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 L'HORATHÉRAPIE : 

 

L'HORATHÉRAPIE :        Le pouvoir de l'instant présent 

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L'HORATHÉRAPIE : 

 

Le pouvoir de guérison de l'instant présent

 

Présentation du Père Henri JOMIN

 

 

L'héritage du Père Henri JOMIN

1895 - 1982

 

Citons ce qu'écrit le Père H.JOMIN, 

Jésuite, 

fondateur de cette psychothérapie dans 

les Annales de Thérapeutique psychiatrique, 

publiées aux Presses Universitaires de France en 1974 :

 

ANNALES DE THÉRAPEUTIQUE PSYCHIATRIQUE

Publiées sous l’égide de la Société Moreau de Tours

Tome V : Études de psychopharmacologie, psychosociologie et psychothérapie clinique

Presses Universitaires de France (P.U.F.) – Imprimé en 1974

Communication pages 63 à 71 des Annales :

L’HORATHÉRAPIE, UNE PSYCHOTHÉRAPIE RAPIDE par H. JOMIN

«  Ayant souffert douze ans de névrose phobique, je fus délivré de mes angoisses en 1925 en pratiquant seul les conseils que donne le Dr VITTOZ, de Lausanne, dans son livre : Traitement des psychonévroses par la rééducation du contrôle cérébral. Aussitôt, j’entrepris d’aider quelques collègues, avec succès, mais en dépassant très rapidement Vittoz, en mettant au point une méthode personnelle et en la perfectionnant sans cesse depuis. Dès lors, je me suis toujours intéressé à la psychologie – que j’ai même enseigné – et spécialement à la psychothérapie et à la psychiatrie. Rentré en France en 1952 après 25 ans de Chine, j’ai été amené comme prêtre à conseiller des personnes considérées comme incurables et qui ont guéri. Cela s’est dit. D’ou effet de boule de neige ; si bien que, depuis quelques années, j’ai dû renoncer à toute autre occupation que d’aider les personnes qui souffrent. Les personnes qui me consultent sont d’opinions philosophiques et religieuses diverses.

2780 personnes ont été traitées à ce jour par l’horathérapie. Elles souffraient de toutes sortes de psychonévroses, certaines jugées incurables par leur médecin.

                Dans les névroses et les psychoses, le malade vit par la pensée dans le passé ou dans l’avenir, presque jamais dans le présent. N’y aurait-il pas là une indication sur la méthode à suivre pour le guérir ? D’où l’horathérapie, thérapie par le présent (heure en grec), qui s’est révélée efficace et rapide : neuf conversations, et souvent moins suffisent dans la plupart des cas pour mettre sur la voie de la santé.

                Nous vivons dans la durée, un instant après l’autre. C’est une vérité évidente. Nous n’avons que l’instant présent. L’instant présent. L’instant d’avant, nous n’y pouvons plus rien ; l’instant d’après, nous n’en savons rien. Vivant par la pensée dans le passé ou dans l’avenir, nous perdons notre unique trésor. Car l’instant présent est un trésor et l’unique trésor que nous ayons : c’est lui qui nous permet de réparer le passé et de préparer l’avenir, et c’est lui qui nous met en contact avec l’éternel. Bien vivre, c’est donc vivre dans le présent, mais un présent qui tend vers un but.

                Pour y aider, on propose deux formules très simples : je veux ce qui est ; je veux ce que je fais. Mais le verbe vouloir est employé dans son sens propre : la volonté est une tendance rationnelle ; elle tend vers le bien que sa raison présente au patient, non pas n’importe quelle tendance. De plus, il ne ‘agit pas d’une volonté tendue, mais aimante – dans plusieurs langues, comme l’hébreu, l’arabe, l’italien et l’espagnol, vouloir prend souvent le sens d’aimer.

                De ces deux formules, la principale est : je veux ce que je fais. Mais elle suppose nécessairement : je veux ce qui est ; car on ne peut se plonger dans le présent si on ne s’accepte pas soi-même ni toutes les conditions et toutes les conséquences de l’action. Et quand l’action est de pure routine et ne demande aucune réflexion, elle inclut les sensations pures dont nous allons parler. Donc une seule chose à retenir : je veux ce que je fais ; qui en suppose une autre : je veux ce qui est ; et qui en inclut une troisième : les sensations pures. Les Anciens disaient déjà : fais ce que tu fais !

