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 L'HORATHÉRAPIE : 

 

L'HORATHÉRAPIE :           Le pouvoir de l'instant présent 

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LA PLEINE CONSCIENCE 

Thich Nhat Han 

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OSHO

 

Être en pleine conscience

Une présence à la vie

 

 

En complément au travail du Père Henri JOMIN, 

il a semblé utile de présenter quelques éléments 

de l'apport proposé par OSHO 

qui permettent en particulier de comprendre et 

de pratiquer 

afin d'être en pleine conscience

 

 

 

 OSHO 

 

OSHO est aussi présenté par ailleurs sur ce site : cliquez ici

 

 

Être en pleine conscience

Une présence à la vie

 

par OSHO

 

paru aux Éditions JOUVENCE

B.P. 90107 - 74161 Saint-Julien-en-Genevois Cedex

Imprimé en 2005

S O M M A I R E  

AVANT PROPOS           

Chapitre 1 - LA COMPRÉHENSION

Les hommes et les rats

            Les racines de la souffrance

            Le Petit Monde de chacun

Être vigilant et centré


Chapitre 2 -DE NOMBREUSES MALADIES, UNE PRESCRIPTION UNIQUE

L’analyse et être témoin

Tension et relaxation

Mental et méditation

L’ornière et la roue

 

Chapitre 3 - LA PLEINE CONSCIENCE DANS L’ACTION

Partez du centre

Soyez spontané

Soyez décidé

Vivez chaque instant totalement

Arrêtez de vouloir être un homme bon


Chapitre 4 - DES
EXPÉRIENCES D’OBSERVATION

Inscrivez-vous dans l’éternité

Le toucher invisible

Vipassana

Le changement de la nuit

 

POSTFACE

            Suspendu à un fil

 

Tous les textes sont les transcriptions de discours prononcés par Osho devant diverses audiences.

 

AVANT PROPOS

 Une des choses les plus importantes à comprendre au sujet de l’homme, c’est qu’il est profondément endormi.

Vous n’êtes éveillé que si vous êtes conscient de votre intériorité.

Le silence est l’espace dans lequel on s’éveille et les pensées, le mental bruyant sont l’espace dans lequel on reste endormi. Si votre mental est sans cesse actif, vous êtes endormi.  

Chapitre 1 – LA COMPRÉHENSION

Je n’ai jamais utilisé le mot renonciation. Au contraire, j’encourage tout le monde à profiter au maximum de la vie : éclatez-vous ! Aimez, méditez, amusez-vous, appréciez la beauté de ce monde, la chance d’être en vie. Transformez le quotidien en sacré, faites de cette Terre un paradis !

Et ensuite, indirectement, une certaine renonciation commence à se produire, mais celle-ci vient toute seule, vous n’avez pas à vous forcer, à vous pousser. Vous renoncez juste à votre stupidité et à toutes vos erreurs. Vous commencez à renoncer à vos relations sans intérêt. Vous renoncez aux emplois qui ne vous satisfont pas véritablement. Vous renoncez à tous les lieux où vous sentez que vous ne pouvez pas grandir intérieurement. Mais je n’appelle pas cela de la renonciation, j’appelle cela la compréhension, c’est simplement avoir du discernement, être vigilant.  

* LES HOMMES ET LES RATS : Nous vivons totalement inattentifs à ce qui se passe autour de nous.

Nous ne sommes pas réellement humains ; nous sommes encore des machines. L’homme est une machine plus évoluée, les rats sont des machines plus simples et c’est pourquoi d’ailleurs les physiologistes étudient souvent le comportement des rats pour définir les caractéristiques comportementales de l’homme. Leurs conclusions sont presque toujours justes.

           L’homme ordinaire est complètement endormi, même les animaux ne sont pas si endormis. Le savoir est ce qui vous maintient endormi ; c’est pourquoi plus une personne accumule des connaissances, plus elle est endormie.

            Les gens qui vivent avec la nature sont beaucoup plus vigilants que ceux qui travaillent dans les universités ou les administrations.

Le plein éveil est le vrai chemin vers la vie : Vous n’êtes pleinement vivant que si vous êtes totalement vigilant. La vie est le but et la vigilance est la technique pour atteindre ce but.

Les imbéciles dorment… : Vous faites régulièrement des choses que vous savez être des erreurs et vous ne faites pas ce que vous savez être juste. La partie consciente ne représente en réalité qu’un seul dixième du mental alors que la partie inconsciente est neuf fois plus grande.

La seule chose qui doit être apprise c’est la vigilance. Soyez attentif, soyez un témoin de ce qui se passe. Observez toutes les pensées qui vous passent par l’esprit, qui vous passent dans le mental. Observez tous les désirs qui prennent possession de vous. Prenez conscience même de vos simples gestes – en marchant, parlant, mangeant ou encore en prenant un bain par exemple. Observez consciemment tout ce qui se passe. Transformez vos activités quotidiennes en opportunités pour observer.

