindeveil.over-blog.com/
- Rennes - Fleurs de Prunier : http://gillesollivier2939.perso.sfr.fr/fleurs/index.html
- Ardèche - Sangha : http://sanghardeche.pagesperso-orange.fr/Sangha_de_lArdeche/Accueil.html
- Gard - Sangha du vent : http://sanghaduvent.eklablog.com/
- Hérault - Sangha des Cistes : http://www.boudebouda.org/
- Loire Atlantique - Saint Fiacre : http://voie-eveillee-du-coeur.blogspot.fr/p/meditation-st-fiacre.html

- Belgique - Les Pommiers de Bruxelles https://sites.google.com/site/lespommiersdebruxelles/actualites
- Canada - Institut de Pleine Conscience Appliquée de Montréal http://mpcmontreal.org/



- Frère Phán Thân - Site "Fleurs du Dharma" avec des transcriptions depuis 2008 et documents en PDF et nombreux documents sous-titrés :
http://fleursdudharma.com/transcriptions/thay-transcriptions-main.php

- Frère Phap Khi : http://sanghaduvent.eklablog.com/frere-phap-khi-p523583 et
http://voie-eveillee-du-coeur.blogspot.fr/p/textes-de-phap-khi.html

- Informations dans le site "conscience 33" :
http://www.conscience33.fr/bouddhisme_zen_presentation.htm


* LISTE DES SANGHAS DANS LE MONDE :
http://www.mindfulnessbell.org/directory/index.cgi


- Allemagne : http://www.mindfulnessbell.org/directory/search/Germany-41
- Brésil - Sangha http://www.viverconsciente.com/
- Espagne - Sanghas espagnoles : http://momentopresentemomentomaravilloso.blogspot.fr/
(liste des Sanghas en Espagne : http://momentopresentemomentomaravilloso.blogspot.com.es/2009/08/grupos.html)
- Grande Bretagne : http://www.mindfulnessbell.org/directory/search/England-46/page-show-all
- Thaïlande - Thây Plum Village Monastery :
http://www.thaiplumvillage.org/index.php?option=com_content&view=article&id=208:visit-us&catid=41:eng&Itemid=113

Sites en anglais : http://plumline.org/ et http://plumline.org/practice/links :




INFORMATIONS ET GROUPES SUR FACEBOOK :
- Sur Facebook : Plum Village Online Monastery https://www.facebook.com/plumvillage?fref=ts 
- Groupe Privé "Pratique de la pleine conscience dans la tradition du village des Pruniers" : https://www.facebook.com/groups/257730787610820/?notif_t=group_r2j_approved

 

 


 

ENSEIGNEMENT DE THICH NHAT HAHN
RETRAITE FRANCOPHONE DES ENSEIGNANTS ET EDUCATEURS
27 octobre 2014

Vidéo au lien : https://www.youtube.com/watch?v=SGHJeyqfgBQ (29'53)

Lu au lien de La Maison de l'Inspir :
http://maisondelinspir.over-blog.com/2014/12/enseignement-offert-par-thay-durant-la-retraite-pour-educateurs-au-village-des-pruniers-le-27-octobre-2014.html
"Voici l'enseignement offert par notre Maitre au début de la retraite pour éducateurs au Village des Pruniers, le 27 octobre 2014. Notre Maitre était souffrant mais avait tenu à venir enseigner pour nous offrir son énergie, son amour et sa compassion."

TRADUCTION ÉCRITE DE L'ENSEIGNEMENT :

Le 27 octobre 2014

Sœur Dao Nghiem, est-ce que vous êtes confortable ?
Très confortable, Thay.
(Rires)
Et vous, sœur Jina ?
- Aussi Thay.
On peut commencer ?
Très bien.
Bienvenue chers amis, bienvenue chers collègues, bienvenue à cette retraite francophone réservée aux enseignants, aux éducateurs.
Moi-même, je suis enseignant.
(Rires)
Et j'aime mon métier !
(Rires)
Je sais très bien que vous aussi aimez votre métier.
Vous voulez construire des hommes et des femmes jeunes... sains, heureux, capables d'être heureux et capables de rendre les autres personnes autour heureuses.
Notre mission n'est pas seulement transmettre les connaissances, mais construire les hommes, construire une humanité digne belle, pour pouvoir prendre soin
de notre précieuse planète.
J'ai eu beaucoup de chance parce que les personnes, surtout les jeunes qui sont venues à moi, ont le même idéal.
Ils veulent apprendre pour se transformer, pour vivre heureusement et aider les autres à vivre heureusement aussi.
Donc chaque fois que j'entre dans ma classe il y a du bonheur.
Toujours !
Il y a une sorte de compréhension mutuelle entre élève et enseignant.
Il y a aussi une sorte de fraternité qui rend le travail d'enseigner et d'étudier beaucoup plus facile.
Je m'informe toujours sur... sur la vie de mes étudiants.
Je leurs dis mes difficultés, mon espoir, des choses comme ça.
Et donc la communication est toujours possible.
Nous savons que les enfants, les étudiants de notre temps ont beaucoup de souffrance en eux.
C'est parce que leurs parents souffrent.
Leurs parents ne peuvent pas communiquer les uns avec les autres.
Et il n' y a pas de communication facile entre parents et enfant.
Donc il y a une sorte de solitude, une sorte de vacuum, une sorte de vide dans l'enfant.
Et l'enfant cherche à combler ce vide en soi avec les jeux électroniques et des choses comme ça.
Et vous le savez très bien.
Donc il y a une énorme quantité de souffrance dans les jeunes.
Ça rend le travail d'enseigner très difficile.
Et puis nous-mêmes, nous avons des difficultés aussi.
Nous avons essayé de notre mieux, mais l'environnement, la famille, les collègues avec qui nous travaillons, ils ont beaucoup de difficultés en eux.
Donc, c'est difficile.
Si les enseignants, les collègues, ne sont pas heureux, alors comment faire pour rendre heureux les enfants ?
C'est un grand problème !
Nous n'avons pas assez de patience, de compréhension, de fraîcheur, de compassion, pour pouvoir confronter tout cela.
Donc il y a... une dimension spirituelle qui est nécessaire pour nous, qui nous aide à nous transformer et à commencer à aider les gens autour de nous à se transformer, en commençant par les membres de notre famille et notre partenaire.
Et puis, si on réussit dans cette pratique, on devient beaucoup plus agréable, souriant, compatissant.
Alors on pourra aider nos collègues à faire la même chose.
Et nous allons apporter cette pratique à notre classe.
Alors, le premier part est d'effectuer un grand retour, un grand retour chez soi-même.
La sortie !
On cherche une sortie.
Mais la sortie commence par une entrée.

(Rires)

'The way out is in.'
Tu peux dessiner quelque chose, frère Phap Linh ?'

(Rires)

Voilà !

(Rires)

C'est le grand retour vers soi-même afin de pouvoir prendre soin de soi-même, afin de pouvoir gérer les difficultés en soi-même.
Et ici nous avons les méthodes de pratique.
Et on peut pratiquer ensemble, avec joie.
Avec la respiration consciente, on peut ramener notre esprit vers notre corps, et prendre soin de notre corps tout d'abord.
Il y a de la tension, de la douleur dans notre corps.
Et avec cette pratique on peut revenir à son corps, reconnaître la présence de la tension, de la souffrance dans son corps et respirer en telle sorte qu'on peut relâcher cette souffrance.
Et une heure de pratique peut déjà changer beaucoup.
Un exercice proposé par le Bouddha : "J'inspire, je suis conscient de mon corps."
Je suis revenu à mon corps qui est une merveille, mais qui n'a pas assez de paix en ce moment.
Et s'il n y a pas de paix dans le corps ce sera plus difficile d'avoir la paix dans l'esprit.
Corps et esprit sont toujours ensembles.
Donc il faut commencer par le corps, dans la position assise, marchante, debout ou allongée on peut très bien pratiquer pour détendre le corps.
C'est la chose principale.
Assis dans l'autobus, ou dans la voiture on peut le faire aussi.
En préparant le petit-déjeuner on peut le faire aussi.
En faisant la vaisselle, on peut le faire aussi.
Donc on a beaucoup de temps pour faire cela.
Détendre le corps, c'est très important.
Et il y a des exercices qui nous aident à reconnaître les merveilles de la vie, la beauté de la nature qui sont disponibles dans le moment présent.
C'est facile.
Si vous faites une inspiration, et si vous portez votre attention entièrement sur votre inspire alors, vous pouvez déjà arrêter toute pensée.
On pense beaucoup, mais nos pensées ne sont pas productives.
On devient de plus en plus confus en pensant.
Je pense donc je ne suis pas vraiment là.

(Rires)

Je pense donc je suis perdu dans ma pensée.
Donc si vous portez votre attention seulement sur l'inspire, - même si l'inspire dure seulement deux ou trois secondes - vous arrêtez la pensée, vous êtes libres du passé, du futur, de vos projets.
Et l'inspiration peut être agréable.
Pour le pratiquant, une inspiration peut être très agréable.
Vous êtes vivants.
Vous êtes en train de faire une inspiration.
C'est une merveille !
Celle ou celui qui est déjà mort ne peut pas faire une inspiration.

(Rires)

J'inspire donc je suis vivant.
Et être vivant est un miracle, le plus grand miracle du monde !
Alors ça vous apporte du plaisir quand vous faites une inspiration.
Et quand vous faites cette inspiration, vous ramenez votre esprit vers le corps parce que dans la vie quotidienne le corps est souvent là, mais l'esprit est ailleurs, pris dans le passé, dans le futur, dans vos projets ou votre colère.
Donc corps et esprit ne sont pas ensembles.
Et quand la situation est comme ça on n'est pas vraiment vivant.
Il faut que l'esprit soit avec le corps, pour que vous puissiez être là et vivre en profondeur ce moment, chaque moment de votre vie.
Et quand corps et esprit sont ensembles vous êtes entièrement vivants, présents et vous allez reconnaître toutes les merveilles de la vie qui sont là : le soleil, les arbres, les oiseaux.
Le Royaume de Dieu est disponible ici et maintenant.
C'est la reconnaissance pure et simple de la beauté des merveilles de la vie.
Et vous pouvez aussi reconnaître que vous avez plus de chance que les autres, la chance de vivre heureusement ici et maintenant.
Si vous avez le temps vous pouvez... noter sur une page les conditions de bonheur que vous avez déjà, que vous n'avez pas à rechercher dans le futur.
Je te jure qu'une page ne suffira pas.
Deux pages non plus.
Trois pages ou quatre pages non plus.
Vous avez beaucoup de chance, de conditions de bonheur.
Et le bonheur est possible ici et maintenant.
Et ça, c'est l'enseignement du Bouddha.
Les français ont cette sagesse.
"Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ?"

(Rires)

Alors il y a un exercice qui nous aide à reconnaître cela, les merveilles de la vie, le Royaume de Dieu, les conditions de bonheur qui sont disponibles.
Et vous pouvez générer une sensation de joie, une sensation de bonheur n'importe quand et n'importe où.
Un vrai pratiquant de la pleine conscience est capable... de générer une sensation de joie et de bonheur n'importe quand.
C'est l'art du bonheur.
C'est simple.
C'est facile, faisable pour tous.
Et puis il y a deux exercices.
Quand une sensation douloureuse commence à monter, quand une émotion douloureuse commence à monter, on peut respirer en telle sorte qu'on peut générer l'énergie de la pleine conscience, afin de pouvoir reconnaître cette sensation, cette émotion et l'embrasser tendrement.
Et vous pouvez apporter un soulagement après quelques minutes de pratique.
C'est très important.
On doit écouter... sa propre souffrance... dans le corps, dans les sensations et émotions.
L'autre personne a cela aussi.
Elle a de la souffrance en elle.
Alors elle parle, elle agit, elle nous fait souffrir.
Ce n'est pas parce que elle a cette intention de nous faire souffrir, mais parce qu'elle ne peut pas gérer cette souffrance en elle.
Et nous, pratiquants, savons comment gérer une souffrance.
Gérer une souffrance, c'est un art.
On parle de l'art du bonheur et on peut parler de l'art de la souffrance.
On doit apprendre à souffrir.
Celui qui sait comment souffrir, souffre beaucoup moins que les autres.
Croyez-moi.
La personne qui sait comment souffrir, souffre beaucoup moins que les autres.
C'est un fait.
Et si vous êtes capables de voir cette souffrance en elle vous ne souffrez plus.
Pauvres gens, pauvre ami, pauvre collègue !
Il a tant de souffrance en lui.
Il ne sait pas comment gérer cette souffrance.
Il fait cela, il souffre et il fait souffrir les autres.
Alors quand vous réagissez comme ça il y a de la compassion dans vos yeux.
Et quand vous regardez les gens avec compassion vous ne souffrez pas.
La compassion est un antidote de la colère.

