Télévision - Près de 80 000 personnes en Allemagne et environ 65 000 en France sont nées sourdes ou le sont devenues... 
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TV - SOURDS

PRÉSENTATION

- 04.05.2015LE CRI DE COLÈRE DES SOURDS - Arte dans lémission "28 minutes" au lien #le_cri_de_colere_des_sourds
Avec le témoignage d' Emmanuelle Laborit, comédienne et directrice de l' International Visual Théâtre.

- 24.04.2015 LE VILLAGE DU SILENCE - Documentaire vidéo VOSTF (58'23) : http://rutube.ru/video/69b056ea8968f8a8598277c9c5df8814/
Sous-titres : http://telescoop.tv/browse/954499/le-village-du-silence.html
A Fischbeck, des jeunes gens sourds et aveugles peuvent développer leurs sens et leur créativité.
À travers des portraits d’une grande sensibilité, découverte d’une institution allemande exemplaire, qui prend en charge des jeunes gens sourds et aveugles. Les trois sens dont ils disposent, à savoir l’odorat, le toucher et le goût, sont mis en valeur par l'équipe d'éducateurs qui les aident ainsi à développer leur créativité artistique.

- 16.12.2014 LE PAYS DES SOURDS (1h35) présenté sur France 2 - Deux parties :
Vidéo Partie 1 : http://rutube.ru/video/5c1fd087522d8868e10cf00cc40bdb9d/ (49'21)
Vidéo Partie 2 : http://rutube.ru/video/c64300a910a0c8ef6b424be6a24ecb90/ (46'03)
Sous-titres : http://telescoop.tv/browse/776545/le-pays-des-sourds.html
À quoi ressemble le monde pour les milliers de gens qui vivent dans le silence ?

- 9.12.2014 LA SUITE AVEC L'EQUIPE DU FILM "LA FAMILLE BELIER" - Le Grand Journal du 09/12/14 Vidéo (18'43) : http://rutube.ru/video/762159c5254d6a41d0d6b9bb6b210489/
Sur internet (18'43) : http://www.canalplus.fr/redirect_pfv.php?vid=1180192
Sous-titres : http://telescoop.tv/browse/766357/le-grand-journal-la-suite.html

- ajouté le 20.03.2015 : B.O La Famille Bélier - Je vole by Louane (alias Paula Bélier) Vidéo (3'27) : https://www.youtube.com/watch?v=qdyiGr2Dym0
Paroles : http://www.paroles.net/louane/paroles-je-vole et http://paroles-et-traduction.com/paroles-louane-vole-famille-belier/

- 26.09.2014 LES IMPLANTS COCHLÉAIRES Arte - Magazine vidéo VOSTF (26'08) : http://rutube.ru/video/71d9b745ff45ef471e4774b9438f7fdf/
Sur internet : http://future.arte.tv/fr/implants-cochleaires
Dossier "album" Facebook : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=761395863921221&set=a.723185397742268.1073741848.100001524447567&type=1
Transcription : http://telescoop.tv/ browse/662791/1/ x-enius.html
Près de 80 000 personnes en Allemagne et environ 65 000 en France sont nées sourdes ou le sont devenues... 
Comment les faire accéder au monde des sons et du langage parlé ? "X:enius" explique comment les implants cochléaires permettent de traiter la surdité.

- 02.10.2014 LE SCANDALE DES PROTHESES AUDITIVES - Le scandale des prothèses auditives (1h11) : France 5 La quotidienne au lien #le_scandale_des_protheses_auditives
La France compte 6 millions de malentendants, mais seuls 1,5 millions d'entre eux bénéficient de prothèses auditives.
Au-delà du déni de surdité qui frappe un grand nombre de déficients auditifs en début de diagnostic, les prix prohibitifs des prothèses en France n’aident pas ceux qui en auraient besoin à sauter le pas.

 

PRÉSENTATION :

 

Dossier relatif aux émissions de télévision concernant le domaine de la santé et pour réfléchir !

Il s'agit de comprendre comment la télévision nous renvoie les informations relatives à la santé.

Les transcriptions écrites sont faites avec l'aide des sous-titres.
- Site de Télé Scoop pour les scripts des sous-titres : http://telescoop.tv/

 

Voir aussi un dossier au lien http://www.conscience33.fr/Le_cancer.html



 


LE CRI DE COLÈRE DES SOURDS


Arte - Lundi 4 mai 2015 à 20h05 dans l'émission "28 minutes"

VIDÉOS - L'EMISSION - TRANSCRIPTION ÉCRITE

LE CRI DE COLÈRE DES SOURDS
Avec le témoignage d' Emmanuelle Laborit, comédienne et directrice de l' International Visual Théâtre.


