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LA FIN D'UNE VIE

 

 

            LE TEXTE ATTRIBUE A WILLIAM BLAKE QUE JE PREFERE :

 

Comme un voilier part dans la lumière du matin

Je suis debout au bord de la plage.
Un voilier passe dans la brise du matin et part vers l'océan.
Il est la beauté, il est la vie.
Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon.

Quelqu'un à mon côté dit :
"Il est parti !"
Parti ? Vers où ?
Parti de mon regard, c'est tout...

Son mât est toujours aussi haut,
sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi,
pas en lui.

Et juste au moment où quelqu'un près de moi dit : "Il est parti !",
il en est d'autres qui, le voyant poindre à l'horizon et venir vers eux,
s'exclament avec joie :
"Le voilà !"...

C'est cela la mort.

(Attribué à William Blake)

 

 

Une très belle musique (musique Celte) pour accompagner : The book of secrets par Loreena McKennitt - titre : Prologue (4'29'')

La vidéo qui présente cette musique est d'une qualité exceptionnelle :

 

 
 


AUTRES TEXTES

 

Un superbe diaporama (à télécharger gratuitement, avec de préférence Microsoft Office PowerPoint) : 

À travers le deuil, la vie... (Ce diaporama est extrait du site de la petite douceur.org)

"Ce diaporama, unique en son genre, a été conçu afin d'apporter espoir et réconfort à toutes les personnes touchées par le décès d'un être cher ou encore à celles qui, tout simplement, désirent apprivoiser ce qui se passe sur l'autre versant des cimes, derrière les étoiles..." De nombreux textes y sont remarquablement bien présentés.

 

Un site : Belles pages (quelques suggestions de belles pages qui peuvent être ajoutées à la célébration)

 

Un autre site pour aider : defunt.be

"Une formule originale pour adresser ses condoléances."

 

 

 

 

 

 

VERS LA FIN D'UNE VIE

Extrait de "La structure sociale dans l'inde ancienne" (entretien avec Jaya SEKHAR) paru dans la revue Terre du Ciel n°12 page 43 à 50 :

"... L'inde ancienne divise l'existence en quatre périodes.

Dans la première on se développe, on se forme, on apprend. On l'appelle brahmacharya" parce qu'à cette époque on est célibataire.

On en sort en se mariant, en fondant une famille et exerçant un emploi par lequel on participe à la vie de la société. C'est la période pendant laquelle on rend à la communauté ce qu'on a reçu pendant la période précédente.... Cela va,  en gros, de vingt à cinquante ans.

Puis les enfants ont grandi, se sont mariés, se sont établis dans leur profession : alors, progressivement, on se retire de la vie active, et avec l'approche de la mort on devient plus conscient de mosksha, le grand but de la vie....

Mais ensuite, après avoir bien vécu comme on dit, naturellement on se met à penser davantage à Dieu et aux choses essentielles... Dans le cours naturel de cette évolution vient -en théorie du moins, et pour certains - le désir du renoncement, du détachement. L'homme et la femme quittent toute attache. Ils donnent leurs biens et partent sans idée de retour. Certains vont vivre seuls, errants ou fixés dans un ermitage. D'autres vont rejoindre l'ashram de leur maître et vivre en communauté près de lui. Ils vivront de dons. C'est l'état de sannyasa. Le sannyasa est un idéal très fort pour tout hindou. Le sannyasas est l'homme qui abandonne tout pour Dieu, tant son désir de Dieu est fort. C'est une vie très difficile, très exigeante, très réglementée en fait - ce n'est pas du tout la licence du bon vouloir qu'on imagine parfois - et le grihashta, l'homme qui fait fonctionner la société, lui doit son soutien..."

 

 

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