(Rit)

Et c'est très simple de générer l'énergie de la compassion, très simple de reconnaître la souffrance énorme en lui ou en elle.
Et vous avez de la compassion avec lui.
Et vous pouvez toujours sourire gentillement et compatissant.
Elle sera surprise :
"Comment pouvez-vous faire cela ?
Les autres vont réagir avec colère dans une situation comme ça.
Mais vous, vous êtes détendu, vous êtes souriant, vous êtes compatissant."
Et comme ça on peut aider les autres.
Donc, effectuer un retour est le premier pas.
Et après cela vous pouvez commencer à aider votre partenaire et les membres de votre famille.
Parce que l'autre personne a témoigné de cette transformation en vous et vous croit, elle pourra aussi réussir comme vous si elle fait la même chose et la réconciliation, la restauration de la communication sera possible, parce que la parole aimante et l'écoute compatissante aident toujours à restaurer la communication et à ramener la réconciliation.
"Cher ami, je sais que tu as beaucoup souffert dans les années passées.
Je n'ai pas pu t'aider.
J'ai réagi en telle sorte que j'ai rendu la situation plus difficile.
Cher ami, ce n'est pas mon intention de te faire souffrir.
Je l'ai fait parce que je n'ai pas vu et compris la souffrance énorme en toi.
Il faut m'aider, mon ami.
Il faut me dire tout ce qui est dans ton cœur : tes difficultés, ta souffrance.
J'ai la conviction que, si je comprends ta souffrance, je ne vais plus réagir comme je l'ai fait dans le passé.
Et tu m'aides, mon ami, tu me dis ce qui est dans ton cœur."
Cela est la parole aimante !
Et c'est la clé qui peut ouvrir la porte du cœur d'une personne.
Très efficace !
Même après cinq années de difficultés, il vous dira ce qui est dans son cœur.
Et maintenant vous pouvez pratiquer comme Avalokiteshvara : écouter avec compassion, écouter seulement.
L'écoute compatissante... a un seul but : aider l'autre personne à vider son cœur pour qu'elle souffre moins.
Donc, même si elle dit des choses incorrectes, il ne faut pas interrompre.
Il faut la laisser parler, parler et parler.
Plus tard peut-être vous avez du temps pour offrir quelques informations qui l'aide à corriger sa perception.
Mais pas maintenant !
Très efficace!
Restaurer la communication, ramener la réconciliation.
Et avec la collaboration entre l'enseignant, son partenaire et sa famille on va effectuer un autre pas : on peut approcher le milieu de travail, y compris nos collègues, nos étudiants.
Nous savons bien que la plupart de nos collègues a de la souffrance en elle.
Si nous avons de la compréhension, de la compassion en nous nous souffrons déjà beaucoup moins quand ces choses-là, quand ces personnes-là s'explosent.
Alors, il faut songer à bâtir une Sangha, c'est-à-dire une communauté parmi vos collègues, parmi le personnel de l'établissement.
Ça doit être deux, trois ou quatre personnes avec qui vous pouvez communiquer mieux, n'est-ce pas ?
Alors il faut parler à eux tout d'abord, de la situation.
Et ces personnes-là ont vu votre transformation et guérison.
Vous êtes frais, compatissants et souriants.
Donc vous pouvez parler à eux.
Il faut construire une Sangha.
Il faut se réunir plus souvent afin de pouvoir continuer la pratique, non seulement comme individu ou comme famille, mais comme communauté.
Bâtir une Sangha, c'est une chose... absolument nécessaire !
On peut très bien faire une marche méditative ensemble.
On peut avoir le thé ensemble.
On peut faire une session de relaxation totale ensemble.
Et on va créer une petite communauté qui consiste d'enseignants heureux.
Les enseignants heureux vont changer le monde.
Et avec cette petite Sangha on pourra changer toute la communauté de l'établissement.
On peut écrire une lettre, on peut dire : nous sommes une groupe de personnes.
Nous avons fait ceci et cela et effectué beaucoup de changements dans notre vie, notre travail et dans notre classe.
Nous pensons que si vous pouvez nous rejoindre, ce sera merveilleux.
Et les autres collègues pourront commencer à goûter cette sorte de paix, de fraternité et de détente.
On ne peut pas continuer comme ça, parce que si les enseignants sont malheureux, s'il n'ont pas d'harmonie, de paix entre eux, comment peut-on aider les jeunes à souffrir moins et à réussir dans leur travail ?
Alors bâtir une Sangha est une chose absolument nécessaire.
Et chaque enseignant doit être un bâtisseur de Sangha.
Vous savez que la première chose que le Bouddha a pensé après l'illumination était bâtir une Sangha ?
Il savait très bien que sans une Sangha il ne pouvait pas réussir la carrière d'un Bouddha.

(Rires)

L'enseignant aussi a une carrière noble, belle et respectable.
Alors sans une Sangha, on ne peut pas faire grand chose.
Donc bâtir une Sangha est une chose absolument nécessaire.
Alors chers amis, nous avons une retraite, une chose merveilleuse.
Et nous avons le temps, l'occasion de pratiquer tout cela ensemble.
Je vous souhaite une bonne, heureuse retraite.
Merci!

Sous-titres réalisés para la communauté d’Amara.org

Vidéo sur amara.org : http://amara.org/en/videos/USodfJt2VFTd/info/2014-10-27-francophone-educators-retreat/

 

DHARMA TALK 6
Retraite d'Hiver : 5 décembre 2013


Pour mémoire RETRAITE D'HIVER 2013-2014 : Liste des enseignements
http://www.lapluiedudharma.fr/article-retraite-d-hiver-2013-2014-part-1-121236789.html

La source de la transcription est au lien :
http://www.lapluiedudharma.fr/article-enseignement-du-05-decembre-2013-121718232.html

Enseignement du 5 décembre 2013 à télécharger en pdf (4 pages) :
http://www.conscience33.fr/THAY-5-12-2013.pdf

 


PRÉSENTATION DE LA TRADUCTION :

Cette traduction est proposée par la Sangha de Bordeaux, qui en est remerciée.
Le lien est http://www.lapluiedudharma.fr/article-enseignement-du-05-decembre-2013-121718232.html

 

TRADUCTION ÉCRITE DE L'ENSEIGNEMENT :

Retraite d’Hiver DHARMA TALK 6 Enseignement du 5 décembre 2013

Source : http://www.lapluiedudharma.fr/article-enseignement-du-05-decembre-2013-121718232.html (La Sangha de Bordeaux)

Traduction faite par une de nos amies à partir de la traduction anglaise. Le texte n'a pas été édité ni corrigé.

Chère Sangha, nous sommes dans le hall de la pleine méditation, au hameau du haut.
Depuis plus de 200 ans, les arbres nous offrent des milliers de vues.
La durée de vie est d’environ 100 ans, et nous pouvons nous demander : quel est notre but dans cette vie, dans les cent ans que nous avons à passer dans ce monde ?
Avons-nous un but, quelque chose à réaliser ?
Cette question est demandée très souvent, nous pouvons être d’accord que nous avons à vivre profondément note vie, nous ne devons pas la gaspiller.
De nombreuses personnes se demandent au soir de leur vie, qu’ai-je fait, le temps a passé très vite, et il ne s’est rien produit de profond ni de particulier ; et de très jeunes personnes se demandent que vais-je faire de ma vie ?
Quoi qu’il se passe j’ai envie que ce soit pour la joie et le bonheur ; il y a des personnes ici qui veulent vivre profondément, qui veulent vivre profondément ce moment.

Nous parlons de la qualité de la vie : comment pouvons-nous avoir une réelle qualité dans notre vie, et non seulement laisser passer les jours ; la qualité de notre vie dépend de notre capacité à vivre profondément chaque moment de notre vie
Il nous faut un confort émotionnel, physique, matériel, voilà ce que nous croyons ; et parfois nous voulons avoir beaucoup d’argent ou du pouvoir ou de la renommée, mais peu d’entre nous savent penser à des choses qui peuvent améliorer la qualité de leur vie ; on croit que c’est d’avoir plus, plus de sexe, de richesse, etc qui va nous rendre heureux, on veut du profit
Mais les gens qui ont beaucoup de pouvoir, d’argent, souffrent beaucoup, et n’ont pas le temps de prendre soin d’eux-mêmes, de se guérir, ni de leur entourage.

Au Vietnam nous avions un roi, une dynastie, il avait donné son trône à son fils et était devenu moine, et après cela il a eu du temps, du temps pour pratiquer ; il passa beaucoup de temps dans les montagnes, il avait du temps pour visiter le Siam, il allait seulement à pied, partout dans le pays, rencontrant les gens, chacun savait que c’était le roi qui était devenu moine, et allaient écouter ses enseignements.
Il portait une robe brune, car le brun représente la simplicité, l’humilité, car c’est la couleur des gens de pays, de la campagne ; quand nous avons une vie humble, la couleur brune est celle de la libération, de l’humilité.
Ainsi quand nous visitons le palais du roi, nous avons une autre robe, mais normalement nous avons une robe brune, pour aller dans la campagne, avec les gens ; les gens aussi portent la couleur blanche, et autrefois il n’y avait pas de savon, et avec le brun il n’y avait pas de tache, on n’avait pas à le teindre.

Le Bouddha marchait et allait aussi dans de nombreux endroits, et le roi lui demanda d’enseigner ; il avait le même âge que le Bouddha, il organisa un voyage pour aller partout ; et dans la conversation, le roi eut la possibilité d’apprécier le Bouddha, si bien que le résumé de cette rencontre fut résumé dans un Sutra ; le roi s’inclina profondément devant les pieds du Bouddha, plein de respect ; chaque fois que je vois la Sangha debout ou marchant, j’ai tant d’admiration pour le Bouddha ; quand nous devenons moines, dans nos premiers jours, nous sommes instruits des gathas, pour pratiquer la pleine conscience.

Nous avons dans notre centre en Thaïlande à mémoriser un gatha, le premier, dès que nous nous réveillons : « me réveillant je souris, j’ai 24h toutes nouvelles pour ce jour, et je fais le vœu de les vivre pleinement en regardant le monde avec les yeux de l’amour ».

Et notre pratique quotidienne de la pleine conscience s’appuie sur environ 60 gathas que nous devons mémoriser ; nous sourions toujours, car nous sommes heureux d’être nés dans cette vie, et d’avoir 24 heures qui nous sont offertes, juste aujourd’hui.

Le matin, nous pouvons toujours sourire pour accueillir les 24h, c’est un cadeau de la vie qui nous est offert ; je fais le vœu de les vivre profondément, de ne pas les gaspiller, c’est l’aspiration à vouloir vivre profondément ma vie ; nombreux sont ceux qui ne savent pas, qui courent après des images, et quand ils se réveillent au soir de leur vie, ils sont tristes.
Ce gatha est un trésor : les heures que j’ai sont très précieuses, je veux qu’elles soient bénéfiques, nous devons nous le rappeler, chaque respiration est un trésor, nous avons à chérir chaque moment de notre vie, c’est ça la qualité.

La qualité de notre vie, c’est de pouvoir faire attention à apprécier ce que nous vivons, notre capacité à vivre profondément dépend de notre compassion et de notre compréhension ; ce sont les besoins de l’être humain, chacun veut être compris et aimé ; et si nous savons aimer et comprendre, nous vivons profondément notre vie.