Ne mangez pas mécaniquement, ne vous « bourrez » pas inconsciemment, restez très présent. Mâchez bien la nourriture et faites-le avec vigilance… et vous serez vous-même surpris de ce que vous avez manqué jusqu’à présent ; chaque bouchée vous donnera une immense satisfaction. En mangeant avec conscience, la nourriture semble avoir plus de goût.

Et je vous suggère aussi d’utiliser tous vos sens : sentez, touchez, appréciez la brise et les rayons du soleil. Regardez la lune et devenez simplement une présence silencieuse et vous verrez alors que la lune se reflétera en vous, c’est un phénomène d’une grande beauté.

Dès que vous vous rendez compte de votre manque de vigilance, observez de nouveau. Ne vous sentez pas coupable. 

Vivez dans le présent. Soyez au contraire positif, soyez heureux que vous puissiez déjà être vigilant de temps en temps.

Il observe. Il est clair : Pourquoi est-ce que la vigilance apporte de la clarté ?

Tout simplement parce qu’en devenant vigilant, votre hâte, votre empressement, votre stress ralentissent.

Vous devenez plus serein, plus gracieux. Grâce à l’observation, votre mental se calme.

Au combien il est heureux ! :Et celui qui  est clair est heureux car c’est la confusion qui est la cause profonde de nos souffrances.

Car, il voit que l’éveil, c’est la vie. :Si vous êtes partagé, hésitant, si vous n’êtes pas total, vous ne parviendrez pas à être vigilant. La transformation se produit seulement lorsque vous y mettez toute votre énergie. L’inconscience vous amène vers le bas et la conscience vers le haut. Vers le haut est synonyme de à l’intérieur de vous et vers le bas est synonyme de à l’extérieur de vous.  

* LES RACINES DE LA SOUFFRANCE : Le mal-être, la tristesse correspondent à un état d’inconscience.

Nous passons notre temps à nous contredire : nous agissons d’une certaine manière, nous pensons d’une autre et ce que nous ressentons c’est encore tout autre chose. Nous sommes divisés intérieurement et cette absence d’intégration ou d’unité est l’unique source de notre souffrance.

La première étape vers la vigilance, c’est d’être conscient de votre corps. Progressivement, on devient attentif à chaque geste, à chaque mouvement. Et en devenant plus vigilant, le miracle se produit : de nombreuses choses que vous faisiez dans le passé disparaissent tout simplement. Votre corps devient plus relax, plus harmonieux., une paix profonde s’y installe.

Devenez ensuite conscient de vos pensées. En prenant conscience de vos pensées, vous serez surpris de voir ce qui se passe à l’intérieur de vous-même. Si vous écrivez tout ce qui vous passe par la tête, vous allez être très surpris !Vous n’y croirez pas.

Vous ressentez un accord entre le corps et le mental qui a une immense importance pour vous permettre de travailler sur la troisième étape : la prise de conscience des sentiments, des humeurs et des émotions. C’est le niveau le plus subtil et le plus difficile.

La quatrième étape est celle de la vigilance ultime. On devient conscient de sa propre conscience. On découvre la béatitude.

Le corps connaît le plaisir, le mental connaît le bonheur, le cœur connaît la joie et ce quatrième niveau connaît la béatitude.

La béatitude est le but ultime et la vigilance est le chemin pour le réaliser.  

* LE PETIT MONDE DE CHACUN : La pleine conscience, la vigilance signifient que vous avez une conscience complète de tout ce qui se passe dans le moment. Etre ici et maintenant ! Rien d’autre n’est nécessaire, absolument rien d’autre.

Dans la vigilance, certaines choses ne sont pas possibles. Vous ne pouvez pas tomber amoureux si vous êtes vigilant. Avec la vigilance, vous ne pouvez que vous élever dans l’amour. L’amour n’est plus une relation entre deux êtres mais simplement un état d’être.

En tombant amoureux, vous perdez votre liberté, on coupe vos ailes, vous devenez un objet de possession. Et le pire , c’est que vous faites pareil avec votre partenaire, vous essayez aussi d’en faire un objet et de le posséder. L’amour devrait rendre l’autre plus libre car l’amour est liberté. Il donne des ailes et ouvre des portes de l’immensité du ciel. Mais vous ne connaissez pas cet amour, car cet amour ne peut exister qu’avec la pleine conscience, la vigilance.

Même lorsque vous avez de bonnes intentions, vous faites mal à l’autre. Regardez dans la vie tous ceux qui veulent être bons et aider les autres. Ils font en réalité du mal aux autres. Car d’une manière très subtile, ils enferment l’autre dans une prison. Ils ne sont pas vigilants., ils ne savent pas réellement ce qu’ils font. Ils ont juste compris que, pour posséder quelqu’un, il suffit d’être bon avec lui. Tout ce qui est fait pour tenter de posséder quelqu’un est toujours destructeur, c’est un péché.