Photo de l'album de Facebook



Vidéo de la partie relative aux sourds :
http://rutube.ru/video/3d0b7f9159935eca84b224ecbd36d858/ (13'51)
(13 premières minutes de l'émission complète)


Vidéo de l'émission complète en replay
http://www.arte.tv/guide/fr/057877-052/28-minutes?autoplay=1 (40')

Télécharger avec Captvty :
http://captvty.fr/





L'ÉMISSION :

Lu au lien : http://www.arte.tv/guide/fr/057877-052/28-minutes?autoplay=1

Le cri de colère des sourds

Emmanuelle Laborit, comédienne révélée par " Les Enfants du silence", est née sourde. En faisant de son handicap un atout, elle a joué dans plusieurs longs-métrages et pièces de théâtre, et a même reçu un Molière en 1993.
En 2007, elle relance l'International Visual Theatre, un carrefour culturel qui sert salle de spectacles, de maison d’édition, de lieu de création artistique et d’école de langue des signes où se croisent sourds et entendants.
« Mon combat à moi porte sur l'artistique, et non sur la surdité », affirme-t-elle.

La comédienne et directrice de l’International Visual Théâtre, Emmanuelle Laborit, est notre invitée ce soir à 20h05.
Le prochain spectacle de l’IVT, Butterfly, débute le 9 juin prochain.

Lu au lien : http://28minutes.arte.tv/blog/chronique/le-cri-de-colere-des-sourds/

Emmannuelle Laborit est sourde, et alors ? Actrice de cinéma et de théâtre, elle a relancé l’International Visual Theatre, un lieu où l’on peut être sourd, muet, entendant… qu’importe, tant qu’on a du talent. S’y côtoient acteurs, écrivains, metteurs en scène, pour l’amour de l’art. « Mon combat à moi porte sur l’artistique et non sur la surdité », un cri du cœur loin d’être inaudible.


COMMENTAIRE :

- Lu dans Sourd net : https://www.facebook.com/sourds.net
... Bravo l'interprète   j'ai bien aimé les réponse de E. Laborit.

- Lire dans le site Sourd net : http://www.sourds.net/2015/05/04/le-cri-de-colere-des-sourds-28-minutes-arte/

 

AUTRES INFORMATIONS :

- Une Communauté sur Facebook : Sourds en Colère https://www.facebook.com/SourdsEnColere

- Un article de Libération concernant Emmanuelle Laborit : "Elle dépasse l'entendement" (12.01.2007) :
http://www.liberation.fr/portrait/2007/01/12/elle-depasse-l-entendement_81662
"Elle n'est pas bavarde, Emmanuelle Laborit. On s'est planté, elle est pire. C'est une pipelette qui adore avoir le mot de la fin..."

- EMMANUELLE LABORIT sur Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuelle_Laborit
"Emmanuelle Laborit est née le 18 octobre 1971 à Paris.
Née sourde, elle est la petite-fille du scientifique Henri Laborit (1914-1995) et la fille du psychanalyste et psychiatre Jacques Laborit et l'épouse de Jean Dalric....

Elle a reçu le Molière de la révélation théâtrale, en 1993, pour son rôle dans Les Enfants du silence, adapté de la pièce américaine du même nom écrite par Mark Medoff : elle est la première comédienne sourde à avoir reçu, en France, une telle récompense. Elle devient aussi l'ambassadrice de la langue des signes en France (LSF).

Son livre autobiographique "Le Cri de la mouette", publié en 1994, obtient le Prix Vérité de la ville du Cannet la même année..."



TRANSCRIPTION DE L'ÉMISSION À PARTIR DES SOUS-TITRES :

- Une transcription est proposée par TéléScoop au lien :
http://telescoop.tv/browse/969104/1/28-minutes.html?q=28+minutes

- Transcription écrite :

ELISABETH QUIN :
... Mais nous recevons d'abord la divine comédienne et activiste sourde Emmanuelle Laborit.
"Le cri de la mouette", c'était elle.
Bonsoir, Nadia. Bonsoir, Pierre Haski.
Bonsoir, Yoann Robert.
Vous êtes l'interprète d'Emmanuelle Laborit.
Bonsoir Emmanuelle Laborit.

EMMANUELLE LABORIT - COMEDIENNE, DIRECTRICE DE L'INTERNATIONAL VISUAL THEATRE
Bonsoir. Ce n'est pas mon interprète, c'est aussi le vôtre pour ce soir.