Et ainsi notre vie est pleine de bénéfice ; c’est tout différent du sexe, du pouvoir ; beaucoup ont faim d’amour et de compréhension, personne ne leur en offre, personne ne sait les comprendre ; d’ordinaire nous blâmons les autres de ne pas savoir nous comprendre et nous aimer.
Mais nous, nous savons comment générer l’énergie pour aimer et comprendre ; nous avons à pratiquer tous les jours, c’est une façon à découvrir ; les hommes ont découvert plein de choses en sciences, les sciences veulent comprendre, et nous pouvons chercher à atteindre une compréhension correcte ; la physiologie aussi veut comprendre la vie en nous ; elle nous aide à comprendre mieux.
Et la philosophie cherche aussi. En philosophie il y a une qualité, une logique ferme, on cherche à découvrir la signification de la vie, de l’existence de l’être ; à part les sciences et la philosophie, nous avons aussi la spiritualité, c’est un chemin, la spiritualité demande aussi une recherche profonde et précise.
Nous voulons comprendre notre souffrance et notre bonheur, car dans notre vie nous avons des frustrations et des souffrances, avec nous-mêmes et avec les autres ; et la spiritualité cherche à comprendre, et cette compréhension aboutit à l’amour.
Quand nous nous comprenons et nous aimons nous-mêmes, nous nous sentons vraiment bien ; dans le cas contraire, nous avons de nombreux complexes, et nous ne pouvons pas comprendre ni aimer les autres.
C’est pourquoi la spiritualité n’a pas pour objet de nous faire fuir la vie, mais de nous aider à trouver le bonheur ; à nous mener à un vrai paradis.
Le paradis n’est pas après la mort ; la spiritualité est un chemin qui est lui-même compréhension et amour, et vie profonde de chaque moment de notre vie ; elle nous aide à recevoir les trésors aussi de la science et de la philosophie.
Nous sommes au village des pruniers pour trouver du bien être dans notre corps et notre esprit ; nous voulons apprendre à savoir comment vivre bien, afin de quitter les frustrations, et de générer, de cultiver la paix, la joie, le bonheur dans notre vie.
Nous ne venons pas ici pour éviter les difficultés de la vie ; nous avons des pratiques, des expériences, nous avons la capacité de générer la joie et le bonheur ; à savoir comment nous marchons, nous mangeons, etc, et nous pouvons ensuite à notre tour guider d’autres personnes.
Si nous établissons une communauté de pratique, c’est pour offrir à d’autres frères et sœurs la possibilité d’être guidés et entourés ; et quand nous pratiquons la méditation, ce n’est pas pour partir dans le futur, mais pour avoir la joie, la paix, déjà dans le moment présent ; nous apprenons à vivre profondément chaque moment de notre vie.

Et la méditation marchée est une manière pour nous d’apprendre à vivre profondément ; nous n’allons pas quelque part, nous marchons de telle sorte que nous générons la paix, la joie, le bonheur ; il n’y a pas de forcing, c’est une pratique quotidienne, c’est le chemin même du bonheur et de la joie, ce n’est pas un moyen pour les acquérir.
Quand nous sommes assis, ce n’est pas pour devenir un bouddha, c’est pour donner à notre corps tout de suite la paix et la joie, nous avons la pleine conscience et la concentration et la vision profonde, la compréhension, qui nous libèrent et nous guérissent.
Bien sûr, si nous dormons bien, nous pouvons être assis dans la paix et la joie ; mais si nous dormons mal, nous méditons avec difficulté ; aussi il nous faut prendre bien soin de nous, afin que notre assise soit bonne et stable
Parfois nous trouvons que 40 minutes c’est long car nous avons sommeil, en fait ça dépend des conditions de notre corps ; nous savons que la méditation assise est faite pour nous donner paix et joie ; nous aider à voir profondément nos difficultés et nos questions ; et le corps doit être à l’aise.
D’abord il nous faut la stabilité ; comment être assis pour avoir le calme et la tranquillité dans notre corps et notre esprit, il nous faut le trouver, pour avoir une bonne méditation.

Nous devons bien saisir, bien comprendre la signification des exercices ; chaque fois que nous marchons, travaillons, mangeons, etc, nous pouvons calmer les émotions, les frustrations, nous pouvons harmoniser le corps et l’esprit ; nous pouvons le faire ; la qualité nous permet d’harmoniser le corps et l’esprit.
Et chaque pas que nous faisons en marchant peut nous rendre profondément en paix et heureux ; ici nous ne devons pas courir, nous devons apprendre à faire chaque pas dans la détente ; parce que dans notre corps, dans notre esprit, nous avons appris à nous dépêcher, nous marchons comme des machines, nous avons appris ainsi de nos parents ; alors que nous devons être les maîtres de nos pas, comme de chaque respiration ; nous devons être les seigneurs sur nous-mêmes, et alors nous pouvons nous calmer nous-mêmes ; et quand nous sommes calmes, nous commençons à voir.

Le calme et la concentration, permettent la compréhension et la vue en profonde ; et cela nous libère ; et ces pratiques nous libèrent, car nous sommes coincés dans nos soucis, nos frustrations, alors que par la vision profonde, nous pouvons les enlever, nous avons une qualité plus profonde, nous la générons à chaque instant, dans chaque action, et alors nous vivons l’amour et la compréhension.
Et ainsi nous ne gaspillons pas notre vie ; alors que si nous courons toujours pour être le premier, dans la compétition à l’argent, au pouvoir, nous n’avons plus le temps pour vivre véritablement, et nous gaspillons notre vie.

Les gathas que nous avons appris quand nous avons été ordonnés, il y a par exemple pour le thé : cette coupe de thé, dans mes mains, ma pleine conscience est présente, le corps et l’esprit sont ici et maintenant ; et ce gatha crée une concentration autour de la tasse de thé, avec notre respiration ; nous buvons, et nous voyons profondément ; nous avons des gathas pour tout, et si nous pratiquons tous ces exercices, ces gathas, nous vivons dans la pleine conscience.
Notre pratique est de vivre profondément chaque moment de notre vie, et de ne pas la laisser filer.

Nous étudions la huitième conscience, l’alaya ; nous pouvons relire le premier verset.
Nous voyons les choses manifestées de différentes manières, le soi, chaque chose, nous croyons que tout est un soi, la montagne est un phénomène, une rivière est un phénomène, un dharma, une chose ; les étoiles sont des phénomènes
Nous avons le soi, et nous avons les phénomènes ; et ils se manifestent de différentes manières, mais toutes de la même racine, qui est l’alaya, la conscience du tréfonds.
Il y a l’alaya, le soi et le dharma sont manifestés de mille façons, l’alaya est le sujet de la manifestation, et les dharmas sont les objets de la manifestation.
Tant de choses différentes se manifestent depuis la conscience du tréfonds, de deux manières.
Il y a le sujet, l’alaya, et les graines qui sont en réserve, viennent à mûrir, à se manifester, mais l’alalya les reçoit et les maintient, les conserve ; ici et maintenant nous voyons les graines qui se manifestent, de deux manières différentes ; à la fois alaya reçoit les graines et les maintient, il a deux fonctions.
Il reçoit et maintient notre corps, nos organes, il maintient les graines, les cinq organes des sens, et aussi la place, l’environnement où le corps vit et se trouve ; nous apprenons que nos actions, notre karma, apportent une rétribution ; et cette rétribution est d’abord le corps avec les cinq organes des sens et le second est l’environnement où se trouve le corps.
Alaya non seulement manifeste le corps, mais aussi l’environnement ; nous sommes, donc, aussi, cet environnement ; nous sommes les deux, sthana, l’emplacement.
Nous avons appris que les graines sont manifestées de deux façons : l’alaya produit des images, et aussi des noms, des appellations ; l’alaya reçoit les noms, les sons, il les conserve ; et aussi la discrimination ; par exemple nous disons que le père n’est pas le fils, que la neige n’est pas la pluie, c’est cela la discrimination, et nous ne voyons pas la connexion entre père et fils, entre neige et pluie ; et ça devient une habitude, et du coup les graines semées dans notre conscience ont une image, un nom, et sont discriminées.
La façon dont fonctionne l’alaya, c’est donc cela : l’appropriation, la qualité, les impressions.
Nous avons appris un exemple de graines : par exemple l’eau se manifeste en neige, pluie, rivières, thé, urine, etc ; la graine H2O se manifeste dans des formations qui s’appellent ainsi, nuage, pluie…
Ces formations sont le fruit, le résultat ; nous croyons que la cause et l’effet sont différents, et de nature différente ; or ces choses co-existent, on ne peut pas les séparer ; c’est l’inter-être ; et nous ne devons pas disséquer ces deux choses, les séparer, car elles se manifestent ensemble, le résultat et la cause coexistent, et c’est la seconde caractéristique d’une graine, il faut nous rappeler cet exemple.
Car dans l’alaya, les formations sont des phénomènes de différentes sortes, donnés par les graines, mais ils ne sont pas séparés ; nous pouvons de même trouver en nous-mêmes notre père et notre mère.
La première caractéristique d’une graine, c’est qu’elle change, à tout moment ; et nous voyons que l’alaya est différent d’un disque dur d’un ordinateur ; car tout change tout le temps, alors que dans un disque dur ça ne change pas ; dans l’alaya ça change tout le temps.

Cela montre l’impermanence ; c’est un processus de changement perpétuel, comme au cinéma ; tout est impermanent, tout naît et meurt à tout moment ; les graines changent tout le temps, on ne peut pas en prendre une photo à un moment donné.
C’est toujours en changement, comme un fleuve ; à chaque instant ; car l’alaya est une conscience qui préserve les graines mais en changeant et en continuant tout le temps ; il est à la fois continu, et changeant par exemple la rivière nous ne nageons pas deux fois dans la même, elle change tout le temps ; et pourtant elle est en continu.
Les graines aussi sont continues et changeantes en même temps ; même si nous avons l’impression que c’est le même, en réalité quand nous regardons le corps, l’esprit, les formations, les cellules, à tout moment des milliers naissent et meurent, nous ne le voyons pas, mais ça se produit en permanence.
Par exemple quand nous regardons un nuage, nous voyons qu’il change tout le temps ; il est fait de très petites gouttes d’eau, minuscules, et quand deux nuages se rencontrent, ils forment de la pluie, et les nuages donc ne restent pas pareils ; voir un nuage signifie peut être voir quelques grammes d’eau, mais celle-ci continue tout le temps sous une autre forme.
Les nuages peuvent paraître parfois très doux et tendres, mais si deux se rencontrent, cela produit une force énorme, et ils peuvent alors devenir terribles, dangereux, avec une immense force.
La quatrième caractéristique des graines c’est que l’alalya maintient la qualité bonne d’une graine si elle est déjà bonne ; par exemple une graine de joie existe, même si elle change tout le temps, elle reste la même une graine de joie ; et toutes les graines, ont chacune leur nature séparée, elles ne se mélangent pas entre elles.
Les graines attendent les conditions pour se manifester ; par exemple nous avons une graine nous ne la voyons pas, mais nous avons la terre, puis l’eau arrive, et ainsi la graine peut germer.
Les conditions se produisent à un moment pour permettre qu’apparaisse la formation d’un phénomène ; ainsi H2O se manifeste s’il y a suffisamment de conditions pour apparaître.
La graine devient une formation à partir des conditions, et la graine attend toujours que des conditions suffisantes se produisent pour se manifester.
Ainsi alaya maintient la nature des graines, qui arrivent quand les conditions sont réunies ; par exemple nous avons la graine de la compassion et de l’amour, mais si nous ne savons pas comment les cultiver, nous ne les verrons pas se manifester.
Et ces conditions sont de quatre sortes : il y a la condition « cause », pratyaya en sanskrit ; la cause principale.
Puis il y a une cause secondaire, antipattipratyaya ; elle permet à la première condition de porter du fruit ; par exemple la chaleur va aider la terre à faire germer la graine pour grandir et donner une plante.
La troisième condition, c’est la continuité, la constance ininterrompue ; par exemple, s’il y a une interruption dans la rivière, dans le flot, ça ne fonctionne pas ; il faut absolument la continuité par exemple pour que la plante grandisse et devienne un arbre.
Et la quatrième condition est qu’il y ait un objet de perception ; quand nous voyons, c’est que nous voyons quelque chose ; si nous mangeons, nous mangeons quelque chose ; alambanapratyaya.
Ce sont les quatre conditions pour une graine pour devenir un dharma.
Le sixième aspect pour alaya, c’est qu’il a besoin de bonté, de qualité naturelle, pour que des bonnes graines soient arrosées ; les graines pour grandir, doivent trouver une bonne compréhension, être arrosées.
Il faut voir les choses interconnectées, aller dans la nature profonde des graines ; les graines de bonheur, de compassion, de souffrance, sont apparemment tout à fait différentes ; mais en réalité, si nous regardons profondément dans la souffrance, nous pouvons générer la compréhension et l’amour, et notre amour et notre compréhension viennent donc de la souffrance.

Donc les graines profondément ne sont pas séparées ; nous devons compléter notre compréhension profonde, la boue est le lotus, et le lotus est la boue ; et ces caractéristiques des graines, de l’alaya, pourraient nous conduire à une vue erronée ; il faut donc aller profond.
Dans la manifestation, individuelle et collective, les deux sont connectées ; la manifestation est connectée, le soleil est la manifestation de notre alaya ; dans l’alaya, il y a tout ; la conscience contient aussi la nature, et tous ses éléments ; tout est des productions interdépendantes.
Le soleil semble différent pour des personnes différentes, la température est ressentie différemment, il h a donc toujours un aspect individuel au sein de l’interconnexion collective.
C’est ainsi avec la manifestation, elle est connectée de manière individuelle, au sein du collectif.
Par exemple la France est un pays où les français se retrouvent, et sont connectés ; mais dans certaines régions de France, par exemple il n’y a pas le même bénéfice de soleil, on voit donc que dans la manifestation collective, il y a aussi des aspects individuels.
Dans chaque graine, il y a la nature d’une manifestation individuelle, et collective aussi.
Rien n’est seulement individuel ou collectif ; il peut y avoir davantage de l’un ou de l’autre, mais il y a toujours les deux, interpénétration.