Le mental se trouve soit dans le passé, soit dans le futur. Il ne peut exister dans le présent. Les pensées sont certes des choses subtiles, mais elles sont matérielles. Les pensées ne sont pas spirituelles. Lorsque vous êtes profondément présent, vous devenez la fleur et la fleur devient vous. Assis à côté de votre amoureux, vous lui tenez la main et, dans ce moment, vous existez simplement. Dans le moment présent, la pensée n’est pas possible et le rêve non plus, puisque le rêve est une forme de pensée. Les deux sont des choses matérielles. La pleine conscience signifie être dans le moment présent, si intensément qu’il n’existe aucun mouvement en direction du passé ou du futur, tous les mouvements s’arrêtent. Cela ne veut pas dire pour autant que vous devenez statique. Un nouveau mouvement se crée, mais c’est un mouvement intérieur qui est relié aux profondeurs de votre être.

Il existe deux types de mouvements. Le premier est horizontal, linéaire. C’est un mouvement sur l’échelle du temps, c’est le mouvement de celui qui est profondément endormi. Il existe un second mouvement qui appartient à la dimension verticale. Ce mouvement commence quand la pensée s’arrête. Toutes les personnes qui méditent profondément rencontrent tôt ou tard ce phénomène. C’est d’ailleurs le sens de la croix de Jésus : quitter le monde horizontal pour le monde vertical est une mort même si cette mort est aussi une résurrection. Vous mourez dans une dimension et vous renaissez dans une nouvelle dimension. La dimension horizontale c’est Jésus. La dimension verticale c’est le Christ.

Si vous passez d’une pensée à une autre, vous restez dans le monde du temps. Si vous êtes dans le moment présent, hors des pensées, vous entrez alors dans le monde de l’éternité. Et ce n’est pas que vous êtes statique dans ce monde, rien ne peut être statique. Un nouveau mouvement apparaît, un mouvement sans motivation. Dans la dimension horizontale, vous avancez par la motivation. Il vous faut atteindre quelque chose, l’argent, la célébrité, le pouvoir ou Dieu. Il y a une motivation, un but.

Un mouvement motivé fait partie de votre sommeil. Un mouvement non motivé appartient à la pleine conscience. Le mouvement c’est le principe de la vie. La vie est énergie. La vie n’a aucun but, aucun objectif. En réalité, vous n’allez nulle part, vous prenez simplement un grand plaisir à être dans l’énergie.

Le mental avance horizontalement. C’est un état de sommeil. Si vous réussissez à vous déplacer verticalement, vous êtes alors dans la pleine conscience. Soyez pleinement dans l’instant présent. Le passé n’est plus là. Le futur n’est pas encore là. Quelle que soit la chose que vous essayez de faire, elle ne se produira pas, car le Tout a ses propres plans. L’existence est plus sage que vous, elle a ses propres lois. Pourquoi prétendez-vous être le Tout ? Le Tout a une destinée qui lui est propre. Pourquoi voulez-vous interférer avec la vie ? Vous ne pouvez faire que des erreurs car vous n’êtes pas dans le moment présent, dans ce moment. Le temps est le monde et l’éternité est Dieu. L’horizontale est le monde, la verticale est Dieu.

Lorsque vous réalisez que vous vous êtes égaré dans le passé ou le futur, n’en faites pas un problème. Revenez seulement au moment présent.. C’est tout à fait naturel de s’égarer, ce n’est pas grave. Revenez simplement à la pleine conscience. Ne créez aucune culpabilité. Si vous vous sentez coupable, vous manquez l’essentiel. Que doit-on faire ? Vous ne pouvez rien faire ! La question n’est pas de faire mais juste de se rappeler le moment présent. Les problèmes n’existent qu’au niveau horizontal. Au niveau vertical, seule la joie existe, il n’y a pas d’anxiété, d’angoisse ou de culpabilité. Soyez simple et revenez à vous-même. Ne donnez pas trop d’attention au fait que vous avez oublié de rester dans le moment présent, regardez plutôt le fait que vous avez plusieurs fois retrouvé ce moment présent. Vous avez réalisé l’impossible, vous pouvez en être heureux !

Lorsque la vigilance est parfaite, ce monde, celui que vous avez créé à partir de votre mental simplement disparaît et un autre monde se révèle à vous. Le monde que vous voyez autour de vous n’est pas réel. Non pas qu’il n’existe pas. Il existe, mais vous le voyez à travers le filtre du sommeil. Entre lui et vous, il y a votre inconscience.

Vous voyez des choses qui ne sont pas là et vous ne voyez pas celles qui sont là. Et le mental a des explications pour tout. Si vous émettez un doute, le mental donne une explication. Le mental crée les théories, les philosophies et les systèmes pour s’assurer que rien n’est faux dans ce qu’il projette. Toutes les philosophies existent pour rendre la vie plus confortable, pour que tout semble logique et normal. Mais en réalité, tout est faux tant que vous êtes endormi. La philosophie est une forme de tranquillisant. La spiritualité vous aide à sortir du sommeil. La spiritualité vous amène à la vérité.