ELISABETH QUIN :
Vous avez raison.
C'est aussi une réciprocité et nous devrions y penser plus souvent.
On y reviendra quand on parlera de télévision et du problème que représente les sourds.
Libération avait fait un portrait de vous, il y a quelques années, dans lequel la journaliste écrivait que vous étiez une véritable pipelette.
Êtes-vous d'accord avec cette définition ?

EMMANUELLE LABORIT :
Oui, mais c'est un peu le fantasme sur les sourds : on se dit qu'ils sont renfermés sur eux, muets, c'est un peu le cliché.
Sur une question, je peux discuter des heures, effectivement.

ELISABETH QUIN :
On y revient après l'Expresso.
Tout d'abord un expresso un peu particulier, pour vous Emmanuelle Laborit.

L'EXPRESSO :
Avant de vendre des Rafales aux pétromonarques, Laurent Fabius eu d'autres ambitions que le commerce.
En 1991, humble président de l'Assemblée nationale, il faisait amender la loi 91-73 pour qu'elle reconnaisse aux familles le droit de choisir un enseignement bilingue langue des signes - français pour leurs enfants sourds, ce qui était impossible.
Merci Laurent.
Mais depuis, à peine 5 % des jeunes sourds ont accès à un dispositif d'enseignement en langue des signes.
C'est mince, d'autant que 500 000 français sont sourds comme un pot parmi nos 5 millions de concitoyens durs de la feuille.
Autant de personnes qui souhaiteraient acheter, à défaut d'un Rafale, un ticket de cinéma français.
Car nos sourds ont souvent une connaissance encyclopédique du nanard, grâce au télétexte.
Mais en salles, à part "Marie Heurtin", un film sur une gamine aveugle et sourde, le sous(titrage systématique pour malentendant est une exception.
Même pour jouer des rôles de sourds, les sourds sont exclus.
Dans la famille Bélier, le carton "sourd-friendly" aux 7 millions d'entrées, comme dans les "Enfants du silence" à la Comédie Française, la pièce emblématique qui avait moliérisé Emmanuelle Laborit 20 ans plus tôt.
Il est temps de jouer un autre air.
Le sacre du tympan par exemple...
FIN DE L'EXPRESSO


ELISABETH QUIN :
"Le sacre du tympan", en hommage à Emmanuelle Laborit.
On sait que vous êtes sourde de naissance.
A quel âge avez-vous appris la langue des signes, qui est la deuxième langue officielle de la République ?
Combien de temps vous a-t-il fallu pour la maîtriser complètement ?

EMMANUELLE LABORIT :
Je l'ai découverte grâce à des adultes sourds que j'ai rencontré à 7 ans, à IVT : International Visual Theatre, dont je suis la directrice maintenant.
Je ne pourrai pas vous dire en combien de temps j'ai appris cette langue.
Ça s'est fait de façon très brève, très instinctive, sans y penser.
Je trouvais enfin quelque chose qui m'était naturel, une langue qui me correspondait.
Je pouvais l'utiliser pour m'exprimer, je pouvais avoir du recul sur cette langue, la comprendre, discuter, me corriger.
Ça a permis de construire mon identité.

ELISABETH QUIN :
Comment expliquez-vous que pendant si longtemps on a empêché les enfants, voire les adultes d'apprendre cette langue ?

EMMANUELLE LABORIT :
C'est la question qui revient très régulièrement.
Il vaudrait mieux la poser aux politiques, aux médecins qui ont participé à cette interdiction.
Qui veulent absolument réparer les sourds, comme des malades qu'il faut soigner.
J'essaie de comprendre, mais jusqu'à présent je n'ai jamais compris pourquoi.

PIERRE HASKI :
La République a traité la langue des signes comme elle a traité le breton et les autres langues régionales.
Le centralisme français l'a emporté.

EMMANUELLE LABORIT :
La langue des signes et la langue naturelle des sourds, ce n'est pas une langue optionnelle.
Je n'ai pas cette vision-là.
Pour moi, c'est une langue qui leur est vitale, qui leur permet d'échanger, de s'exprimer sur des concepts.
Beaucoup de sourds ont été empêchés à cause de ce qu'on appelle l'oralisme, vouloir à tout prix les faire parler.
Sans avoir accès à la connaissance, à l'éducation.
Quand on veut être citoyen, il est important de connaître le pays où on vit.
Ce n'est pas comme un choix d'une langue régionale parce qu'on y a ses racines.