Nous devons apporter cet esprit de compréhension à notre vision de la manifestation ; ainsi quand nous regardons une graine, puis sa formation, nous comprenons mieux ; nous voyons comment sont reliées toutes ces caractéristiques ; toutes les qualités sont reliées.

Toutes s’affectent les unes les autres, aucune n’est complètement séparée des autres.

Nous avons appris le concept de non changement ; nous voulons atteindre la vision profonde, une compréhension profonde, et la question que nous posons : quand nous serons devenus un bouddha, est-ce que nous allons y rester ? De nombreuses personnes sont déprimées et elles voudraient en sortir définitivement, et elles demandent : si quelqu’un parmi nous redescend à un état plus bas, pourquoi d’autres ne régressent pas ? C’est une vraie question ; par exemple parfois nous pratiquons et nous sentons réellement heureux, puis après nous sommes interrompus dans notre bonheur, comment ça se fait ? Nous n’avons pas assez de conditions pour maintenir ce bonheur, nous devons le nourrir, c’est pareil pour le bouddha, quand on est devenu un éveillé, un bouddha, il faut continuer à nourrir notre vision profonde, sinon c’est impermanent et ça va s’éteindre.

La libération, l’illumination, le bonheur, est généré par la pleine conscience, et nous devons nourrir notre compréhension, notre vision profonde, pour continuer à générer l’éveil.
Nous avons grand amour et respect pour le Bouddha, nous devons nous rappeler que le Bouddha est fait d’éléments non bouddhas, et si nous regardons profondément dans la terre, que nous touchons la terre à ses pieds, nous devons voir qui est le bouddha, et qui nous sommes, et si nous voulons avoir une relation profonde avec lui, nous devons toucher la terre de telle sorte que nous établissons la connexion, la communication avec lui ; il n’est pas un dieu loin de nous, Jésus pareil c’est juste une idée si nous n’avons pas la communication avec lui ; nous devons voir que le bouddha est fait d’éléments non bouddhas, la frustration, les soucis, la souffrance, sinon nous ne pouvons pas avoir de contact avec lui.

Le bouddha est fait de nuages, de soleil, de la terre, nous devons le voir comme un être humain, avec afflictions, colère, etc, et transformer tout cela en fleurs ; et si nous voyons cela, nous sommes dans le bouddha, et le bouddha est en nous.
En nous il y a nos parents, notre éducation, notre nourriture, sinon il n’y a pas nous ; pareil pour le bouddha, tout est relié
Cette interpénétration est réelle, nécessaire, sinon nous ne pouvons recevoir le bouddha.

Quand nous touchons la terre, nous nous touchons nous-mêmes, la terre est notre mère, elle est eau, chaleur, elle est capable de nous donner toutes les végétations, et nous l’avons en nous et quand nous la touchons nous nous voyons en elle, et elle en nous ; et alors nous pouvons avoir une profonde connexion. Nous avons la nature de la non-naissance et de la non-mort dans la terre, et nous devons pratiquer ainsi avec notre corps et notre esprit et faire confiance au fait que nous sommes en elle, et nous pouvons avoir une profonde vénération pour la terre ; le bouddha est juste comme lui, cette capacité de bonheur, que cela se développe ou régresse, cela dépend de nous.

Nous devons nous donner les conditions pour continuer à nourrir les conditions de notre bonheur ; rien n’est permanent, rien n’est juste régressif ou progressif, nous pouvons créer l’harmonie en nous-mêmes, avec la vision profonde, mais c’est impermanent, comme tout le reste.

Ni nouveau, ni vieux ; de nombreux maîtres ne sont pas d’accord les uns avec les autres.

Certains disent qu’un certain nombre de graines viennent d’autrefois, sont innées, et que d’autres ont été plantées de façon nouvelle.

Au village des pruniers, nous avons une vue non dualiste ; il n’y a ni vieux, ni nouveau, nous devons faire un pas de plus, et dire que les graines ne sont ni vieilles, ni nouvelles, ni croissantes, ni décroissantes.

Les graines ne sont ni l’un ni l’autre, elles ne vont pas dans un sens ni dans l’autre, c’est l’enseignement du vide, de l’impermanence, de l’absence de signes, c’est la loi de la conservation de l’énergie ; l’énergie va ni en croissant ni en décroissant, on ne peut pas créer de l’énergie ni de la matière, c’est la loi de conservation, la matière ne peut créer une autre matière ; rupa, la matière.

La forme et la non forme, quand elles viennent en contact, se détruisent mutuellement et produisent de l’énergie ; la matière devient énergie, et l’énergie peut devenir matière, mais rien n’est créé.

Nous avons donc à oublier l’enseignement d’une manifestation allant dans une certaine direction ; il n’y a ni direction, ni sens, ni création, ni disparition ; la nature de l’alaya, c’est comme de mettre des pétales de lotus dans le thé, qui devient du thé au lotus, nous pouvons le rendre bien être ou mal être.

Les autres sept consciences, manas et les six autres consciences, sont manifestées à partir de l’alaya, sont déposées dedans, c’est comme si l’alalya surgissaient sept autres vagues, sept consciences, manas et les six, la conscience mentale et les cinq consciences sensorielles, elles se transforment en alaya, elles y reviennent, et elles en sortent, elles en sont manifestées.

L’alaya est le sujet et les consciences sont l’objet.

C’est cette perspective de transformation, qui fait que il n’y a rien de nouveau ; en fonction de cet enseignement, il y a l’alaya avec toutes ses graines, et comme pratiquants nous avons à faire grandir les bonnes graines tous les jours ; et laisser les graines négatives diminuer, les aider à retourner dans le fond de l’alaya ; mais la nature des graines n’est pas de grandir ou de décroître, c’est à nous de les aider à se manifester ; certaines sont mûres, d’autres encore vertes, et si nous produisons les bonnes conditions pour les nourrir, alors elles grandissent et se manifestent ; et nous essayons d’éliminer autant que possible les négatives, en les reconnaissant, en les embrassant, en reconnaissant leurs causes.

Mais ceci est fait de cela, tout est interdépendant.

 

 


 

DHARMA TALK 4
Retraite d'Hiver : 28 novembre 2013


Pour mémoire RETRAITE D'HIVER 2013-2014 : Liste des enseignements
http://www.lapluiedudharma.fr/article-retraite-d-hiver-2013-2014-part-1-121236789.html

La source de la transcription est au lien :
http://www.lapluiedudharma.fr/article-enseignement-du-28-novembre-2013-121718063.html

Enseignement du 28 novembre 2013 à télécharger en pdf (4 pages) :
http://www.conscience33.fr/THAY-28-11-2013.pdf

 


PRÉSENTATION DE LA TRADUCTION :

Cette traduction est proposée par la Sangha de Bordeaux, qui en est remerciée.
Le lien est http://www.lapluiedudharma.fr/article-enseignement-du-28-novembre-2013-121718063.html

 

TRADUCTION ÉCRITE DE L'ENSEIGNEMENT :

Retraite d’Hiver DHARMA TALK 4 Enseignement du 28 novembre 2013
Source http://www.lapluiedudharma.fr/article-enseignement-du-28-novembre-2013-121718063.html  (La Sangha de Bordeaux)
Traduction faite par une de nos amies à partir de la traduction anglaise. Le texte n'a pas été édité ni corrigé.
 
La sangha est invitée à respirer ensemble, tranquillement, sans plus aucune séparation, comme une rivière, écoutant, méditant, respirant comme un seul corps, sans plus aucun complexe d’infériorité, de supériorité, ou d’égalité.

Nous sommes dans le hall de la pleine lune, il va y avoir une grande cérémonie ici bientôt ; c’est une chance de se préparer à cette cérémonie, où il y a une donation de nourriture ; et en décembre dans environ douze jours, il va y avoir une ordination ; quelques aspirants en Thaïlande vont recevoir l’ordination ; ils vont rejoindre Thây.

Aujourd’hui nous continuons à étudier ; nous avons à étudier de telle sorte que le corps, la respiration, soient présents ; nous devons respirer pour générer la pleine conscience de la respiration dans notre corps, dans toutes nos cellules ; chaque cellule de notre corps, concerne nos enfants, nos parents ; et nous respirons de telle sorte que il n’y a pas de frontière entre le son de la cloche et celui qui l’entend.

Les cinq formations mentales universelles arrivent à chaque seconde ; elles peuvent être présentes à chaque moment ; la première est le contact, universelle, partout, à tout moment ; à tout moment, de toute manière, elle fonctionne ; c’est pourquoi elle est appelée universelle.

D’abord il y a le contact, chacun de nous a la liste des 51 formations mentales, et le contact, c’est une vibration qui arrive et qui change les sensations dans nos organes ; cette vibration induit un changement, une modification, qui se produit dans nos organes ; il y a deux aspects : il y a l’objet organe, et la conscience ; et ils se produisent ensemble ; de telle sorte que cela produit le contact ; nos organes sont nos oreilles, nos yeux, notre nez, et ces vibrations, ces modifications qui arrivent, changent et induisent de petites modifications dans ces organes, et du coup les objets des sens entrent en contact avec nous.

Le contact est une modification très précise de l’organe, quand l’objet du sens et la conscience arrivent ensemble ; c’est la nature de cette formation mentale, le contact ; c’est la description de la nature du contact : vibration, modification, changement qui se produit dans les organes, au moment où l’objet de l’organe et la conscience viennent ensemble.

Sa fonction est de créer une perception ; quand la triade se produit, que le contact a lieu, il apporte une sensation ; sa fonction est donc la fondation, le support, le premier pas de la sensation ; donc le contact prépare l’apparition d’une sensation ; sa fonction est donc la base des impressions, des sensations ; ce sont vraiment des impressions, pas seulement des sensations.

Les six organes des sens viennent en contact, que nous en ayons conscience ou non ; le contact est comme un fleuve, car la conscience et les organes des sens sont tout le temps présents ; et Thây pose une question : comment peut se produire la conscience s’il n’y a pas d’organes de sens ?

En fait il y a d’abord l’alaya, la conscience du tréfonds, la base, la fondation ; et cette conscience du tréfonds est vraiment une conscience réserve.

Et la seconde conscience, est la perception, le sentiment ; et là se produit l’attention ; c’est une action mentale, une intention, une action du mental.

Il y a donc la rivière du contact, et quand nos sens viennent en contact avec leurs objets, il y a une information dans le mental, et nous faisons attention.

L’attention vient donc, comme manifestation du mental, juste grâce au contact ; ainsi le mental est orienté vers son objet ; sa nature est activation, ou manifestation du mental ; et l’attention rend le mental dirigé, orienté, vers ses objets ; l’acte du mental, l’acte de la conscience, forme une perception, une sensation ; c’est un acte du mental qui fait qu’il se tourne vers ses objets ; et c’est l’attention qui tourne le mental vers les objets, à partir du contact où viennent les sens.

Il y a en fait deux sortes d’attention : soit elle est bien orientée, c’est une attention appropriée ; si elle est orientée de façon erronée, c’est une attention inappropriée ; par exemple si nous entendons un son et que nous sommes distraits, dispersés, nous avons une attention inappropriée, manaskara.

Nous avons donc à orienter le mental vers les objets qui lui sont bénéfiques ; par exemple la cloche, nous devons l’écouter avec attention, avec notre cœur et notre esprit ; et c’est l’attention appropriée. Ainsi, quand nous organisons la pratique, nous devons faire attention que les sons nous les touchons de façon appropriée, et non pas qu’ils nous entraînent ailleurs ; il y a de très nombreux objets avec lesquels nous sommes en contact, et nous devons faire attention, ne pas aller par exemple vers des websites nocifs. C’est l’attention qui fait que le mental se tourne vers tel ou tel objet ; et elle se produit très rapidement, si bien que nous devons nous entraîner pour porter vraiment une attention appropriée.

Les impressions, les sensations, leur nature est de recevoir, de sentir quelque chose ; c’est un « input », une sensation, quelque chose qui arrive vers l’intérieur, qui stimule ; ainsi on sent, et elles peuvent être plaisantes, désagréables, ou neutres ; on peut sentir quelque chose de plaisant, de déplaisant, ou de neutre, ni l’un ni l’autre.