Quatre-vingt-dix-huit pour cent des messages qui vous arrivent sont arrêtés par le mental. Le mental en laisse passer deux pour cent et encore, il les interprète. Je vous dis quelque chose, vous entendez quelque chose d’autre. Vous interprétez mes paroles pour que cela ne dérange pas votre sommeil.

Lao Tseu a déclaré : L’homme qui est capable d’écouter mes enseignements sans le filtre du mental devient illuminé, éveillé. Celui qui écoute avec le mental crée ses propres conclusions qui n’ont rien à voir avec moi. Et ceux qui entendent ce que je dis mais qui n’écoutent pas, ceux-là rient de ma stupidité. Ce troisième type de mental est d’ailleurs celui de la grande majorité des gens..

 

Dans la dimension verticale, où existe le mystère abyssal, les frontières se confondent. Le vrai est faux, le faux est vrai. Tous les opposés se rencontrent dans la dimension verticale. C’est pourquoi Dieu est un mystère. Ceux qui cherchent à prouver l’existence de Dieu se trompent. Aucune preuve ne peut être apportée. Les preuves n’existent qu’au niveau horizontal.

 

Et c’est ceci le sommeil : être absent, ne pas être avec le moment présent, être ailleurs. Vous n’êtes pas présent, ni au monde, ni à vous-même. Si vous êtes conscient, vous n’avez pas besoin de contrôler la colère. Si vous êtes vigilant, la colère ne peut tout simplement jamais venir. La vigilance et la colère ne peuvent pas coexister un seul instant. C’est pareil pour la jalousie. En fait, tout ce qui est négatif disparaît par le simple fait d’être conscient. Lorsque vous êtes vigilant, vous pouvez utiliser tout ce que vous souhaitez. Les actes ne comptent pas. Vous, votre vigilance, votre être conscient, votre présence sont ce qui compte.

A partir du moment où vous avez connu la vigilance, vous savez qu’il n’existe rien d’autre qui n’ait plus de valeur. Goûter à la pleine conscience, c’est goûter à la plus grande joie que la vie peut vous offrir. Dès cet instant, de nombreuses choses disparaissent d’elles-mêmes. Elles deviennent inintéressantes, stupides. La motivation n’est plus là, le désir n’est plus là.

Les rêves sont personnels. Ainsi lorsque vous voyez quelque chose de personnel, vous savez que c’est un rêve. La vérité est universelle, elle est la même pour tous.

Un homme devient spirituel seulement lorsqu’il rencontre la mort, jamais avant. Plus vous acceptez la mort, plus vous vivez totalement. Si vous cherchez à échapper à la mort, vous échapperez à la vie. Vous mourez dans la dimension horizontale, dans le monde du mental et vous ressuscitez dans un autre monde.

Laisser mourir ce qui n’est que temporaire pour ressusciter dans l’éternité. Laissez mourir votre mental et vous vivrez dans la conscience. Laissez mourir la pensée et vous renaîtrez dans la vigilance. La mort est un fait certain, il faut y faire face. Si vous y réussissez, vous vivrez dans la vérité, sinon vous vivrez dans le mensonge. Et la vérité sera la vie, la vie éternelle.  

* ÊTRE VIGILANT ET CENTRE : Il y a une chose dont vous n’êtes pas conscient, c’est de vous-même ! Quoi que vous fassiez, soyez conscient de vous-même. Vous marchez : soyez conscient de vous-même. Vous écoutez, vous parlez : soyez conscient de vous-même. Vous êtes en colère : soyez conscient de vous-même. En général, vous êtes éparpillé !

La vigilance est ce qui fait de vous un maître, et quand je dis un maître, je veux dire quelqu’un qui commande, quelqu’un qui contrôle. Quand je dis : « Soyez un maître », je veux dire ayez une présence intérieure, une présence qui est toujours là. Le simple sentiment de soi crée un centre, un silence, une présence, une maîtrise intérieure. C’est un authentique pouvoir intérieur. Et grâce à ce nouveau pouvoir sur vous-même, à cette nouvelle énergie, de nombreuses choses qui vous dominaient jusqu’à présent se dissolvent spontanément. Vous n’avez même pas besoin de les combattre.

En réalité, vous devez vous battre avec votre colère, votre avarice ou votre sexualité uniquement lorsque vous êtes faible. En fait, la colère, l’avarice et la sexualité ne sont pas vos vrais problèmes, votre faiblesse est le seul et véritable problème. Une ois que vous devenez intérieurement plus fort et que vous sentez constamment en vous une présence intérieure – vous sentez que vous êtes – vos énergies sont alors réunies, cristallisées en un seul point et le Soi est alors né. Ce n’est pas un ego qui est né, mais un soi. L’ego est une fausse sensation du Soi. Sans avoir de Soi, vous faites comme si vous en aviez un.