ELISABETH QUIN :
...

EMMANUELLE LABORIT :
Je trouve cela fantastique, magnifique, génial, super.
C'est la preuve que les sourds ne sont pas propriétaires de la langue des signes.
C'est une langue qu'il faut partager pour pouvoir communiquer tous ensemble.
Les enfants entendants apprennent très vite les langues contrairement aux adultes.
Les enfants sont comme des éponges, ils absorbent tout.
C'est comme quand ils apprennent une langue orale, c'est un peu long car il faut attendre que l'appareil phonatoire soit prêt.
La langue des signes peut arriver beaucoup plus tôt.

ELISABETH QUIN :
Est-ce qu'un sourd lit naturellement sur les lèvres ?
On se souvient du film de Jacques Audiard "sur mes lèvres".
On a des images des fantasmes d'espions.
Pierre Haski évoquait des hommes politiques qui se masquent la bouche à l'Assemblée.

EMMANUELLE LABORIT :
Personnellement, je ne suis pas très forte à ça.
Ce fantasme de pouvoir lire sur les lèvres avec des jumelles, ça reste de l'ordre du fantasme.

ELISABETH QUIN :
Nadia, un sujet qui fâche. "La famille Bélier".

NADIA DAAM :
"La famille Bélier", c'est un carton avec près de 7 millions d'entrées.
C'est un film qui est sensé rassembler les gens autour de belles valeurs.
C'est aussi un film qui a divisé.
Le film raconte l'histoire d'une adolescente entendante, dont les deux parents et le frère sont sourds, qui se découvre un talent pour la musique.
Ce film a déplu à beaucoup de personnes.
Pour Rebecca Atkinson, journaliste britannique au Guardian, le film est "une insulte aux sourds ni plus ni moins".
Elle évoque plusieurs raisons.
Pour plusieurs raisons, d'abord, parce que ce sont des acteurs entendants qui interprètent des personnages sourds.
Il n'y a que deux vrais sourds dans le film, qui jouent des rôles très mineurs.
Ensuite, il y a le cliché de l'utilisation de la musique pour traiter de la surdité, de ces pauvres sourds qui ne peuvent pas écouter Michel Sardou.
Enfin, c'est un reproche qui a été fait en France aussi, dans le film, la langue des signes n'est pas au point du tout.
Il y a des erreurs, des maladresses, des signes qui ne sont pas les bons.
La preuve, à l'avant-première, à Toulouse, le public sourd a dû lire les sous-titres parce qu'il ne comprenait pas la langue signée à l'écran.
La solution ne serait-elle pas que les réalisateurs engagent des acteurs sourds pour jouer des personnages sourds ?

EMMANUELLE LABORIT :
Pour moi, en tant qu'artiste, je comprends que l'on embauche des comédiens entendants pour jouer des sourds, ça peut être un défi dans leur métier.
Il y a beaucoup d'entendants qui viennent apprendre la langue des signes en intensif, sur une quinzaine de semaines, pour acquérir des bases.
Pour vraiment pouvoir s'exprimer, c'est beaucoup plus long.
Que le film marche, pour des personnes qui ne connaissent pas du tout le monde des sourds, on peut voir cette langue des signes, la trouver belle.
Je respecte le travail de ces deux comédiens.
J'admire les comédiens.
J'admire beaucoup Karin Viard.
Elle fait son maximum pour être crédible dans ce rôle.
Les entendants peuvent se faire avoir et voir la langue des signes comme un code facile à apprendre, il ment.
De subtilité.
Le film est ce qu'il est.
Il est bien.
On voit clairement que ce ne sont pas des vrais

PIERRE HASKI :
Le réalisateur vit grâce à la présence de Karin Viard et des autres acteurs, le film a une visibilité et un succès important.
Est-ce que c'est une chance ou une malédiction pour les sourds ?

EMMANUELLE LABORIT :
Pour moi, c'est une chance puisque ça parle la langue des sourds.
Je me dis que c'est très dommage car il y a des comédiens sourds qui sont vraiment de grande qualité : Simon Attia, Chantal Liennel.
...
Je trouve dommage de ne pas faire appels à ces talents.

ELISABETH QUIN :
Emmanuelle Laborit aurait pu jouer le rôle de la mère.
On ne vous l'a pas proposé ?

EMMANUELLE LABORIT :
Non. Peut-être que le réalisateur n'avait pas envi de travailler avec moi.

ELISABETH QUIN :
Il y a 80 comédiens sourds en France qui ne trouvent pas d'emploi, ou sont sous-employés.