La quatrième formation mentale universelle est la perception ; elle définit une forme, on prend, on attrape quelque chose dans le mental ; à partir d’un objet, l’objet d’une sensation, on l’attrape, on a une image ; il y a un idéogramme, le signe qui représente la perception ; parfois la perception est claire et lumineuse ; chaque objet est un signe particulier : par exemple l’eau peut avoir différents signes à percevoir ; par la perception on recueille, on reçoit les signes, par exemple telle situation présente tel signe et pas un autre.
Ainsi le signe représente, par une image, la perception, dans le mental ; une image spéciale, un signe particulier, est l’objet de la perception ; et ainsi nous distinguons que ce signe est par exemple blanc ou jaune ou rouge, et la perception nous allons dans le signe, et nous définissons, nous pensons à ce signe, pour savoir ce qu’il est ; dans le sutra il est dit que chaque fois qu’il y a un signe, il y a illusion ; nous pensons quelque chose, et en fait c’’est autre chose ; notre perception, chaque fois qu’elle est face à un signe, peut être douloureuse ; par exemple nous voyons une bête dangereuse, et par exemple elle est en plastique, et nous avons peur, alors qu’elle ne l’est pas, nous sommes piégés par une perception illusoire, erronée.

Donc accueillir un objet de sensation, ça produit un signe, c’est le signe de l’objet, l’objet de la perception et c’est la fondation pour les formations mentales de plaisir ou de déplaisir, pour l’attachement et l’aversion, pour l’ignorance.

Cela produit le désir ou l’aversion, c’est la fonction de la perception ; quand nous voyons un signe, nous voulons l’attraper, mais si cela nous déplaît, nous voulons le repousser.

Et quand nous définissons cette formation mentale, on voit qu’il y a sa nature, et sa fonction.

La cinquième formation mentale universelle, c’est la volition.

Par rapport aux objets, nous devons savoir si nous les acceptons ou pas ; nous devons savoir, nous devons agir, c’est la fonction de cette formation mentale ; faut-il combattre ou accueillir ? c’est la volition, quelque chose qui pousse à agir, qui nous motive, qui nous met en mouvement, qui invite le mental à déclencher une action : saisir ou fuir, etc
Et le symbole dans les textes traditionnels, c’est un aimant ; quand il y a la volition, le mental est comme attiré, comme par un aimant, et cette formation mentale se produit pratiquement instantanément ; parfois la sensation arrive d’abord, et très vite ça entraîne les autres formations mentales et aboutit à la volition qui pousse à agir ; ça va très vite.

Par exemple nous pouvons écouter des paroles gentilles et d’autres désagréables, nous sommes en contact avec elles, et si nous prêtons attention à la personne qui dit des choses désagréables, cela produit très vite une sensation désagréable, une perception par exemple c’est une personne très pénible, et nous ne voulons pas faire face à cette sensation, nous ne voulons pas cette formation mentale, et du coup nous nous dépêchons de partir ; et cela arrive très rapidement.

Ou par exemple nous entrons en contact avec de l’encens, et cette odeur peut être une soupe, ou de la viande, et la cloche sonne, et nous devons choisir, prêtons-nous attention à l’odeur ou au son ? Il faut trier dans notre perception, et peut être nous décidons d’aller dans la direction de la bonne odeur ; et ces choses arrivent vraiment très vite.

Il faut que le mental emprunte un chemin ; pour avoir une perception, et pour toucher la fondation, quand il y a un contact, accompagné de sensation, de perception, de volition, il faut être attentif, nous avons besoin d’un chemin ; mais très souvent le chemin est déjà prêt, et nous sommes conduits à la haine, à la jalousie, à la colère, nous sommes entraînés ; par exemple si quelqu’un dit quelque chose et est très irrité, il ne regarde pas profondément, il réagit seulement, et cela crée la disharmonie ; il y a une habitude, une énergie d’habitude, qui relie chaque fois tel contact à telle réaction ; et la personne va me faire souffrir, parce que chaque fois je réagis pareil.

C’est notre énergie d’habitude, elle est automatique ; ça s’enchaîne tout seul, ça apporte colère, frustration, irritation, disharmonie ; et nous sommes pleins de peur devant cet objet car chaque fois ça nous cause de la souffrance ; nous sommes tellement habitués, et nous ne savons pas comment utiliser les formations mentales particulières pour ouvrir un nouveau chemin.

Il faut ouvrir un nouveau chemin ; quand nous venons en contact, si nous savons l’attention appropriée, nous pouvons choisir un contact précis, et avoir l’expérience que si nous orientons notre esprit vers tel objet, cela crée quelque chose de déplaisant, ou au contraire quelque chose de bon ; et nous apprenons à choisir le nouveau chemin ; nous pouvons orienter notre attention ; mais il faut pratiquer ;apprendre à générer la perception bonne pour nous ; cette perception va nous aider à éviter de prendre les mauvais chemins ; si bien que l’enchaînement d’avant peut se modifier, la pleine conscience peut apporter de dont nous avons besoin pour cela.

La pleine conscience est l’une des formations mentales particulières.
Il y a cinq formations mentales particulières, et la pleine conscience est la troisième.

La définition, c’est de se rappeler un chemin d’expérience, se rappeler, se souvenir d’un chemin d’expérience ; et le chemin ici n’est pas quelque chose arrivé hier, mais juste quelques secondes auparavant ; la pleine conscience, c’est le non-oubli, le rappel, le fait de ne pas oublier ; ne pas oublier quelque chose qui est arrivé, qui a été expérimenté ; ça peut être familier, une expérience familière ; quelque chose est arrivé, et nous continuons de nous rappeler l’objet de notre expérience, mais il ne s’agit pas seulement de se souvenir, il s’agit de prolonger la mémoire ; on retrouve cette mémoire, on se reconnecte avec le Bouddha, la Sangha, les préceptes ; vous vous rappelez les quatre rappels avec le temps, on est en sécurité, c’est notre expérience ; mais il faut pratiquer, et continuer maintenant, rappeler cette image pour la rendre présente, la renouveler.

Ce n’est pas une mémoire par hasard mais l’intention de rappeler l’objet dans le moment présent, pour pouvoir l’expérimenter profondément ; en profondeur ; la pleine conscience est de rappeler le chemin pour en faire une torche pour éclairer le présent ; c’est un moyen de ré-expérimenter quelque chose que nous avons eu dans le moment, et nous le faisons arriver au moment présent, et cela peut nous apporter du bonheur.

Par exemple se rappeler une méditation marchée, il y a quelques années, et maintenant nous rappelons cette expérience dans le présent, et nous continuons à l’expérimenter ; et nous essayons d’être attentifs à ce qui arrive au moment présent ; d’être vigilants, et de maintenir cette attention, ou de prolonger cette ancienne attention ; et ainsi nous apportons le mental dans le corps ; une autre définition de la pleine conscience, c’est de réunir le corps à l’esprit, dans le moment présent.

La vigilance d’il y a quelque temps, nous apprenons à la réveiller et à la faire durer ; et maintenir dans le présent, c’est la définition traditionnelle de la pleine conscience ; nous avons un contact et une attention ; et avec elle nous savons si notre attention est appropriée ou pas, et avec elle nous savons comment nous diriger dans la direction appropriée ; nous ne nous laissons pas être victimes d’errer sur notre chemin habituel négatif ; nous savons rentrer chez nous, le pratiquant sait revenir par le bon chemin et agir avec habileté, choisir l’objet de son contact, de son attention, et il en reçoit la paix ; on a le sentiment de savoir, et on retrouve l’attention, et si la perception est mauvaise elle nous entraîne sur un mauvais chemin ; mais nous savons maintenant nous détourner, et nous pouvons nous réorienter ; la guerre est ainsi, nous avons à tuer les terroristes avant qu’ils ne nous envahissent ; et avec la pleine conscience, nous voyons ce qui arrive dans le moment présent, nous voyons ce qui est bénéfique ou pas, si ça vient d’une perception erronée ou correcte, la pleine conscience nous renseigne, nous emmène à la concentration et à la vision profonde ; elle nous entraîne à vérifier chaque fois nos perceptions ; car le mental le manas veut éviter de souffrir et chercher le plaisir, et si la pleine conscience arrive, c’est différent.

Quand elle arrive elle peut décider que cette souffrance est bénéfique à regarder, il faut l’accueillir, la regarder en profondeur, contre la tendance du manas ; la pleine conscience nous permet de comprendre que la souffrance est bénéfique ; et elle change la situation.

Nous savons alors comment prendre soin de nos formations négatives, nous ne prenons plus les anciens chemins, car avec la pleine conscience, la concentration, la vision profonde, nous comprenons ce qui est bon et pas bon ; par exemple quand une personne souffre près de nous, nous les avons, nous en avons la perception, et intérieurement, même si elle est désagréable avec nous, nous pouvons la comprendre, et au lieu de vouloir la punir, nous développons l’amour et la compréhension.

Le pratiquant doit ouvrir de nouveaux chemins dans ses perceptions, ses sensations, pour transformer ses anciens chemins en direction de l’amour, de la compréhension et du désir d’aider ; et si nous continuons à pratiquer, nous créons de nouvelles habitudes.

Avec la pratique nous avons le contact, l’attention, et avec la pleine conscience nous savons prendre de nouveaux chemins, qui n’apportent plus la souffrance ; la prochaine fois que nous avons un contact avec une sensation, nous pouvons en prendre soin, apporter la pleine conscience, avoir une attention appropriée, la regarder profondément, pour savoir sa cause, et savoir si nous avons une perception correcte ou erronée.

Ici la pleine conscience nous fait comprendre ce qui arrive, et si nos perceptions, nos sentiments sont corrects ou erronés ; ils peuvent être de deux sortes, ils peuvent nous entraîner à la souffrance, et dès que nous comprenons que les perceptions erronées mènent à la souffrance, nous pouvons changer la situation ; et au lieu d’aller vers la colère, le désespoir, nous pouvons pratiquer un nouveau chemin ; nous savons comment faire ; nous savons quoi faire, grâce à nos formations mentales particulières ; et à la prochaine sensation, perception, nous ne réagissons pas, mais avec la pleine conscience, nous agissons.

C’est une pratique essentielle que d’apporter la pleine conscience, la concentration et la vision profonde dans nos sensations, nos perceptions ; car si nous réagissons immédiatement, nous reprenons nos anciens chemins, vers la colère, la souffrance, le désespoir ; nous devons comme pratiquants, utiliser nos formations mentales bénéfiques ; nous ne voulons pas revenir sur nos anciens chemins, nous voulons un nouveau chemin.

Il y a de nombreux noms pour la conscience du tréfonds : elle est une réserve, elle maintient, elle préserve, elle emmagasine, c’est l’alaya ; il garde en réserve les graines qui sont nos expériences ; quand nous voyons un daim dans la forêt, nous avons une image du daim ; elle est en réserve dans notre conscience du tréfonds ; l’alaya conserve les images de l’expérience.

Mais il a aussi l’autre signification : il y a le sujet, la force, l’énergie qui garde, la capacité de maintenir, de préserver ; il maintient les objets à l’intérieur ; alaya n’est pas seulement ce qui conserve les objets, c’est aussi l’objet qui est réservé, préservé, maintenu
Un autre nom « conscience de toutes les graines » ;vipaka ; il y a encore un autre nom, agana ; c’est recevoir et préserver ; un autre nom est « fondation de tous les objets de la conscience », de tous les objets de perception et de cognition ; par exemple nous voyons des rivières, des gens, des montagnes, ce sont tous des objets de l’esprit, et ils ont une fondation commune, c’est la conscience du tréfonds ; chaque chose est manifestée à partir de la conscience du tréfonds ; le potentiel de toutes ces choses se trouve dans la conscience du tréfonds ; objets, c’est leur base, c’est la base de tout ce que nous connaissons ; c’est la fondation de toute chose objet de notre cognition, de notre mental ; chaque chose sue, connue, a sa base dans la conscience du tréfonds.

C’est aussi la maturation, la venue à l’être ; il y a des différences : les graines qui sont plantées dans notre conscience, certaines sont plus douloureuses que d’autres, certaines sont mûres et d’autres mettent plus de temps à mûrir ; la maturation se fait à des moments différents, pour toutes ces graines ; par exemple nous avons un oranger qui donne ses fruits, mais ses fruits sont mûrs avant ceux d’autres arbres ; différentes sortes d’arbres mûrissent à des époques différentes ; pareil pour les graines, certaines sont prêtes à mûrir avant les autres, elles forment une partie, les autres forment l’autre partie ; les graines de la conscience sont très diverses et différentes ; quand l’une germe et mûrit, elle change de couleur, comme une orange qui est verte et acide quand elle est trop jeune et ensuite devient orange et sucrée ; c’est pareil pour les graines de notre conscience ; ainsi, alaya est appelé « maturation des graines ».
La maturation se fait tout le temps ; c’est pareil pour les enfants, certains se développent plus vite que d’autres ; il faut être très attentif, il faut prendre soin de l’enfant quand il est dans le ventre, car déjà il ressent plein de choses et change, et une fois né il continue de changer, et peut être certaines graines vont germer avant d’autres ; on peut voir combien il change vite, tout de suite, et il faut être très attentif ; ce qui aide la personne à grandir, c’est aussi les conditions qu’on lui propose.