L’ego est une fausse notion de quelque chose qui n’existe pas. Soi signifie un centre qui peut tenir ses promesses. Lorsque la mort est proche, la vie devient plus intense et vous êtes centré. Mais si c’est dû à une situation particulière, lorsque cette situation n’existe plus, alors cela disparaît.

Il faudrait en réalité que votre expérience du Soi soit permanente, intérieure et non dépendante de situations extérieures . Pour cela, essayez d’être conscient dans toutes vos activités. Assis sur votre chaise, soyez conscient de celui qui est assis et pas seulement de ce qui l’entoure. Fermez les yeux et sentez votre propre présence. Plongez en vous-même et soyez là.

Plus vous êtes inconscient, plus vous êtes éloigné de vous-même. Si vous êtes complètement conscient, vous êtes à votre centre. La pleine conscience est la technique pour se centrer en soi, pour réaliser le feu intérieur. Il est là, caché en nous, mais il peut être découvert. Sans cesse, vous oubliez votre présence. Vos oublis, vos échecs seront une aide. Ils vous montrent votre inconscience. Et si vous êtes un peu plus conscient de votre inconscience, cela signifie que vous êtes déjà un peu plus attentif et vigilant. Le fou qui devient conscient de sa folie est déjà sur le chemin de la guérison.  

Chapitre 2 – DE NOMBREUSES MALADIES, UNE PRESCRIPTION UNIQUE

Vous avez essayé toutes sortes de choses pour vous changer vous-même, mais rien ne semble réussir. Vous êtes toujours le même. Et moi, je vous dis pourtant qu’il existe une clé simple : la pleine conscience. « Soyez vigilant ». Vous pouvez l’appeler pleine conscience, vigilance, rappel de soi ou méditation, tous ces noms sont ceux d’un même remède.  

* L’ANALYSE ET ÊTRE TÉMOIN : La psychanalyse travaille sur la mémoire, celle de l’enfance du passé. Le passé est révolu. Vous pouvez au mieux aller dans les mémoires du passé mais jamais réellement dans le passé. Vous ne pouvez pas revenir sur ce qui est passé. C’est pourtant ce que l’homme essaie de faire et il en souffre beaucoup. Et la seconde chose qui a dominé le mental humain depuis la nuit des temps, c’est d’arriver à régenter le futur, ce qui, là encore, est impossible.

Le futur est pure potentialité. Vous ne pouvez pas savoir ce qu’il sera tant qu’il n’a pas eu lieu. A l’opposé, le passé est pure actualité, il a eu lieu, il ne peut plus être changé. Et entre les deux, l’homme se trouve dans le présent, pensant constamment à ce qui est impossible.

Pour l’Orient, aucun problème n’est vraiment grave. Si vous ne prenez pas vos problèmes trop au sérieux, c’est déjà 99 % du problème en moins. L’Orient nous dit que le problème n’a rien à voir avec votre passé, mais avec votre identification au problème. Le vrai problème, c’est que vous vous identifiez au problème. Et c’est la clé pour résoudre tous les problèmes.

Par exemple, la prochaine fois que la colère apparaîtra, soyez juste un observateur, un témoin de ce qui se passe. Le point central est de ne pas s’identifier au problème. Une fois que vous avez appris à maîtriser cela, il n’est plus question d’avoir « tant de problèmes », parce que la même clé va ouvrir toutes les serrures. Elle vous permet de ne pas vous identifier au sexe, à la possessivité ou à vos peurs. La vigilance est le seul remède aux projections du mental. Vous pouvez vous séparer instantanément du problème dans le présent, et seulement dans le présent. L’observation de soi crée une véritable révolution intérieure.  

ÊTRE TÉMOIN EST LA MÉTHODE POUR SE CENTRER. La périphérie appartient à l’ego et le centre est lié à l’être. Si vous agissez à partir du centre, pour la première fois, vous commencez à exister par vous-même et non par rapport aux autres.

                Si vous ne jugez pas, vous ne pouvez pas penser, vous pouvez seulement rester vigilant, un témoin.

Penser, c’est ramener le passé sur le moment présent. Etre un témoin, un observateur, c’est être dans le présent. Vous ne ramenez absolument pas le passé.  Les artistes, les intellectuels, les philosophes, les personnes littéraires sont des personnes très égoïstes. Plus vous avez des pensées, plus vous avez un gros ego !

Le langage est une nécessité pour communiquer avec les autres mais c’est en même temps un mécanisme dangereux. Le danger est que, plus le mental utilise le langage, plus il s’éloigne du centre.