EMMANUELLE LABORIT :
Pour eux, c'est un combat de tous les jours.
Intermittent du spectacle, c'est déjà pas facile quand on est entendant.
Quand on est sourd, c'est double peine.
La majorité des lieux et des créations sont faites par des entendants.
Les sourds sont obligés de se battre pour y avoir accès.
C'est très difficile pour eux.
Cela veut dire qu' il va falloir faire appel à l'interprète, revoir les conditions de travail, donc ça fait peur à beaucoup de gens qui n'ont pas envie de s'engager.
Alors qu'au contraire, ça pourrait être d'une grande richesse et être quelque chose de très très bien.

PIERRE HASKI :
Lors des attentats de janvier, on a reproché, notamment à la télévision, de ne pas avoir sous-titré en langue des signes le discours du Président Hollande qui réagissait à ce qui s'était passé.
...

EMMANUELLE LABORIT :
En France, on est en retard pour plein de choses.
Pas que pour les sourds, même pour la place des homosexuels, ou quelque fois les minorités qu'elles soient culturelles ou religieuses.
Même les personnes en fauteuil roulant, on est en retard sur énormément de choses.
C'est un combat de tous les jours.
Ce n'est pas normal.
Être obligé d'attendre encore trente, quarante ans pour avoir accès au même niveaux que les entendants.
C'est quelque chose qu'il faudrait faire tout de suite.
A chaque fois des bonnes excuses.
Un problème financier, ou pour un autre motif.
Je n'accepterai jamais ces excuses.

ELISABETH QUIN :
Merci Emmanuelle Laborit.
Vous êtes radieuse.
Et merci à l'interprète, Yoann Robert.


 


LE SCANDALE DES PROTHESES AUDITIVES


France 5 -Jeudi 2 octobre 2014 dans l'émission "La quotidienne"

VIDÉOS - L'EMISSION - TRANSCRIPTION ÉCRITE

La France compte 6 millions de malentendants, mais seuls 1,5 millions d'entre eux bénéficient de prothèses auditives.
Au-delà du déni de surdité qui frappe un grand nombre de déficients auditifs en début de diagnostic,
les prix prohibitifs des prothèses en France n’aident pas ceux qui en auraient besoin à sauter le pas.


Photo de l'album de Facebook



Vidéo sur Rutube :
http://rutube.ru/video/15779d3a6277c0445d28a88b7326ce20/ (29'57)


Vidéo sur Youtube :
https://www.youtube.com/watch?v=F-zFvMuud9s (30'01)


Vidéo de l'émission complète en replay
http://www.france5.fr/emissions/la-quotidienne/diffusions/02-10-2014_266597

Télécharger avec Captvty :
http://captvty.fr/





L'ÉMISSION :

Lu dans le dossier de "La quotidienn" au lien : http://www.france5.fr/emissions/la-quotidienne/diffusions/02-10-2014_266597

La France compte 6 millions de malentendants, mais seuls 1,5 millions d'entre eux bénéficient de prothèses auditives.
Au-delà du déni de surdité qui frappe un grand nombre de déficients auditifs en début de diagnostic, les prix prohibitifs des prothèses en France n’aident pas ceux qui en auraient besoin à sauter le pas.



COMMENTAIRE :

Lu au lien : http://www.france5.fr/emissions/la-quotidienne/diffusions/02-10-2014_266597

La Quotidienne : En septembre 2013, la Cour des Comptes a dénoncé "des prix opaques et une concurrence limitée entre les principaux producteurs de prothèses auditives". Que répondez-vous à cela ?  Comment justifier le prix exorbitant d’une aide auditive en magasin dont le prix au départ est de 50 euros en Chine ?

Philippe Metzger, audioprothésiste à Paris : La concurrence est bien au contraire très forte entre les différents fabricants pour des appareils allant de 900 à 2 000 euros. Il y a 10 ans, il y en avait une trentaine sur le marché, ils ne sont à présent plus que 6 pour un tout petit marché de 550 000 appareils fabriqués par an.

Pourquoi cela ? Le coût de fabrication est une première explication par rapport au prix des prothèses. Depuis le passage au numérique, il ne faut pas moins de 10 millions d’euros d’investissement par an pour développer un nouveau modèle, ce qui est énorme et ce qui a entraîné la faillite d’un grand nombre d’acteurs sur ce secteur économique.