                Tel est l’essentiel de l’horathérapie. Mais cet exposé, fait en une seule conversation, a été préparée par deux autres conversations qu’on peut au besoin bloquer en une seule.               

                Dans la première entrevue, après avoir écouté le client exposer ses problèmes en toute liberté, on lui fait remarquer que son esprit est sans cesse encombré d’idées, d’images, de souvenirs, de regrets, de désirs, de craintes, de doutes qui s’imposent à lui. C’est comme un film qui se déroule, film qu’il n’a pas choisi et dont il ne commande pas le déroulement. Ne dominant pas ses pensées, il n’est pas maître de lui-même, il n’est pas libre. Comment le devenir ? « La vérité vous rendra libre. » Avec la liberté, il pourra jouir de la paix et de la joie.

                Mais avant d’exposer cette vérité, il convient d’apprendre à pratiquer les sensations pures, ces actes conscients dont parlait Vittoz : voir, entendre, toucher, respirer, marcher, etc., sans penser, ni à l’acte présent, ni à rien d’autre ; sans effort ; comme un bébé. Mais acte voulu, où l’on est maître de soi-même, libre déjà. Il ne s’agit pas d’exercices spéciaux, mais de prendre conscience des actes de routine, si nombreux dans la journée – soins du corps, travaux manuels, déplacements, sports, etc. On recommande aussi de respirer souvent consciemment et même profondément, spécialement dans les travaux intellectuels ; et on apprend en cas d’angoisse ou de toute autre émotion troublante, à porter son attention, non pas sur l’idée qui l’a causée, mais sur le trouble physique lui-même. On parvient ainsi à dominer les émotions. Contre les idées obsédantes, on recourt à quelques procédés de Vittoz.

                Le second jour montre le danger que font courir les idées négatives, origine de nombreux troubles psychiques et de maladies fonctionnelles. Or ces idées envahiront nécessairement l’esprit si l’action ne demande pas d’attention spéciale. Ce danger sera écarté en ressentant consciemment les mouvements qu’on accomplit. On comprend dès lors l’importance des sensations pures.   

                Après l’exposé des principes essentiels de l’horathérapie, les conversations suivantes montrent la richesse de sens contenue dans le présent et dans les deux formules proposées. C’est ainsi qu’on étudie successivement le sommeil, l’indépendance, la reconnaissance, les forces dont nous disposons, l’habitude, la décision, l’insuccès, les relations avec autrui, ainsi que les problèmes personnels du client.

                Car le client est toujours libre de parler au début et à la fin des séances. On s’efforce alors de tout accepter et de tout comprendre, sans se permettre aucun jugement de valeur, suivant les principes de Carl Rogers. Certains préfèrent ne rien dire de leurs problèmes et les résoudre eux-mêmes à l’aide des conseils reçus.

                Des conversations à fréquence rapprochée, même quotidiennes, sont préférables à des visites espacées. Mais de belles guérisons ont été obtenues par des entrevues mensuelles.

                Inutile de dire qu’un épileptique devra continue à prendre du Gardénal, même s’il n’a plus de crises. Une psychothérapie ne s’oppose pas à la médecine, mais en est le meilleur adjuvant. » 

Suit la présentation de quelques cas choisis pour leur variété (sexes, âges et maladies) :

QUELQUES CAS : Cas 8, Épilepsie, dépression. Cas 24, Choc, angoisse. Cas 25, Anorexie, dépression. Cas 29, Hystérie. Cas 43 et 2515, Désespoir. Cas 44, Dépression. Cas 51, Épilepsie. Cas 58, Angoisse, insomnie. Cas 83, Déficience mentale, infériorité. Cas 99, Angoisse, insociabilité. Cas 103, Infériorité, angoisse. Cas 157, 2386 et 2606, Schizophrène, délire. Cas 182, Céphalalgie. Cas 192, Infériorité, délire. Cas 206 et 218, Cyclique. Cas 237, Traumatisme crânien, désespoir. Cas 270, Caractériel, instable. Cas 341, Chorée et phobies. Cas 502, Dépression, obsessions, insociabilité. Cas 2342 , Anorexie mentale, céphalalgie. Cas 2344, Dépression, insomnie. Cas 2507, Choc, dépression.

    

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