Par exemple si nous pratiquons ici tous ensemble, quand nous rentrons à la maison, nous avons changé ; ça dépend aussi de notre culture, etc ; certaines personnes entrent vraiment dans une nouvelle vie, leurs graines ont mûri, et ça va les aider à produire de nouvelles graines par la suite ; et cela peut arriver à tout moment dans la vie ; si on regarde la manifestation seulement, cela ne suffit pas, car le processus de maturation a lieu tout le temps ; c’est comme la naissance et la mort, ils se produisent tout le temps, à chaque instant présent ; c’est cela le samsara, il prend place à chaque moment, nous n’avons pas à plonger pour entrer dans le samsara, il existe tout le temps.

Encore un autre nom, pour alaya, c’est « fondation d’où jaillit, non recouverte, non obstruée » ; c’est la huitième conscience ; nous avons appris les deux choses dans les causeries précédentes : obscurci ou obstrué, ou bien dégagé ; nous avons appris que la seconde conscience, le manas, peut être obscurci, ou obstrué ; mais la huitième conscience n’est ni recouverte, ni obscurcie ou obstruée ; aujourd’hui nous avons appris ce nouveau mot de alaya, elle est présent tout le temps ; les autres consciences peuvent être endormies : quand on dort, la conscience mentale travaille ; mais dans le sommeil profond, la conscience mentale est absente, et il reste seulement l’alaya, qui protège la vie, autrement nous mourrions ; si la sixième conscience ne travaille pas, nous pouvons rester en vie ; mais l’alaya, lui ne meurt jamais.

Ce sont deux caractéristiques de alaya : il est comme une rivière, toujours changeante, et en même temps il conserve tout, toutes les graines, mais celles-ci changent tout le temps ; c’est une continuation et une transformation perpétuelles. Et la sixième conscience et les cinq consciences des sens, peuvent être absentes.

Spéculation, analyse, réflexion profonde, ce sont les caractéristiques de manas, la septième conscience ; et la conscience mentale, la sixième ; le manas cogite, il réfléchit, c’est sa caractéristique, sa fonction ; il est toujours en train de recueillir, d’attraper, il analyse, il spécule ; l’alaya n’analyse pas, ni ne réfléchit ; aussi manas, en même temps qu’il réfléchit, travaille aussi pendant le sommeil ; il continue toujours, alors que la conscience mentale, elle, est endormie ; la conscience mentale récapitule, elle réfléchit aussi, mais les cinq consciences sensorielles ne réfléchissent pas ni n’analysent ; en bref, manas analyse, réfléchit, continue tout le temps; la conscience mentale analyse et réfléchit mais n’est pas en travail en continu ; manas n’arrête pas ; il dit je suis là, je suis là pour ça.

La prochaine fois nous allons apprendre les caractéristiques des graines ; aujourd’hui nous avons appris qu’elles existent, nous savons qu’elles sont 51 ; les graines sont manifestées en formations mentales ; elles donnent naissance aux formations mentales, dans la conscience mentale, et ces formations peuvent se transformer en d’autres formations ; une formation est la manifestation d’une graine, mais elle peut se transformer en une autre ; et du coup donner lieu à une autre graine.

C’est juste de la matière et de l’énergie, qui sont transformables et la matière devient une autre matière ; par exemple, quand nous faisons une réaction chimique, nous rassemblons des éléments et ils deviennent ensemble un autre élément ; de même pour les formations mentales, elles peuvent se transformer et prendre d’autres formes ; et la matière peut donc se transformer en une autre matière et aussi se transformer en énergie.

Ainsi la chaleur du soleil, est aussi de la lumière, c’est une autre forme d’énergie ; ça se transfère, l’énergie peut devenir matière, et réciproquement, c’est cela le samsara, une conversion perpétuelle, et rien n’est jamais perdu.

Ainsi une lumière très brillante donne aussi de la chaleur ; nous voyons que l’énergie a pris des formes différentes ; et tout appartient à tout, ce qui est dans le corps est aussi dans le cosmos ; c’est la loi de conservation de l’énergie ; cette loi dit que rien ne se perd, rien ne se crée.

Alaya maintient et préserve toutes les graines, il les reçoit toutes, aucune n’est jamais perdue ; il n’y a ni naissance, ni mort, rien de perdu, rien de nouveau, ainsi l’eau se manifeste dans l’œil, la neige, la pluie, les humeurs du corps, le nuage, la glace, etc ; dans le même temps toutes ces manifestations sont H2O.

L’une des six caractéristiques d’une graine, c’est qu’elle se manifeste en même temps ; nous comprenons que l’eau est la même dans le nuage, la pluie ; ils ne peuvent jamais être séparés, ils vont toujours ensemble, car l’un est fait des éléments de l’autre ; comme une feuille de papier il n’y a pas droit sans gauche, les deux côtés se produisent en même temps ; c’est causé en même temps, dans l’inter-être.

C’est la seconde caractéristique d’une graine, c’est très important ; si nous voyons cela, nous ne pouvons pas séparer la cause de l’effet ; l’eau se manifeste en même temps dans toutes ses formes ; elle n’est pas séparée de ses effets ; père et fils, c’est pareil, nous pensons que ce sont des entités séparées, mais en fait il y a le père dans le fils et le fils dans le père ; et notre mère la Terre est en nous et nous sommes en Elle ; tout est présent en elle ; chaque instant je peux me vor dans mère la Terre, pour toujours, ce n’est pas une entité séparée de moi ; ni naissance ni mort, moi non plus je n’ai ni naissance ni mort ; nous ne pouvons pas séparer cause et effet, les graines sont partout, mais quand nous regardons les formations mentales nous pouvons voir les graines ; elles sont dedans ; dans la manifestation nous voyons à la fois l’objet de la manifestation, et le sujet de la manifestation ; ce qui se manifeste et ce qui est manifesté ; ces deux ne peuvent pas être séparés ; manifestation est du monde visible, nous pouvons le reconnaître ; et dans l’alaya il y a la même chose, qui est aussi alaya, alaya est partout, présent dans la manifestation, dans la perception, partout.
Si on dit que Dieu crée des objets, il est différent d’eux ?
Non nous ne pouvons pas regarder le Créateur en dehors des créatures ; avec un esprit clair, nous voyons le créateur dans la créature ; alaya nous pouvons le discerner dans toutes ses manifestations ; manifesté ou pas, c’est la même chose, alaya n’est jamais séparé de toutes ses manifestations.

 


 

Cultiver l'Esprit
Retraite "Cultiver le bonheur" : 5 avril 2012


 

La source de la transcription est au lien :
http://fleursdudharma.com/transcriptions/2012/retraite-cultiver-bonheur/04-05-2012.php
et est aussi au lien :
http://www.lapluiedudharma.fr/9-categorie-12424459.html

Le document est téléchargeable au format .pdf :
http://fleursdudharma.com/transcriptions/2012/retraite-cultiver-bonheur/04-05-2012.pdf (5 pages)
ou au lien :
http://www.conscience33.fr/THAY-Cultiver-l-esprit.pdf (4 pages)

 

TRANSCRIPTION ÉCRITE DE L'ENSEIGNEMENT :

 ( Cloche )
Bonsoir, chers amis, bonsoir chère sangha.
Aujourd'hui, nous sommes le 5 avril de l'année 2012, et nous sommes dans notre retraite « Cultiver le bonheur ».
C'est le premier jour de la retraite.
Nous avons six jours pour être ensemble, et avec la pratique de la pleine conscience, nous pouvons faire de ces six jours six jours heureux.
Et nous pouvons aussi apporter beaucoup de transformation et de guérison.

Investir chaque moment
La pratique de la pleine conscience nous aide à générer l'énergie de la pleine conscience, l'énergie de la paix, l'énergie de la compréhension, l'énergie de la compassion qui sera guérissante, nourrissante, et transformante.
Quand nous pratiquons ensemble, nous pouvons générer une très puissante énergie collective de pleine conscience, de paix, de compassion, et chacun de nous profitera de cette énergie collective de pleine conscience et de paix et de compassion.
Donc chacun sera capable de contribuer de son mieux pour le succès de notre retraite.
Nous devons investir chaque respiration et chaque pas afin de faire de la retraite un succès.
Chaque respiration devrait être faite en pleine conscience, chaque pas devrait être fait en pleine conscience.
Et on peut aussi s'en réjouir, parce qu'inspirer peut être une chose très agréable à faire, ou faire un pas peut être une chose très joyeuse et agréable à faire aussi.
Nous ne devons pas souffrir avec la pratique.
Nous ne devons pas lutter et nous battre et souffrir afin d'inspirer en pleine conscience, nous ne devons pas souffrir, lutter, combattre afin de faire un pas paisible, nourrissant et guérissant.
Et quand nous faisons cela ensemble, la paix, le nourrissement, la guérison sera aussi collective.
Alors nous devrions investir chaque moment d'être ensemble ici afin d'amener la transformation et la guérison.

La pratique du chant et de l'écoute
Ce soir, nous commencerons avec la pratique du chant et de l'écoute, et c'est aussi la pratique de la pleine conscience.
Il y a la souffrance et le bonheur en nous.
Les graines du bonheur sont en nous.
Elles sont peut-être enterrées, couvertes par de nombreuses couches de souffrance et d'oubli, mais les graines du bonheur sont là, dans la profondeur de notre conscience.
Donc avec la pratique de la pleine conscience, nous pouvons entrer en contact avec ces belles graines de bonheur et leur laisser une chance de se manifester et d'éclore comme des fleurs.
Il y a aussi des graines de souffrance qui sont en nous.
Quelquefois, nous sommes capables de sourire, de rire, mais cela ne veut pas dire que la souffrance en nous n'est pas là.
En fait, elle est là sous la forme de graines, et quand elles sont trop fortes, elles forcent leur chemin, et elles se manifestent, et nous font souffrir.
Leur nom est peur, anxiété, désespoir, colère, violence, et ainsi de suite.
Et la pratique de la pleine conscience est d'être là, corps et esprit unis, afin d'aider les graines du bonheur à se manifester, afin de reconnaître les graines de la souffrance et du désespoir quand elles se manifestent, et d'apprendre comment les embrasser avec pleine conscience, tendrement, afin que nous puissions apporter le soulagement.
Et plus tard, nous pouvons aider à les transformer en quelque chose de plus positif, comme la joie et la compassion.
Donc le chant est une sorte de pratique de pleine conscience, et ce soir, le chant visera à reconnaître la souffrance en nous, et dans le monde.
Les monastiques pratiqueront le chant, et le reste d'entre nous pratiquera l'écoute du chant.
Et les deux, monastiques et pratiquants laïques, nous pratiquons la pleine conscience du chant et de l'écoute, l'entrée en contact et l'écoute de la souffrance en nous, et dans le monde.
La souffrance en nous, en quelque sorte, reflète la souffrance du monde, et si nous entrons en contact assez profondément avec notre propre souffrance, nous entrons en contact en même temps avec la souffrance du monde.
La souffrance en nous peut aussi être la continuation de la souffrance de nos parents et de nos ancêtres.
Alors quand nous entrons en contact avec notre propre souffrance, nous pouvons comprendre les racines de la souffrance de nos parents et de nos ancêtres.
Et entrant en contact et écoutant notre propre souffrance et la souffrance de nos parents et ancêtres du monde, nous avons le pouvoir de générer la compréhension et la compassion.
Comprendre la souffrance amène toujours l'énergie de la compassion.
Si nous pouvons vraiment entrer en contact avec la souffrance, et toucher la souffrance assez profondément, la compréhension s'élèvera.
Et si la compréhension de la souffrance s'élève, naturellement, l'énergie de la compassion s'élève aussi.
Et nous savons que l'énergie de la compassion a le pouvoir de guérir et de transformer.
Nous n'avons pas peur de revenir en nous, afin d'entrer en contact avec la souffrance et de l'écouter, parce que nous connaissons la pratique de la pleine conscience.
Avec la pratique de la pleine conscience de l'écoute et du chant, nous pouvons générer l'énergie de la pleine conscience, qui nous rend assez forts pour revenir à nos peurs, afin d'entrer en contact et d'embrasser notre souffrance.
Les personnes dans le monde n'aiment pas revenir en elles et entrer en contact avec la souffrance, elles croient que c'est une chose désagréable à faire.
C'est pourquoi leur pratique est de toujours essayer de fuir d'elles-mêmes, de leur propre souffrance, ou de couvrir la souffrance intérieure par les moyens de consommation.
Nous consommons la télévision, nous consommons internet, nous consommons de la nourriture et toutes les autres choses, comme la musique et ainsi de suite, afin de ne pas avoir à entrer en contact avec la souffrance.
Mais les enseignements du Bouddha nous enseignent de revenir en nous et d'entrer en contact avec la souffrance, et de l'écouter profondément afin de la comprendre. La souffrance est la Première Noble Vérité.
Toucher la Première Noble Vérité est une pratique très profonde.
Il y a un bodhisattva dont le nom est Avalokita, Avalokiteshvara, cela signifie : la personne qui peut écouter la souffrance afin d'être libre.
Ishvara signifie liberté, Avalokita signifie écouter.
Écoutez seulement et vous obtenez la liberté dont vous avez besoin.
Et écouter, ici, en premier lieu, est l'écoute de notre propre souffrance.
Avec l'énergie de la pleine conscience, nous pouvons aller en nous, avec nos peurs, et nous pouvons utiliser l'énergie de la pleine conscience de la respiration afin de reconnaître et d'embrasser l'énergie de la douleur, du désespoir, de la colère en nous, et c'est un processus de guérison.
Les monastiques sont entraînés à chanter de telle façon que quand ils chantent le nom pour la première fois, ils entrent en contact avec eux-mêmes, et touchent la souffrance intérieure, la souffrance de leurs parents et ancêtres.
Et quand ils chantent le nom pour la deuxième fois, ils se laissent entrer en contact avec la souffrance de ceux qui sont autour d'eux et dans le monde.
Et la pratique est d'aider l'énergie de la compassion à naître.