Respirez, soyez vigilant. Et lorsque vous essayez d’être attentif à votre respiration, vous ne pouvez pas penser car le mental ne peut pas penser et observer en même temps. Observez quelque chose et vous vous arrêterez de penser. Pensez et votre qualité de témoin disparaîtra aussitôt. Vous ne pouvez être un témoin qu’à partir du moment où vous êtes mort à votre passé. Vous vous trouvez alors dans le moment présent. E>t là, vous ne pouvez ni juger, ni évaluer, ni réfléchir. Que pouvez-vous faire ?  Vous pouvez seulement observer.  

* TENSION ET RELAXATION : C’est une loi fondamentale de la vie. En voulant éviter à tout prix quelque chose, vous allez justement tout droit dedans. Pour éviter quelque chose, vous devez au contraire relaxer. Soyez juste calme et silencieux.

QUE SONT VOS TENSIONS ? Elles proviennent de votre identification avec toutes sortes de pensées négatives et de peurs. Elles affectent aussi votre corps, parce que le corps et le mental ne sont pas séparés. Donc commencez par être vigilant, pleinement conscient. La vigilance permet de se détacher du mental et de l’identification au mental. Il ne peut y avoir de tensions lorsque vous êtes vigilant. La relaxation et la pleine conscience sont inséparables. Mais commencer par la vigilance est plus simple. Commencer par la relaxation est un peu plus difficile car même l’effort de se relaxer crée une subtile tension. Parler en charabia vide le mental. Petit à petit un vide intérieur se crée et vous redécouvrez la flamme de la pleine conscience.

Il y a deux types de tension : les tensions physiques et les tensions mentales. Les deux doivent être relâchées avant que vous ne commenciez la relaxation, ce qui vous amènera à la pleine conscience. Mais commencer par la pleine conscience est bien plus simple pour tous ceux qui peuvent comprendre le processus de la pleine conscience qui est très simple. Assis dans un train ou dans un bus, dès que vous n’avez rien à faire, fermez les yeux. Cela vous permettra de vous observer vous-même.  

* MENTAL ET MÉDITATION : Lorsque le mental est sans pensées, c’est la méditation.

QU’EST-CE QUE LE MENTAL ? LE MENTAL N’EST PAS UN OBJET MAIS UN ÉVÈNEMENT, comme une vague.

Seules les mauviettes ont peur du mental. Les personnes fortes et courageuses ne rejettent rien, elles savent absorber la réalité et cela les rend encore plus riches.

LA PENSÉE NE PEUT ÊTRE ARRËTEE : NON PAS QU’ELLE NE PUISSE PAS S’ARRËTER, MAIS ELLE NE PEUT PAS ÊTRE ARRÊTEE. Elle s’arrête toute seule. Lorsqu’il n’y a plus de pensée, c’est le non-mental. Que faut-il faire ? Observez ; N’essayez pas de stopper les pensées. Lorsqu’une pensée passe, vous l’observez. Quand un intervalle passe, vous l’observez. Quand je ne vous parle pas et que je suis seul, il n’y a pas de mental car c’est seulement un moyen de communication. Le mental devient même plus efficace avec l’âge. Car, en effet, plus vous savez, plus vous comprenez. Plus vous avez expérimenté et vécu, plus votre mental a de grandes capacités.

Le mental est un pont, un pont entre le corps et l’âme, entre le monde et Dieu. N’essayez pas de le détruire ! Nombreux sont ceux qui ont essayé de le détruire avec le Yoga . Ceci est une mauvaise utilisation du Yoga. Je ne suis pas pour stopper le mental. Je suis en faveur de l’observation attentive du mental.

Par la vigilance, le mental s’arrête de lui-même et cela a autrement plus de valeur. Même s’il vous passe des pensées immorales, soi-disant immorales, laissez-les simplement passer. Cela ne pose aucun problème. Vous restez seulement détaché et alors elles ne vous feront aucun mal. C’est seulement une pure fiction, vous êtes en train de regarder un film intérieur.  

* L’ORNIÈRE ET LA ROUE : Pourquoi vivez-vous dans le passé ? Parce que le mental n’est rien d’autre qu’une accumulation du passé. Le mental est la mémoire. Vous êtes ancien mais vous répétez les mêmes comportements à chaque fois. Les habitudes vous forcent à faire certaines choses. Vous êtes une victime. La colère provient de vieilles habitudes comportementales du passé.

Vous vous sentez bien, vous vous sentez mal, toutes ces sensations naissent de votre propre inconscience, de votre propre passé. Personne n’est responsable à part vous. Personne ne peut vous mettre en colère et personne ne peut vous rendre heureux. Vous devenez heureux par vous-même, vous êtes en colère par vous-même et vous êtes triste par vous-même. A moins que vous ne réalisiez ceci, vous resterez toujours un esclave.

Tout le monde est responsable, tout le monde est totalement responsable de son comportement.

Un des plus grands rêves de l’humanité qui n’a jamais été réalisé est de changer l’autre. Personne n’y est jamais arrivé, c’est tout simplement impossible car l’autre existe de son propre droit. C’est en vous qu’un changement est nécessaire.