Un fabricant sérieux se doit d’investir autour de 10 % de son chiffre d'affaires pour la recherche et le développement des produits. C’est à ce prix seulement qu’il peut rivaliser sur la marché des prothèses auditives, ceux qui ne peuvent pas suivre financièrement ne peuvent pas développer des produits de bonne qualité et coulent tout naturellement.

La deuxième explication, c’est le temps passé avec chaque patient pour l’audioprothésiste, soit 20 heures environ sur 5 à 7 ans. En résumé, ce ne sont pas les composants des prothèses qui coûtent cher, mais les études et les algorithmes de réglages que l’on y ajoute ainsi que le suivi du patient. Parler du prix d’achat de 50 euros en Chine, c’est comme si on comparait le prix de la pâte à papier à celui d’un roman.

 

AUTRES INFORMATIONS :

- UNISDA (Union Nationale pour l'Insertion du Déficient Auditif) : http://www.unisda.org/

- Dr JEAN-MICHEL KLEIN ORL : 143, avenue de Suffren, 75007 Paris - http://www.mondocteur.fr/orl/paris-7eme/jean-michel-klein-427.html -
Article (15.07.2010) : http://www.la-croix.com/Actualite/France/Jean-Michel-Klein-Nous-ne-sommes-pas-egaux-face-au-bruit-_NG_-2010-07-15-603826

- LUIS GODINHO - AUDIOPROTHESISTE : Audition, 19, rue d'Odessa, 75014 Paris - http://www.audition.fr/
Article : http://www.pole-emploi.fr/actualites/luis-godinho-audioprothesiste-@/article.jspz?id=61359

- ALAIN AFFLELOU - ACOUSTICIEN : http://www.alainafflelou-acousticien.fr/
Article (30.11.2014) : http://www.lefigaro.fr/societes/2012/11/30/20005-20121130ARTFIG00288-afflelou-ravive-la-guerre-des-protheses-auditives.php

- JEAN-MARC SELVE - PHARMACIEN : 97, boulevard Saint-Germain, 75006 Paris http://www.yelp.fr/biz/pharmacie-od%C3%A9on-paris-2

- MAXENCE PETIT - PDG DE SONALTO (appareil à 299 €) : http://www.sonalto.fr/

- PHILIPPE METZGER - AUDIOPROTHESISTE : Audition Conseil, 340, rue des Pyrénées, 75020
Site : Paris http://auditionconseil-paris.fr/centre/audition-conseil-paris-20eme-metzger/



TRANSCRIPTION DE L'ÉMISSION À PARTIR DES SOUS-TITRES :

* Une transcription est proposée par TéléScoop au lien :
http://telescoop.tv/browse/671740/7/la-quotidienne.html

* TRANSCRIPTION ECRITE PARTIELLE :


MAYA :
- Notre dossier du jour est consacré aux prothèses auditives.
Je n'entends rien, j'imagine sa voix...

THOMAS :
- La France compte 6 millions de malentendants.
Seul la moitié d'entre eux sont équipés d'un appareil auditif.
La raison principale : un prix assez inabordable pour ces prothèses qui sont en plus très mal remboursées.
Est-ce que les vendeurs de prothèses auditives abusent ?
Quelles autres solutions s'offrent à ces millions de personnes dont l'ouïe baisse ?
On attend vos questions et vos réactions.

MAYA :
- Pour en parler avec nous, Philippe Metzger.
Vous êtes audioprothésiste à Paris, dans le 20ème.
Avec nous également, Maxence Petit.
Vous êtes le PDG du premier assistant d'écoute vendu en libre-service en pharmacie et dans les magasins d'optique.
Charley Sasportes, bonjour.
Vous êtes en retraite. Vous avez des problèmes d'audition depuis 30 ans.

THOMAS :
- Quels sont les différentes offres d'aide auditive sur le marché ?
Il en existe actuellement près de 400 modèles différents.


FILM DE PRESENTATION : "POURQUOI COÛTENT-ELLES SI CHER ?"

NARRATEUR :
- Jacques doit répéter les mots entendus.
Un simple test d'audition chez son ORL.
A 67 ans, ce retraité porte des prothèses auditives depuis plus de 8 ans.
Sans cet appareil, Jacques ne percevrait que quelques mots.

JACQUES :
- Même des gens que je connais très bien, qui me parlent tranquillement et qui tout d'un coup vont lire un machin à droite de mon interlocuteur, à ce moment-là, je n'entends plus.

JEAN-MICHEL KLEIN - ORL :
- Il n'entend plus tous ces petits bruits.