Quand la compassion naît dans votre cœur, vous souffrez moins tout de suite, et vous pouvez commencer à vous regarder et à regarder le monde avec les yeux de la compassion, et la transformation et la guérison prennent place.
Avalokiteshvara n'est pas un Dieu qui existe en dehors de nous.
Chacun d'entre nous a la capacité d'écouter et de comprendre la souffrance, et de laisser la compassion s'élever.
Donc l'énergie de la compréhension et de la compassion en nous est le bodhisattva lui-même.
Ce n'est pas prier pour un Dieu pour notre transformation et guérison, mais une pratique pour générer l'énergie de la compréhension et de la compassion.
En écoutant, on ne doit pas faire beaucoup, la seule chose que nous faisons est que nous nous laissons être présent, dans l'ici et maintenant, avec notre corps relaxé.
Et il est possible de stopper toutes les pensées, parce que les pensées vont nous emmener autre part, et elles ne nous laissent pas être dans l'ici et maintenant.
Alors la meilleure façon est d'être conscient de notre inspiration et de notre expiration. Inspirant, nous suivons notre inspiration, expirant, nous suivons notre expiration, et nous devenons notre inspiration et expiration.
Et c'est la meilleure façon de stopper toutes les pensées, et de ne pas laisser le passé, le futur, ou les projets nous emporter.
Et puisque les personnes autour de nous pratiquent la même chose, nous pouvons compter sur l'énergie collective afin de continuer d'être dans l'ici et maintenant, avec notre corps relaxé.
Il y a toujours des tensions et de la douleur dans notre corps, nous avons laissé les tensions et les douleurs s'accumuler dans notre corps.
Nous devrions avoir la chance de laisser les tensions être relâchées, et d'aider à réduire la douleur dans notre corps.
Si nous savons comment stopper nos pensées, laisser notre corps être relaxé, et laisser l'énergie collective de la sangha pénétrer dans notre corps, nous pouvons relâcher facilement les tensions de notre corps.
Nous n'avons rien à faire, juste laisser l'énergie de la sangha nous embrasser, et d'aider à relâcher les tensions en nous, et en quelques minutes, nous pouvons nous sentir plus légers, mieux, et si nous avons un bloc de douleur ou de peine ou de peur ou de colère ou de désespoir dans notre cœur, il est temps pour nous d'ouvrir notre cœur, et de laisser l'énergie de la sangha pénétrer, et d'aider à embrasser la douleur pour nous.
« Chère sangha, voici ma douleur, voici ma peine, voici mon désespoir.
Mes énergies de pleine conscience et de concentration ne sont pas assez fortes pour les embrasser, alors s'il-te-plaît, aide-moi, embrasse ce bloc de douleur, de colère et de désespoir pour moi. »
Et nous pratiquons comme une goutte d'eau, nous laissant être embrassé par la rivière toute entière.
Pour être transporté par la rivière, nous n'avons rien besoin de faire, nous nous confions à la sangha, cela signifie prendre refuge, nous abandonner à la sangha.
Et si nous laissons l'énergie de la sangha pénétrer dans notre cœur, et embrasser notre douleur et notre peine, nous nous sentirons mieux après quelques minutes de pratique.
Ceci peut prendre place ce soir même.
Et si nous avons quelqu'un proche de nous qui souffre en ce moment profondément, qui ne pouvait pas venir ce soir pour la retraite, nous pouvons très bien lui envoyer cette énergie collective.
Pensez seulement à cette personne, ou prononcez son nom silencieusement, et alors il y aura une connexion, et cette énergie sera conduite vers cette personne juste à ce moment, et chez elle ou dans un hôpital, cette personne se sentira mieux.

( Cloche ) ( Chant )
Namo-Valokiteshvaraya

( Cloche ) 

« Inspirant, je suis conscient que la Sangha est là, ma Sangha est là autour de moi. Expirant, je souris à ma Sangha avec bonheur. »
« Ma Sangha est là. Souriant à la Sangha. »  ( Cloche )

Cultiver l'esprit
Chère Sangha, le Bouddha a dit dans l'Anguttara Nikaya :
« Il y a une chose qui, laissée non cultivée, apporte beaucoup de souffrance. 
Quelle est cette chose ?
Il y a quelque chose qui, bien cultivée, apporte beaucoup de bonheur.
Quelle est cette chose ? »
La réponse est : notre esprit.
Un esprit non cultivé peut apporter beaucoup de souffrance.
Un esprit cultivé peut apporter beaucoup de bonheur, et c'est pourquoi la pratique de cultiver le bonheur est la pratique de cultiver l'esprit ; l'esprit est la fondation de tout bonheur, de toute souffrance.
Le terme pali citta bhavana signifie cultiver l'esprit.
Cultiver l'esprit est la pratique.
Une pratique qui peut apporter le bonheur, une pratique qui peut transformer la souffrance.
Afin de cultiver, nous avons besoin du terrain, de la terre, nous avons besoin des graines, nous avons besoin de l'eau, nous avons besoin du compost, nous avons besoin de l'air, nous avons besoin du soleil, nous avons besoin de la pluie.
Et un pratiquant a besoin de toutes ces conditions afin de réussir dans sa culture du bonheur, sa culture de l'esprit.
L'esprit est la terre, l'esprit est le terrain, l'esprit est le jardin, et si le terrain a été laissé non cultivé pendant longtemps, il devient très dur, de nombreuses mauvaises graines ont été plantées, et il y a beaucoup d'épines, beaucoup de mauvaises herbes qui poussent.
Il n'y a pas de fleurs, pas de fruits, rien de bien, parce que le terrain a été laissé non cultivé pendant longtemps.
Alors beaucoup d'entre nous ont laissé leur esprit non cultivé pendant longtemps, et nous avons des mauvaises graines, les graines de la colère, de la peur, du désir, et ainsi de suite, enracinées dans la terre, et nous avons investi beaucoup de non bonheur et de souffrance.
Ainsi, nous avons besoin d'un jardinier afin de prendre soin du terrain.
Et qui est le jardinier ?
L'esprit d'éveil, la bodhicitta, le désir de pratiquer.
C'est le jardinier.
Nous avons un jardin, nous avons besoin d'un jardinier.
La volonté de pratiquer, le désir de pratiquer, et dans la tradition bouddhiste, nous appelons ce jardinier l'esprit d'amour, l'esprit d'éveil, l'esprit, l'intention d'apporter l'amour, l'intention d'apporter la compréhension, l'éveil, c'est pourquoi nous avons besoin d'un fermier, d'un jardinier.
Et nous l'avons, nous sommes ce fermier, nous sommes ce jardinier, parce que nous avons l'intention de prendre soin de notre terrain, de faire une révolution, de commencer à cultiver le terrain.
Nous avons cette sorte d'énergie.
Si quiconque d'entre nous a l'intention de pratiquer, il est un jardinier, il a l'esprit d'amour, il a l'esprit d'éveil.
Nous avons besoin de l'intention de pratiquer, nous avons besoin d'un jardinier.
Et alors nous avons besoin des graines. Bien sûr, nous devons rendre le terrain possible à cultiver, et nous avons besoin de la graine à planter, mais nous ne nous faisons pas de soucis pour les graines, parce que nous savons que les bonnes graines sont en nous.
Nous n'avons pas besoin d'apporter les graines de l'extérieur.
Si le terrain est cultivé, nous avons déjà les graines enterrées profondément dans la terre.
Et si nous savons comment arroser la terre, nous savons comment apporter les éléments de nourrissement, alors le terrain de notre esprit apportera des fleurs et des fruits de bonheur.
Et nous avons aussi besoin d'un environnement, et c'est une sangha.
Nous avons besoin du soleil, nous avons besoin de la pluie, et la sangha, la communauté de pratique, peut nous guider, peut nous aider, peut nous soutenir, peut nous protéger, peut nous fournir afin que nous réussissions dans notre essai de transformer la terre, de cultiver la terre, de planter les graines, et de récolter.
Et nous avons toutes ces conditions.
La graine d'amour, nous l'avons.
Tout le monde a la capacité d'aimer.
La graine de compréhension, nous l'avons.
Nous sommes capables d'être en pleine conscience, d'être compréhensifs, d'aimer, et avec la pratique, comme jardinier, nous pouvons faire éclore les fleurs, les fruits d'amour, de compréhension, et de bonheur.

Le plus grand des miracles
Dans la tradition bouddhiste, nous disons que le dharma est bon au début, que le dharma est bon au milieu, et que le dharma est bon à la fin.
Cela signifie qu'aussitôt que vous prenez le dharma et commencez à pratiquer, le bonheur et la paix et la joie sont déjà possibles.
Vous ne devez pas attendre le futur afin de commencer à expérimenter la paix, la compassion, la joie, et le bonheur.
Il n'y a pas de chemin vers le bonheur.
Le bonheur est le chemin.
Il n'y a pas de chemin vers la paix.
La paix est le chemin.
Il n'y a pas de chemin vers l'éveil.
L'éveil est le chemin.
Et ceci est très vrai dans cette pratique.
Supposons que vous parlez de l'éveil.
Vous pensez que vous devez vous efforcez très dur afin d'atteindre d'éveil, après cinq années, ou dix années, ou une vie entière.
Mais ce n'est pas le cas.
L'éveil peut être possible dans l'ici et maintenant.
L'éveil est toujours l'éveil de quelque chose, et cet éveil peut être cultivé.
Quand vous pratiquez la respiration en pleine conscience par exemple, vous inspirez simplement et devenez conscient de votre inspiration.
Et quand vous inspirez, vous obtenez l'éveil que vous inspirez.
La conscience de la respiration est une forme d'éveil.
Il y a des personnes qui inspirent et expirent toute la journée mais qui ne savent pas qu'elles inspirent et expirent.
Et quand vous inspirez en pleine conscience, vous êtes conscient du fait que vous inspirez, c'est déjà le début de l'éveil.
Vous êtes éveillé au fait que vous inspirez.
Il y a la lumière, il y a la compréhension, il y a la vision que vous êtes là et que vous inspirez.
Et si la pratique va un peu plus en profondeur, vous obtenez l'éveil plus profondément.
Inspirant, vous remarquez soudainement que vous êtes vivant.
« Inspirant, je trouve que je suis vivant, encore vivant. »
Et c'est un fait, parce que quelqu'un qui est déjà mort ne peut plus inspirer.
Et parce que vous inspirez, vous savez que vous êtes vivant, c'est une découverte, c'est un éveil, et vous touchez un miracle, le miracle d'être vivant.
Chers amis, d'être vivant, d'être encore vivant est un miracle, et c'est le plus grand des miracles d'être vivant, et nous obtenons cet éveil juste en inspirant.
Donc l'éveil est possible juste ici et juste maintenant, et cet éveil peut apporter le bonheur, peut apporter la joie, et c'est pourquoi quand vous expirez, vous pouvez déjà célébrer le fait que vous êtes vivant.
Le bonheur est possible juste ici et maintenant, l'éveil aussi, la joie aussi, et c'est le dharma qui est bon au début, bon au milieu, et bon à la fin, et vous ne devez pas souffrir en pratiquant le dharma.
Pratiquer le dharma est une chose très agréable, qui apporte la concentration, la pleine conscience, compassion, compréhension, et bonheur tout de suite.
Quand vous inspirez et que vous ramenez votre esprit à votre corps, vous vous connectez à votre corps, vous entrez en contact avec votre corps, vous savez que vous avez un corps, vous êtes conscient que vous avez un corps, vous êtes éveillé au fait que vous avez un corps.
Beaucoup d'entre nous passons deux heures, trois heures avec nos ordinateurs, et nous sommes complètement perdus, et nous ne nous souvenons pas que nous avons un corps, et de cette façon, nous devenons aliénés de notre corps, et si nous continuons comme cela, un jour, nous sommes très malade.
Si nous devenons aliéné de notre corps, nous ne savons pas que nous sommes vivant sur Terre, nous sommes séparé de notre corps, de la Terre mère, de l'air, de l'eau, des arbres.
Et c'est pourquoi inspirer est un acte d'éveil, un acte de compassion, parce que quand vous ramenez votre esprit à votre corps, vous êtes gentil avec votre corps, vous vous connectez à votre corps, et si vous savez comment relâcher les tensions de votre corps en expirant, c'est un acte de compassion dirigé vers votre corps, alors la compassion, l'amour, la compréhension, le bonheur, l'éveil, tout est possible avec juste une inspiration ou un pas fait en pleine conscience.