Ne condamnez pas, n’appréciez pas. Soyez simplement un témoin, un observateur détaché. Ne niez pas.. Soyez détaché, regardez avec compassion et la guérison se produira.  

Chapitre 3 – LA PLEINE CONSCIENCE DANS L’ACTION

* PARTEZ DU CENTRE : Votre centre profond est toujours en silence. Partez de là.

* C’EST SEULEMENT A PARTIR DU SILENCE QUE L’ACTION A LIEU : Sinon, tout ce que vous faites n’est pas de l’action mais de la réaction. Le mental pleinement conscient, méditatif fonctionne comme un miroir. Il ne fixe aucune impression. Il reste vide. Il reflète tout ce qui se présente devant le miroir. Si vous vous tenez devant le miroir, il vous reflète. Devenez simplement un miroir. Vous vivez d’instant en instant. Vous reflétez la vie. Vous avez alors une vie authentique.

* SOYEZ SPONTANÉ : L’homme de savoir est l’homme le plus aveugle du monde car il fonctionne à partir de ses connaissances, il ne regarde pas ce qui est réellement là, ce qui se passe vraiment. Il se contente de fonctionner de manière purement mécanique. Il a appris quelque chose dans le passé et il n a fait un mécanisme automatique de réponse et à chaque fois il agit à partir de là. Mais la vie ne repose jamais les mêmes questions et, du coup, l’homme de savoir répond toujours à côté.

* SOYEZ DÉCIDE : Le mental est toujours indécis. C’est dans la nature du mental que d’être dans l’incertitude. C’est sa nature d’être entre deux pôles opposées. A moins que vous ne sortiez du mental et que vous ne deveniez un témoin du jeu du mental, vous ne serez jamais décisif. Soyez conscient. Vous n’êtes pas le mental. La pleine conscience sait décider, sait trancher.                            

* VIVEZ CHAQUE INSTANT TOTALEMENT : Vivez chaque instant comme si c’était le dernier. C’est la seule manière de le vivre totalement. Sachez que la mort peut venir à h’importe quel moment. Ce moment est peut-être effectivement le dernier. Ne repoussez pas les choses à plus tard. Vivez totalement dans l’ici et maintenant. Et plus vous vivrez dans le présent, moins vous aurez besoin de ce constant « bavardage intérieur », des pensées incessantes du mental. Vous croyez toujours que vous allez réussir à réaliser dans le futur ce que vous n’avez pas fait dans le passé. Vous ne réussirez pas ! La tension incessante entre le passé et le futur, l’oubli du moment présent, c’est ce qui constitue le bruit intérieur.

* ARRÊTEZ DE VOULOIR ÊTRE UN HOMME BON : Le seul péché qui existe, c’est la non-vigilance et la seule vertu qui existe, c’est la pleine conscience. Ce qui peut être fait sans conscience est un péché. Comment pouvez-vous être vertueux quand vous n’êtes pas conscient ? Derrière votre vertu, il y a un ego, un énorme ego, c’est obligé. Même votre sainteté que vous pratiquez et cultivez avec tant d’efforts est purement futile. Elle n’apporte aucune simplicité, aucune humilité et elle ne peut pas vous faire connaître l’expérience du divin qui se produit uniquement lorsque l’ego disparaît. Je n’enseigne pas la moralité, et je n’enseigne pas la vertu car, je sais que, sans la pleine conscience, ce ne sont que prétentions et hypocrisies.

L’ESSENTIEL DE MON MESSAGE EST CECI : DANS LA VIE, VOUS AVEZ BESOIN D’UNE CONSCIENCE, PAS D’UNE PERSONNALITÉ. La personnalité est nécessaire à ceux qui n’ont pas de conscience. Si vous avez des yeux, vous n’avez pas besoin d’un bâton d’aveugle pour vous guider. Si vous pouvez voir, vous ne demandez pas aux autres : «  Où se trouve la porte ? ». L’homme de personnalité réagit, l’homme de conscience agit. Avoir une personnalité signifie que vous avez des réponses déjà prêtes pour toutes les questions de la vie. Ce n’est donc jamais une réponse spontanée, c’est juste une réaction.

DES QUE VOUS COMMENCEZ A VOIR VOS PROPRES ERREURS, ELLES COMMENCENT A TOMBER D’ELLES-MÊME COMME DE SIMPLES FEUILLES MORTES. Rien d’autre n’est nécessaire. Une personne ne peut répéter une même erreur que si elle n’en est pas conscient. Et même si vous essayez de changer, vous ferez de nouveau cette erreur, peut-être sous une autre forme, mais vous referez ces erreurs car vous n’avez pas encore vu que c’est une faute.