NARRATEUR :
- Comme Jacques, plus de 6 millions de personnes ont des problèmes d'audition.
Mais seul un français sur cinq se fait appareiller.
Pour ce médecin, la prothèse a encore une mauvaise image.

JEAN-MICHEL KLEIN - ORL :
- J'en ai vu un hier qui venait pour une sinusite.
A force de hurler, j'ai fini par lui faire une remarque.

NARRATEUR :
- Au-delà du tabou social, c'est surtout le prix qui freine de nombreux patients.
Ce retraité a dû débourser une fortune pour s'équiper.

JACQUES :
- C'est le prix d'une petite voiture d'occasion.

JEAN-MICHEL KLEIN - ORL :
- On se revoit dans deux ans, et vous verrez que les choses seront très peu différentes.

NARRATEUR :
- Pour se faire appareiler, un patient devra débourser près de 1 500 euros par oreille. [500 000 prothèses vendues par an]
Mais les prix sont opaques selon la Cour des Comptes, et avec des marges colossales.
La phase de fabrication d'un appareil reviendrait à 450 euros dont 50 euros de matières premières, en majorité en provenance d'Asie.
Le prix de vente moyen serait cinq fois plus élevé que le coût de production. [Grossiste : 550 € > Audioprothèsiste : 1 500 € par oreille]
Ces prix, les audioprothésistes les justifient par un travail médical sur mesure.

LUIS GODINHO - AUDIOPROTHESISTE ET PRESIDENT DE L'UNSAF :
- Toutes les courbes sont différentes.

NARRATEUR :
- Le tarif comprendrait la vente de l'appareil, mais aussi le suivi.
C'est-à-dire toutes les consultations durant 5 à 7 ans, c'est la durée de vie d'une prothèse.

LUIS GODINHO :
-... Ce n'est pas une population qui va devoir se débrouiller toute seule...

NARRATEUR :
- Des arguments mis à mal par la concurrence.
Il a déjà bousculé le marché de l'optique et s'attaque désormais à l'audition : Alain Afflelou.
Il prétend offrir un même suivi pour moitié moins cher.
Chez lui, la deuxième prothèse est offerte pour un euro de plus.

ALAIN AFFLELOU - PRESIDENT DU CONSEIL DE SURVEILLANCE AFFLELOU :
- On accepte d'avoir une marge plus réduite.
Mais à la sortie, vu le nombre de clients, le résultat est important.
Il vaut mieux gagner un peu moins sur un produit et en vendre beaucoup plus.

NARRATEUR : - Sa signature : une communication rajeunie et moderne.
Une centaine de centres ont déjà été ouverts en France.
Et leur patron ne compte pas s'arrêter là.

NARRATEUR : - Vous allez encore baissrr les prix ?

ALAIN AFFLELOU :
- Oui. On va rendre les choses encore plus accessibles.
Et on va mettre des gilets pare-balles pour éviter de se faire flinguer par les concurrents.

NARRATEUR : - Un arrêté autorise même les pharmaciens à vendre des produits d'écoute préréglés.... 299 euros... [Sonalto]
Mais ces appareils ne sont efficaces que pour une légère perte d'audition.

JEAN-MARC SELVE - PHARMACIEN : - Le réglage de puissance peut aller jusqu'à 20 dB.
Il y a un système de petite pile qui permet d'avoir 200 heures d'utilisation avec une installation très facile.
Il suffit de poser derrière l'oreille et de rentrer l'embout dans le conduit auditif.

NARRATEUR : - Cet appareil a déjà séduit près de 15 000 personnes.
Une mauvaise nouvelle pour les audioprothésistes.
Pour eux, il faudrait mettre en place un tarif obligatoire sur certaines prothèses pour mieux plafonner les prix.

FIN DU FILM DE PRESENTATION

MAYA :
- 3 000 euros pour une paire de prothèses auditives en moyenne, comment justifier ce prix exhorbitant ?

PHILIPPE METZGER - AUDIOPROTHESISTE :
- Il n'y a pas que le micro.
Après la fabrication de microprocesseurs et surtout les algorithmes de réglage d'un microprocesseur et le processeur lui-même.

THOMAS :
- La Cour des Comptes parle d'un coût de fabrication de 50 euros.
Mais qu'est-ce qui coûte si cher pour arriver à 3 000 euros.