Toucher l'éternité dans le moment présent
Nous ne pratiquons pas afin de renaître dans une Terre Pure lointaine, ou dans le Royaume de Dieu dans le futur.
Nous pratiquons afin de revenir à la vie, dans l'ici et maintenant, et si nous sommes capables de toucher profondément les merveilles de la vie, la merveille de notre corps, de la planète Terre, du soleil, de la rivière, des constellations, nous pouvons toucher les merveilles de la vie dans l'ici et maintenant et obtenir la satisfaction dans le moment présent.
Nous ne devons pas mourir afin de d'aller au Royaume de Dieu et de faire cette expérience.
En fait, nous devons être très vivants, et être vivant est possible.
Avec une inspiration, vous pouvez revenir dans l'ici et maintenant, corps et esprit ensemble, complètement établi dans l'ici et maintenant, et vous êtes en position de toucher votre corps, d'entrer en contact avec votre corps.
Vous êtes dans une position d'entrer en contact avec la belle planète Terre, avec le beau cosmos qui est là disponible dans l'ici et maintenant, et cela peut apporter un sentiment de satisfaction, juste dans l'ici et maintenant.
Nous ne cherchons pas l'éveil, la satisfaction dans le futur, nous touchons l'éternité dans le moment présent, parce que l'éternité est disponible dans le moment présent.
C'est comme l'eau qui est disponible dans la vague.
Quand vous touchez la vague, vous touchez l'eau, quand vous touchez le moment présent avec pleine conscience et concentration profonde, vous pouvez toucher l'éternité, et c'est la pratique.
Donc la satisfaction du moment présent est notre pratique, et ceci est possible avec pleine conscience et concentration.
La pleine conscience et la concentration sont deux sortes d'énergie qui peuvent être générées toute la journée.
Quand vous vous brossez les dents, vous pouvez choisir de vous brosser les dents en pleine conscience, et vous réjouir de chaque moment du brossage des dents.
Vous n'essayez pas de finir de vous brosser les dents afin de faire autre chose.
C'est merveilleux de vous brosser les dents. C'est le dharma, et vous pouvez choisir de rester dans la Terre Pure du Bouddha, dans le Royaume de Dieu en vous brossant les dents.
Vous n'essayez pas de vous dépêcher de finir afin de faire autre chose.
Et vous apprenez l'art du brossage des dents de terre façon que durant le temps du brossage de dents, vous ayez la liberté, vous ayez la joie, vous restiez vivant.
Et les deux minutes ou trois minutes du brossage de dents est méritent d'être vécues, parce que pendant ces moments, vous pouvez aussi toucher l'éternité, vous pouvez aussi toucher toutes les merveilles de la vie dans ces moments, grâce à la pleine conscience et à la concentration.
Le plus vous êtes concentré, le plus vous êtes en pleine conscience, le plus profondément vous touchez les merveilles de la vie, et la satisfaction peut être atteinte.
Vous n'avez pas besoin de pouvoir, d'argent, de succès, de sexe, afin d'obtenir ce genre de satisfaction.
Vous apprenez à vous asseoir de telle façon que la satisfaction soit possible en étant assis à chaque moment.
Nous pouvons nous asseoir d'une façon qui laisse notre corps se relaxer.
Nous pouvons nous asseoir de façon que nous soyons pleinement vivant.
Nous pouvons nous asseoir de telle façon que nous devenions une personne libre, n'étant pas emporté par les soucis et les regrets concernant le passé, n'étant pas emporté par les peurs et les incertitudes à propos du futur.
Asseyez-vous comme une personne libre, et ceci est possible avec la pratique de l'assise en pleine conscience, de la respiration en pleine conscience, vous pouvez vous réjouir de chaque inspiration et expiration, et rester vivant, et toucher les merveilles de la vie dans le moment présent.

Toutes les fleurs sont impermanentes
Vous devez vous entraîner pour le bonheur, le bonheur doit être cultivé.
Et comment ?
Avec la pleine conscience et la concentration.
La pleine conscience et la concentration sont deux sortes d'énergie qui apportent toujours la vision profonde.
La vision profonde est la compréhension, la vision profonde est à propos de l'éveil.
Quand vous entrez en contact avec votre souffrance, vous en venez à comprendre la nature de votre souffrance, c'est une sorte de vision profonde, c'est une sorte d'éveil, parce que la compréhension, la vision profonde, apportent toujours la libération, la liberté, et la compassion.
Nous savons que la souffrance est une sorte de fleur.
Les fleurs du mal.
Le bonheur est aussi une sorte de fleur, et les deux, souffrance et bonheur, sont impermanents.
Dans notre jardin, nous cultivons les fleurs de bonheur, nous cultivons les fleurs de joie, parce que nous voulons produire des fleurs de joie et de bonheur.
Mais en même temps, nous savons que les fleurs de bonheur sont impermanentes.
Toutes les fleurs sont impermanentes.
Mais vous pratiquez de telle façon que nous ne devenons pas désespérés et plein de soucis quand les fleurs deviennent quelque chose d'autre, comme les détritus, le compost.
Parce que si nous savons que les fleurs sont impermanentes, nous ne souffrons pas.
Et c'est pourquoi quand les fleurs deviennent des détritus, nous ne souffrons pas, parce que nous savons comment cultiver d'autres fleurs.
Fleurs après fleurs.
Et nous savons comment bien utiliser les fleurs qui sont devenues des détritus afin de nourrir une nouvelle génération de fleurs.
C'est comme quand vous faites pousser une fleur de lotus, vous savez que vous ne pouvez pas faire pousser les fleurs de lotus sur le marbre.
Vous devez les faire pousser dans la boue.
Sans boue, vous ne pouvez pas avoir de belles fleurs de lotus.
Donc la souffrance a une sorte de rôle dans la confection des fleurs.
Et si nous sommes un bon pratiquant, nous ne discriminons pas contre la souffrance.
Nous voyons, nous regardons profondément, et nous voyons la valeur de la souffrance, l'utilité de la souffrance, comme un jardinier biologique, nous savons comment préserver les détritus, les déchets, afin de les transformer en compost pour nourrir les fleurs.
Vous ne devez rien jeter si vous êtes un bon jardinier biologique.
Donc un bon pratiquant n'a pas peur de la souffrance, il peut sourire à la souffrance, parce qu'il sait comment faire une bonne utilisation de la souffrance afin de nourrir le bonheur.
Et c'est la façon de cultiver le terrain de l'esprit.
Vous n'avez pas peur de la souffrance.
Nous devrions comprendre la nature de la souffrance, nous devrions voir la valeur, l'utilité de la souffrance, et nous devrions être capables de faire une bonne utilisation de la souffrance afin de développer, de nourrir les fleurs du bonheur.
Et nous savons que les fleurs de la souffrance sont aussi impermanentes, c'est pourquoi nous n'en avons pas peur.
À la fois le bonheur et la souffrance sont impermanents, et il y a une connexion, une connexion très profonde, entre la souffrance et le bonheur. Sans l'un, l'autre ne peut pas être.
D'habitude, avec notre esprit de discrimination, nous voulons choisir seulement le bonheur, nous voulons jeter la souffrance, parce que nous n'avons pas la sagesse de non-discrimination.
Supposons que nous regardions ce morceau de papier, et nous pouvons distinguer entre le côté gauche et le côté droit.
Et nous savons très bien que le gauche et le droit inter-sont.
Le gauche et le droit reposent l'un sur l'autre afin de se manifester.
Sans le gauche, le droit ne peut pas être.
Sans le droit, le gauche ne peut pas être.
Si vous êtes politiquement de gauche, vous ne devriez pas souhaiter que la droite disparaisse complètement, parce que si elle disparaît complètement, vous disparaissez aussi en même temps.
Le gauche et le droit ne peuvent pas être par eux-mêmes tout seuls.
Ils doivent inter-être ensemble.
Ce sont les enseignements de l'inter-être du Bouddha.
Alors regardons la souffrance et le bonheur avec notre vision profonde de l'inter-être.
Sans souffrance, il n'y a pas de bonheur.
Sans bonheur, il n'y a pas de souffrance.
La fleur et les détritus inter-sont, et nous devons être habile comme jardinier, nous ne devrions pas discriminer, nous devrions faire une bonne utilisation de la souffrance afin de faire grandir, de nourrir nos fleurs.
Il y a une connexion profonde entre les deux.
Nous n'essayons plus de fuir notre souffrance, nous voulons embrasser notre souffrance profondément, avec pleine conscience et concentration afin de comprendre.
Et la compréhension apportera la compassion, soulagement et guérison, et les fleurs du bonheur.

( Cloche )

Engagement
Avoir l'occasion de rester ensemble pendant six jours est très rare, et il est possible pour nous de faire une bonne utilisation de notre temps ensemble.
Nous devrions être capables d'investir chaque moment de notre temps ensemble afin de générer l'énergie de la pleine conscience, de la concentration et de la vision profonde.
C'est l'énergie du jardinier.
Si le jardinier est un bon jardinier, c'est parce qu'il est fait de l'énergie de la pleine conscience, de la concentration et de la vision profonde.
Et avec ces trois énergies, il sera certainement capable de produire les fleurs de bonheur et de joie, et de transformer les fleurs, les détritus de souffrance et de désespoir.
Je promets de faire de mon mieux.
Je promets d'être avec mon inspiration et mon expiration, où que je me trouve.
Dans une salle de bain, dans une salle de méditation, marchant à l'extérieur, me brossant les dents, mangeant mon petit déjeuner, je promets de rester avec moi-même, de laisser mon esprit être avec mon corps.
Je promets que chaque pas que je fais sois un pas en pleine conscience, je veux rester dans l'ici et maintenant à chaque pas, je ne veux pas me perdre dans le futur et dans le passé, et chacun d'entre nous devrait faire cette promesse.
Nous allons faire une bonne utilisation de notre temps ensemble, afin de générer l'énergie de la pleine conscience, de la concentration, qui devrait amener la vision profonde.
Et le bonheur et le succès de notre retraite dépend de cet engagement.
C'est un plaisir de combiner notre pratique pour générer ensemble ces merveilleuses énergies de pleine conscience, concentration et vision profonde, les fondations de tout bonheur, paix et joie.
Chaque jour, nous aurons une heure pour pratiquer la méditation marchée ensemble, mais le reste de la journée, à chaque fois que nous avons besoin de bouger d'un endroit à un autre, appliquons l'art de la marche en pleine conscience et réjouissons-nous de chaque pas.
Vivant dans le monde, nous avons l'habitude de courir, de marcher et de courir rapidement, donc il y a une sorte d'habitude de courir, et la pratique de la respiration en pleine conscience nous aide à reconnaître l'habitude de courir, afin que nous puissions ralentir et nous réjouir de chaque respiration.
Chacun de vos pas en pleine conscience contribue à faire se manifester le Royaume de Dieu dans l'ici et maintenant.
Ne nous privons pas du Royaume, de la Terre Pure.
Le Royaume et la Terre Pure sont possibles dans l'ici et maintenant avec nos inspirations et expirations en pleine conscience, avec des pas en pleine conscience.
Ensemble, nous rendons le Royaume disponible pour chacun de nous dans l'ici et maintenant.
Et quand nous nous lavons les dents, quand nous mangeons notre petit déjeuner, quand nous prenons une douche, nous pouvons toujours nous réjouir de ces moments avec notre respiration en pleine conscience, et nous sentir vivant, et nous réjouir de chaque moment.
Je vous verrai demain matin pour la méditation marchée.
Merci.

( Cloche )

 


 

 

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