Les personnes ignorantes croient être sages. Les fous se croient les plus sensés.  Cela fait partie de la nature humaine que de regarder à l’extérieur. On observe tout le monde à l’exception de nous-mêmes. C’est pourquoi, on finit par savoir plus de choses sur les autres que sur soi-même. En réalité, on ne sait rien sur soi-même. Nous ne savons pas être témoin du fonctionnement de notre propre mental. Nous oublions de nous observer intérieurement. Vous devez fermer vos yeux et commencer à observer. Dans la vigilance absolue, la question du choix s’efface. Vous faites simplement ce qui est bon. Vous le faites innocemment, comme votre ombre qui vous suit, sans effort.  

Chapitre 4 – DES EXPÉRIENCES D’OBSERVATION

Tout le monde observe. Ce qui est nouveau, c’est de diriger votre observation sur vous-même, sur vos émotions, sur vos pensées, sur vos humeurs et, finalement, sur l’observateur lui-même.

* INSCRIVEZ-VOUS DANS L’ÉTERNITÉ : Restez vigilant une minute est déjà loin d’être évident, donc comprenez bien que la vigilance est loin d’être un jeu d’enfant. Le maître jaïn Mahavira est le premier homme de l’histoire à avoir dit que si un homme peut rester continuellement vigilant pendant quarante-huit minutes, il sera éveillé. Pas de culpabilité, pas de repentir, au moment où vous vous apercevez que vous n’êtes pas présent dans ce que vous faites. Revenez simplement. Revenez et continuez votre travail.

* LE TOUCHER INVISIBLE : Quoi que vous fassiez, marcher, vous asseoir, manger ou si vous ne faites rien, simplement respirer, vous reposer, vous relaxer sur la pelouse, n’oubliez jamais que vous êtes celui qui observe. Quand vous observez, votre qualité de témoin commence à irradier. Et ces rayons peuvent s’étendre aux êtres humains, aux animaux, aux arbres, aux rocs…l’univers entier.

* VIPASSANA : signifie être le témoin. Vous n’avez besoin que d’observer votre respiration, les inspirations et les expirations. Vous pourrez alors observer d’autres choses aussi : en train de marcher, en train de manger, en train de dormir.

*  LE CHANGEMENT DE LA NUIT : Essayez cette expérience : chaque soir, en allant vous coucher, au moment où vous êtes sur le point d’entrer plus profondément dans le sommeil, répétez-vous à vous-même : « Je serai capable de me rappeler que c’est un rêve. ». Répétez cela jusqu’à ce que vous vous endormiez.. Un jour, vous pourrez observer le rêve comme un rêve.. Et, petit à petit les rêves commenceront à disparaître.. Si vos rêves disparaissent, votre mental sera alors moins bruyant dans la journée. Deuxièmement, vous serez plus dans le moment présent. Et troisièmement, votre intensité , votre totalité dans l’action sera plus importante. Rêver est une maladie. Elle est nécessaire parce que l’homme est malade.  

POSTFACE

* SUSPENDU AU FIL : Vous voulez savoir comment fait-on pour devenir vigilant ? Devenez de plus en plus conscient de la précarité de la vie. La mort peut se produire à n’importe quel moment. Amenez la pleine conscience dans chacun de vos actes.

IL EXISTE DEUX NIVEAUX EN VOUS : LE NIVEAU DU MENTAL ET CELUI DU NON-MENTAL. Ou, en d’autres mots : il existe le niveau où vous êtes à la périphérie de votre être et le niveau où vous êtes au centre de votre être.

Dans ce centre, vous êtes déjà un bouddha, vous êtes déjà arrivé à la maison. A la périphérie, vous êtes dans le monde : vous vivez dans le mental, dans les rêves, dans les désirs, dans l’anxiété, et dans mille et une choses. Et vous êtes les deux.

Un homme de conscience, de sagesse va et vient entre la périphérie et le centre. Il ne reste jamais bloqué d’un côté. Il se rend dans un centre de méditation puis ensuite il va faire ses courses au supermarché, il est extraverti puis introverti. Il change constamment car ces deux aspects sont ses ailes. Ils ne sont pas l’un contre l’autre.

Chaque jour, si vous voulez être harmonieux, il faut que vous équilibriez votre vie extérieure et votre vie intérieure. Elles devraient avoir le même poids, la même importance pour qu’à l’intérieur de vous il n’y ait pas de confusion. C’est ce que veulent dire les maîtres Zen quand ils déclarent, « Marchez dans la rivière mais ne laissez pas l’eau mouiller vos pieds. »

Soyez dans le monde, mais ne soyez pas de ce monde. Soyez dans le monde, mais ne laissez pas le monde être en vous.

Si vous voulez vraiment rire, vous devrez apprendre à pleurer. Si vous ne savez pas pleurer, vous serez incapable de rire. L’homme qui sait rire est aussi un homme qui sait pleurer. C’est seulement alors que l’homme est équilibré.

Un homme de béatitude est aussi un homme de silence. Un homme d’extase est aussi un homme centré.

Et c’est de cette union des  polarités que naît un être équilibré, harmonieux. Et c’est cela le but de la vie. ¨

 

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