PHILIPPE METZGER - AUDIOPROTHESISTE :
Il y a le prix du développement du produit.
Dans un appareil, il y a une recherche qui coûte.
Les fabricants dépensent en moyenne près de 10 millions de dollars pour faire évoluer la prothèse.
En moyenne, notre marge pour régler des appareils, si c'est un appareil à moins de 1 000 euros, et sur les appareils haut de gamme de 450 euros parce qu'il y a beaucoup lus de réglages, qui est beaucoup plus de temps à passer.
Il faut savoir que notre travavail se répartit sur à peu près 5 à 7 ans
C'est une relation de confiance importante entre le prothésiste et son patient.

THOMAS :
- Vous dites qu'on paie pour toutes les années de rendez-vous.

MAYA :
- Le rapport de la Cour des Compte date...
Elle dénonce des prix opaques, une concurrence limitée...
Vous n'avez pas l'impression d'abuser

PHILIPPE METZGER - AUDIOPROTHESISTE :
- Non. Aujourd'hui, on peut proposer des solutions aux gens à peu près à tous les prix.
On peut appareiller les gens avec un reste à charge limité, quelle que soit la situation de la personne.

THOMAS :
- Alors pour prendre un exemple concret, Charley, ça vous coûte combien tous les ans ?

C. SASPORTE :
- Environ 3 000 euros la paire.

MAYA :
- La Sécurité sociale et la mutuelle prennent en charge ?

THOMAS :
- Vous trouvez ça raisonnable ?

C. SASPORTE :
- Pas du tout.

GERARD :
- Je suppose que vous n'achetez pas votre matériel en Chine.

PHILIPPE METZGER - AUDIOPROTHESISTE :
- Le marché de l'audioprothèse en France, c'est un tout petit marché de plus de 500 000 appareils.
Dans le monde entier, il se vend 12 millions d'appareils, pas plus.
Comparé à un smartphone, je comprends ce prix.

VALERIE :
- On a un peu le même débat que sur les dents.

THOMAS :
- C'est très mal remboursé, comme les lunettes.

FABIEN :
- Effectivement.
Le remboursement n'est que de 120 euros par appareil.

THOMAS :
- Et par rapport à nos voisins ?

FABIEN :
- En Allemagne, c'est 800 euros.
C'es le plus bas.
C'est bizarre.
On a pourtant un pays avec une Sécurité sociale extraordinaire.

MAXENCE PETIT - PDG DE SONALTO :
- On est partis d'un constat médical.
Une majorité d'individus qui ont une perte d'audition presque similaire.
On répond de façon standard avec une solution à l'image des lunettes loupes qu'on trouve depuis 20 ans en pharmacie.
A l'époque, les opticiens avaient très mal réagi.

THOMAS :
- Vous avez bataillé durant des années en justice.

MAYA :
- Vous avez acheté des gilets pare-balles comme Alain Afflelou ?

MAXENCE PETIT - PDG DE SONALTO :
- On a obtenu gain de cause.
La ministre de la Santé a fait passer un arrêt ministériel.
On est une petite start-up qui s'en est pris plein la figure.
Désormais, nous avons toute légitimité à être distribué en pharmacie.
Encore hier, la plus grande enseigne d'audioprothésistes a annoncé qu'elle allait lancer un produit comme le nôtre.

MAYA :
- Combien ça coûte ?

MAXENCE PETIT - PDG DE SONALTO :
- 300 euros.
On essaie de faire les choses de la façon la plus valeureuse possible.
On peut essayer gratuitement notre appareil dans les points de vente.
On ne veut pas que les personnes se sentent piégées.
On peut essayer avant l'achat.

FABIEN :
- Et les personnes peuvent repartir chez elles ?

MAXENCE PETIT - PDG DE SONALTO :
- Tout-à-fait.

MAYA :
- Est-ce qu'il n'y a pas un peu de vente forcée ?

THOMAS :
- Pourquoi ça vous dérange qu'ils vendent ces produits ?

PHILIPPE METZGER - AUDIOPROTHESISTE :
- Les amplificateurs de son existent depuis 35 ans.

THOMAS :
- Mais pourquoi lui avoir collé un procès.

PHILIPPE METZGER - AUDIOPROTHESISTE :
- Ce qu'on ne supporte pas, c'st de faire passer ça pour une prothèse auditive.
On trouve des amplificateurs de son à foison.
Ca va de 25 euros à 300 euros.

MAXENCE PETIT - PDG DE SONALTO :
- Il y a une différence entre les amplificateurs de son.
Notre appareil ressemble à une prothèse.
La seule différence, c'est qu'il...
On achète nos composants aux mêmes fabricants que pour les prothèses auditives.

13'50...

Lire la suite est à lire au lien :
http://telescoop.tv/browse/671740/11/la-quotidienne.html


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